Le comité d'accueil

Ce texte vous est présenté dans le
cadre du projet d'écriture :

Essay.svg

Raconte cette photo (9)

Le comité d'accueil
par Patrice   Drapeau-qc.svg   (2018-01-04)


Ce récit a été publié sur l'archive par l'auteur d'après une activité d'écriture proposée au menu "Écriture" du menu général.

Cet auteur vous présente 229 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 6311 fois depuis sa publication
(* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)
Raconte-201801.jpg

Mon père militaire ayant une fois de plus été muté dans une base différente, j'arrivais donc dans ce nouveau collège, ne conaissant personne, ni dans cette ville, ni dans cet établissement. Heureusement, j'étais habitué ; mon père se fait souvent muter, même en plein milieu d'année scolaire. Cette fois-ci, j'avais la chance que le déménagement avait eu lieu pendant l'été, j'allais donc débuter à ce nouveau collège dès la rentrée, comme tous les autres.

La veille du premier jour de classe, j'avais été convoqué par la direction ; c'était la coutume pour les nouveaux étudiants. Je me présente à l'heure convenue et je dois attendre dans une petite salle d'attente, avec trois autres étudiants, qui comme moi débutent leur année finale de leur secondaire. Je suis le seul garçon. Les autres sont des filles dont une jeune asiatique qui attire rapidement mon regard mais qui rougit et baisse les yeux lorsqu'elle aperçoit que je la fixe avec intérêt.

Le directeur appelle les trois filles qui se lèvent rapidement pour aller le rejoindre. Quelques instants plus tard, c'est son adjoint qui vient me chercher pour m'emmener dans un grand bureau vitré.

— Salut, je suis Manuel Fournier, l'assistant du directeur. Pendant l'année scolaire, les étudiants doivent tous utiliser les noms de famille en s'adressant au personnel, mais pour aujourd'hui, ta journée d'accueil, je serai donc Manuel. Enchanté Sébastien!

— Enchanté Manuel.

Je m'assieds sur le fauteuil que Manuel me désigne et attend la suite des événements. Manuel ouvre un dossier sur son bureau et feuillète les pages quelques moments avant de le refermer.

— Bon, je vois que tes anciens collèges nous ont fait parvenir ton dossier académique et que tout est complet. Tu ne trouveras sûrement pas que notre collège soit si différent des autres. Tu risques même de le trouver un peu ordinaire, toi le grand voyageur. Comment trouves-tu notre ville ?

— Je m'y suis habitué assez rapidement. Ça fait quand même drôle d'être dans un environnement principalement francophone alors que par le passé, c'était des milieux anglophones. J'ai même fait une partie de mon primaire dans des collèges internationaux, notamment à Londres et Berlin, quand mon père fut posté en Angleterre et en Allemagne.

— Oh je vois ! J'espère que nous réussirons tout de même à te donner un milieu de vie agréable, même si notre petite ville est loin d'un grand centre comme ceux-ci, répond Manuel. Je ne te ferai pas l'affront de passer en revue les règlements de l'établissement ou te dire que les horaires sont rigoureux et que le personnel doit toujours être abordé avec respect, tu dois être plus qu'habitué, non seulement à l'école mais aussi à la maison, avec un père militaire...

Je ris à cette remarque, et il poursuit :

— On a dû t'envoyer ton horaire par courriel, la liste des effets scolaires également, alors il ne me reste plus qu'à te souhaiter la bienvenue parmi nous.

— Merci, c'est apprécié. Je croyais que cette rencontre serait plus longue, j'ai vécu des journées d'introduction complète ailleurs auparavant...

— Tu seras en effet ici toute la journée. Je ne te retiendrai pas inutilement cependant. Nous avons remarqué au fil des années que ces journées d'introduction étaient beaucoup plus bénéfiques lorsqu'elles étaient passées avec les pairs. Je vais donc te présenter dans quelques instants au comité d'accueil des garçons. Cette année, tu seras seul avec eux. Ce sont des étudiants qui ont fait toutes leurs études ici et connaissent le collège comme le fond de leur poche. De plus, leur dossier académique est impeccable, ils sauront te guider et te donner une foule d'informations bien mieux que le personnel... De plus, c'est bien plus intéressant ainsi, tu connaîtras donc un minimum d'étudiants quand les classes commenceront demain.

— Je vous remercie de cette attention.

— Suis-moi ! Je vais aller te présenter...

Je suis donc Manuel dans un dédale de couloirs et d'escaliers. À l'approche d'un petit salon, on entend déjà des jeunes parler, rire et chahuter. Lorsque Manuel franchit la porte, les jeunes se taisent tous, sauf un, qui vient à notre rencontre.

— Bonjour Monsieur Fournier.

— Bonjour Lucas. Je vous présente le nouveau... Sébastien. Il débute son année avec nous dès demain. Je compte sur vous pour lui donner toute l'information sur la vie étudiante du collège... Sébastien, je te présente Lucas, le président du comité d'accueil cette année. Et ses quatre accolytes sont Justin, Mathieu, Andrew et finalement Jean-Philippe.

— JayPi ! lance ce dernier en partant à rire.

Ils s'approchent tous et me donnent une poignée de main franche. Manuel s'excuse auprès de nous et nous souhaite une bonne journée. Le repas sera servi à 13 heures. Et je reste seul avec le comité d'accueil qui s'empresse de me bombarder de questions alors que nous nous installons sur les fauteuils. Tout l'avant-midi sera passé à discuter de mes voyages dans le monde, sur ce qu'est la vie de fils de militaire, des anciens collèges, etc... Ces garçons sont sympathiques et empreint d'une franche camaraderie. Le temps file à toute allure et nous nous retrouvons à la cafétéria pour le lunch où on m'apprend qu'après, ils ont organisé un petit tournoi de badminton comme activité pour l'après-midi, de 14 à 15 heures et qu'ensuite, je serais libéré et on se retrouverait tous demain, à 8 heures dans le hall d'entrée.

Pour le repas, nous sommes tous attablés, garçons et filles, et nous échangeons avec entrain nos premières impressions du collège. Seule la jolie asiatique sur laquelle j'avais flashé dans la salle d'attente de la direction parlait peu, demeure plutôt discrète. Je me dis donc que j'avais toute l'année devant moi. Le groupe des filles avait décidé d'aller à la bibliothèque cet après-midi et la présidente de leur comité d'accueil n'a comme réponse « Ah ces garçons ! » lorsqu'elle apprend que nous avions un petit tournoi de badminton. Le repas achevé, les deux groupes se séparent à nouveau et je me dirige avec les membres de mon comité vers les gymnases.

Une fois au vestiaire, je réalise soudainement que je n'avais pas mes vêtements de sports.

— Les gars, avez-vous une autre activité que l'on pourrait faire ? Je ne savais pas et je n'ai donc pas prévu mes vêtements en conséquence.

— On y avait songé ! lança Andrew. On fait la même taille ; je vais te prêter mon second ensemble, ajoute-t-il en me lançant un sac de sport.

Les autres gars ont déjà retiré pantalon, chemise et cravate. Moi, comme je vais recevoir mon uniforme d'ici une semaine seulement, je porte tout de même un pantalon et une chemise noire, classiques, et je les dépose dans un casier. Lorsque j'ouvre le sac et demeure sans voix à fixer son contenu, les gars du comité s'esclaffe devant mon étonnement. Je comprends un peu plus la raison pour laquelle je n'avais pas été informé de ce petit tournoi amical par le comité d'accueil... Le short et la camisole rose fluo que contient le sac me font tout l'effet d'un bizutage en bonne et due forme. Bon joueur, je ris avec mes nouveaux amis et sans rouspéter, j'enfile ces vêtements qui me moulent un peu plus que leurs vêtements à eux. Le short est si moulant que j'ai les couilles qui sont séparées par la couture et descendent chacune de leur côté sur une cuisse et je n'ai d'autre choix que de me plaquer la bite vers le haut pour ne pas qu'elle soit compressée. La camisole est aussi une taille trop petite mais une fois en place, elle cause l'admiration de mes pairs :

— Wah ! Tout un corps d'athlète que tu as là, Sébastien ! crie Justin en sifflant.

— T'es pas mal game, avoue Mathieu qui n'aurait jamais osé enfiler ces vêtements sans faire une crise pour la forme.

On passe au gymnase où nous passons l'heure suivante à s'amuser pour ce petit tournoi de badminton qui n'avait en rien d'un tournoi, si ce n'était que le nom pour la fiche récapitulative qui allait être remise à la direction. Vers 15 heures, on retourne en nage vers les vestiaires et c'est vers une douche bien méritée que nous nous rendons tous. Le sac de sport qui m'avait été fourni contenait tout le nécessaire.

Je retire donc en vitesse ces vêtements qui commençaient à être drôlement inconfortables et sans aucune pudeur – ayant grandi sur les bases militaires, j'ai vite été habitué à leurs gyms – je me rends à la salle de douche, complètement nu, la serviette à la main. Je vois bien que les gars chuchottent quelque chose et ne sont pas encore tous déshabillé. Je m'attends à une nouvelle vacherie et ralentis le pas. Pourtant non, quand j'entre dans la douche, tout est normal et mes accolytes me rejoignent rapidement, nus comme des vers eux aussi. La douche fut vite expédiée, et les garçons s'intéressent à mon parcours athlétique dans le passé. Ils sont étonnés d'apprendre que j'ai fait de la natation, du soccer, de l'athlétisme, du hand ball et de l'escrime. Ils sont encore plus étonnés d'apprendre que j'ai une médaille d'or aux European Athletics Youth Championship.

Vite séchés après la douche, Lucas m'invite au salon des étudiants pour une dernièr formalité avant de terminer la journée. Les autres emboîtent le pas et non loin d'où nous sommes, une petite salle équipée de fauteuils, de tables, quelques ordinateurs et un rayon de livres et revues, on m'indique un fauteuil où je m'assois, encadré de Mathieu et JayPi. Justin et Andrew se placent derrière le fauteuil pendant que Lucas me présente un autre étudiant, Michaël, qui installe une caméra digitale avant de venir s'installer devant moi, par terre. Quelques déclics suivent.

— C'est pour la photo du journal étudiant. Cela permettra aux autres étudiants de mieux vous connaître, les nouveaux, et vous faire rapidement de nouveaux amis.

Lucas se relève et Michaël ramasse la caméra qui a servi à prendre les clichés. Pendant ce temps, Justin en Andrew déposent une main sur chacune de mes épaules alors que JayPi se colle contre moi sur ma gauche.

— Il ne reste qu'une petit étape à ta journée d'initiation...

Mathieu pose une main sur mon genou droit et poursuit :

— Cette étape est fondamentale aux liens d'appartenance. Nous y sommes tous passés. Cependant, tu as le choix... À n'importe quel moment, tu n'as qu'à prononcer ces mots : À demain les gars et tout s'arrêtera. Mais le journal étudiant indiquera que ta session de bienvenue s'est achevée sur le tournoi de badminton au lieu de la collation de bienvenue au salon étudiant. C'est notre code.

Je comprenais l'astuce... Je joue le jeu et je suis un des leurs... je les arrête et presque personne ne me parlera. J'ai déjà connu ça en Angleterre et ça n'avait rien eu de bien méchant malgré tout : j'avais dû passer une soirée complète dans une fête de bienvenue en ne portant qu'un simple caleçon de coton blanc, comme ceux que les hommes portaient dans les années 70-80... Tout de même un peu inquiet, j'attends la suite des événements en silence. Lucas s'approche et sans dire un mot, déboucle ma ceinture, défait la braguette avant de retirer mon pantalon et mon boxer d'un même coup. Justin et Andrew avaient déjà commencé à déboutonner ma chemise et m'ont tiré vers le haut ; j'étais maintenant assis sur le dossier du fauteuil.

Pendant que Mathieu et Jaypi m'écartent les cuisses, Lucas s'empare de ma queue et commence à la caresser avec douceur. Quand je sens les mains de Justin et Andrew qui me caressent le torse en même temps et que j'aperçois Michaël qui se joint à nous, je vois le portrait. Je suis presque tenté de dire À demain les gars sur le coup, mais la sensation est bonne, il y a bien cinq semaines que je dois me contenter de ma main droite, ayant quitté ma copine qui demeure à plus de 3500 kilomètres d'ici, et tant qu'ils n'abusent pas de leur « activité d'initiation » pour me faire des choses contre mon gré, je me dis qu'il faut que jeunesse se passe !

Les caresses sont tellement douces et expertes que mon chibre pointe fièrement vers le haut. Je vois leurs regards d'admiration sur cette tige solide et particulièrement longue et large dont les gênes m'ont doté. D'ailleurs, leur expression coquine a disparu de leur visage et c'est maintenant la curiosité qui l'emporte. Tous et chacun veut absolument toucher à ma queue qui se plaît bien entendu de toute cette attention. Peu pudique comme je l'expliquais plus tôt, c'est plus le contraire qui m'habite une fois nu ; je deviens presque exhibitionniste !

Aucun des gars ne se déhabille, je suis tout fin seul, cul-nu, assis sur ce dossier de fauteuil en train de me faire caresser le torse, lécher les mamelons, caresser les cuisses, le tout pendant que Lucas me mangeait littéralement les couilles, sous les yeux envieux de Michaël qui n'osait toujours pas faire autre chose que regarder. Il se dégêne cependant rapidement et à genoux par dessus Andrew, il embouche ma queue et ne réussit qu'à en prendre la moitié avant que mon gland s'arrête au fond de sa gorge.

Heureuse de toute cette attention, ma bite décharge rapidement ses salves de crème blanche dans la bouche de Michaël qui n'en perd pas une seule goutte. Les gars me relâchent et replacent leurs habits. Le devant de leur pantalon est clairement traversé d'une barre raide, tous et chacun... Mais personne ne fait quoi que ce soit. On me redonne des vêtements et pendant que j'enfile le tout, Lucas me dit simplement :

— T'es game, j'avoue...

— Bah ! C'était la première fois que je me faisais sucer par un gars, mais pour le reste, vous n'aviez qu'à le dire, je vous conterai un jour ce qu'on faisait tous ensemble, les jeunes de militaires sur la base, quand on n'avait rien à foutre !

Leurs visages s'allongent ! Au final, je crois qu'ils veulent passer pour une bande de jeunes délurés, un peu voyous sur le bords alors qu'en réalité, ils sont bien plus pognés qu'ils le croient !