La société d'étudiants

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La société d'étudiants
par Jules1291   Drapeau-ch.svg   (2018-04-05)


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J’avais commencé mes études de médecine à l’université de Z***. Mon père m’avait recommandé une société d’étudiants, celle qu’il avait fréquentée dans sa jeunesse. Je m’étais inscrit et j’avais été admis (on ne pouvait rien refuser à ma famille), j’avais la première réunion ce jour-là.

— Tu verras, me dit mon père, on se fait des amis pour la vie dans cette société.

— J’ai entendu dire qu’il y avait un bizutage à l’entrée, lui répondis-je. Est-ce bien légal ?

— Tu fais de la médecine, pas du droit. Et cela ne devrait pas te poser de problème.

— Pourquoi me dis-tu ceci, père ?

— Parce que tu es pédé.

— Et quel rapport cela a-t-il avec un bizutage ?

— Es-tu si naïf ou le fais-tu exprès ? Qui dit bizutage dit sexe, tu vas devoir montrer ta petite bite, mon fils, ne sois pas si timide si tu veux perdre ton pucelage. Bon, je te laisse, j’ai ma réunion des francs-maçons. Tu me raconteras.

La fraternité. Allais-je aussi adhérer par la suite à cette obédience et suivre ainsi les traces de mon père ? Et comment mon père avait-il deviné que j’étais gay ? Que j’étais vierge ? Que j’avais une petite bite ? Non, pour cela il se trompait. Elle était nettement au-dessus de la moyenne, à part le gland que je trouvais minuscule.

— Tu veux la voir ? allais-je dire à mon père, mais il était déjà sorti.

J’étais quand même un peu inquiet, monter ma bite ? Bah, ce ne serait qu’un mauvais moment à passer, rien de bien pire que la douche après le sport.

J’avais rendez-vous à 17 heures au palace de la ville. Je pris un taxi. Le réceptionniste me donna la clef d’une chambre et un chasseur m’accompagna. Était-ce un employé de l’hôtel ou un étudiant qui jouait ce rôle ? J’optai pour la deuxième possibilité. Il entra dans la chambre avec moi, ouvrit les rideaux. Je lui tendis une pièce.

— Je vais rester avec vous, Monsieur, me dit-il, on m’a donné des instructions pour la suite de l’après-midi.

— Bien, dis-je. Que dois-je faire ?

— Prendre une douche pour commencer. Je vous donnerai d’autres habits après.

J’entrai dans la salle de bain et fermai la porte. Le groom la rouvrit en disant.

— Je dois contrôler que vous soyez bien propre, Monsieur.

Je soupirai. Le bizutage avait commencé et mon père avait raison, je devais déjà montrer ma bite. Je me déshabillai et me douchai. La cabine était transparente et l’employé m’observait.

— Vous ne vous êtes pas assez bien lavé les fesses, Monsieur, me dit-il. Je vais vous aider.

Il prit un gant de toilette, l’enduisit de savon et le passa longuement dans ma raie. Il me rinça avec un autre gant, puis m’essuya avec une serviette. Je bandai déjà un peu. J’étais horriblement gêné. Je me séchai puis remis mon boxer blanc.

— Non, Monsieur, me dit le chasseur. Il est sale.

— Vous ne m’avez pas dit de prendre des habits de rechange.

— Je ne fais que suivre les ordres, Monsieur. Venez, je vais vous donner des habits.

Il ouvrit une armoire et en sortit une chemise et une jupe, toutes deux noires. Il m’aida à les enfiler, puis me donna encore des pantoufles. J’avais évidemment l’air ridicule, c’était le but recherché. Nous sortîmes dans le couloir et descendîmes au premier étage. Nous ne croisâmes heureusement personne dans l’ascenseur. Nous entrâmes dans un salon particulier, occupé par un long canapé. Le groom me fit asseoir, puis sortit.

J’attendis au moins un quart d’heure, j’avais oublié de remettre ma montre après la douche. Six étudiants entrèrent, ainsi que l’employé de l’hôtel avec un appareil photo. Ils avaient mis une chemise blanche à manches courtes, une cravate bleue avec des raies blanches, ainsi que des pantalons gris. Ils s’alignèrent en rang devant moi, tandis que le groom nous tournait autour pour prendre des photos. L’un des étudiants prit la parole :

— Lève-toi et assieds-toi sur le dossier du canapé.

— Sur le dossier ? demandai-je.

— Oui, fais ce que je te dis et ne pose pas de questions.

J’obéis. Le canapé était très lourd et ne risquait pas de tomber. Je tirai la jupe sur mes genoux afin qu’ils ne puissent pas voir ma bite. Deux étudiants vinrent s’asseoir et deux autres se mirent debout derrière moi. Je me demandai ce que signifiait cette mise en scène. Le jeune homme resté debout en face de moi continua :

— Es-tu bien Xavier B*** ?

— Oui, répondis-je.

— As-tu bien fait une demande pour faire partie de la société d’étudiants H*** ?

— Oui.

— Es-tu prêt à subir l’initiation rituelle ?

— Je ne sais pas ce que c’est.

— Réponds par oui ou par non.

J’hésitai, puis je dis :

— Oui.

L’étudiant fit un signe de la main. Ses deux confrères assis m’écartèrent les jambes tout en relevant la jupe, exposant ainsi ma bite. Les deux debout décrochèrent les boutons de ma chemise et se mirent à me caresser le torse. L’un suça mon téton. Le chef vint se coucher sur le canapé et se mit à lécher mes couilles, tout en serrant mon membre qui s’était redressé. Toute résistance était inutile. Je fermai les yeux et m’abandonnai à leur concupiscence.

Je me posai de nouveau la question. Était-ce bien légal ? Ou était-ce un viol ? Je repensais aux paroles de mon père : je ne faisais pas de droit, je faisais de la médecine, le sixième étudiant introduisit un doigt dans mon anus. Je jouis, éclaboussant de mon sperme tous mes nouveaux confrères.

Le groom me ramena dans la chambre, je repris une douche, puis je revêtis mon nouvel uniforme avant de descendre au bar boire l’apéritif. La photo était déjà posée sur le zinc dans un cadre doré, la vingtaine d’étudiants présents l’avait vue, l’humiliation était parfaite. Je l’oubliai rapidement dans les vapeurs de l’alcool.