Le diable au cul

Short & sweet


Le diable au cul
Texte paru le 2017-10-11 par Billy bouc   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.

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''31 octobre 1666''



Le rituel allait commencer. Le chaudron était sur le feu. Il couvrit son corps de l'onguent magique, en passa sur son cul. Des peaux de loup étalées autour du feu allaient rendre le tout plus confortable et il espérait que cela attire plus facilement le Cornu. Oui le Cornu, Lucifer, le Diable celui pour qui son cul mouillait, ce Démon fornicateur, sodomite et membré comme un âne, aux pattes et à la libido de bouc, qui depuis les premières images vues de lui dans la bible du prêtre du village, avait titillé son fondement.

À 16 ans, Éric avait depuis longtemps fait fouiller son fondement par les garçons de ferme des alentours et autres hommes voulant un réceptacle stérile pour leur semence. Pour beaucoup, son cul était de loin le plus ferme, son œillet le plus rose et son étroitesse parfaite pour le péché de bougrerie ; de plus sa petite taille et son corps svelte et souple permettait à leur imagination perverse beaucoup de fantaisie. Un jour, un homme qui le ramonait dans une écurie lui fit sucer la bite de son étalon. Alors qu'il lui éjaculait dans le cul, il cria dans son plaisir : « C'est le diable, c'est le diable qui t'as créé ! » Et Éric dut boire le foutre du cheval pendant que l'homme lui pissait dessus. Depuis, l'idée de rencontrer « son créateur » était devenu le but de sa vie. L'homme lui offrit un olisbo en ivoire, celui qu'il allait utiliser pour le rituel.

Il tourna autour du feu, nu, couvert de l'onguent magique composé de graisse d'oie, de saindoux, d'opium et de belladone que lui avait conseillé la sorcière du village qui l'enseignait en cachette. Il prit le sexe d'ivoire de 20cm, le plongea dans le chaudron, l'en sortit et le lubrifia comme son corps. Il l'inséra en entier d'une traite. Dans un cri, il appela son Dieu, l'écho résonna dans la forêt, il faisait des aller-retour et continuait de l'appeler en gémissant caressant son corps de jeune adolescent sur la fourrure. Le feu s'éteignait petit à petit et toujours aucun signe de lui ; il commençait à retrouver sa tête, les drogues devant être peu dosées ne durèrent que peu de temps.

Mais alors qu'il allait s’arrêter, une odeur musquée de sueur d'homme, de sous-bois mais plus surprenant, de laurier brûlé arriva a ses narines. Il se figea. Il sentit sur lui une masse chaude et dure et l'odeur devint plus forte, une odeur d'excitation d'homme, une odeur plus enivrante que n'importe quelle drogue. Des jambes, couvertes de fourrure, écartèrent les siennes, une main retira l'olisbo et le fouilla de deux doigts long et large. Un grondement sortit du buste cuivré et poilu qui se trouvait devant ses yeux, il ne put voir Son visage mais il sentit Sa barbe. Il se mit alors à lécher les tétons de son Dieu qui avait retiré Ses doigts et les lui faisait sucer. Éric regarda et vit un membre impressionnant, démesuré, hybride, mi-homme mi-bouc : Il le pénétra en enfournant plus profond encore. Ses doigts couverts de mouille dans la gorges d’Éric qui caressa ce corps puissant, ces épaules larges et noueuses, ce cou de bœuf, ces cheveux et ces cornes auxquelles il s'agrippa pendant que son Dieu le besognait violemment.

Il le retourna le prit en levrette. Éric vit les sabots et les jambes de bouc, il voulut le regarder mais Il lui plaqua la tête dans les fourrures. Il défonça son cul pendant des heures, mais jamais Éric ne put voir Son visage, il eut l'impression d’être baisé par 20 hommes à la fois, d'avoir été mis à l'abattage dans une caserne. Il jouissait autant que le Bouc jouissait, son cul débordait de mouille et de sperme, son amant le lui faisait boire avec Ses doigts, lui en recouvrait le corps et le visage à tel point où, pris dans son délire de jouissance absolue, il avait l'impression de renaître, couvert d'un placenta masculin, renaissance par le Père et le plaisir, il Lui appartenait il était marqué de Son odeur. Un braiment de cerf. Il gicla une dernière fois dans son cul, se retira et Éric tomba, épuisé, alors que le ciel commençait à s'éclaircir.

Il se réveilla au petit matin, le cul encore coulant de sperme, combien de litre lui avait-il donné ? Son corps était encore poisseux, comme si ce sperme ne séchait jamais, de la semence de Dieu. Il se masturba sur les fourrures en se doigtant et en léchant ses doigts couverts de la semence de son dieu. Il existait, il était vrai, il l'avait choisi lui...