Le haras aux esclaves

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Numéro 94

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 94
Date de parution originale: Octobre 1998

Date de publication/archivage: 2013-11-30

Auteur: Jean-Claude
Titre: Le haras aux esclaves
Rubrique: Sévices compris

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En préambule, je tiens à mentionner l’avis de Flip, des 2B3, qui exprime dans une interview avec photos à l’appui, les plaisirs qui montent en lui lorsqu'il galope sans selle, mais j’ai surtout envie de vous parler de mon jeu érotique appelé “la course des jockeys”.

Ce jeu requiert la présence de deux jockeys qui sont les maîtres de la partie, ainsi que celle de deux esclaves figurant les chevaux. Les maîtres sont debout en tenue d’équitation, les esclaves à genoux, tenant entre leurs dents un préservatif emballé. Le signal du départ est donné, le maître caresse le dos de l’esclave à l’aide de sa cravache, pendant que l’esclave l’excite en lui massant les cuisses, les fesses et les parties à travers le tissu du pantalon. Le sexe du jockey est rapidement en érection, le "cheval" l’extrait du pantalon et y enfile le préservatif. Les deux esclaves-chevaux se mettent à sucer le plus rapidement possible le sexe de leur jockey respectif. Lorsque ces derniers sentent monter le plaisir en eux, ils se mettent à cravacher vigoureusement leur cheval, car celui qui remportera la course sera celui qui jouira le premier et qui le prouvera en exhibant son préservatif rempli de son sperme.

Les dernières secondes du jeu sont très cruelles pour l’esclave-cheval car le jockey frappe sans retenue pour gagner avec une main, l’autre empoignant la tête et les cheveux de l’esclave qui hoquette sous les coups de boutoir du sexe au fond de sa bouche. Ceci est d’autant plus excitant que plus le maître va vers le plaisir et l’orgasme, plus l’esclave souffre, stimulé par les morsures et les brûlures de la cravache. Heureusement pour lui, la course dépasse rarement les trois minutes, mais ce sont trois minutes d’une intensité rare. Les esclaves sont ensuite bichonnés, remerciés, flattés, et leur dos enduit d’une pommade afin d’atténuer la douleur.

Une fois le calme revenu, les jockeys se mettent à nu. Ils profitent de la présence des deux esclaves pour jouir à nouveau tout en douceur, sans se presser, à tour de rôle. En effet, l’un après l’autre, les jockeys se remettent debout, jambes écartées, alors qu’un esclave suce par-devant pendant que l’autre astique l’anus. J’aime beaucoup cette expérience, se faire sucer pendant qu’une langue experte explore l’anus; je la fais durer le plus longtemps possible en donnant les ordres adéquats pour ne pas jouir trop vite. La troisième étape se fera à nouveau par couples, les maîtres lovés dans un fauteuil, se faisant sucer simultanément tout en buvant un verre et fumant une cigarette, et commentant à haute voix ce qu'ils ressentent, des appréciations où chaque sensation est exprimée : "Le mien le fait bien. Elle est tout au fond. Aspire tranquillement mes couilles, donne de légers coups de langue sur le gland pour faire durer, etc." Les maîtres donnent leurs orteils à sucer et à lécher. J’aime m’accroupir sur le visage de mon suceur et lui présenter à nouveau mon anus à explorer et à astiquer, celui-ci naturellement d'une hygiène exemplaire. L'esclave doit éprouver du plaisir à remplir sa mission et ne pas avoir à supporter de mauvaises odeurs.

J'ai constaté qu'il y a une plus grande proportion d'hommes qui aiment se soumettre que dominer. Personnellement, je n’ai jamais jusqu’à présent supporté d’être dominé. J’aime être le maître, l’apprécie aussi l’usage du martinet à lanières, son application étant, paraît-il, moins douloureuse que celle de la cravache.

Il est très amusant d’exiger de l'esclave des remerciements lors d'une petite séance de flagellation, ou de l'obliger à embrasser le manche de l'objet, à le lécher, à l'honorer comme un sexe.

Jean-Claude