Larvé à Pigalle!

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Numéro 112

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 112
Date de parution originale: Mai 2001

Date de publication/archivage: 2013-11-24

Auteur: Cyril
Titre: Larvé à Pigalle!
Rubrique: Triple X

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Le point de départ de ce programme rituel s’est fait simplement. J’ai passé un jour sur Internet une annonce assez simple: “Amateur de plans, exhib et pas timide recherche scénar élaboré." Dan, à la différence des autres, ne m’a pas demandé de photo, mais m’a filé son téléphone. En appelant le dimanche à 22 heures, j’aurai un programme, une sorte de test. Je me sens déjà prêt à suivre. Cinq minutes avant l’heure, j’appelle. Il raccroche! “J’avais précisé 22 heures!” Eh, le mec! Pas le genre à rigoler! Je retente le coup quatre minutes trente plus tard; je suis intimidé. Je réponds à ses questions, par oui ou par non, comme convenu. Oui, je peux me raser intégralement les jambes et le trou, oui, j’aime montrer ce que l’on m’ordonne de montrer.

— Très bien, alors viens demain à 23h30 place Pigalle, et décroche la cabine qui sonne en face du kiosque, à la sortie du métro. Mets un jog, bombers, baskets et rien d’autre.

Le soir-même, je me touche le cul sévère et je me savonne le jonc en me rasant les poils. Je m’imagine, forcé de m’exhiber au milieu des putes et des macs, des touristes qui regardent, des marlous et des durs qui traînent leur queue dans le quartier. Quand j’arrive là-bas, entre les lumières des sex-shops, les silhouettes des corps marchandises et les zonards, j’ai un peu la frousse. À part un resto, tout n’est qu’industrie du sexe, de bites qui se branlent devant de vieilles vidéos, qui se sucent dans la honte et dans le noir. Le fin tissu en nylon recouvre mon cul, il le moule, ma peau nue frissonne sous mon blouson, ma queue commence à se dresser et ça se voit. Bien sûr, il y a quelqu’un dans les cabines. Je dois attendre, je ne parviens pas à calmer ma queue, je sais que Dan doit être là, mais comment le repérer à ce carrefour, une nuit d'hiver?

Quand la cabine se libère et que ça sonne, je me précipite: Dan me dit de me toucher la tige, de la faire gonfler encore. Je proteste, du monde passe. Il me rappelle que je suis là pour ça. J’obéis. Il doit être avec un portable à mater. Mon premier jeu sera de rentrer dans le ciné porno “L’Atlas” et d’y passer trente minutes, la bite et les fesses à l’air. Il faut que je rampe devant le plus grand des écrans et que je remonte l’allée jusqu’au mur du fond. Là, je dois sucer au moins trois bites, sans regarder d’où elles viennent avant de passer aux chiottes, et de frapper deux coups à la deuxième porte. Pas question de me faire mettre par l’un de ceux-là. Putain, je fais moins le mariole! Je prends un ticket au bout de ce long couloir fraîchement repeint: c’est presque trop clean, entre un bar et une usine à hamburgers, je connais pas l'endroit.

Une fois passé la porte, une odeur de corps et de foutre vous prend au nez. C’est amer et chaud, tout ici suinte l’interdit: les hommes se branlent et se cachent. Il y a beaucoup de mecs, on ne distingue pas les visages. Comme il y a deux portes avec des battants et une lumière fondue, on ne voit pratiquement pas ceux qui entrent. Je me fous dans un coin pour enlever mon fute. Ma bite est à son max. J’ai juste un peu les jetons de me faire virer, même si ça et là, sur les fauteuils, je vois des têtes qui se penchent vers des braguettes. Je commence à déambuler timidement, je fais un tour ou deux, je repère l’entrée des chiottes. Après avoir sniffé une bonne dose de pops, je me fous à quatre pattes, et en fermant les yeux, je commence à ramper sur cette vieille moquette, sentant bien que mon cul blanc se distingue à mort. Je progresse lentement, ma bite est dure, je sais que des mecs sont ébahis, que je risque de me faire jeter par un hétéro énervé qui n’apprécie pas qu’un pédé en rut montre son trou de mec devant les chattes ouvertes de l’écran.

Une fois passé par cette étrange épreuve du feu, je me barre vite fait au fond. Mes yeux ont du mal à distinguer les détails dans l’obscurité, mais je vois, j’en suis sûr, de massives silhouettes de mecs qui viennent vers cet endroit où ça suce. Accroupi contre le mur, je ferme les yeux, j’entends des bruits de braguettes qui s’ouvrent, je sens des fumets de glands pignolés, et quand une queue s’approche de moi, j’ouvre la bouche comme Dan m’a ordonné. Bonne surprise! Elle est assez épaisse avec des couilles rasées, c’est une queue de pédé, je l’avale bien à fond. J’entrouvre les yeux pour mater que le mec porte un jean et des tiags. Je caresse les tiags de mes mains, et je vois qu’une bonne dizaine de mecs se pressent pour se faire pomper gratos par une salope de mec perdu dans un quartier de vraies putes. J’écarte bien les cuisses, quelques mains tâtent mon fion et me touchent le zob. Quand le premier débande, je prends un second dard, plus petit mais avec un bon goût de mâle, je le suçote, je le dirige hors de ma bouche juste avant que le mec ne jute. Je choisis la troisième pine, parce que le type a baissé son jog jusqu’au bout: c’est une longue et fine qui se fixe bien en fond de la gorge. Je suis de plus en plus excité, je ne suis qu'une gueule ouverte au niveau de leurs engins: je pourrais en sucer dix! Mais comme Dan a fixé mon temps d’exhib à trente minutes, je pars vers les chiottes.

Je frappe deux coups, je suis prêt à un pinage intensif de ma gueule et de mon cul. La porte s’ouvre: il est en combinaison noire avec un genre de passe-montagne très serré qui ne laisse voir que ses yeux. Il m’enlève mon bombers et le pose sur la lunette avec mon jog, puis il laisse la porte ouverte, baisse la fermeture de sa combi, me laissant mater un corps bien lourd et couvert de poils. Un gros cockring de cuir enserre une bonne bite. Il commence à mollarder dessus et me tire par les tétons pour que je prenne ma récompense. Il sort d’une poche un plug moyen qu’il lèche avant de me le foutre, toujours sans dire un mot, et il me colle deux pinces à seins reliée à une chaîne, elle-même fixée à son cockring. Mon cul mouille de plus en plus. Je sens que des regards nous matent, moi, nu et le fion engodé, lui, comme un cambrioleur. Je prends une bouffée de poppers, je lave tous les recoins de sa queue en salivant, je bande à mort, je sens que les griffes des pinces commencent à marquer mes tétons. Il coince ma tête entre ses cuisses et recouvrent mon dos de foutre. Sans un bruit. Quelques très longues minutes passent, et je sens soudain sa pisse chaude qui se met à couler doucement sur ma colonne pour finir sur les contours de mon paquet et autour du plug. Il agite un peu le plug et m'arrose de sa douche dorée. Il se tire, alors que je me finis à la main, à quatre pattes devant deux mecs incrédules.

Le lundi suivant, il m’a mis à l’abattage sur une aire d’autoroute où je me suis fait déposer en taxi. Trois potes à lui m’ont enfilé sans enlever leurs casques de moto. La semaine d’après, j’ai dû arriver à poil devant chez lui, avec le gode de la première fois. Il a vérifié de son balcon. Il m’a baisé dans sa cave, et au moment de juter, il m’a tendu son fion à bouffer. C’est ma victoire. Ce n’est que là que j’ai vu sa gueule. À s’en pignoler des journées entières! Depuis, je prends encore plus mon pied et j’en redemande.