La vengeance du parrain (02)


La vengeance du parrain (02)
Texte paru le 2018-02-17 par Daanwarp   Drapeau-fr.svg
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Paul se réveilla à peine une demi-heure après le départ de Gino. Son esprit était toujours embrumé, mais il remarqua tout de suite son absence et commençait à s’en inquiéter quand il vit un papier plié posé sur l’oreiller à côté de lui et portant son nom. D’une belle écriture régulière, il y était inscrit : "Ne t’inquiète pas de ne pas me trouver à ton réveil, je suis parti faire des courses et reviens très vite. Je t’ai préparé quelques affaires dans la salle de bain, mais j’ai peur qu’elles soient un peu trop grandes pour toi… je vais voir pour te trouver des vêtements à ta taille. Je t’en prie, ne sors pas de la maison pour l’instant !"

Ces lignes rassurèrent Paul qui se remémora son réveil du jour précédent auprès de cet Apollon. Paul se dit qu’une douche le réveillerait peut-être et fila dans la salle de bain, simplement vêtu d’un short trop grand qui ne lui appartenait pas. Il eut un choc en se voyant dans le miroir. C’était la première fois qu’il voyait son crâne rasé et il ne put s’empêcher de passer sa main sur la tête. Ses belles boucles blondes lui manquaient, mais son aspect plus martial lui donnait un air plutôt viril, surtout avec sa barbe de quelques jours.

Du coin de l’œil, il vit le maillot de basket que Gino avait porté pour la nuit accroché à la patère de la porte. Il se retourna et alla le saisir. D’un élan qu’il ne maîtrisait pas, il porta le vêtement à son nez et fut rapidement débordé par l’odeur qui en émanait. Pour lui, le parfum naturel de la peau de Gino était comme une fragrance capiteuse dont il ne pouvait se détacher. Il ferma les yeux et quand il les rouvrit, Gino se tenait dans l’embrasure de la porte et le regardait. Il était nu avec juste une serviette nouée autour de la taille.

Le cœur de Paul fit un bond quand le colosse se rapprocha de lui. Il ne pouvait détacher ses yeux de ce corps aux proportions si extraordinaires. Sa peau hâlée semblait si lisse et si douce en dehors de la légère toison brune qui recouvrait ses puissants pectoraux en se terminant par une fine bande de poils qui séparaient en deux son impressionnante tablette de chocolat. Les épaules larges et les bras si musclés de Gino dominaient Paul qui se sentit tout petit. Gino était contre lui maintenant, plongeant ses grands yeux verts dans ceux de Paul qui fondait littéralement. Une main large se leva et lui effleura la joue avant de glisser vers son torse pour en dessiner le contour. Paul frissonnait sous ce contact si charnel qui se prolongeait vers ses abdominaux. En une seconde, le short fut repoussé et glissa au sol, laissant Paul nu comme un ver. L’érection qu’il avait eue en voyant Gino était à son maximum et presque douloureuse quand un doigt se glissa le long de sa hampe. Il esquissa un geste pour détacher la serviette de son vis à vis, mais celui-ci arrêta sa main et lui fit non de la tête en découvrant un sourire à la dentition parfaite.

Gino s’empara alors totalement du membre de Paul, ce qui n’était pas difficile vu la taille de sa main, et entama une lente et ample masturbation. Paul n’arrivait plus à quitter les yeux de Gino dans lesquels il ne lisait que du désir. La quantité de precum que les caresses de Gino parvenaient à tirer de son membre ne faisait que rendre l’acte de plus en plus sensuel et agréable. Le plaisir monta encore d’un cran quand le majeur de l’autre main de Gino recueillit un peu de cette liqueur avant de se glisser entre ses cuisses et de commencer un massage de sa rosette. Il sentait son cul palpiter sous les assauts de ce doigt inquisiteur. Les mouvements des deux mains semblaient se compléter et Paul perdait de plus en plus le contrôle de son corps qui était pris de soubresauts. Quand finalement, le doigt si doux finit par s’introduire, sa jouissance explosa et il ne put retenir un cri. Les jets se multipliaient, toujours plus puissants, et Paul avait l’impression de jouir pour la première fois de sa vie. De plaisir, il avait fermé les yeux et quand il les rouvrit, il était seul dans la salle de bain, la main sur son sexe encore bandé et le visage encore enfoui dans le maillot de Gino. Pour la deuxième fois en moins d’une heure, une belle semence laiteuse maculait la faïence de la douche !

Il fallut à Paul quelques instants pour reprendre pied et constater qu’il n’avait fait que rêver la présence de Gino. Comme pour ce dernier, cette séance d’onanisme avait été une première. Jamais un fantasme n’avait semblé aussi réel pour lui et ne l’avait fait jouir de cette façon. Était-ce la drogue qu’on lui avait injectée se demanda-t-il. Quoi qu’il en soit, une chose était sûre, si son destin était de finir en prostitué pour les hommes de main de Baldi, il voulait connaitre l’amour dans les bras de Gino avant de mettre fin à sa vie.