Le bonheur pousse au coin de la rue comme d'la mauvaise herbe


Le bonheur pousse au coin de la rue comme d'la mauvaise herbe
Texte paru le 2012-03-04 par Michel Ledoux   Drapeau-qc.svg
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  • Vol. 2, no. 3
  • Date : Juillet-Août 1995
  • Rubrique : Fiction érection
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Le bonheur pousse au coin de la rue comme d'la mauvaise herbe...

Mais le hasard ne bien les choses qu'à moitié!

C’était un samedi après-midi bien ordinaire... À bien y penser, il y avait la température qui, elle, était absolument extraordinairement chaude; un temps de canicule comme c’est pas permis. J’aimais tout de même mieux ça qu’une tempête de neige...

J’avais pris une grande marche du genre de celles qu’on se paye en vacances; mais voilà, je n’étais pas en vacances. Je devais même rentrer bientôt au travail. Cependant ce jour-là, j’avais décidé de me «rapporter malade». Malade de quoi? Malade de qui? Qu’importe... Le temps m’appartenait jusqu’à ce que je ressente les borborygmes du souper...

Ainsi, j’étirais mes pas jusqu’à ce qu’un hasard aussi objectif qu’inespéré fasse que je croise le regard d’un très jeune homme genre écolier-du-secondaire. Le regard avait provoqué des flamèches et je me suis retourné vers lui afin de vérifier si l’étincelle avait un écho; je n’avais pas été victime d’une illusion ou d’une hallucination.... Je remarquai d’abord que le jeune homme en question était torse-nu, T-shirt à la ceinture de ses culottes de vélo moulantes et espadrilles appareillés. Le garçon s’était retourné lui-aussi et semblait vérifier si la tendresse de mon regard était bel et bien complice. Il se détourna rapidement...

Je crus que l’histoire était close mais après un autre coup-d’oeil furtif derrière mon épaule, je le vis s’arrêter. Je m’arrêtai aussi et regardai carrément en sa direction. Alors, je le vis nonchalamment s’asseoir sur un banc public, à l’arrêt d’autobus du coin de la rue... Et le voilà qui rejette un regard en ma direction... Il est trop jeune, me dis-je... Et je ne sais par quelle fièvre j’eus tant d’audace, mais je rebroussai chemin en me dirigeant vers l’éphèbe. Je remarquai alors son corps délicat et une protubérance admirable à l’entre-jambe; c’est sans doute l’effet de son maillot de vélo, me dis-je... Je cherchai désespérément un regard invitant mais peine perdue, lorsque je passai devant lui, il se baissa pour renouer le lacet de sa chaussure...

Intrigué mais surtout émoustillé du pubis par la vision d’un tel hasard, je stoppai au coin de la rue faisant semblant d’attendre le feu rouge tout en épiant du coin de l’oeil le moment où il lâcherait ses maudits lacets... Lorsqu’il se redressa, je crus percevoir dans son allure un certain malaise et c’est alors que je remarquai que son entre-jambe était vraiment gonflé d’une manière tout-à-fait identifiable... J’observai un moment... Je laissai passer le feu rouge... Au même moment où je me décidai à tenter «quelque-chose», il se leva, et tout en camouflant de son T-shirt la bosse gênante, il entreprit de descendre d’une trentaine de pieds le terrain en pente du coin de rue pour finalement aller s’étirer à plat ventre sur le gazon près d’un taillis d’aubépines... Je pris alors sa place sur le banc et me retournai dans sa direction. Je le vis alors, à plusieurs reprises, discrètement soulever les reins et passer tout aussi discrètement une main à son entre-jambe... La séance dura quelques minutes pendant lesquelles je ne savais vraiment plus si c’était de la provocation ou une coïncidence de jeune homme en délire, surpris par un bandage d’adolescent... N’écoutant que mes yeux, je partis en sa direction pour m’asseoir tout au plus à une dizaine de pieds de lui, et j’attendis sa réaction. J’étais très nerveux et super-excité mais on aurait dit qu’il jocondait, c’est-à-dire qu’il était impossible de connaître les arrières-pensées que cachait son énigmatique sourire... À gauche, un immeuble à mur aveugle; lui entre deux taillis d’aubépines et la rue en pente où circulaient quelques automobiles. L’endroit était presque totalement à découvert cependant, à cette distance de la rue, il est impossible d’être tout-à-fait à l’abri d’un regard attentif...

Je continuais à entretenir quelques fantasmes lorsque le jeune homme décida d’afficher ses couleurs et, d’un regard des plus attendrissants, il tourna dos à la rue afin de me permettre de voir en toute indiscrétion son bandage majestueux à travers son survêtement dans le genre format king size! Bientôt il se flatta à plusieurs reprises ne laissant plus aucun doute sur la nature de ses fantasmes à mon endroit... Alors, je me levai afin de lui démontrer que moi-aussi, à travers mon bermuda flasque, j’étais dans une érection aussi incontrôlable que la sienne et je m’approchai jusqu’à quelques pieds de lui. Je m’assis... À tout instant, je regardais autour de nous afin d’éviter d’être surpris par un quelconque passant. De longues minutes s’écoulèrent... Lui, toujours dos à la rue, me laissait deviner nettement ses intentions et je profitais généreusement des moments privilégiés de ce spectacle unique. Avec lenteur le garçon passait et repassait sa main sur son organe rigide, même qu’à quelques reprises il baissa suffisamment son maillot pour que je puisse admirer intensivement sa queue pointant fièrement dans la clarté du plein jour. J’étais craintif et mon coeur battait à un rythme fou... J’avais le goût de me jeter sur lui et le violer sur place... Je m’étirai à mon tour mais j’étais face à la rue; vivement, je fis glisser mon organe par la jambe du bermuda et me retournai sur le ventre. Je sentais la fraîcheur humide du gazon sur ma queue et mon voisin ne cessait de me provoquer par des massages à son organe. Après un long regard autour de nous, il me dévoila entièrement ce phalus admirable, le gland frissonnant de crainte durant de longues secondes... Alors, dans un mouvement aussi lent que dangereux, je me retournai suffisamment pour qu’il puisse admirer à son tour ma réaction dans toute sa longueur... Il se rapprocha brusquement de moi. Tous deux sur le ventre, nous nous sommes fixés dans les yeux comme si tout se passait là. Il glissa audacieusement sa main sous moi et me palpa alors sensuellement; je risquai à mon tour ma main gauche sous son bassin et je pus constater que mes yeux ne m’avaient pas trompé. J’étais surexcité de le tripoter sur ce coin de rue, à quelques pas des passants, en plein jour, à peine dissimulé par la longueur du gazon et quelques arbustes épars... Soudain, alors que sa main droite enserrait fermement ma queue, je sentis quelques soubresauts de son sexe chaud et constatai qu’il éjaculait dans ma main... J’étais stupéfait... Il relâcha mon organe puis, lentement s’assit, enfila son T-shirt à sa ceinture, se relava pour vérifier si son érection était encore visible. Il me fit un clin d’oeil invitant et se dirigea vers le taillis le plus près du mur aveugle. Je me levai et le suivis. Le buisson nous camouflait jusqu’aux épaules. Il s’agenouilla et entreprit de me sucer avidement, si avidement que, électrisé par le danger de nous faire repérer, j’éjaculai en très peu de temps... Il me but entièrement... Il se releva et pendant que je rengainais mon organe encore rebondissant, il me dit alors avec des yeux de braise: «T’aurais pas un p’tit dix piastres de trop?!» Qu’auriez-vous fait à ma place?...

Et je l’invitai à souper mais il refusa pour prestement fuir vers je ne sais quel rivage...


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