Laurent (Stanlyon)


Laurent (Stanlyon)
Texte paru le 2013-12-02 par Stanlyon   Drapeau-fr.svg
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Laurent a dépassé la quarantaine, je pense même maintenant la cinquantaine, il est tout à fait mon genre mais chut ! Mon copain est si radicalement différent que ça pourrait lui filer des complexes. Pas très grand, baraqué, poilu, un petit bouc, brun aux yeux de braise, c'est un vrai cliché mais je le trouve vraiment sexy. Nous avons baisé de nombreuses fois avant que je rencontre mon copain mais je ne sais de lui que son prénom et je me suis laissé dire que, comme moi, il bossait dans le milieu du spectacle vivant. En général, nous nous rencontrions par hasard au sauna ou dans des sex-clubs ou sex-shops. Bref, rien de vraiment prémédité.

Le premier plan que nous avons fait dans un sex-shop était vraiment excitant. C'était il y a quelques années maintenant, j'avais à peu près 30 ans. Nous étions en février ou mars et il faisait très froid. Je ne bossais pas à cette période aussi je claquais l'argent durement gagné les mois précédents en futilités. J'avais arpenté toute la presqu'île cet après-midi-là, j'avais acheté CD, DVD et autres paires de pompes (je ne suis pas très fringues mais j'adore les baskets comme vous avez pu vous en rendre compte). J'étais assez crevé et je me suis dit que je me taperais bien une petite branlette dans un sex-shop. J'étais près de la place des Terreaux et je n'avais que l'embarras du choix. Il était à peu près 16 heures et je me dis que "La Lanterne" était le bon sex-shop à explorer.

C'est plutôt hétéro mais sait-on jamais. J'ai donc pris un film et je suis descendu dans ma cabine. Il faut dire que la cave où se trouvent les cabines a tout d'une backroom. Elle est sombre, voûtée et c'est un peu un dédale. Je me suis donc installé devant un film (sm, il me semble mais je ne suis plus sûr). J'ai posé mon blouson sur le vague porte-manteau qui se trouvait dans la cabine, baissé mon 501 et mon calbut sur mes baskets (une paire de Nike que j'ai encore mais que je ne porte plus). J'ai donc commencé à me caresser. Il ne semblait pas y avoir beaucoup de monde dans les cabines mais je laissai quand même la porte ouverte. Je n'avais pas envie de rater une occasion.

Quelques minutes plus tard, j'ai entendu grincer l'escalier en colimaçon et en métal qui menait à la backroom et j'ai jeté un œil. J'étais très content de voir que je connaissais le mec qui descendait. J'avais déjà baisé avec lui mais nous n'avions pas parlé donc je ne savais pas s'il se souvenait de moi. Ce n'était apparemment pas le cas car il me jeta un rapide coup d’œil et se dirigea vers sa cabine. Il me faut préciser que le sex-shop était assez crade : plein de sperme par terre, des capotes usagées, du papier essuie-tout partout.

Je le laissai s'installer, un peu déçu qu'il ne soit pas venu direct vers moi. Au bout d'un moment, je me levai. Une odeur acre de clope émanait de sa cabine et la porte était ouverte. Il était là, debout fumant une blonde en prenant des airs de Rock Hudson dans les films des années cinquante. Ça m'a amusé. Il était en jean avec une chemise à carreaux et un tee shirt blanc. Il me fit signe de m'approcher et me fit mettre à genoux d'emblée. Je posai mon blouson sur sa chaise et je m'exécutai. Il faut vous dire qu'en principe, je suis plutôt actif et j'aime prendre les décisions mais je sais qu'il est dominateur et ça m'excite assez. Il continuait de fumer en tenant sa clope dans la main gauche et avec la droite il tenait ma tête contre sa braguette en murmurant des mots du genre "sens ma bite", "bouffe". Ça m'a terriblement excité et j'ai obéi comme un petit toutou. Il m'a relevé brutalement et m'a enlevé mon pull et mon tee shirt puis m'a bloqué contre le mur et m'a craché au visage.

— Vire ton fut.

J'ai obéi. En deux secondes j'étais nu en baskets dans sa cabine avec la porte ouverte. Il m'a refait mettre à genoux et a ouvert sa braguette.

— Bouffe.

J'ai commencé à lécher son slip blanc. Ma queue était très, très raide. J'étais à genoux, je me tenais à ses jambes et je léchais. Il baissa son slip (un très beau Calvin Klein un peu kangourou, quand le mec est bien foutu ça m'excite bien). Il prit ma tête dans ses mains et me força à ouvrir la bouche puis enfonça sa queue. Il n'est pas spécialement bien monté mais elle est entrée jusqu'au fond de ma gorge. J'ai toussé mais il a fait des va-et-vient dans ma bouche sans lâcher ma tête. Je me suis rendu compte que deux mecs (hétéros sans doute) nous regardaient. J'étais à la fois gêné et excité de me donner en spectacle. Laurent me gifla et me traita de salope ou un truc dans le genre. J'eus droit à des insultes pendant toute la baise d'ailleurs, "bâtard" et tout ce qui s'ensuit.

Être maté le galvanisait et il me releva, me poussa contre le mur et attrapa mes tétons (qui étaient encore percés à l'époque) par les anneaux. Il tira assez fort, je gémis. Il me cracha encore au visage et me gifla (je ne me souviens plus dans quel ordre). Mes tétons me faisaient mal mais j'adore ça, il les titilla encore puis me fit pencher sur la chaise en me chuchotant des insultes à l'oreille puis il commença à se frotter contre moi. J'ai eu peur qu'il entre sans capote et j'ai commencé à me débattre. Il m'a claqué les fesses et le dos avec ses mains et son poing.

J'étais en sueur mais une sueur un peu froide. Après tout, je ne le connaissais pas si bien que ça et il était quand même costaud.

— Pas sans capote...

— Ta gueule !

Je l'entendis déchirer un emballage de préservatif, ça m'a soulagé mais j'étais encore très tendu quand il me cracha dans le cul. Il se releva et entra en moi d'un seul coup. J'ai eu mal (ça m'arrive rarement, je ne prends pas forcément mon pied quand je suis passif mais je n'ai presque jamais mal). Je serrai les dents, pas question d'essayer de me dégager. Je me forçais à me relâcher et il commença à me pilonner en continuant de m'insulter à l'oreille puis il attrapa mes tétons et les tordit très fort. Il m'ordonna de me branler. J'obéis. Il me défonçait mais je n'avais plus mal, je trouvais ça terriblement excitant. Cumulé à ma sensibilité des tétons, c'était terrible et je n'avais même pas pris de poppers. Je sentais qu'il voulait que j'éjacule avant lui mais je n'y tenais pas car je savais qu'il se finirait en moi et je ne voulais pas avoir mal à nouveau. Il me fit mettre à quatre pattes ce qui me répugna un peu, il y avait du sperme par terre mais j'obéis encore une fois. Il continua de me pilonner. Je prenais carrément mon pied en oubliant complètement qu'on nous regardait et de toute manière je tournais le dos à la porte. Je le sentis se retirer il enleva la capote et éjacula sur mon dos et mes fesses, j'en avais jusque dans les cheveux. Il me releva d'un coup en me prenant sous les aisselles et me pinça fortement les tétons à nouveau. Je ne fus pas long à éjaculer à mon tour.

Je me souviens m'être appuyé contre le mur carrelé et glacé, en sueur, claqué. Il me donna une petite tape sur la joue et me sourit.

Nous avons discuté quelques minutes pendant que je m'essuyais et que je me rhabillais.

Nous nous sommes revus souvent par la suite pour le même genre de plan. Je l'ai croisé il y a quelques mois à la Fnac. Le monde est petit.

Je suis rentré chez moi prendre une douche. J'y suis resté longtemps et je me suis rendu compte que j'avais les genoux tout bleus...

Quel plan !