Le couloir


Le couloir
Texte paru le 2010-09-02 par inconnu   
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Retrouvé sur WaybackMachine sur des archives datant de 2001 (chez.com/lasuite91)
Template-Books.pngSérie : Initiation

Je continuais à m'étirer dans le lit. Machinalement comme tous les matins après une bonne nuit de sommeil, je fis le geste classique de me remonter les couilles. Je ne bandais pas au réveil comme la plupart du temps mais je n'en étais pas le moins du monde frustré. Je savais que je n'étais pas impuissant. En passant la main sous mes couilles pour les remonter d'entre mes cuisses, je sentis avec plaisir qu'elles étaient bien glabres comme je croyais seulement l'avoir rêvé. Pas un poil sur mes bourses, pas de picotement, rien qu'une extraordinaire douceur. Je me caressais le scrotum sous les draps à côté de Pierre-Henri qui pour une fois semblait perdu dans ses pensées.

Je retrouvais inconsciemment et instinctivement le geste qu'il m'arrivait de pratiquer la nuit dans le dortoir du collège quand je croyais le surveillant bien occupé ailleurs, le nez plongé dans je ne sais quel livre, ouvrage pieux ou sulfureux. Venant des autres lits, il me semblait parfois percevoir des gémissements. Certains lits grinçaient carrément dans la chambrée et dans le halo que la lune projetait dans la pièce par l'étroite fenêtre, je croyais distinguer des couches qui s'agitaient bizarrement. Dans un demi sommeil, favorisé par ma caresse apaisante, il me semblait que des ombres furtives se déplaçaient entre les lits et parfois j'avais peur que l'une de ces ombres ne prenne possession de mon matelas pour m'en expulser. Je sentais les frôlements si proches que je remontais les draps le plus haut possible et que je me cachais les mains sous l'oreiller de peur d'être surpris et puni pour un acte dont je ne comprenais pas bien le sens. Je n'osais imaginer la tête de ma mère si on lui annonçait que j'avais été renvoyé de l'internat sur ordre du surveillant de nuit. Elle ne pourrait même pas demander conseil à mon père qui l'avait quittée. Qui pourrait m'appliquer la sanction que je méritais pour mon inqualifiable conduite ?

Tous ces souvenirs me revenaient en mémoire là dans le lit de Pierre-Henri alors que ma main remontait de mes bourses vers ma queue toujours aussi douce, et aussi douce que le bas de mon ventre l'était aussi. Je ne bandais toujours pas mais j'étais si bien ainsi que je n'en éprouvais pas le moindre besoin. Je me caressais de manière très soft et il ne serait jamais venu à l'idée de me masturber à ce moment.

Pierre-Henri sembla émerger de son rêve lointain. Venait-il de rejoindre en pensées le Pendjab de ses aventures antérieures ? Venait-il de revivre cette « Nuit Magique » dont il me parlerait peut-être un jour ? Je fus presque surpris de l'entendre me parler.

— As-tu bien dormi, mon jeune ami ? Tu n'as pas faim ? Que dirais-tu d'une petite collation pour te rendre des forces ?

Comme je voulais répondre que je n'en savais rien, Pierre-Henri ajouta « Habille-toi » en me tendant tout simplement un string doré.

— Tu n'auras pas besoin d'autre vêtement. Il fait assez chaud ici et là où je vais t'emmener. Tu peux être certain que tu ne risqueras pas d'avoir froid. Toute la propriété est chauffée et climatisée pour vivre nu quand on le désire.

Pierre-Henri écarta les couverture et le drap en me découvrant complètement. Il avait toujours le regard aussi neutre et ses yeux n'exprimaient ni désir ni sous-entendu aux heures précédentes. De la main, il m'aida à me redresser et à sortir du lit. Par sa robe de chambre légèrement entrouverte, je pouvais voire son pénis parfaitement au repos et dont pour une fois la taille me semblait tout à fait normale. Finalement, sa queue n'était pas plus grosse que la mienne quand elles étaient molles toutes les deux ! Comment avais-je bien pu la trouver si impressionnante ?

Je me mis debout à côté du lit et récupérai le sous-vêtement que j'avais déposé sur le lit. J'enfilai donc le string en sursautant légèrement au contact de la matière dont il était fait. On aurait dit tout à la fois du tissu et du métal. En le remontant, je sentis que la ficelle s'adaptait parfaitement au milieu de ma rondelle sans que je sois obligé de pratiquer la moindre contorsion pour y arriver. Je n'avais rien de spécial à faire pour l'ajuster entre mes fesses tant il semblait avoir été fait sur mesure pour moi. L'élastique du milieu s'appliquait sur mon œillet avec une précision diabolique et j'en ressentais un certain émoi alors que la ceinture passait très précisément au dessus des globes jumeaux de mon postérieur. J'avais l'impression que mon joufflu était dessiné à même mon propre corps par un artiste expert en connaissances anatomiques. Je m'imaginais en train de poser dans le plus simple appareil dans une école de peinture ou chez un artiste-peintre lubrique dont je faisais monter l'excitation par mon attitude langoureuse et provocante. J'étais en train de délirer et de fantasmer une fois de plus. Au moment où je lui tournais le dos, j'entendis la voix de Pierre-Henri qui semblait revenu à la réalité de l'instant présent. « Décidément, tu as vraiment de très belles fesses. » Je sentais son regard qui me brûlait le bas du dos et je me demandais quel effort il devait bien faire pour ne pas m'arracher le string et me violer sur le champ. Malgré cette pensée fugace, j'avais confiance en lui. J'étais convaincu qu'il n'ignorait pas mes vraies préférences sexuelles. Il devait s'être fait une raison. Je n'étais pas pédé ! Et après tout, lui-même, qui me prouvait qu'il préférait des partenaires de son propre sexe ? Il était là derrière moi en train d'admirer mes fesses mais il n'avait pas le moindre geste déplacé vers elles. Son commentaire était purement esthétique. Pierre-Henri n'était finalement sans doute pas plus pédé que moi, tout au plus esthète, friqué et un peu original. Un rigolo en somme ! Rigolo mais raffiné et troublant car je sentais que la chaleur que son regard avait propagé à mon derrière se répandait tout en moi et avait dû gagner mon visage. Je devais avoir les joues en feu.

— Tu n'es pas malade ? Tu me sembles un peu fiévreux, demanda Pierre-Henri.

— Non, je crois que tout va bien.

Pierre-Henri était si gentil et prévenant envers moi. J'avais tant rêvé depuis que je l'avais rencontré. Mon imagination me jouait sans doute des tours. Je ne sentais même pas la présence de l'esclave autour de mon poignet.

Pierre-Henri me prit la main. « Viens. » Et il m'entraîna hors de la chambre. Nous retrouvâmes dans un hall dont je ne me souvenais pas. Il s'approcha d'une porte et décrocha une torche que je croyais factice qui se trouvait à droite de cette porte. Pourtant au moment où il l'amenait à hauteur de son visage, la torche s'enflamma. Pierre-Henri me fit signe de me taire puis il éteignit la lumière du hall. A ce moment là, il laissa choir sa robe de chambre. Nous étions là tous les deux, lui entièrement nu et moi simplement vêtu du string doré qui semblait scintiller à la lueur de la torche. Il commençait à faire de plus en plus chaud et seul le contact du string me semblait rafraîchissant autour de ma bite et de mes couilles. Il en était de même de la ficelle sur mon anus ; j'avais l'impression d'être assis sur un glaçon qui me pénétrait lentement le cul et c'était très agréable.

— Tu vas voir, il fait très chaud mais tu vas t'habituer. Tu vas vite comprendre pourquoi il vaut mieux être nu et même porter le string doré qui te va si bien en y entrant la première fois.

Qu'allais-je encore découvrir ? J'essayais de scruter du regard les yeux de Pierre-Henri dont je ne voyais que le reflet des pupilles et plus bas sa belle queue.

Il ouvrit la porte et une bouffée de chaleur sembla sortir de derrière elle. Etait-ce la porte de l'enfer ? J'essayais de me souvenir du rêve étrange que j'avais fait dans le lit de Pierre-Henri et j'étais incapable d'assembler mes souvenirs. Avais-je rêvé d'enfer ou de paradis ? Avais-je rêvé ? Pierre-Henri allait-il donc me faire pénétrer dans mon rêve par delà toute vraisemblance ?

— N'aie pas peur. La torche c'est au début, le temps que tes yeux se fassent à la pénombre du couloir. Nous pourrons bientôt l'éteindre. D'ailleurs, il vaudra mieux car ainsi, nous pourrons voir sans être vus.

Tout cela me semblait de plus en plus mystérieux et de plus en plus irréel. Nous sommes entrés dans le fameux couloir et Pierre-Henri a soigneusement refermé la porte derrière nous. Nous avons commencé à avancer. Muni de sa torche, Pierre-Henri me précédait. Le couloir était relativement étroit et nous étions obligé d'avancer en file indienne. Il faisait très chaud et je commençais à transpirer. Effectivement, je comprenais maintenant que ce genre de sauna que constituait le couloir n'était pas un endroit idéal pour circuler en costume-cravate. Je suivais Pierre-Henri en prenant soin de me pas me laisser distancer car le couloir n'était pas droit ou tout au moins ne me semblait-il pas droit. Il me semble que mes yeux commençaient à s'habituer au manque de lumière et cela devait être le cas de Pierre-Henri qui choisit cet instant pour éteindre la torche. Pourtant, nous nous retrouvâmes dans le noir quasi absolu. Je devinais plus que je ne le voyais Pierre-Henri un peu devant moi. Il avait repris sa progression. Afin de ne pas le perdre de vue j'avais décidé de me repérer sur ses fesses qui semblaient un peu plus claires que le reste de son corps. Je le suivais à la trace. Par moment il me semblait disparaître probablement à cause d'un tournant du couloir et j'étais obligé d'accélérer et puis brusquement je me retrouvais pratiquement contre lui. Seul subsistait entre sa raie et ma bite le mince tissu du string. A ce moment, celui-ci au lieu d'être frais ou même froid me semblait brusquement devenir brûlant et j'avais l'impression que la ficelle s'insinuait un peu plus dans mon cul. Que se serait-il passé à ce moment si je n'avais pas porté ce vêtement presque symbolique ? La chaleur qui régnait dans ce tunnel, car il s'agissait plus d'un tunnel que d'un simple couloir était tout bonnement invraisemblable et je sentais que mon corps ruisselait de sueur. Lorsque dans notre progression mon corps entrait par mégarde en contact avec le corps nu de Pierre-Henri je percevais au toucher qu'il transpirait autant que moi. Nous aurions été en tarin de nager et de nous frôler dans une piscine que la sensation n'aurait pas été différente. Mes narines percevaient une légère odeur de transpiration mais je ne pouvais distinguer s'il s'agissait de la mienne ou de celle de Pierre-Henri. L'odeur n'était pas repoussante comme c'est parfois le cas dans les vestiaires mal aérés mais au contraire elle dégageait des phéromones qui me troublaient et commençaient à provoquer un certain émoi érotique en moi. Où étions-nous ? Où allions-nous ? Qu'étions-nous en train de faire dans ce boyau qui ressemblait de plus en plus à une galerie de mine. Allions-nous pouvoir faire demi-tour ? N'allions-nous pas nous y perdre à jamais, y mourir de faim et de soif… n'ayant plus d'autre possibilité pour retarder notre déshydratation que de lécher mutuellement nos corps pour y recueillir un peu de liquide dans nos gouttes de sueur. N'étions-nous pas vraiment sur le chemin de l'enfer ?

Brusquement, Pierre-Henri s'arrêta. Ne m'y attendant pas du tout, je calai sur place contre lui, ma bite pratiquement entre ses fesses. Je bandais.Je me dis que le string allait sans doute se déchirer sous la pression de mon érection mais il n'en fut rien, ma queue y restait emprisonnée mais moulée de manière outrageante par l'étrange tissu mi-textile mi-métal. Mes couilles, également enfermées dans le mince sous-vêtement, semblaient prêtes à exploser. J'allais éjaculer de manière brutale et mon jus allait percer le string pour venir éclabousser l'anus de Pierre-Henri. Il se retourna et je sentis sa queue qui venait en contact avec mon bas-ventre. Il posa le doigt sur ses lèvres.

— Ne dis rien. Il ne faut pas que l'on nous entende. C'est trop tôt.

Il s'exprimait à voix très basse et j'essayais d'intercepter son regard mais je ne distinguais plus rien dans le noir, à part, en baissant les yeux, son phallus à quelques millimètres du mien. Je bandais beaucoup plus que lui. Cela signifiait-il qu'il n'était pas dans le même émoi que moi ?

— Je vais t'expliquer. Le chaman m'a autorisé à avoir un accès vers le couloir de l'espace-temps de la sexualité. Sache que la sexualité est la plus grande énergie qui régit le fonctionnement de l'univers et que plus que l'énergie atomique, elle est renouvelable, inépuisable et que ses effets sont en perpétuelle augmentation. Elle a toujours existé et demeurera éternelle. Seuls quelques initiés sont à même de la maîtriser et d'en connaître tous les aspects. Le chamanisme m'a ouvert la voie de cette connaissance et toi, mon jeune et doux ami, je t'ai choisi pour partager mon savoir et être mon héritier spirituel. Tu pourras toujours refuser si tu le veux mais je sais que tu n'enferas rien et que accepteras d'être mon successeur. Un lien de sang nous unira.

Pierre-Henri n'avait pratiquement rien dit mais j'avais lu dans ses pensées sans en comprendre tout le sens et la portée. Que voulait-il dire ? De quel lien de sang parlait-il donc ? J'essayais vainement de comprendre ce qu'il venait de m'exprimer. Sans très bien en prendre conscience, je devinais une pulsation au niveau des artères de mon poignet gauche, là ou se trouvait l'esclave dont le diamètre semblait encore plus étroit autour de mon articulation. Depuis combien de temps est-ce que je portais cet ornement ? Dans quelles circonstances m'avait-il été placé ?

D'un geste, Pierre-Henri m'attira contre lui. Sa main était sur ma taille toujours ruisselante de sueur et sa bouche contre mon oreille ? Je pouvais sentir son souffle sur mon tympan. Nos deux corps dégoulinants étaient en contact étroit. Mon érection s'amplifiait de plus belle. Des yeux, je cherchais à voir dans quel état se trouvait l'organe de Pierre-Henri. Je résistais à l'envie de descendre ma main à sa recherche. J'aurais voulu tâter les bourses et la queue de mon étrange compagnon d'aventure pour savoir quel effet la situation dans laquelle nous nous trouvions avait sur lui. Je devais me mordre les lèvres pour résister à la tentation. La main de Pierre-Henri descendait légèrement de ma taille vers ma hanche et ses doigts s'insinuaient sous l'élastique de la ceinture de mon string. Allait-il tirer dessus pour le baisser et me dénuder complètement ? Non, ses doigts étaient simplement mis comme ceux des couples de jeunes qui se baladent en se tenant par la taille, doigts glissés dans la ceinture de leurs jeans. Le contact de la main de Pierre-Henri était à la fois rassurant et troublant.

— Je ne veux pas que tu aies peur et aujourd'hui, je ne te montrerai que quelques aperçus des fenêtres. Leur nombre est inconnu parce que incalculable. Moi-même, je n'en connais que quelques unes mais quand j'aurai disparu (le plus tard possible, j'espère !), tu en découvriras sans doute d'autres toi-même. A partir de maintenant, je te demande le silence absolu. La chaleur qui règne ici et qui nous oblige à être nus est liée à l'énergie générée par les conflits spatio-temporels car ce que tu verras par les fenêtres se passe ailleurs dans l'espace ou dans le temps !

Les paroles de Pierre-Henri étaient-elles réelles ou étais-je encore en train de rêver ? L'esclave brûlait littéralement mon poignet alors que mon string doré me gelait les couilles et la bite toujours en érection mais je n'en avais même pas conscience. Pierre-Henri m'attira encore plus près de lui et je sentis son souffle contre mes lèvres. Spontanément je les écartai. La main de Pierre-Henri avait quitté ma hanche et se trouvait maintenant sur une de mes fesses qu'elle caressait sous la sueur. La bouche de Pierre-Henri se posa sur la mienne et immédiatement de la langue je cherchai la sienne. Nous avons commencé à nous embrasser langoureusement et des deux mains, j'ai cherché à enlacer le corps de Pierre-Henri. En fait, j'avais peur de l'endroit où je me trouvais et de ce qui allait peut-être se passer. Je cherchais à me rassurer dans mon étreinte avec Pierre-Henri. Tel un enfant je cherchais à me blottir dans ses bras. À travers le tissu du string, je sentais maintenant sa bite contre la mienne mais j'étais incapable de dire s'il bandait ou pas tellement la situation était irréelle. Brusquement Pierre-Henri se laissa tomber à genoux devant moi et il commença à lécher la sueur ruisselant de mon corps en évitant soigneusement le string. J'aurais voulu en faire autant mais je ne sais pas si, moi, j'aurais pu résister à l'envie de lui sucer aussi la queue. J'aurais étanché ma soif en buvant toutes les gouttes de transpiration qui perlaient sur son corps, j'aurais promené ma langue entre ses fesses afin de ne pas en perdre une seule et je lui aurais pompé toute sa liqueur séminale. J'aurais tellement pompé que je lui aurais complètement déshydraté les testicules. Je l'aurais vampirisé. J'aurais puisé toute son énergie. Je résistais tant bien que mal car je ne voulais pas franchir le pas qui aurait pu me révéler une face cachée de mes préférencessexuelles. Mon esprit gambergeait à cent à l'heure sous les coups de langue de Pierre-Henri. Progressivement, il me séchait l'épiderme et j'allais bientôt me retrouver aussi sec que si j'avais été talqué. Dans le string, mes couilles et ma bite semblaient avoir retrouvé un certain calme. Elles n'étaient pas détrempées comme l'avait été le reste de mon corps ni même humides. La raie de mon cul était dans le même état, fraîche et sèche. Dans le tunnel, la chaleur se faisait moins oppressante et il y régnait maintenant une certaine lueur. Nous n'étions plus dans le noir quasi absolu qui y avait régné précédemment. Je distinguais maintenant beaucoup mieux Pierre-Henri à genoux devant moi, je pouvais vois sa langue s'enfoncer dans mon nombril. Il s'appliquait consciencieusement et le contact de sa langue sur ma peau glabre était extraordinairement doux. Mes mains ne présentaient plus le moindre signe de moiteur et j'eu envie de caresser les cheveux de Pierre-Henri. Le temps aurait pu s'arrêter à cet instant. J'avais l'impression d'être au paradis de la volupté. Le tunnel devenait de plus en plus lumineux et je m'aperçus que nous n'étions plus dans un étroit boyau comme je le croyais toujours. Nous étions au centre d'une pièce circulaire dont toutes les parois semblaient constituées de glaces sans tain. Etions-nous en train de nous livrer à une exhibition publique au cœur d'un peep-show ? Je frémis en y pensant et pourtant, je n'esquissai pas le moindre geste de pudeur. Moi qui n'avais jamais rien eu d'un exhibitionniste, je m'en foutais à ce moment d'être peut-être en train de me donner en spectacle pour une bande de voyeurs cachés derrière les glaces. Peu importait s'ils étaient en train de s'astiquer le manche en nous matant Pierre-Henri et moi. J'avais franchi une limite que je croyais depuis toujours et pour toujours infranchissable pour moi. Réalité et fiction n'étaient plus séparées par un mur. Est-ce que je vivais un rêve ou est-ce que je rêvais profondément en plein sommeil paradoxal ? J'allais sans doute me réveiller avec une violente érection dans des draps maculé du sperme de mes pollutions nocturnes. Mes draps de lit allaient porter le souvenir de ma nuit : taches de sperme séché dessinant de véritables cartes de géographie ou des œuvres d'art abstrait, sperme fraîchement écoulé de mes vésicules séminales que j'allais m'empresser de recueillir sur les doigts pour les porter à ma bouche afin d'en récupérer l'énergie.

Derrière les glaces sans tain, je percevais des gémissements. J'en était pratiquement convaincu : nous étions en train de nous donner en spectacle pour une bande de voyeurs au bord de l'orgasme. A quelles orgies étaient-ils en train de se livrer de l'autre côté des miroirs en admirant le tableau que je formais avec Pierre-Henri.

Pierre-Henri buvait les dernières gouttes de sueur à la limite de mon string. Il s'écarta et avant de se redresser, il souffla doucement juste à la hauteur de la bosse que ma bite formait sous le tissu doré.

Une fois de plus, il avait lu dans mes pensées. A moins que la séance à laquelle nous venions de nous livrer ne soit pour lui qu'une énième édition avec un énième partenaire…

— Tu te trompes. Contrairement à ce que tu as pu penser, personne ne nous a vu et personne ne peut nous voir pour le moment ! Je devais boire toute ta sueur, non seulement pour calmer ma soif mais aussi pour te sécher afin que tu ne prennes pas froid dans les minutes qui vont venir. Le tunnel est celui des extrêmes et comme dans le désert la température peut être excessivement haute ou excessivement basse. Rassure-toi. Bien sec comme maintenant, tu ne risque pas d'avoir froid et c'est le string qui maintiendra tout ton corps à une température idéale. Moi, je n'en ai plus besoin car j'ai subi toute l'initiation. Quand tu en seras au même niveau que moi, toi non plus tu n'auras plus besoin de string. C'est aussi grâce au string que tu n'éprouves pas de sensation de soif ! Quant à moi, sens comme ma peau est déjà bien sèche maintenant. J'ai puisé dans ta sueur tous les sels qu'il me fallait pour retrouver mon équilibre. C'est un nouveau lien entre toi et moi.

Pour me faire juger le parfait état de sécheresse de sa peau il me prit la main et la promena sur son ventre et sur sa queue toujours aussi douce au toucher. J'en eu un frisson. Pierre-Henri devait se douter que cela n'était dû qu'au trouble que cet attouchement provoquait en moi.

Il écarta ma main et en m'enlaçant les doigts il me dit « Viens. » Il m'emmena face à un miroir.

— Approche-toi et reste silencieux quoi qu'il advienne.

Dans le miroir je voyais le reflet de notre couple. Nus tous les deux hormis le string qui soulignait plus qu'il ne cachait ma nudité. À ce moment, j'eu l'impression que Pierre-Henri et moi, nous avions l'air de deux jumeaux : même taille, même chevelure, même sourcils, même nez, même bouche aux lèvres sensuelles, même mâchoire. Nos deux poitrines glabres étaient ornées des mêmes mamelons bien dessinés, tétons légèrement érigés. En descendant le regard sur l'image que nous renvoyait le miroir, je pouvais constater que la ressemblance se poursuivait dans les moindres détails. Il en était ainsi de la taille bien dessinée, du nombril sensuel et presque parfait dans son ovale, des hanches, des cuisses musclées et des mollets galbés. Par un jeu de réflexion dans les glaces, je pouvais aussi voir nos fesses qui se reflétaient d'abord dans la glace située derrière nous avant de revenir dans celui qui était devant. Elles étaient également rondes et séparées en leur milieu par une vallée étroite qui devait être prometteuse de plaisirs extrêmes. Les miennes étaient en plus soulignées par l'étoile à trois branches formée par les élastiques de mon string ce qui les rendaient encore un peu plus provocantes que celles de Pierre-Henri tout en protégeant en même temps le secret de leur intimité alors que celles de mon ami étaient complètement exposées à toutes les convoitises. En ramenant les yeux au milieu de notre image de parfaits jumeaux, je pouvais constater que la ressemblance allait jusqu'au centre de nos anatomies. La bite et les couilles de Pierre-Henri étaient également jumelles de mes organes cachés par le string mais dont je connaissais les moindres détails. Je nous voyais dans le même état. Mon string semblait comme transparent et je pouvais voir mon gland décalotté et turgescent au dessus de ma hampe fièrement dressée dans toute sa force orgueilleuse, prête à n'importe quelle pénétration, prête à forcer toutes les intimités qui passeraient à sa portée. Mes couilles, dans un irrésistible réflexe crémastérien étaient remontées et serrées contre la base de ma bite. Elles semblaient escamotées et appliquées complètement contre ma tige d'une rigidité proche de l'acier trempé. Mon gland luisait et une goutte de liqueur pré-orgasmique scintillait au sommet du méat. L'organe nu de Pierre-Henri était rigoureusement semblable au moindre détail près, y compris la goutte de lubrifiant au sommet de son méat que j'aurais volontiers recueilli de la langue. Nous étions semblables à deux pièces semblables d'un même puzzle et j'imaginais, par on ne sait quel prouesse, que nos corps allaient parfaitement s'imbriquer l'un dans l'autre… Pierre-Henri dans mon intimité et moi dans la sienne. A ce moment, mon plus cher désir, alors que je me refusais toujours à l'idée d'une homo ou même d'une bi-sexualité, aurait été de pénétrer le fondement de Pierre-Henri alors que lui en ferait autant sur moi. Chacune de nos deux queues aurait simultanément coulissé dans le rectum de l'autre, s'y enfonçant jusqu'à la garde. Le même mouvement nous aurait animé et nos deux prostates auraient connu simultanément le même massage interne pour nous amener à cracher en même temps une abondante purée crémeuse. Nous aurions prolongé notre extase en nous désengageant et en se retrouvant tête-bêche nez à nez avec notre anus bien dilaté pour y recueillir de la bouche et toujours simultanément nos liqueurs mutuelles parfumées des humeurs de notre partenaire. Bien entendu, cela n'était qu'un fantasme de plus mais je me plaisais à penser que la magie de Pierre-Henri et le chamanisme pouvaient rendre cette prouesse extraordinaire possible. Je comptais aussi sur les infinies ressources du tantrisme et le kama-soutra semblait tellement riche en figures invraisemblables et improbables de toutes sortes que mon fantasme était peut-être réalisable à force d'entraînement ! Si cela était possible, cela voulait dire qu'il n'y avait aucune limite et aucun interdit au sexe… Hommes et femmes n'étaient que des particules destinées à s'assembler à tout prix sans ordre précis, ni règle contraignante, ni loi injuste.

J'étais là si bien à côté de Pierre-Henri qui continuait à m'enlacer les doigts dans un geste rassurant, apaisé corps contre le sien, peaux également douces en contact étroit. Peu à peu nos reflets dans le miroir commençaient à s'estomper et il me semble que je commençais à distinguer quelque chose au delà du miroir. Autour de nous l'obscurité revenait, la température diminuait mais cela était supportable sans le moindre frisson.

Derrière le miroir, l'image se faisait de plus en plus nette. Comme par un écran géant, nous étions en train de découvrir une scène qui avait l'air de se passer dans une sorte de grotte. À gauche sur une petite stèle se trouvait une statue dorée qui avait une base au dessus de laquelle se dressait un objet oblong. Cette statuette me rappelait le gode que j'avais eu enfoncé dans le cul pendant un temps et à un moment que ne savais plus préciser. J'en avais jusqu'à oublié le souvenir jusqu'à cet instant précis. S'agissait-il bien du gode ? Cette statuette ne représentait-elle pas un mystérieuse divinité inconnue de moi ? Je sentais que Pierre-Henri resserrait encore un peu ses doigts autour des miens et que mon bracelet était animé d'une pulsation autour de mon poignet. C'est seulement à ce moment que je prenais vraiment conscience de sa présence et je me dis qu'il faudrait que j'essaye de comprendre comment il était arrivé là !

Dans la grotte, sur des peaux de bêtes étaient allongés des individus des deux sexes. Tous semblaient intégralement nus. Je n'aurais pas su dire combien ils étaient. Certains semblaient relativement jeunes et ils étaient très beaux, d'autres semblaient plus âgés mais leurs corps moins beaux dégageaient encore une troublante sensualité. Il y avait sans doute autant d'hommes que de femmes. Certaines avaient des petits seins fermes arrogants et haut perchés, d'autres avaient de véritables mamelles qui leur pendaient presque sur le nombril mais elles n'en étaient pas moins excitantes à regarder. Je sentais que mon gland perlait de plus en plus de liqueur pré-orgasmique. Certaines des femmes avaient des petites fesses d'hommes, musclées comme celle des toréadors, d'autres avaient les fesses pendantes en goutte d'huile mais restaient attirantes. Côté face, certaines avaient le pubis à peine bombé et entre leurs cuisses qui ne se rejoignaient pas toujours, on pouvait voir leurs petites lèvres pendantes qui dépassaient des grandes comme si depuis leur plus jeune âge, elles s'étaient mutuellement tiré les nymphes pour les allonger. J'avais entendu dire que cela se pratiquait dans certaines tribus d'Afrique. D'autres femmes avaient le ventre pendant comme après de nombreuses maternités et un véritable tablier graisseux leur masquait la vulve. Paradoxalement, je les trouvais encore plus excitantes et je me voyais perdu dans leur chair pleine d'odeurs et de saveurs, mettant au service de mon plaisir toute leur expérience amoureuse de femme mûre.

En moyenne, les hommes semblaient plus jeunes que les femmes. La plupart étaient minces et très beaux, fesses fermes, dos musclé, ventre plat,bite et couilles impressionnantes de force tranquille. Les quelques autres avaient quand même du ventre et la fesse un peu triste. Leur queue semblait un peu flétrie. Etait-ce une quelconque usure due à un usage intensif ou au contraire une atrophie liée à l'inactivité prolongée ? Je n'aurais pas su le dire et ces mâles n'avaient pas l'air plus malheureux que les autres.

Sous mes yeux, des couples se formaient indépendamment des sexes. La statuette phallique brillait sur son socle.

Des trios et des quatuors se formaient également, certains d'un seul sexe et d'autres des deux sexes. Seul un des mâles présents ne se mêlait à personne, il gardait toute son attention pour caresser le gode en or dans un geste qui ressemblait crûment à une masturbation. Il était en train d'astiquer avec le plus grand soin la statuette qui devenait de plus en plus lumineuse. Si cela continuait, l'objet des soins de l'homme seul allait devenir aveuglant et j'allais être obligé de fermer les yeux perdant ainsi la scène que se déroulait devant moi. Les corps s'enlaçaient, les langues sortaient des bouches et partaient à la conquête des points sensibles. Des mains commençaient à explorer les profondeurs intimes et moites. Des poignets commençaient à s'agiter autour de queues qui commençaient à durcir et grandir. Des doigts commençaient à se glisser dans tous les orifices possibles. Un des hommes jeunes parmi les plus beaux s'enfonçait entre les fesses charnues d'une matrone gémissante pendant qu'un autre étalon mince et élancé pointait son arrogante verge au dessus de ses reins. Je pus percevoir leur rugissement simultané au moment où tous les trois se retrouvèrent imbriqués les uns dans les autres. Ils commencèrent à s'agiter de concert. Leur future jouissance étaient perceptible de ce côté du miroir et c'est moi qui à ce moment serrait un peu plus fort les doigts de Pierre-Henri. Quelques individus qui étaient restés seuls se rapprochaient du trio formé par la matrone et son enculeur lui-même sodomisé par le deuxième étalon. Des hommes et des femmes dont les corps luisants semblait enduits d'huile étaient maintenant contre le trio et ils commençaient à y frotter leur épiderme rendu plus lisse et glissant grâce à l'huile. Je les entendais tous gémir voluptueusement. Dans leur enchevêtrement, je distinguais des vulves grande-ouvertes, dégoulinant de liqueur féminine et des pieux décalottés tendus à l'extrême par une érection surréaliste. Le nombre de participants ayant rejoint le trio initial était impossible à évaluer. J'étais incapable de dire en voyant les culs largement ouverts attendant d'être défoncés, les clitoris érigés, les phallus pointant vers le ciel à qui appartenait quoi. L'érotisme de la scène dépassait tout ce à quoi j'avais déjà pensé et tout ce dont j'avais rêvé dans mes songes les plus audacieux. Et toujours la statuette brillait d'une lumière éclatante. À un autre endroit de la grotte, un éphèbe était allongé sur le dos, bite à la verticale pendant que sa bouche était enfuie dans la vulve d'une ondine assise sur son visage. Celle-ci suçait une autre bite que lui avait présenté un autre mâle plus âgé et légèrement ventripotent. J'ignorais si son évident plaisir venait du cunnilingus qu'elle subissait ou du goût de la queue bien mûre qu'elle s'appliquait à sucer de toute son ardeur. Le sucé lui passait la main dans les cheveux d'un air très amoureux pendant que le lécheur s'astiquait le manche pour le rendre encore plus rigide si cela était possible ! Un autre mâle plus jeune et à l'air un peu efféminé assistait à la scène sans en détacher les yeux afin de ne pas en perdre une miette. Sur son corps gracile, sa verge au bas de son ventre semblait encore plus impressionnante. Il se passait la langue sur les lèvres et d'une main se caressait les mamelons qui commençaient à s'ériger comme ceux d'une vraie femelle en chaleur ou prête à allaiter. Son autre main s'activait entre ses fesses et je pouvais voir qu'il s'introduisait un doigt puis deux dans l'anus. Je pouvais voir sa queue et son gland libre de tout prépuce. Il commençait à bander et sa circoncision rendait encore son érection plus impressionnante. On aurait dit qu'il n'y avait pas de séparation entre son gland et le reste de sa verge. Je me demande quel genre de sensation cette queue pouvait provoquer en s'enfouissant dans un vagin ou en forçant un sphincter anal. L'effet ressenti était-il le même pour une femme ou un homme ? L'être androgyne s'approchait du deuxième trio et je le vis se mettre au dessus de l'éphèbe, cul à la verticale de la bite dressée. Lentement, en écartant les cuisses et en fléchissant les genoux, il commença à descendre son anus vers le phallus toujours aussi fièrement érigé. Progressivement, la cible de sa rose se rapprochait de la flèche d'amour de l'éphèbe. Au moment du contact celui qui descendait s'empaler marqua un léger temps d'arrêt, sans doute pour mieux apprécier l'instant présent et anticiper sur le plaisir qu'il allait prendre en se soumettant de son plein gré et activement à une sodomie dont l'éphèbe n'était encore qu'un acteur passif. L'androgyne continua à descendre les fesses vers le ventre de l'éphèbe et la queue de celui-ci coulissa sans difficulté dans le derrière de l'autre qui commença à faire des mouvements de haut en bas sous le regard bienveillant du vieux mâle que la seule femelle du groupe continuait à sucer avec application. Tous les quatre semblaient au comble du plaisir et allaient probablement jouir au même moment dans un orgasme fusionnel. Leur sensualité me gagnait et je sentais que mon érection sous le tissu de mon string devenait légèrement douloureuse. J'allais finir par éjaculer. D'un coup d'œil vers la queue dressée de Pierre-Henri, je vis qu'il était dans un état proche du mien et je me dis que lui aussi devait être au bord de l'éjaculation. Je pensai à ce bon foutre qui allait se répandre par terre et peut-être sur le miroir sans que je puisse en profiter. Si moi, j'éjaculais dans le string, nous pourrions au moins récupérer une partie de lasemence et la partager Pierre-Henri et moi tandis que son éjaculation à lui serait bêtement perdue pour nous deux. L'androgyne montait et descendait sur la bite de l'éphèbe dont la langue s'activait de plus en plus sur le clitoris de la suceuse du mâle bedonnant. Leur orgasme simultané résonna comme un coup de canon à mes oreilles ; je crus que j'allais défaillir en même temps qu'eux.

Dans un état second, mes yeux parcouraient le reste de la grotte. Certains des membres de la tribu étaient allongés sur les peaux de bêtes, jambes largement écartées, vulves exposées à tous les regards, couilles pendant mollement entre les cuisses, queues flasques. D'autres étaient couchés sur le ventre et on pouvait voir leurs rondelles dont aucune ne devait être vierge de pénétration tellement ces culs étaient largement ouverts, véritables invites à la sodomie aussi bien pour les mâles que pour les femelles. Tous les individus des deux sexes semblaient plongés dans l'extase. Je percevais jusqu'à ce côté du miroir l'odeur de stupre qui régnait à ce moment dans la grotte.

A cet instant, j'étais prêt psychologiquement à faire le voyage dans l'espace et dans le temps pour rejoindre cette tribu qui devait être des premiers âges et à partager leur existence d'insouciance et de plaisir loin des contraintes et des règles étriquées de notre civilisation. J'étais prêt à rejoindre les autres mâles et à partager le reste de mon existence avec une des belles femelles qui se trouvaient là devant moi. J'étais prêt à honorer les matrones qui me solliciteraient, prêt à leur défoncer le fion, prêt à enfouir ma langue dans leur vulve grasse et épaisse, prêt à me masturber à l'espagnole sur leurs énormes mamelles. J'étais prêt à offrir ma bite à leur bouche vorace, prêt à offrir mon cul à leurs doigts fouineurs… J'étais peut-être même prêt mentalement à offrir ma virginité anale à l'un ou l'autre éphèbe ou androgyne. J'étais prêt à ce moment à accepter de me faire casser la rondelle par un de leurs vieux mâles vicieux atteint de priapisme.

Dans la grotte, ce qui était une orgie préhistorique battait son plein. Les groupes se formaient, se déformaient et se reformaient. Celui qui devait être un officiant continuait son massage sur le gode qui tenait lieu de statuette sacrée sur son socle.

Le temps impalpable et inchiffrable passait. Le seul raccord que j'avais encore avec la réalité était la main de Pierre-Henri dans la mienne, son corps contre le mien, le reflet à peine visible de nos silhouettes dans la glace du miroir sans tain qui séparait le présent du lointain passé de l'humanité.

Dans la grotte, tous semblaient s'être un peu calmé. Tous devaient avoir eu leur dose de jouissance. Ils gisaient pêle-mêle allongés sur les peaux de bêtes. Des vulves béantes, s'écoulaient à reflux d'abondantes quantités de sperme. Les culs dilatés expulsaient des mélanges de merde et de sécrétions diverses. Les bouches bavaient de laitance mâle et de divers liquides. L'officiant, imperturbable, continuait son travail sur la représentation de ce qui devait être leur seule divinité. Il s'était passé tellement de choses depuis que j'étais devant ce miroir que je n'avais sans doute pas tout perçu.

Dans les coins de la grotte, des chiens que ne n'avais pas encore vu, trop occupé par les scènes auxquelles je venais d'assister semblait sortir de leur torpeur. Ils s'ébrouaient et jappaient. À ce qui sembla un ordre de l'officiant, il s'agissait d'une sorte de grognement inintelligible pour moi, les chiens se levèrent et vinrent au centre de la frotte se mêler aux humains qui s'y trouvaient. Loin d'être inactifs, les quadrupèdes commencèrent à renifler les corps épars. Je pus voir leur truffe s'enfouir dans les vulves béantes et dégoulinantes de foutre ou entre des fesses imparfaitement débarrassées de traces de merde. D'autres molosses promenaient leur langue râpeuse sur les seins des femelles ou sur les queues des mâles. Ces chiens devaient avoir un rôle de nettoyage après l'orgie. Certains des humains semblaient plongés dans un état intermédiaire entre un sommeil réparateur et la poursuite d'un rêve éveillé. Ils étaient fesses en l'air, nez enfoui dans les peaux de bêtes, ils gémissaient comme si leur songe était rempli de pensées érotiques. Leurs fesses étaient une véritable invite à de nouveaux ébats. On pouvait voir çà et là des petits culs bien appétissants au dessus de vulves luisantes et d'autres culs tout aussi tentants surmontant des paires de couilles qui pendaient encore gonflées de purée ne demandant qu'à être déchargée. Ces humains à l'abandon dans un état très primitif ne laissaient pas les molosses indifférents qui venaient renifler et puis qui se redressaient sur leur pattes arrières pour tenter un accouplement inter-espèce. Les culs se faisaient de plus en plus complaisants et les molosses n'avaient pas le moindre air contrarié. Ils arrivaient manifestement à leurs fins et commençaient à sodomiser et foutre les culs et les vulves qui leur étaient si complaisamment offertes. L'odeur de la caverne était de plus en plus présente dans la pièce centrale du tunnel à tel point que je me demandais s'il y avait encore une séparation et si Pierre-Henri et moi n'étions pas tout simplement dans la caverne. Le spectacle atteignait son paroxysme et je sentais que mon éjaculation était proche. L'officiant de la grotte continuait à frotter la statuette. Les chiens s'agitaient de plus en plus. Les gémissements augmentaient en intensité. Je vis que Pierre-Henri commençait à éjaculer avant de me rendre compte que j'en faisais de même dans mon string et qu'au même moment, la statuette sacrée, le gode semblait entrer en éruption. Une gerbe d'un liquide blanc, très épais en jaillissait et semblait envahir tout l'espace de la grotte. L'image devenait moins précise car le liquide blanc et opalescent éclaboussait abondamment l'autre face du miroir. Peu à peu le spectacle s'estompait et l'image que nous formions Pierre-Henri et moi sur cette face-ci du miroir redevenait plus nette. De la grotte nous ne percevions plus que les gémissements de plus en plus intenses et les jappements des chiens. Brusquement de la face cachée, nous parvint un grand cri multiple et puis ce fut le silence. Je regardais le sperme de Pierre-Henri partiellement répandu sur le sol en face de lui et partiellement étalé sur la face du miroir que j'avais envie de lécher. Mon string était complètement détrempé par le mien. Pierre-Henri tendit la main et instantanément je compris qu'il me demandais de lui donner mon string. En m'aidant de ma main libre je le retirai et le donnai à Pierre-Henri qui le porta à ses narines avant de me le faire renifler. Ensuite, il en fit une petite boule qu'il garda dans le creux de son autre main pendant que ses doigts s'enlaçaient encore un peu plus autour des miens. Je ne comprenais pas très bien ce qui se passait mais je vivais une expérience extraordinaire et j'avais une confiance absolue en Pierre-Henri. « Viens. Nous devons rentrer. Maintenant, tu n'auras ni chaud ni froid et tu n'auras plus besoin du string doré qui va nous servir à d'autres desseins. » Pierre-Henri ramassa la torche qui était par terre à côté de nous et elle se ralluma d'elle-même tandis que le tunnel semblait se replonger dans une obscurité progressive. Pierre-Henri me tendit la torche.

— Maintenant, tu peux passer devant. Tu connais le chemin. Ne me sème quand même pas en cours de route !

Nous reprîmes le chemin du retour vers le monde réel, moi devant et Pierre-Henri derrière moi. A certains moments, comme à l'aller, le parcours nous obligeait à ralentir ou accélérer et parfois je me retrouvais avec la bite de Pierre-Henri tout contre la raie. Je n'en étais pas certain car je n'osais pas lui demander ni me retourner pour voir mais il me semble qui bandait et que son érection était assez forte. Parfois j'avais l'impression quand je ralentissais que sa bite tendue m'effleurait le sphincter anal et je reprenais ma progression. Je n'osais pas m'arrêter. A mon poignet, je sentais la présence de l'esclave et c'était cet objet qui à ce moment me rassurait. J'étais incapable de dire à quel stade du parcours nous étions et quand je voulais m'arrêter pour scruter l'avant du tunnel à la lueur de la torche, la pine dressée de Pierre-Henri me rappelait à l'ordre. Pour ne pas être enculé dans le couloir, je n'avais qu'à avancer ! Nous arrivâmes enfin devant ce qui devait être une porte. « J'espère que tu ne t'es pas trompé ! » me dit Pierre-Henri en riant en me retenant d'avancer encore de ses deux mains me retenant par les hanches. Je me dis qu'il allait se laisser tomber assis et m'entraîner sur lui mais il n'en fut rien.

— Maintenant, souffle la torche et laisse la tomber et ensuite avance les deux mains bien en avant. Je dois être aussi proche de toi que possible afin de ne pas rater le passage de retour.

À ces mots il colla son corps au mien, je sentais sa bite contre ou plutôt entre mes fesses et sa poitrine contre mon dos.

— Vas-y ! Avance. N'aie pas peur. Je ne vais pas abuser de la situation.

Rassuré, j'avançai donc les bras en avant dans le noir et les yeux fermés comme Pierre-Henri me l'avait aussi demandé. Je sentis un liquide chaud sur mes fesses. Pierre-Henri sans attenter à mon intégrité venait de m'éjaculer dans le dos. Cela ne me déplaisait pas et je pensais que son sperme était mieux sur moi que répandu inutilement par terre. « Tu peux ouvrir les yeux. » Nous étions dans le grand hall à quelques mètres à peine de la chambre de Pierre-Henri.

— Tu dois avoir sommeil. C'est toujours ainsi lors du premier voyage. Tu vas te reposer et dormir un peu.

La chambre que nous avions laissée dans un certain désordre était parfaitement rangée et le lit refait avec du linge neuf. Pierre-Henri l'ouvrit pour moi et m'invita à m'y coucher. Il rangea le string doré maculé de mon sperme sous l'oreiller et puis me borda. Il déposa un baiser sur mon front et comme je lui tendais les lèvres, il me rendit un autre baiser très chaste et puis il quitta la chambre. Dans les draps, je sentais que le sperme de Pierre-Henri sur mes fesses n'était pas encore séché. J'y promenai deux doigts afin d'en recueillir quelques gouttes pour les porter à ma bouche. A ce moment je revis l'esclave à mon poignet : SURAH ! De qui s'agissait-il, qui était cette Surah car à mon avis, il ne pouvait s'agir que d'une femme. Quand m'avait-on mis ce bracelet inamovible ? Où étais-je ? Qui était vraiment Pierre-Henri ? Le sommeil me gagnait peu à peu. J'avais sur la pointe de la langue le goût du sperme de Pierre-Henri et sous mon oreiller, je sentais le string empoissé de mon propre sperme. J'étais en train de m'assoupir. J'allais peut-être trouver la réponse à toutes mes questions dans un autre rêve….

….à suivre


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