Le monteur de ligne

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Volume 1 — Numéro 6

Texte d'archive:


Archivé de: Zipper – Volume 1 – Numéro 6
Date de parution originale: Janvier-Février 1995

Date de publication/archivage: 2010-08-13

Auteur: Boots
Titre: Le monteur de ligne
Rubrique: Fait vécu

Note: Ce texte a été reproduit sur l'archive avec l'autorisation de Zipper (2000 - Contact: jeandenis@microtec.net)

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Je ne suis pas très âgé, mais ma vie a été passablement aventureuse jusqu'à l'âge de 32 ans. Je suis maintenant casé. Après une période débridée, truffée d'aventures tumultueuses, j'ai décidé de faire comme tout le monde, c'est-à-dire de travailler et avoir un emploi stable. J'ai postulé comme monteur de ligne pour Hydro-Québec. Ce métier m'attirait surtout à cause du style d'homme qui occupe ce genre d'emploi. J'adore les gars qui ont l'allure très virile. De plus, le monteur de ligne doit porter certains équipements de sécurité qui ne laissent pas mon entrejambe indifférent. En dernier lieu, quand celui-ci grimpe dans un poteau, c'est un peu comme s'il montait le long d'un énorme pénis pour aller le sucer. Vous me direz que c'est peu valable comme motifs pour choisir une carrière, peu importe, c'est ce qui m'a poussé à adopter cette job que je considère comme un beau mariage entre l'utile et l'agréable.

J'ai dû suivre un cours spécialisé avant qu'on m'envoie travailler en région, sur la Côte-Nord. Éloigné des grands centres, je devais m'abstenir de sexe avec les hommes. Cependant je descendais en ville assez régulièrement pour aller me vider les couilles. D'abord il s'agissait de connaître le «terrain de chasse» avant de s'aventurer trop loin. Toutefois, je savais qu'il me faudrait peu de temps pour étudier la faune locale qui, avec un peu de chance, saurait amplement satisfaire mes «bas instincts».

Le gars avec qui j'étais jumelé s'appelait Rosaire. Je m'entendais bien avec lui, on faisait une bonne équipe. Il avait 38 ans, bien bâti, cheveux grisonnants, marié évidemment, trois enfants. Les choses n'allaient pas très bien entre lui et sa femme. Elle criait continuellement après Rosaire, rien ne faisait jamais son affaire, il avait tous les défauts du monde, bref, il n'y avait qu'elle qui valait quelque chose. Je me demandais comment il faisait pour endurer une telle chipie, jour après jour.

Refoulé comme il l'était, il avait un peu tendance à adopter des attitudes très très machos. Ce qui n'était pas sans me déplaire. Je le trouvais pas laid du tout. Il portait superbement bien ses belles grosses bottes de monteur de ligne et elles lui allaient comme un gant. Son comportement changeait quelque peu lorsqu'il les portait, il semblait encore plus mâle et sa démarche devenait encore plus virile. Ne serait-ce que pour cela, il était attirant. Mais, pas question d'y toucher! Il avait une sainte horreur des suceux d'cul, comme il disait. Les homosexuels étaient une hantise pour lui. Il en voyait partout et passait toutes sortes de remarques fort désobligeantes sur eux. C'était en fait son gros défaut. Par chance qu'il ne me connaissait pas mieux, on n'aurait jamais été copain comme on l'était.

Un jour, en fin d'après-midi, alors qu'on revenait au garage avec notre camion, il vit un jeune homme sur le trottoir qui était habillé à la dernière mode. Ce ne fut pas long qu'il a passé une remarque sur le pauvre individu. Oh, la la, Rosaire avait la dent dure! C'est alors que je lui ai dit:

— Cesse, Rosaire! On dirait une véritable obsession, tu vois des tapettes partout.

Il a vivement réagi et m'a vite demandé:

— Coudon, toé. Es-tu d'accord avec ça?

Ce à quoi je répondis:

— Ça ne me dérange pas, et toi non plus ça ne devrait pas te déranger parce qu'ils ne t'ont jamais importuné...

J'aurais pu continuer en lui disant qu'à mon avis ceux qui les haïssent le plus en sont eux aussi - très souvent - mais qu'ils s'ignorent et refoulent leurs sentiments réels. Mais je n'ai pas osé. Je ne voulais pas créer de problèmes entre lui et moi, surtout que l'on s'entendait plutôt bien au départ. Il fut néanmoins surpris de ma réponse. C'est alors que j'ai osé lui demander:

— As-tu déjà essayé ça pour être si rébarbatif à ces gens-là?

Sa réponse fut vive et quelque peu explosive.

— Tabarnak! Pour qui tu m'prends? Ça serais-tu que tu zigonnes avec du monde de même? T'as l'air pas mal libéral sur la question...

Voilà une rebuffade à laquelle je ne m'attendais pas. Je lui répondis tout de même:

— Je suis plutôt du genre à essayer n'importe quoi, au moins une fois. J'ai toujours été comme ça sur tous les plans. D'habitude, quand je dis non à quelque chose, c'est que je l'ai déjà expérimentée et si je la refuse, c'est parce que ça ne me plaît pas. Alors je dis non.

On était rendu au garage et c'est sur cette réponse vague, incomplète et évasive que nous nous sommes quittés.

Il n'en resta pas là. Le lendemain en se rendant sur notre lieu de travail, il me fit la remarque que je n'avais pas vraiment répondu à sa question la veille.

— As-tu essayé ça, toi, oui ou non?

Pourquoi insistait-il ainsi? Je lui répondis:

— Si je te dis oui, tu ne me croiras pas et si je te dis non, ça va être pareil, alors quelle réponse préfères-tu?

Il y eut un moment de silence et il ajouta:

— Je suppose que pour parler comme tu parles, que t'as aimé ça? As-tu sucé le gars ou si c'est toi qui t'est fait sucer?

J'ai répondu en riant:

— Les deux mon Rosaire, les deux.

Ce fut le silence pour le reste du trajet. Je trouvais particulièrement intriguant le fait qu'il m'interroge tant sur ma sexualité. Je décidai donc d'exploiter le filon.

La journée s'est passée à peu près comme d'habitude. Rosaire ne savait plus si j'avais dit la vérité ou si j'avais fait une farce plus tôt le matin. Je le surprenais à me regarder du coin de l'œil d'un air inquisiteur. Il n'osa pas me reparler de la chose parce que deux autres monteurs de lignes travaillaient avec nous. Je ne perdais rien pour attendre puisqu'une fois tous le deux seuls dans le camion, il reprit de plus belle:

— J'aimerais ça en avoir le cœur net avec toi, Jess. Je te promets que je vais être muet comme une tombe la-dessus. As-tu déjà essayé ça avec un autre homme ou pas?

— Rosaire, je te l'ai déjà dit...

Il me coupa la parole.

— J'l'sais! j'1'sais! mais t'as pas répondu...

À mon tour de le couper.

— Oui Rosaire, j'ai essayé ça, pis j'ai aimé ça!

La réplique ne se fit pas attendre:

— Ah! mon hostie, t'es une tapette!...

— Non Rosaire, c'est pas parce que tu suces une queue une fois que t'es tapette. À part de ça, le gars que j'ai sucé était ben viril et de plus, il était marié. Il n'avait vraiment rien d'un efféminé.

Encore une fois, nous arrivâmes au garage et la conversation dut prendre fin.

Son obsession refît vite surface, pas plus tard que le lendemain matin.

— Comme ça t'as essayé ça pis t'as aimé ça, hein, mon hostie d'tapette?

— Oui, mon beau Rosaire, pis je recommencerais à part de ça, mais pas avec n'importe qui par exemple, tu peux être certain de ça, pas avec n'importe qui.

Surpris, il rétorqua:

— T'es tapette pis tu fais un choix? D'habitude les gars comme toi sautent sur n'importe qui?

Quel manque de discernement! Patiemment, je répliquai:

— Rosaire, je te l'ai dit, j'ai des préférences et ce, comme tout le monde. Je serais prêt à le refaire, mais avec un homme, un vrai mâle. J'vas même aller plus loin que ça Rosaire, je s'rais même prêt à essayer ça avec toi parce que t'es un vrai mâle viril, pis en plus, t'es mon chum. À part de ça mon Rosaire, quand t'as une paire de lèvres autour de ton gros batte pis que t'as les yeux fermés, comment peux-tu dire si c'est un homme ou une femme qui t'suce? Une paire de lèvres, c'est une paire de lèvres, oublie pas ça mon Rosaire. Au bout du compte, ça fait pas de différence. Ça te fait venir pareil.

C'est ainsi que j'ai mis fin à mon envolée oratoire en lui donnant une couple de petites tapes amicales sur les cuisses au moment où on arrivait sur le chantier. Tout ce que j'avais dit avait rendu mon compagnon des plus silencieux. Il ne parla pratiquement plus.

En fin de journée, juste avant que l'on termine et que l'on retourne au garage, il descendit du poteau où il s'affairait. Il portait bien évidemment tous les équipements du parfait monteur de ligne: ses grosses bottes de monteur et ses éperons de grimpeur, son couvre-tout, son casque de sécurité, ses gros gants de rubber montant jusqu'aux coudes et recouverts de protecteurs de cuir, ainsi qu'une grosse ceinture d'outils de 5" de large. Il s'appuya contre le camion, essoufflé, les bras et les jambes croisés. J'étais moi aussi habillé comme lui, puisque je venais de faire le même travail. Je vins près de lui. J'ai mis ma main sur son épaule et lui demandai:

— Ça pas l'air de filer mon Rosaire...

Il resta muet. J'ai passé ma main dans son dos comme pour l'encourager et le réconforter. Il me laissa faire.

— J'l'sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas, dis-le moi, j't'ai fait confiance l'autre jour, c'est à ton tour.

Je continuais à lui parler et à le questionner. J'entrepris de descendre ma main jusqu'à ses hanches puis, jusqu'à ses fesses. Il ne broncha toujours pas. Je cessai de parler. Lentement, très lentement, je me suis rapproché de son entrejambe qui, maintenant, accusait une érection indéniable. De toute évidence, il désirait ce moment. Il regardait dans le vide, jouant les absents. Ainsi, par la suite, il pourrait prétendre ne pas avoir consenti.

Je devins alors plus audacieux, je lui ai flatté son gros paquet. Il a décroisé ses jambes pour me donner un meilleur accès. Je me suis mis à genoux en face de lui et j'ai commencé à mordiller sa grosse queue à travers ses vêtemnts. Il émit des petits gémissements étouffés, il commençait à aimer ce que je lui faisais. Il a décroisé ses bras et a plaqué ma tête contre lui. Plutôt que d'y aller tout de suite au sexe, je descendis plus bas, jusqu'à ses belles grosses bottes munies d'éperons de grimpeur. Il réagissait peu, mais positivement. Il était, je crois, content de voir que la chose arrive, comme s'il en avait déjà eu le fantasme bien qu'il dit trouver que c'était, pour lui, trop pervers. Puis, je suis remonté vers sa queue que j'ai libérée lentement de son enclave. Quel beau bijou de virilité! D'une belle grosseur pour être prise dans la bouche assez facilement, longue et effilée, bien ronde, ferme, juteuse, gonflée et rigide comme une barre de métal. J'ai couvert légèrement le bout de son membre de petits baisers amoureux et chauds. Il est devenu encore plus bandé et a poussé de longs gémissements. J'ai pris ses gosses dans ma main gantée et j'ai tiré un peu dessus. J'ai soudainement avalé son sexe, d'un coup sec. Il a poussé un grand cri et d'un coup de hanches vers l'avant.

J'ai senti son gland s'enfoncer au fond de ma gorge. Il a pris ma tête entre ses mains et a commencé à me fourrer dans la bouche. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il est venu. J'avalai avec délectation une quantité incroyable de son essence de virilité. Il y avait un certain temps qu'un homme ne m'avait récompensé ainsi. Quant à Rosaire, il était évident que ça faisait belle lurette que sa femme ne le satisfaisait plus. Je savais aussi, hors de tout doute, que je l'avais excité comme il ne l'avait probablement pas été depuis fort longtemps. En tout cas, ce n'était pas sa femme qui lui procurait de telles sensations. J'étais bandé moi aussi mais je n'étais pas venu, je n'avais même pas sorti ma queue pour me crosser. Peu importe. Je l'avais eu, mon homme.

Il s'est vivement retiré, évidemment très gêné de ce qui venait de se produire. Il n'osait pas croiser mon regard. Je compris que le mieux à faire était de me taire pour l'instant. Puis on a pris la direction du garage. Arrivé, il a rangé ses affaires sans parler à qui que ce soit, le regard bas et fuyant, comme si c'était écrit: «Je viens de me faire sucer par un homme» sur son front. Il avait sûrement la certitude que tout le monde savait ce qui venait de se passer. La journée était terminée. Il disparut très vite. Heureusement, c'était la fin de semaine, il aurait deux jours pour se remettre de son écart de conduite.

La semaine suivante, il était évidemment distant. Il me parlait peu, encore moins de sexe.

Le jeudi après-midi, bien que l'on ait travaillé assez près des zones habitées, il s'est dirigé vers l'endroit où je l'avais initié au sexe au masculin. J'ai compris qu'il voulait que je le suce à nouveau mais qu'il n'avait pas le courage de me le demander. Au volant du camion, je lui mis la main sur la cuisse. Il s'est immédiatement écarté les jambes de façon à me laisser une belle marge de manœuvre pour rejoindre sa queue. Rendu sur place, il stationna le véhicule.

Vivement, il s'est retourné vers moi en plaçant son pied botté sur le siège, comme une invitation à manger ses belles grosse bottes. Je m'exécutai sans mot dire. Pendant que je les léchais, il a sorti sa queue bandée et s'est mis à se crosser. Il a rapproché son pied de son entrejambe où j'ai pu lécher sa queue un peu, mais pas longtemps. C'est sa botte qu'il voulait que je lèche et c'est ça qui semblait l'exciter. Il se masturbait avec énergie et tout à coup, il s'est cambré, a crié et j'ai senti un chaud liquide m'éclabousser la face. Encore une fois, il remballa le tout rapidement, me laissant sur mon appétit. J'avais misé juste, il aimait les hommes et avait toujours refoulé ses désirs.

Au milieu de la semaine suivante, au même endroit, vers la même heure, le même manège se reproduisit. Sauf que cette fois-ci, il débarqua du camion et commença à revêtir le même équipement qu'il avait mis la première fois. Il se planta debout près du camion, baissa son pantalon et d'une voix rauque me dit:

— Suce-moé...

Je sortis ma queue bandée de mes culottes et je m'approchai de lui. Je le regardai droit dans les yeux et lui dit:

— Rosaire, c'est pas tout à fait comme ça que ça se passe. Vois-tu, ça fait deux fois que je te suce et que tu me laisses en plan. Moi aussi, j'ai besoin de sentir une bouche ben virile autour de ma queue. Il est temps que t'essaies ça mon Rosaire. C'est toi qui va me sucer pour commencer, pis si c'est bon, là j'vas te manger l'cul, pas avant. À genoux mon Rosaire, pis fais-toi aller!

— Écoute Jess, ch'us pas comme toé, moé, j'ai jamais fait ça.

Ce à quoi je répondis:

— Y'a toujours une première fois pour faire quelque chose, pis là tu vas en essayer une nouvelle. C'est en innovant qu'on peut voir si on aime ça, pis j'l'sais, tu vas aimer ça, c'est certain. Vas-y tranquillement, tu vas voir que ça va ben aller.

Timidement, incertain, il s'est mis à genoux et je lui ai dit:

— Premièrement, tu vas flatter mes grosses bottes, vas-y essaie, tu vois, c'est pas difficile. C'est beau, une belle grosse botte, regarde si c'est viril. C'est ça, flatte-les ben comme il faut. Aimes-tu ça Rosaire?

Il avait le regard fixé sur mes pieds et il ne pouvait plus s'en détacher. Il hochait de la tête en grognant.

— Là, je sais que tu les aimes mes belles grosses bottes. Tu les aimes assez pour leur faire l'amour, tu veux les sentir, hein? Approche toi, pis sens-les comme elles sentent bon le cuir et le mâle.

Il était des plus obéissants et répondait à toutes mes demandes.

— Défais un peu le lacet et respire dans ma botte, respire le mâle, mon Rosaire! Ça sent bon, hein Rosaire? Aimerais-tu ça y goûter à mes bottes, mon Rosaire? Goûtes-y à mes belles grosses bottes, mon Rosaire. Passe ta langue dessus, liche-les Rosaire, c'est ça mon Rosaire, liche-les partout. Ça te fait bander, hein mon cochon? T'aimes ça bander sur une paire de bottes d'homme, hein mon Rosaire? T'aimerais-tu ça te crosser sur mes belles grosses bottes pis te passer la queue dessus, hein Rosaire? Passe-la, ta queue sur mes bottes, envoye Rosaire, passe ta queue partout, c'est ça, mon Rosaire, Ça te fait bander dur de te passer la queue sur mes bottes, hein Rosaire? Tu vois, c'est pas compliqué, pis c'est bon. Une queue, c'est aussi simple à sucer qu'une paire de bottes. Veux-tu essayer maintenant?

Il fit un signe de tête affirmatif. Il était prêt pour une queue. Un peu gauche, extrêmement excité et bandé, il était irrésistiblement attiré et il ne pouvait plus s'arrêter, il lui fallait aller au bout de lui-même et de cette expérience. J'allais le guider dans l'exploration de ses fantasmes les plus refoulés et les plus intimes.

— Prends ma queue dans ta main, c'est ça, flatte-la, passe ta main partout sur ma queue, ouf! c'est bon Rosaire, continue comme ça, crosse-la tranquillement. Wow! que c'est bon!... AH! mon Rosaire, c'est bon ce que tu me fais, continue comme ça! Approche ta bouche de ma queue, liche le bout tranquillement, c'est ça. AAAAAAAAH! Ouf! Que c'est bon Rosaire, lave-moi la queue, tu fais ben ça mon cher Rosaire, continue comme ça...

Il apprenait vite et c'était merveilleux de se faire sucer par cette conquête interdite. De plus, il était évident que Rosaire prenait plaisir à découvrir ce nouveau jeu.

— Baise mes bottes Rosaire, j'veux que tu viennes sur mes bottes, arrose-les ben comme il faut. Enduis-les de ton sperme.

Il continuait à me sucer tout en se crossant sur mes bottes de monteur. Il était sur le bord de venir et je l'ai très bien senti. Il a voulu se retirer la tête pour mieux se masturber mais je l'ai retenu, je voulais lui venir dans la bouche avant qu'il ait la chance d'éjaculer. Dans un cri de soulagement, j'explosai au fond de sa gorge. Il en fut surpris, il tenta de se retirer mais il était un peu tard; les dernières giclées s'écoulèrent sur son visage. Il vint au même moment. Sa semence propulsée avec force dégoulina sur mes chaussures.

Il était toujours à genoux à reprendre son souffle, je lui ai tendu la main pour le relever et une fois debout, je l'ai enlacé tendrement. Alors, je lui ai dit:

— Tu vois, Rosaire, c'est pas si pire que ça un homme, surtout ceux qui aiment les bonnes bottes, hein Rosaire?

J'étais ravi de cette expérience mûrement préparée et qui avait rapporté des dividendes au-delà de mes espoirs les plus fous. Une fois rendu dans le camion en route pour le garage, Rosaire a engagé la conversation:

— Je pense que tu ne m'as pas dit la vérité, j'suis certain que t'as fait ça très souvent, pas vrai?

— Oui Rosaire, mais je ne pouvais pas te le dire. Toi, tu l'avais jamais fait, mais je savais à coup sûr que tu rêvais d'essayer. Tu en parlais trop pour que ça ne cache pas quelque chose, mais t'avais peur de passer pour ce que tu redoutais... Je peux te le dire maintenant, je n'ai jamais touché à une femme de ma vie, j'en suis incapable, j'suis même pas capable de bander en voyant une femme toute nue. Mais un gros mâle en grosses bottes me fait capoter, comme c'est pas possible. J'ai besoin d'un homme en bottes, rien d'autre.

Mes échanges avec Rosaire ont continué à être empreints de confidences de toutes sortes. Il se confiait beaucoup à moi et me racontait toute les misères qu'il vivait avec sa femme. Elle ne lui donnait plus de sexe depuis longtemps et c'est avec moi qu'il se satisfaisait. Je ne m'en plaignais surtout pas, j'étais si bien dans ses bras. C'était mutuel, cette bonne entente. En fait, oui, on était amoureux, on ne pouvait plus se passer l'un de l'autre. Mais mon cher Rosaire était pris par les liens du mariage. De plus il croyait que sa femme était au courant qu'il se passait quelque chose de pas normal entre nous.

On se voyait donc en cachette. On se faisait l'amour dans le plein sens du mot. Nos équipements de sécurité faisaient autant partie de notre rituel amoureux que de notre travail, surtout nos bottes, bien sûr, mais aussi tout le reste, comme la première fois. J'ai initié Rosaire à toutes sortes de variantes. Il voulait tout essayer et, comme il le disait lui-même, il désirait reprendre le temps qu'il avait perdu dans les bras des femmes.

Un soir à la fin du travail, Rosaire m'invita à aller prendre une bière à la maison. Il me dit que sa femme était partie au chalet avec les enfants et qu'on serait tranquille pour une petite soirée d'amoureux. J'ai accepté l'invitation sans me faire prier. On s'est vite retrouvé dans les bras l'un de l'autre. On s'est longuement embrassé en se serrant et en s'étreignant amoureusement. Puis, on s'est rendu dans la chambre à coucher. On a tout enlevé, mais on a remis nos grosses bottes et nous sommes tombées sur le lit conjugal. J'étais si heureux d'être dans les bras de Rosaire et dans le lit qu'il partageait normalement avec sa femme.

Collés l'un contre l'autre, bouche contre bouche, ventre contre ventre, pectoraux contre pectoraux, queue bandée contre queue bandée, les jambes entremêlées, nos mains parcouraient les moindres recoins de l'anatomie de l'autre. Rosaire me disait des mots tendres. Rosaire m'a demandé qu'on se fasse l'amour très virilement. Il voulait me sucer en se mettant à mes genoux, il voulait me sentir au-dessus de lui, il voulait me faire tripper en bottes et lui tripper sur les miennes.

Je me suis levé et me suis placé debout au pied du lit, les jambes légèrement écartées et les genoux légèrement fléchis, le bas de la ceinture pointant vers l'avant, bien botté de mes bottes de monteur de ligne et mon casque de l'Hydro sur la tête. C'est dans la même tenue que mon cher Rosaire s'est mis à genoux devant moi et qu'il a commencé à me tourmenter de sa bouche maintenant experte, en me retenant par les cuisses et en me tapant rudement les fesses.

C'est à ce moment-là que j'ai cru voir une ombre dans le corridor menant à la chambre. J'ai pensé que c'était le fruit de mon imagination, mais en regardant bien par le jeu de deux miroirs, j'ai bel et bien vu quelqu'un qui se faufilait. J'ai eu envie d'en avertir Rosaire. Mais avant que je n'aie eu le temps de le lui dire, je réalisai l'évidence. C'était sa femme! Elle se cachait, certaine de n'être pas vue. Je me suis dit que c'était l'occasion inespérée de libérer mon cher Rosaire de son emprise. Il était évident qu'elle s'était douté de quelque chose et qu'elle entendait s'en assurer. Elle avait donc laissé croire qu'elle était au chalet alors qu'elle voulait mesquinement nous prendre en défaut. Elle allait être servie et ce, au-delà de ses attentes.

— Ah Rosaire!, J't'aime Rosaire! Tu suces ben, mon amour! Ah Rosaire, j'te veux! Suce-moi! Ostie qu'c'est bon Rosaire! Continue, suce-moi, tu vas me faire venir Rosaire! Tu m'excites quand tu t'crosses sur mes bottes. Que t'es un homme, toi, mon Rosaire! Calvaire, que tu connais ça, toi, une grosse queue bandée. Tu sais quoi faire avec une queue dans ta bouche, hein mon Rosaire? T'aimes ça sucer un grosse queue bandée, hein mon Rosaire? C'est bon un homme hein? J'vas t'v'nir dans la face pis j'vas t'en mettre partout. C'est bon du bon jus d'amour, hein mon Rosaire?

Je me laissais vraiment aller. C'était sincère aussi, très sincère et plus j'en disais, plus Rosaire jouissait, se lamentait et laissait voir très clairement qu'il adorait par-dessus tout ce qu'il me faisait. Sa femme ne devait pas en croire ses yeux ni ses oreilles. J'anticipais le moment où elle allait éclater. Je me suis retiré de la bouche de Rosaire et lui ai fouetté le visage de ma queue gonflée à bloc, sur le point de laisser jaillir son flot viril.

— J'vas v'nir dans ta face, j'vas t'montrer c'est quoi un vrai mâle. J'vas t'arroser de mon bon jus d'amour, j'vas t'montrer comment que j't'aime mon beau Rosaire! AAAHHHHHHH!!!!!...

Je me suis vidé la poche dans sa bouche ouverte qui ne demandait qu'à recevoir mon offrande virile. Comme d'habitude, excité par mon excitation, Rosaire est venu pratiquement au même moment.

Comme si elle avait attendu la fin de la projection avant de s'indigner, l'espionne vociféra telle une furie:

— Rosaire, je l'savais que t'en étais une de ces affaires-là. Y'é pu question qu'un cochon comme toi mettre la patte sur moi. JE TE QUITTE À TOUT JAMAIS!

Elle claqua la porte, certainement fière de son esclandre. Rosaire, éberlué, prit quelques minutes à se resaisir. Il me regarda, haussa les épaules et fit cette simple remarque:

— Bon, ben, j'pense que c'est réglé. Les explications ne seront pas nécessaires...

Ça fait déjà plusieurs années que nous vivons ensemble. Ça ne semble pas devoir s'arrêter, nous sommes heureux comme ni l'un ni l'autre ne l'a jamais été. L'important, c'est d'avoir quelqu'un à aimer et moi, j'ai mon Rosaire qui remplit ma vie de son amour passionné.