Le cousin diabolique (01)


Le cousin diabolique (01)
Texte paru le 2018-08-11 par Carl Andy   Drapeau-ht.svg
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Épisode 1


Pour leur vingtième anniversaire de mariage, mes parents se sont organisés un petit voyage entre amoureux qui devrait durer à peu près trois semaine. J'étais ravi pour eux. Cela faisait longtemps que je ne les avais pas vu prendre des vacances, surtout que mon père travaille beaucoup. Alors pourquoi j'en parle? Tout simplement par ce qu'ils ne savaient pas quoi faire de moi durant ces trois semaines. J'avais beau leur expliquer que je pouvais rester seul à la maison durant ces trois semaines, ils ne voulaient entendre mot. Le jeune de 17 ans – que je suis – n'est pas assez responsable et débrouillard selon eux. Bon, c'est vrai que je ne sais pas cuisiner, je pourrais tout de même me faire livrer des plats…

Et ma mère eut la brillante idée – c'est très ironique en passant – de m'envoyer faire le séjour chez sa sœur Mireille. Mais moi, je ne voulais pas aller là-bas.

— Fais pas la gueule Jonathan! Et puis il y aura ton cousin Oliver. Il doit sûrement te manquer, cela va faire huit ans que vous ne vous êtes pas vus. Vous ne vous parlez jamais. Cela servira à resserrer les liens entre vous!

Ce que ma mère ne sait pas, c'est que nous ne nous parlons pas pour la simple et bonne raison que nous ne nous aimons pas. Je ne sais pas. Cela remonte à longtemps. De trois ans mon aîné, Olivier était nettement plus fort que moi sur le plan physique. Il profitait des moments que mes parents regardaient ailleurs pour me faire du mal. Et quand moi j'essayais d'expliquer tout ça à mes parents, il trouvait les mots exacts pour me faire passer comme un maladroit qui avait trébuché. Alors passer trois semaines avec lui, pas question! Et pourtant…

La voiture se gara devant la maison de ma tante ; la maison où j'allais passer trois semaines avec mon bourreau...

— Vous êtes sûr de vouloir me laisser là ? demandai-je presque en suppliant.

— Ça suffit Jonathan. Tu sors tout de suite de cette voiture ou je te la fais descendre en t'attrapant par le cul.

C'était mon père qui avait parlé. Pas tendre du tout le paternel. Vaut mieux ne pas le contrarier. La tante Mireille choisit ce moment précis pour sortir de chez elle et venir nous rejoindre sur le trottoir. La tante Mireille était tellement différente de maman. D'abord avec ses longs cheveux blonds et ses yeux bleus, tandis que les cheveux de maman étaient brun et ses yeux verts. Les adultes se parlaient pendant que je sortais les valises du coffre de la voiture. Ma mère répétait à sa sœur qu'elle devait surveiller mon régime alimentaire. Ma tante rassurait ma mère et répétait à plusieurs reprises que j'étais en de bonnes mains. Mon père répétait à ma mère qu'il fallait partir sinon ils rateraient leur vol.

La voiture finit par s'en aller. Ma tante m'aida à mettre mes affaires à l'intérieur. Elle commença par prendre de mes nouvelles: savoir quel âge que j'avais, si ça me plaisait l'école, que voudrais-je apprendre après… Ensuite elle commença à me raconter littéralement sa vie: comment s'est déroulé le déménagement, comment elle trouvait sa nouvellement maison, sa déception amoureuse avec son ancien partenaire, comment le nouveau mec qu'elle fréquente lui inspirait confiance… Durant tout son monologue j'envoyais des textos à mon meilleur ami Nicolas. Sans ça, je n'aurais pas tenu jusqu'au bout.

— Tu dois être surement fatigué.

— Et comment !

— La chambre d'ami n'étant pas disponible, tu partageras la chambre avec Olivier. C'est la première porte à l'étage en face des escaliers.

Le moment tant redouté. Je montai seul, car Tante Mireille devait cuisiner quelque chose. Je frappai deux coups à la porte, ensuite on m'ouvrit. Je fus très étonné de ce que je vis. C'était un Olivier en boxer qui vint m'ouvrir. La puberté lui avait réussi. Félicitations! Il avait un beau visage avec des traits fins. Les cheveux mi-longs, et une barbe naissante. Son torse était finement musclé et ses abdos était visibles. Son boxer était bien rempli, trop bien même. Je dirais même qu'il bande.

— Ah! C'est toi le morveux! Une seconde.

Il me ferma la porte au nez et après quelques secondes, il la rouvrit. Il s'était habillé. Derrière lui il y avait une fille. Sûrement sa copine, cela expliquerait pourquoi il bandait.

— Je serai pas là. Touche à rien durant mon absence.

Il me laissa sur ces mots. Finalement il n'a pas changé. Je profitai de l'instant pour observer la chambre que j'allais squatter. Elle n'est pas si grande, mais elle avait un lit où deux pouvaient se coucher sans problème. Je me rendis sur son bureau où son ordi était resté allumé. Tout était nickel, son historique ne révélait rien de suspect.

Je me rendis vers le placard pour faire de l'espace afin de mettre mes habits. J'ouvris le premier tiroir et tombai sur ses sous-vêtements. Il y avait un caleçon bleu ciel qui ne paraissait pas si propre que ça. Je le pris lentement et je le portai à mon nez. Oui, je suis gay. Je fantasme sur le sexe masculin depuis bien longtemps, mais je n'ai jamais tenté de franchir le pas. Et personne n'est au courant. Je dépose rapidement le caleçon craignant d'être surpris.


Ma première journée se passa bien. J'ai profité de l'absence d'Olivier pour surfer sur internet, regarder des vidéos, écouter de la musique. Quand il rentra, il me trouva devant l'ordi. Sans un bonjour, sans un comment ça va, il se rendit vers le placard. Je le sentis se déshabiller dans mon dos. Je pris discrètement mon téléphone et je le pris en photo tandis qu'il enlevait son jeans. Je fais toujours ça. Et j'ai dans ma galerie des tas d'images compromettantes.

Il est 23h quand je laisse enfin mon poste pour aller dormir. Monsieur est couché sur toute la longueur du lit, le téléphone en main en train de tchater.

— Je prends quel côté? demandai-je

— Pardon?

— Je prends quel côté? À droite ou à gauche ?

— Attends-moi un moment.

Olivier sortit de la chambre puis revint avec un matelas gonflable. Je le déteste ce trou de cul.


Je me réveille le lendemain matin et je constate avec beaucoup de peine que je suis toujours chez ma tante. Je tâte l'endroit où j'ai laissé mon tel. Vide. Je sursaute. Je regarde autour de moi. Le lit d'Olivier est vide. Pas de téléphone à l'horizon. Je descends à la salle à manger et découvre Olivier et tante Mireille à table. Olivier, toujours en sous-vêtement, avait réuni ses cheveux en un chignon et buvait son café.

— On a bien dormi? me demanda Tante Mireille.

— Il n'a pas cessé de bouger, répondit Olivier à ma place.

Il me lança un sourire que je n'ai pu interpréter. Après avoir salué tout le monde, je lui demandai.

— Tu as vu mon téléphone?

— Non, tu as regardé sous le lit?

— Non. Merci.

— Dès que je peux te rendre plaisir.

Je remonte et je retrouve mon téléphone là où il me l'avait dit. Je vérifier mes messages. Ma mère m'a envoyé une photo de leur vue de la chambre d'hôtel. Tiens, Nicolas m'a envoyé un message. Je clique sur la conversation et là…

  • Moi: [photo d'Olivier que j'ai prise hier tandis qu'il se déshabillait]
  • Moi: Il est canon le cousin.
  • Moi: Je lui sucerais bien la bite.
  • Nicolas: Lol.
  • Nicolas: Ça c bien toi. On se sait jamais quand tu blagues
  • Moi: [une photo nue de moi devant le miroir de ma salle de bain]
  • Moi: Tu préférerais sucer ma queue?
  • Nicolas: Arrête Jonathan
  • Nicolas: Je sais qu'on est proche mais on ne fait pas ce genre de blague.

What the fuck??? Mes mains tremblent en lisant ces messages qu'évidemment je n'ai jamais envoyés. C'est Olivier à coup sûr. Mais comment? Et mon mot de passe? Alors que je réfléchis, je sens une présence dans mon dos.


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