Le loft de Monsieur Cuir

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Volume 1 — Numéro 3

Texte d'archive:


Archivé de: Zipper – Volume 1 – Numéro 3
Date de parution originale: Juillet 1994

Date de publication/archivage: 2012-02-15

Auteur: G. Jean
Titre: Le loft de Monsieur Cuir
Rubrique: Fiction Érection

Note: Ce texte a été reproduit sur l'archive avec l'autorisation de Zipper (2000 - Contact: jeandenis@microtec.net)

Ce texte a été lu 4353 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Trouver Monsieur Cuir n’avait pas posé de grandes difficultés à Denis. En tant que membre honoraire de son fan club, il connaissait ses allées et venues, ses habitudes et ses marottes. Il savait qu’à cette heure il serait en train de trôner sur la chaise de barbier qui servait d’élément de décor, chez K.O.X., au même titre que les barils de pétrole et les barreaux.

Ce soir-là, Monsieur Cuir était on ne peut mieux entouré. À quelques pas derrière lui Attila, que l’on surnommait ainsi, sans doute en raison de sa coupe de cheveux plutôt inusitée - il portait le crâne rasé - et de sa barbe longue et sauvage qui lui donnait l’aspect d’un tortionnaire, de Grand Vizir, montait la garde de ses petits yeux cochons. On ne se serait pas étonné de le voir s’appuyer sur un grand sabre: il gardait toujours croisés les bras, qu’il avait énormes et poilus, et passait ses soirées au garde-à-vous, prêt à intervenir au moindre signe de Monsieur Cuir.

Avec Lady A, son compagnon depuis douze années, Attila formait un couple assez dépareillé, en apparence du moins. Ces deux inséparables l’étaient également du Grand Maître, leur meilleur ami. Lady A ne sortait jamais sans son très superbe collier de chien: une bande de cuir d’environ cinq pouces de largeur, couverte de rivets métalliques qui se terminaient en pointes acérées et dont elle était aussi fière que s’il s’était agi de pierres précieuses. N’y touchait pas qui voulait. Dans ses vêtements de cuir moulants - pantalon fuseau, camisole et bonnet phrygien - également ornés de rivets et ajourés de petites étoiles pratiquées à l’aide d’un emporte-pièce spécialement conçu à cet effet, Lady A faisait tourner les têtes, qui s’en détournaient presque toujours aussitôt secouées par de petits sursauts qui semblaient être le fruit d’un fou rire imparable. À l’occasion, ou plus exactement quand Monsieur Cuir en émettait le désir, Lady A partageait la couche du Grand Maître.

Fort heureusement pour Denis, les deux éternels compagnons de Monsieur Cuir n’avaient pas encore rabattu de gibier, ce soir-là, pour sa Grandeur, pourtant occupée à se faire cirer les bottes par un manant d’au plus vingt ans, déchaîné et quasiment déculotté. Monsieur Cuir avait dû se charger lui-même de lui déchirer rapidement son blue-jean sur les fesses. Les deux poches arrière du vêtement pendaient maintenant, découvrant deux belles pièces de chair tendrement blanche, offerte aux coups de dents, de fouets et aux gants bardés de pointes impitoyables. Le cireur y allait parfois d’un coup de langue sur les bottes avant de continuer son travail avec un pan de sa chemisette dont il se servait pour faire briller la pâte appliquée quelques instants plus tôt. Il se penchait aussi fréquemment pour réchauffer de son haleine les bottes de son illustre client.

Lorsque Denis s’approcha du piédestal sur lequel était ancrée la chaise de barbier, remplie à pleine capacité par le digne postérieur de Monsieur Cuir, Attila fit un mouvement dans sa direction, prêt à s’interposer et à chasser l’impertinent qui osait ainsi importuner son royal ami. Levant la main, comme s’il allait saluer la foule depuis un balcon ou lui accorder sa bénédiction, Monsieur Cuir lui signifia de rester en retrait et, agitant presque imperceptiblement le petit doigt, fit signe alors à Denis de le rejoindre et de s’agenouiller devant lui, au beau milieu du bar.

Denis ne mit pas beaucoup de temps à convaincre son Maître de sa proposition: Une baise à quatre; mettant en scène un magnifique bodybuilder nommé Gilbert, un deuxième type des plus costauds, c’est-à-dire lui-même, un troisième joueur qui lui servirait d’apéro en la personne de Robert, dont il pourrait à volonté travailler le cul vorace et insatiable. Et Monsieur Cuir n’avait pu résister à la perspective d’un tel festin de roi. Une fois tout ce beau monde rassemblé, la cour se mit en route.

Premier arrêt: le vestiaire. Robert et Gilbert ouvraient la marche, suivis de Denis et enfin du Grand Maître, fier d’exposer à tous ses prises de la soirée. Sans doute, d’ailleurs, cette forme d’exhibitionisme l’excitait-il plus que l’acte sexuel lui-même. Manifestement, il jouissait de la situation et ses rots sonores en témoignaient.

— Pourvu qu’il suggère pas d’aller prendre un café?

— Du café? T’es cinglé, Robert, je suis sûr qu’y boit jamais ça.

— Ouf! Tant mieux.

— Vos gueules, ordonna Denis. Personne vous a permis de parler. Oubliez pas: à soir, vous êtes les chiens du Maître, rien que ses chiens.

Gilbert et Robert respirèrent d’aise quand ils constatèrent, à leur sortie du bar, que Denis avait laissé retomber leurs laisses qui leur battaient maintenant le dos. Comme ils n’avaient pas droit au chapitre dans la planification des événements à venir, ils gardaient l’oreille pointée pour épier les rares échanges entre le Maître et Denis: pour le reste de la nuit, ce dernier occuperait le rang d’esclave ou de majordome, si l’on préfère. D’ailleurs, Sa Majesté grognait plus qu’elle n’articulait et il était souvent difficile d’interpréter avec justesse ses messages. Ils attendirent donc qu’on leur indique la direction à prendre. On leur signifia dès ce moment que l’ordre de marche était inversé. Le Maître prendrait la tête du cortège avec, à sa droite, légèrement en retrait, son assistant, c’est-à-dire Denis; Robert et Gilbert fermeraient la marche. Ils y gagneraient l’avantage d’être moins exposés, bien qu’à cette heure ils se fichaient éperdument de ce que pourraient penser les âmes sensibles du Village. Ils n’avaient plus en tête que leurs couilles, grosses de jus au point de leur arracher des grimaces. Gilbert devait s’être trompé sur le compte de Monsieur Cuir parce qu’il semblait les mener tout droit au Carrousel du beigne. Il passa toutefois devant la porte, puis la vitrine, sans s’arrêter. Au fait, il pouvait tout aussi bien habiter rue Sainte-Catherine; les deux néophytes, qui lui servaient pour l’heure de chiens et marchaient sur ses traces, ignoraient tout de l’homme, sauf que sa réputation de baiseur avait franchi les frontières et attirait, paraît-il, à Montréal des Américains désireux de se soumettre à ses quatre volontés pour un week-end entier, parfois même une semaine.

Il fit une courte pause devant le Crystal et, après une hésitation, décida d’y entrer, seul toutefois. Ses trois serfs durent rester dehors à battre le trottoir de la semelle, pendant que Monsieur avalait gloutonnement un club sandwich et deux Coca Cola, avant de s’envoyer derrière la cravate une pointe de tarte aux pommes, agrémentée d’une tranche de fromage et d’une grosse boule de crème glacée. À sa sortie du restaurant, trente minutes plus tard, Monsieur Cuir descendit, suivi de son escorte, la rue Wolfe - un présage, peut-être? - jusqu’au sud du boulevard René-Lévesque et disparut dans un immeuble délabré aux airs de bâtiment abandonné.

Les murs de l’escalier étroit n’avaient sans doute pas été repeints depuis quinze ans. Au haut des marches, une porte quasi blindée s’ouvrait sur un loft au décor douteux, voire macabre. Des chaînes pendaient des poutres à nu et d’énormes anneaux étaient soudés, à différentes hauteurs, aux nombreuses colonnes d’acier dont plusieurs étaient rouillées. On apercevait au fond de la pièce une salle de bains sans porte et dont la cloison, l’unique de l’appartement, était percée de plusieurs orifices vraisemblablement pratiqués à coups de marteau ou de massue. Une table en bois massif, au plateau constitué de planches grossièrement équarries, occupait le centre de la pièce; tout à côté, un lit gigantesque couvert de peau de cuir était surmonté par ce qui se présentait au premier coup d’oeil comme un baldaquin, mais était en fait plus prosaïquement une sling. On n’avait pas fait le ménage depuis belle lurette; sur ce point, des remugles ne laissaient aucun doute aux nouveaux arrivés. Enfin, un bol de toilette, mais sans reservoir d’eau, trônait derrière le lit, sur une estrade peinte en noir.

— Esclave, au travail!

À ces mots, Denis se touna vers Robert et Gilbert.

— À poil, trous de cul, pis vite à part ça.

Pour leur bien faire comprendre la nécessité de se presser, Denis claqua un fouet et leur en appliqua quelques bons coups au dos. Il en profita aussi pour leur murmurer: «Pas de gaffe, les gars, hein? J’ai pas envie de perdre ma réputation». Pendant ce temps, le Maître s’était juché sur son trône tout habillé se contentant de dégrafer sa braie pour exposer son sexe gonflé, veiné et mollasse, et deux grosses couilles poilues qui devaient bien s’étirer jusqu’à cinq pouces sous la racine de la verge. Un anneau, qui lui perçait le frein, lui étouffait le gland partiellement circoncis. Un autre anneau, plus petit celui-là, disparaissait à proximité du frein et ressortait par l’urètre. Et un troisième, de la dimension de ceux qu’on voit au mufle des bêtes de trait, qui devait lui empaler la racine de la verge, encadrait ses couilles. Avec sa moustache touffue et sa barbichette, il avait des airs de satyre.

— À boire!

Le corps raide, Denis se dirigea vers la toilette, y entra et en revint, une grosse bouteille de bière à la main. Il se rendit au pied de l’estrade, mit un genou au sol et tendit la bouteille. L’autre la prit, en avala une longue gorgée et s’aspergea le corps du reste.

— Emmène-les moi, pis apporte une autre bière.

Denis se rapprocha de ses deux amis dévêtus, leur ordonna de marcher à quatre pattes et les guida en laisse jusqu’au Maître auquel il remit les guides. L’homme en attacha aussitôt les extrémités à l’anneau qui lui pendait derrière les couilles.

— Qu’ils se couchent sur le dos. Pis je veux voir leurs queues ben dures. S’ils débandent, c’est le fouet.

— Couchez, chiens. Sur le dos!

Le plancher couvert d’une grande peau de cuir noir était froid et les deux acolytes furent pris de tremblements, provoqués à la fois par l’excitation et par l’inconfort de leur couchette. Denis n’était pas revenu encore des toilettes avec une nouvelle bière qu’ils sursautèrent simultanément: un jet de liquide chaud les arrosait; on l’aurait dit interminable. Monsieur Cuir avait dû se retenir toute la nuit.

— À ton tour, maintenant. Mouille-moi ça!

À son tour, Denis les aspergea généreusement, en accordant une attention toute particulière à leurs chevelures et à leurs poils pubiens. Robert et Gilbert n’en pouvaient plus de se retenir et espérèrent un instant qu’on leur permette d’en faire autant. Mais l’ordre ne vint pas, bien au contraire. On leur noua alors les chevilles à l’aide de ceintures et ils se sentirent soudain quitter le sol tandis que résonnait de plus en plus fort le cliquetis des chaînes. On les hissa en effet, tête en bas, au moyen d’un palan, jusqu'à la hauteur du siège qu’occupait le Maître; en tirant sur leurs laisses, il pourrait ainsi leur imprimer des mouvements de balancier.

— Le fouet! C’est toujours mieux sur une peau mouillée. Peau mouillée! Ah Ah Ah Ah! Poules mouillées, tiens elle est ben bonne... Pis que je vois pas sortir une seule goutte de pisse de leurs manches à balai.

Le message était clair. Denis contourna l’estrade et revint avec des chandelles miniatures et de petites capotes métalliques réglables. Il enfonça dans l’urètre de chacun des deux hommes suspendus par les pieds une chandelle qu’il maintint en place en ajustant par-dessus le gland les petites coupoles de métal. Comme Gilbert n’avait pu supporter cette intrusion de son intimité sans lâcher un cri, on lui imposa aussitôt le port d’une muselière, pour s’assurer de ne plus entendre ses disgracieux couaillements de goret. Puis Denis reprit son fouet et s’exécuta: la tresse de cuir siffla dans l’air avant de s’abattre avec un bruit clair sur les fesses bondissantes de Gilbert et sur celles, moins bien matelassées de Robert, qui l’apprécia davantage que son compagnon d’infortune.

Le Maître fit alors signe à Denis de s’approcher. L’esclave obéit; deux mains potelées et gantées baissèrent alors la fermeture éclair de sa veste et de son pantalon. Monsieur Cuir accrocha des chaînes aux anneaux qui perçaient les mamelons de Denis et, après avoir extirpé son pénis de la braguette, se saisit d’une lanière de cuir qu’il noua à l’anneau de l’étire-couille de son esclave. Il enveloppa enfin la verge de ce dernier dans un tube de cuir traversé de pointes acérées, gadget réservé au seul usage de Denis et qui se refermait au moyen de boutons-pression.

— La cravache!

L’esclave s’exécuta, malgré les douleurs cuisantes qu’il ressentait aux mamelons et aux couilles étirés à l’extrême: Monsieur Cuir avait en effet enroulé à son poignet gauche l’extrémité des chaînes et de la lanière qu’il venait de raccorder au corps de Denis. Et pendant que ce dernier s’éloignait à nouveau du trône pour labourer du fouet les dos et les reins des victimes pendues par les pieds, le Maître s’amusa à leur bleuir le sexe à petits coups répétés de cravache, tout en les faisant valser au bout de leur trapèze improvisé.

Cela ne devait pas durer longtemps; l’homme aimait la variété. Lorsque les peaux furent zébrées à son goût - et comme il s’agissait de néophytes, il fallut peu de temps - il ordonna qu’on redescende ses poupées du plafond et qu’on les enchaîne face à face, l’une au dessus de l’autre, à la table. Auparavant, il demanda toutefois qu’on lui serve une autre bière, qu’il avala d’un trait, pendant que ses trois adorateurs faisaient reluire son cuir de leur langues.

— Capotes pour tout le monde !

En fait, cet ordre ne s’appliquait qu’aux trois «invités». Le Maître n’en portait que rarement; ses trois anneaux les auraient rapidement déchirées. La plupart du temps, d’ailleurs, il se contentait de se masturber. Il lui fallait une pièce de choix pour se mêler en personne à l’action. Mais les condoms chez Monsieur Cuir étaient d’un genre différent de ceux auxquels les gens ordinaires sont habitués. Ils consistaient en doigts de gants de travail caoutchoutés, assez rugueux merci, dont on changeait toutefois à chaque nouvelle opération et qu’on maintenait en place à la base de la verge à l’aide de vieux lacets de bottines.

Denis débarrassa donc ses amis de leurs glands métalliques. Le plus difficile fut de leur retirer les chandelles qui s’étaient peu à peu enfoncées dans l’urètre. L’opération fut particulièrement délicate dans le cas de Robert: seule la mèche dépassait encore de la verge. Comme il s’était montré le plus coopératif des deux, Robert se retrouva enchaîné à la table au-dessus de Gilbert et fut chargé d’enculer la bête musclée. On l’arrêta toutefois avant qu’il n’atteigne l’orgasme. On changea alors son «condom» et on remplaça sa verge dans le cul doré et fraîchement rasé de Monsieur Muscle par un godemichet réglable que le Maître pouvait, à sa fantaisie, gonfler et allonger à l’aide d’une pompe, une fois qu’il était en place. Gilbert resta enchaîné à la table et Robert fut amené à quatre pattes au pied de l’estrade où Denis lui commanda, sur ordre du Maître, de l’enculer à son tour pendant qu’il nettoyait de sa langue déjà noire les semelles du Grand Khan.

C’est alors seulement que la queue royale prit pour la première fois du volume et que son propriétaire commença à se masturber, agitant du même coup toutes les chaînes, chaînettes et lanières reliées à son anneau et à son poignet, de sorte que chacun de ses serviteurs était ainsi prévenu du rythme de ses mouvements. Lorsqu’il les sentit sur le bord d’éclater, il fit une nouvelle pause. Des geignements s’échappèrent de toutes les bouches, même de celle de Gilbert, pourtant encore muselé.

— Qu’on amène aussi ce chien-là!

À contre coeur, Denis libéra la queue de Robert qui lui avait si bien rempli le cul, détacha Gilbert et le traîna en laisse jusqu’au trône. Le Seigneur se leva, présenta son derrière, baissa une fermeture éclair et exposa son trou de cul poilu; il appuya sa poitrine sur la cuvette. Denis devina le reste. Il changea encore une fois la «capote» de Robert, lui fit gravir deux marches et guida sa queue dans l’ouverture royale; puis il enfila sa «grande salope» et ordonna à Gilbert, toujours derrière lui sur le plancher des vaches, de l’enculer.

Encore une fois, le Maître marqua le tempo de ses mouvements masturbatoires et les quatre hommes se déchargèrent presque simultanément. La semence du Maître éclaboussa le pied de la cuvette. Sans relâcher son emprise sur ses trois serfs, il se pencha et, de sa langue épaisse, recueillit son sperme en sapant. Lorsqu’il fut rassasié, il s’écroula et s’endormit sur place. Alors seulement, Robert dégagea son sexe; Denis et Gilbert l’imitèrent et se libérèrent enfin de leurs harnachement. Sur la pointe des pieds, ils quittèrent l’appartement et ne se rhabillèrent que dans l’escalier, encore sous le choc de cette séance peu commune.

— Wow! quand est-ce qu’on remet ça? demanda Robert.

— Ta gueule! Tu veux quand même pas le réveiller, murmura un Gilbert plutôt secoué, qui ne savait pas encore s’il avait aimé être humilié de cette façon.

— Faites pas les caves, vous deux, si vous tenez à revenir... Pis comme je vous connais, je suis sûr que vous demandez pas mieux. Allez, on y va...


Le «loft de Monsieur Cuir» est extrait du livre Samedi Chaud de G. Jean. Ce livre est disponible à la boutique Priape ainsi qu’à la librairie L’Androgyne. Compte tenu des contraintes d’espace imposées par la revue le chapitre en question a été légèrement retouché et amputé de certains passages.


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