Le balancier expiatoire (02)


Le balancier expiatoire (02)
Texte paru le 2014-08-29 par Hetaseur   Drapeau-fr.svg
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Le temps passait, et avec lui une fatigue de plus en plus insoutenable... le balancier, increvable et sans cesse actif, irradiait tout mon orifice.

J'entendis la voix d'Armand, alors, que je ne l'avais pas entendu revenir.

— Nous allons bientôt revenir nous occuper de toi, mais en attendant, je dois corriger une certaine erreur.

Sur ces mots, il me sépara du balancier. Soulagement.

Je l'entendis bricoler quelque chose sur le mécanisme du balancier, et lorsqu'il eu apparemment terminé, il revient à moi sans mot et se contenta de replacer ses boules Quiès dans mes deux oreilles.

Quelques secondes après, le balancier investissait à nouveau mon cul et je compris la nature des manœuvres entreprises un instant plus tôt : il y avait fixé un godemichet de taille supérieure.

Le temps passait à nouveau, je n’avais plus l’énergie pour me débattre ou résister d’une quelque façon que ce soit. Je n’étais plus qu’une longue et faible plainte, dorénavant, et ni Armand ni ses invités ne semblaient décidés à venir me soulager des assauts que je n’étais plus capable d’apprécier.

Mon cul était de plus en plus asséché mais le balancier y poursuivait ses allées et ses revenues.

C’est alors que je senti le lit remuer : quelqu’un venait face à moi. Je n’attendis pas bien longtemps pour recevoir une verge entre les dents et celle-ci s’activait sans délicatesse. L’individu tenait mon crâne aux cheveux, et me besognait avec indifférence.

Alors que je peinai à inspirer une mince bouffée d’oxygène, je senti le balancier s’arrêter, bien ancré au fond de mon orifice. Mes lèvres débordaient d’une salive épaisse qui, heureusement, lubrifiait mon gosier mais une intense envie de vomir pointait le bout de son nez.

C’est lorsqu’un autre homme me pénétra, ajoutant son sexe au godemichet déjà présent, que cette envie de rendre fut trop intense et que, sans que ne s’arrête une seule seconde celui qui me prenait le visage, je régurgitai sur le lit. Une douleur aiguë demeurait derrière moi alors que cet homme s’activait sans pitié dans mon intestin.

Tout ceci du exciter l’homme puisqu’il se retira de ma gorge, et, alors que je respirai à pleins poumons cet air qui ne me visitais presque plus depuis l’instant où la verge m’avait investi, déchargea sur mon visage.

Un autre vint à nouveau prendre possession de mon organe buccal mais, contrairement à son prédécesseur, éjaculait en un instant, après quelques coups de reins qui me labourèrent la gorge avec une brutalité telle que j’eu la sensation d’y recevoir des coups de poings.

J’étais trop usé à cet instant pour pouvoir savourer la semence de cet homme, et je n’en aurais, en d’autres circonstances, pas eu le temps puisque qu’un quatrième de ces hommes pris sa place sans daigner être plus délicat que ces prédécesseurs.

C’est lorsque je rendis une seconde fois le contenu de mon estomac que l’homme qui m’enculait daigna déculer… m’accordant un répit délicieux qui me soulagea aussitôt.

Sans doute avait-il joui, je n’en savais rien, alors.

Toujours était-il que personne ne revint investir mon cul jusqu’à ce que celui qui me labourait le visage se retire à son tour. Ce dernier plaça son gland sous mon bandeau, juste à l’endroit de mon œil, et se branlait ainsi. Il ne tarda pas à éjaculer et je recevais son foutre sur la paupière fermée de mon œil gauche.

Il me retira ensuite les boules de cire qui obstruaient mes oreilles, et je senti deux autres me libérer de mes liens. Je me redressai faiblement afin de soulager mon rachis d’un craquement d’os, et mon cul fut libéré du godemichet et, avec lui, du balancier.

Mon œil gauche devenait ardent alors que la semence s’écoulait de dessous mon bandeau comme s’il s’était agit d’une larme épaisse.

Les hommes étaient tout autour, relativement silencieux. Mais je les entendis repartir tranquillement en direction de la salle à manger, je restai donc où j’étais, imaginant à cet instant que c’était ce qu’ils auraient souhaité, mais une main me prit aux cheveux pour me traîner à leur suite jusqu’à un sorte de petite piscine gonflable pour enfants. Cette dernière était vide mais il m’avait fallu en enjamber le rebord pour y pénétrer, ce qui me permit d’identifier l’objet, aveugle comme je l’étais.

On m’intima de m’asseoir sur un tabouret placé derrière mes mollets. Et je posai mes fesses contre un godemichet que je ne ressentais pas beaucoup, celui-ci étant bien moins épais que celui dont j’avais souffert le calibre un instant plus tôt.

— Tu as bien mérité une petite pause, me dit alors Armand, tu as le droit de boire quelque chose et de fumer avec nous.

Bien heureux qu’un véritable instant de répit pointe le bout de son nez, je portai mes mains à mon bandeau afin de m’en libérer mais, Armand m’en dissuada avant de me demander si je souhaitai me désaltérer immédiatement. J’opinai positivement et aussitôt, il me fut donné une bouteille en plastique dont je dévissais, d’une main affaiblie, le bouchon.

J’avalai quelques gorgées immédiatement. Je pensais alors avoir de l’eau entre les mains, mais j’identifiais à cet instant ce que je buvais alors que tous ces hommes satisfaits m’encourageaient à en avaler quelques autres lampées. Il m’avait été confié une bouteille remplie d’urine. Je la reposai à mes pieds après y avoir remis le bouchon.

— Tu ne vas pas remercier tous nos invités pour t’avoir offert ce millésimé ? m’indiqua Armand, d’un ton sévère alors que je remerciai aussitôt l’assemblée.

Un des invités se saisit de ma main et plaça entre mes doigt un joint dont j’allais pouvoir profiter. Je l’eu à peine placé entre mes lèvres que j’entendis claquer un zippo et grincer la pierre de celui-ci d’où une flamme jaillit. Je craignais un peu qu’on me brûle mais il n’en fut rien et j’avalai une première bouffée, le visage encore humide et l’œil probablement incarnat, qui me lançait de plus en plus.

— Il te reste encore quatre de nos invités à faire jouir, t’en sens tu capable ? me demanda Armand.

— Je ne sais pas, maître, je suis un peu fatigué…

— Crois tu que ça m’importe à moi, ou à eux ?

— Non, maître…

— Trouverais tu anormal que nous nous défoulions sur toi jusqu’à ce que tous soient satisfaits ?

— Non plus, maître…

Je tirais sur mon joint une nouvelle bouffée.

— À ton avis, qu’est ce qui t’attends maintenant ?

— J’imagine que l’on va me pisser dessus, puisque je suis dans une piscine...

— Tu imagines bien…

Et, alors que je tirais encore sur mon pétard, un, puis deux jets d’urine venaient s’abattre dans mon dos et ruisseler le long de mes fesses. Armand m’ordonna alors :

— Bois !

Je ramassais donc la bouteille afin de m’en abreuver. J’avalais trois gorgées avant de la remettre à sa place, quelque peu écœuré. Alors que mes arroseurs semblaient avoir épuisé leurs ressources et que le ruissellement touchait à sa fin, j’osai demander :

— De quand date cette pisse ?

Armand me rassura en me jurant que la bouteille avait été remplie dans la même journée.

Deux autres jets d’urine atteignirent à peu près en même temps ma poitrine et maculaient très vite mes faibles abdominaux, mes cuisses, mon sexe, jusqu’à mes pieds et mes mollets. Alors que les jets ne semblaient jamais se terminer, Armand repris la parole :

— Une surprise inattendue t’attend tout à l’heure, ce sera une expérience nouvelle.

— Quelle surprise, maître ?

— Si je te le dis, ce ne sera plus une surprise. Laisses toi aller, profites de ton joint, détends toi.

Et je fis ce qu’il me dit, ne prêtant plus d’attention aux jets qui terminaient de m’arroser alors que trois autres avaient commencé à prendre le relais en arrosant simultanément ma poitrine, mon dos et mes jambes. Ils semblaient éviter mon visage ou même l’arrière de mon crâne, sans doute pour ne pas éteindre ou tremper le pétard que je tenais du bout des doigts.

Le sol de la petite piscine était humide. Bien entendu, elle n’était pas remplie mais le fait était là : il y avait une mince épaisseur d’urine sur la surface de la piscine.

L’homme qui urinait sur mes jambes achemina son jet, alors agonisant, sur mon aine. Les deux autres continuaient à uriner sans faiblir.

Armand et moi avions un code de conduite défini lors des pauses qu’il m’accordait dans nos jeux, je devais accepter qu’il fasse de moi ce qu’il souhaitait dans la mesure où mes orifices n’étaient pas encombrés ni mes membres liés, du moins si je ne le souhaitait pas. Ainsi, je me libérai du godemichet et décidait de m’accroupir au milieu de la piscine. Et nul ne contesta cette liberté, je pouvais donc, à cet instant, profiter de mon joint sans avoir nul compte à rendre.

Je n’avais qu’à accepter que l’on m’arrose et me macule de quoi que ce soit, ainsi qu’à accueillir sans rechigner tout commentaire qui me serait adressé. Ainsi était notre règlement concernant les moment de répit qui m’étaient accordés.

L’un des deux de mes arroseurs faiblissait, et laissait mourir le jaillissement de son sexe sur la raie de mes fesses alors que son collègue arrosait encore et sans sembler jamais en terminer, ma poitrine.

Mon joint était probablement à moitié terminé.

Finalement, le dernier pisseur s’arrêta tout net, et expulsa quelques projections ultimes de son urine en direction de mon sexe.

Alors que j’inspirai une autre bouffée de mon joint, Armand m’intima d’ouvrir la bouche en grand en écartant le joint de mon visage, lorsque j’aurais expiré.

J’attendis de garder la fumée dans mes poumons un moment, puis en souffla les vapeurs… et exécutait son ordre.

Mon homme, alors et comme je m’y attendais, urina directement dans ma bouche après m’avoir dit d’un ton calme et doux, mais impérieux :

— N’avale pas, laisse couler sur toi.

Un peu de son urine dégoulinait donc sur ma poitrine jusqu’à mon aine, quand le reste de celle ci coulait directement sur le sol plastifié de la piscine.

Tout était silencieux, plus personne ne riait, ni ne faisait le moindre commentaire. Les hommes étaient d’une tranquillité aussi troublante qu’inattendue.

Cependant, une activité de la part de ces hommes se fit ressentir.

Je compris très vite la nature de celle-ci lorsque j’entendis ce son spécifique : ils déversaient le contenu de bouteilles au milieu de la piscine.

La peau de mon visage me tirait, la semence desséchée en était la cause. Alors qu’Armand en eu terminé, je touchais celle-ci du bout des doigts, afin de constater à quel degré celle-ci était pourvue de cette texture granuleuse caractéristique à des jeux d’éjaculations dont on n’essuie pas les traces.

Tout autour de moi l'air commençait à puer, mon odorat baignait parmi une insoutenable odeur de vieille urine.

— Le dernier homme à t’avoir baisé à jouit, tu sais…

— Dans un préservatif ? répondis-je à mon Armand.

— Ben évidement, dans une capote… se moqua-t-il gentiment. Tu voudrais l’avoir sur ton visage ?

J’opinai du chef pour signifier mon accord et immédiatement je sentis une semence froide et ayant perdue de sa viscosité glisser sur la peau de mon front et de mon nez.

Les autres avaient déversé le contenu de toute leurs bouteilles, je ne sais combien avaient été déversées dans mon bassin mais, à cet instant, je baignais dans une couche régulière de pisse froide dans laquelle je plongeais mes doigts pour en mesurer le niveau : mes ongles étaient totalement immergés dans ce bain crapuleux.

Je pris une bouffée de mon joint, mais je senti qu’il ne restait plus que tu tabac… afin de m’en assurer, je remplis mes poumons d’une autre bouffée et, constatant qu’il ne restait pas plus de chanvre dans cette dernière, je présentai le mégot encore allumé devant moi, en tendant le bras.

Lorsqu’une main se saisit de celui-ci, je sus que ma pause était terminée.