La table


La table
Texte paru le 2002-07-22 par Fido   Drapeau-qc.svg
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Ça n'arrive pas souvent, mais ce soir je regrette presque travailler comme animalier pour payer mes études. On s'habitue rapidement à nettoyer des cages (même quand son occupant est malade et que c'est carrément dégoûtant), mais il fait tellement chaud ces jours-ci que même la climatisation n'arrive pas à tenir le coup et il fait plus de trente degrés dans la salle où sont les cages. Et pas question de couper les coins ronds pour écourter le supplice: la chaleur et l'humidité rendent l'atmosphère insupportable et pourraient rendre les chiens malades si leurs cages ne sont pas scrupuleusement étincelantes.

Pour couronner le tout, ça va faire deux jours que je ne peux même pas laisser les chiens vagabonder dans la grande cour extérieure pour prendre un peu d'air frais pendant que je frotte leur abri car la chaleur accablante dehors pourraient leur être néfaste alors qu'ils sont souvent affaiblis après une opération ou malades, alors ils sont d'humeur tout aussi maussade que moi.

Ça fait maintenant presque deux heures que tout le monde est parti de la clinique. Normalement, comme je commence une heure avant la fermeture j'ai fini à peine trente ou quarante minutes après le départ des autres, mais il fait trop chaud pour me presser et je travaille au ralenti. J'ai eu le privilège, aujourd'hui, de ne pas avoir de chien qui avait la diarrhée ou vomi, ce qui me revigore un peu alors que j'ai presque terminé la corvée. Et comme j'ai rapidement abandonné mes vêtements pour ne garder que le sarrau de coton léger qui me sert d'uniforme et les protège-genoux, la chaleur en est presque tolérable.

Alors que je me penche pour ouvrir une des grosses cages réservées aux plus gros chiens, je fais un bon en arrière alors que l'énorme bouvier bernois qui s'y trouve pousse un jappement sec. Plus tôt cet après-midi, cette cage contenait un labrador doux comme un agneau qui s'y trouvait depuis quelques jours déjà, et j'ai été considérablement surpris par le changement de locataire. Bien qu'il n'avait pas l'air méchant, ce toutou était gigantesque, et bien plus actif que son prédécesseur. Quelques instants plus tard, mon coeur reprend un rythme plus sain et que je m'approche doucement de la cage pour lire la fiche qui y est accrochée.

— Bon... Marcel (c'est stupide comme nom, ça!)... bouvier bernois (j'avais vu)... problèmes de contrôle... pas violent... castration.

Je regarde le chien avec un air un peu triste.

— Tu sais pas ce qui t'attends demain, toi.

Marcel (puisque c'est son nom) remarque mon attention et me regarde directement, sa queue battant avec force produisant un clang-clang-clang régulier alors qu'elle frappe alternativement un côté et l'autre de la cage qui, malgré sont gabarit imposant, est a peine assez grosse pour lui permettre de se retourner confortablement.

— Allez mon gros, c'est le service aux chambres.

Je prends la courte laisse d'une main et ouvre doucement la porte de la cage de l'autre. Une précaution qui s'avère utile puisque celle-ci à peine entrouverte, Marcel tente de se faufiler par la fente (avec, au demeurant, toute la grâce et la souplesse d'un tank). J'arrive à peine à saisir le collier au passage et à y attacher la laisse, et je dois mettre tout mon poids sur celle-ci pour retenir le chien qui semble décidé à explorer la salle, dut-il me traîner pour le faire. Après quelques instants à tirer chacun de son côté, Marcel finit par se lasser et marche vers moi pour faire connaissance.

Je le gratte un peu entre les deux oreilles et profite du répit pour attacher l'autre bout de la laisse à une lourde table à quelque mètres de sa cage.

— Bon, je suis à toi dans quelques minutes.

Je prends le seau d'eau savonneuse et la brosse, et je me mets à quatre pattes pour entrer dans sa cage. Après à peine une minute de frottage (merde, il a mangé quoi lui?), j'entends soudainement un fracas d'enfer derrière moi. Je regarde par dessus mon épaule, et je vois Marcel qui a parcouru la presque totalité de la distance entre lui et moi, traînant derrière lui la table (et répandant sur le parcours la presque totalité de son contenu).

— Ah, merde! Apparemment, c'était des épinards! Ça va me prendre une éternité pour ramasser tout ça!

Je replonge la brosse dans le seau et, traînant celui-ci devant moi, je recule pour ressortir de la cage. Mais alors que j'ai fait à peine un ou deux pas de recul, mon cul rencontre soudain un museau qui semble glacial et me fait sursauter et pousser un bref cri. Marcel s'était glissé le museau sous le rebord de mon sarrau et se retrouva directement devant mon cul en relevant la tête. Je tente de le repousser, mais mon sarrau me bloque et mon équilibre est précaire comme je suis incapable de me relever dans la cage.

— Marcel! Ouste! J'ai pas le goût de jouer maintenant!

Je tire mon sarrau sur mon dos et donne une légère tape sur le côté de la tête de Marcel (le mieux que je peux faire d'une main), mais le geste ne le décourage pas, au contraire. Il répond en léchant la fente entre mes fesses en en poussant contre mon trou de sa langue.

— Ah, merde! Tu fais quoi là?!

À défaut d'espace de manoeuvre, la seule chose que je peux faire, c'est m'avancer dans la cage pour m'éloigner de lui. Je fais un pas vers l'avant, mais il me suit en traînant la table qui fait un boucan d'enfer. De nouveau, il recommence son assaut de mon anus de sa langue.

— Hey! Arrete... ça.... Marcel...

Je proteste de nouveau, mais avec moins de force. J'ai la tête qui tourne tellement la sensation de sa langue râpeuse et douce à la fois sur ma rosette est intense. À chaque léchée, Marcel semble pousser contre mon anus comme pour y enfoncer sa langue. De fait, après quelques instants, celle-ci commence à y entrer alors que mon sphincter se relâche sous la stimulation. Déjà, j'ai les yeux fermés et je gémis doucement sans plus me préoccuper d'où les sensations incroyables viennent au juste.

Soudain, Marcel fait un bon en avant (bam! La table qui revole encore) et saute sur mon dos avec ses pattes de devant sur mes côtés. Je réalise soudain ce qu'il prévoit faire et je me mets à paniquer.

— Non! Marcel! Non!

Je tente désespérément de me libérer de sous lui en faisant un bon vers l'avant, mais il suit de nouveau et m'agrippe les hanches de ses pattes de devant. En avançant, je fais tomber le seau d'eau et mes mains glissent. Je me retrouve ainsi le visage dans le fond de la cage, sur mes genoux, le cul tenu bien haut par les puissantes pattes de Marcel qui se propulse en avant pour bien embarquer sur moi. Bang! Clang! Cette fois la table a carrément volé contre les cages elles-mêmes, et plusieurs chiens se mettent à japper de surprise.

Marcel me tire contre lui avec ses pattes avant, et je sens un liquide chaud gicler contre mon cul, entre mes fesses. Puis, je sens soudainement une barre chaude glisser entre et frapper un peu au dessus de mon trou. Ça fait mal tellement c'est dur et je pousse un cri. Les chiens jappent toujours, et je les entends s'énerver.

Encore une fois Marcel me tire contre lui, et cette fois sa pine vise juste et s'enfonce dans mon cul. Ça fait moins mal que j'avais peur, mais elle est énorme! Marcel s'emporte soudain, sentant qu'il est au but et s'enfonce soudain à fond. Je sens une énorme boule se forcer un chemin dans mon cul, et je hurle de douleur. Marcel se met alors à me pomper comme un marteau-piqueur, frappant mon cul de ses hanches, enfonçant sa bite qui semble allonger et grossir à chaque coup dans mon cul.

Je pleure presque tellement ça fait mal; mais graduellement je sens autre chose - la douleur se remplace par une sensation enivrante. Ma bite à moi est maintenant raide comme une barre d'acier, et à chaque coup que Marcel me donne, s'enfonçant toujours plus creux, c'est comme si un million de chocs électriques parcouraient mon corps pour se concentrer dans celle-ci.

Mes gémissements sont maintenant des râlements de plaisir; je me mets à souhaiter qu'il me plante plus fort, plus creux, plus vite. Puis, alors que je n'en peux plus de tant de sensations, Marcel arrête subitement de me fourrer. Je sens maintenant sa queue faire des pulsations en moi, et je sens une chaleur intense se répandre en moi.

C'en est trop. Ma propre bite explose sous moi, éclaboussant mon ventre et la cage sous moi de ma propre semence. Je me sens faible, mais terriblement relax. Je tente doucement de me glisser de sous Marcel, mais mon cul est bien pris sur sa bite. Marcel me lèche doucement la nuque et les épaules, et je patiente. Environ dix minutes plus tard, sa queue sort brusquement de mon cul et je m'effondre dans le fond de la cage, mon cul débordant de dèche.

Je me retourne acrobatiquement, contournant Marcel dans la cage exiguë, et je fais finalement une constatation horrible: la table, en s'effondrant contre la porte de la cage, a refermé celle-ci et brisé le mécanisme. Je suis prisonnier de la cage jusqu'à ce que quelqu'un d'autre arrive à la clinique pour me libérer.