Le petit Obus de Marcel Prout


Le petit Obus de Marcel Prout
Texte paru le 2012-04-04 par BandeFM   
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Oui, je me surprends à onze heures du soir, penché sur son visage, mon bras droit entourant tendrement et fermement sa tête, demander à Fabien d’ouvrir avec confiance sa bouche et d’y laisser tomber amoureusement une coulée de salive en le regardant les yeux dans les yeux puis de s’embrasser langoureusement. Dans mon rêve nocturne.

Oui, je me surprends à minuit à tenir ma bite en main, dure à son maximum et à me toucher en me rappelant mon rêve de m’approcher du cul de Fabien qu’il a eu la politesse de ne pas torcher, considérer le cadeau qu’il m’a laissé, sa forme et sa matière, et d’un revers de main bien en étaler l’ épaisseur sur les deux flancs de sa raie pour dégager son trou du cul encore un peu chaud et de pointer ma langue vers sa rose palpitante, d’en lécher la matière, la savourer peut-être pour en dégager la couleur rose ou chair. Puis mettre un doigt dans son trou du cul pour toucher son étron et me la porter à la bouche, si elle n’est pas trop couverte. Somme toute bien aimer nettoyer son cul par ma langue, ma bouche et mes mains, le nettoyer. Parce que j’aime ça. Dans mon rêve nocturne.

Oui, je me surprends à une heure du matin à désirer enculer Fabien dont le cul est trop-plein pour lui donner le plaisir physique que cela fait quand on se fourre en état de ras-le-bol. Dans mon rêve nocturne.

Oui je me surprends à deux heures, me touchant, à prendre un peu de merde, mais un peu seulement, pour, de mon index, en badigeonner amoureusement ses deux lèvres pour y déposer un baiser langoureux, les yeux dans les yeux, tout en palpant sa queue.

Oui, je me surprends à trois heures, tout bandant, d’être à ses genoux, lui debout et d’attendre le moment propice où sa pisse commençant à sortir je me jette sur sa queue pour absorber tout entier toute la substance de mon adoré qui me regarde le faire et me fait à la fin le cadeau d’un baiser en me disant je t’aime. Dans mon rêve nocturne.

Oui, je me surprends à quatre heures du mat’ , me touchant, d’être à ses pieds, d’ouvrir grandes mes lèvres, lui de placer son sexe dans ma bouche, moi d’attendre quelques instants jusqu’au tressaillement ou durcissement de sa queue, prélude au flot qui passe, pour le sentir enfin me déverser dans le creux de ma bouche son jet comme en une fontaine et le sentir, son filet d’urine couler à flots saccadés le long de ma gorge jusqu’à plus soif. Dans mon rêve nocturne.

Oui, je me surprends parfois, à cinq heures, entendre mon Fabien se lever pour aller se vidanger et moi de lui dire « pas la peine », d’ouvrir grande la bouche, lui de me la mettre et de se laisser aller à pisser dans ma gueule jusqu’à la dernière goutte et puis se recoucher. Et aimer l’avoir fait, comme de naturel. D’en bander. Dans mon rêve nocturne.

Oui, je me surprends parfois, à six heures, me touchant, de vouloir le branler ou bien le sucer après qu’il se soit essoré la vessie en insistant voluptueusement sur l’humidité de son gland encore tout luisant.

Oui, je me surprends parfois à sept heures du matin, tout bandant, à prendre dans la paume de ma main une plâtrée de sa merde crémeuse et de l’étaler sur son corps et sa bite puis de s’enlacer et de s’embrasser en s’étalant bien puis de le lécher comme le ferait la vraie mère louve sur son louveteau car c’est elle qui le nettoie en le léchant car le petit ne sait ni uriner ni déféquer seul. Dans mon rêve nocturne.

Tout ceci ce ne sont que fantasmes réels.

Tout ceci me fait donc bien bander et pourtant me fait peur.

Et idem pour ce qu’on appelle l’intergénérationnel. L’inceste est bien ? Bien sûr que non mais alors comment comprendre que quand nous nous le jouons à le vivre cela nous fait bander, cela fait battre notre cœur, cela nous fait pleurer. Mouiller nos yeux de larmes retenues et nos glands bien gonflés de sèves contenues ? Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’inceste mais d’amour entre deux êtres, un papa et son fiston, une maman et son garçon. Les plaisirs que nous en tirons dans nos cœurs, dans nos bites et dans nos fions nous le méritons bien ! Pour faire enfin la nique à nos pères respectifs qui n’auront été des papas que de noms ! Pour que passe par le physique le plus grand amour entre une maman absente et son petit bout d’chou de vingt, trente ou quarante ans.

Si tout cela nous fait bander c’est que cela signifie quelque chose.


Car pour moi, la pisse et la merde en sont vraiment et ce n’est pas ça du tout qui me fait kiffer. Je me contrefous de mes matières et de celles des autres. Pouah ! Parce que je ne me considère pas du tout comme quelqu’un qu’on pourrait badger, tatouer ou estampiller en lui disant « bienvenue au club ! » Je déteste le crad’, les odeurs trop fortes et les pissotières malpropres me font vomir et avoir des hauts le cœur. Les cuvettes de water ne me font pas sniffer. De cela je n’y peux rien. Et je m’en fous.

Faire l’amour malgré, avec, par et peut-être grâce à tout cela.

Alors, pourquoi ça me fait bander ? Pourquoi j’en ai envie, du moins d’essayer ? Pourquoi j’en suis tenté ? Parce que je ne le conçois que dans une relation très confiante et intime avec quelqu’un que j’aime et qui m’aime. Et non pas comme soumission, humiliation ou dégradation au physique comme au moral. Body-art oui. Cuvette des wc , non, sauf à appeler le 035 !

Parce que je n’en fais pas des choses mais des relations avec quelqu’un.

À mes yeux c’est un fantastique acte d’amour que d’attendre la pisse qui vient, de l’homme que j’aime. C’est un merveilleux acte d’amour que de se nettoyer et se lécher nos emmerdements.

Oui, c’est aussi bien et fort que de se faire l’amour tradi ou conventionnel. Par certains côtés c’est même parfois mieux ou du moins plus fort, peut-être. Parce que s’y peut lire mieux l’acte d’aimer sans passer forcément par nos bandaisons, nos enculades et nos comparaisons.

Plus de qualité que de quantité ? L’on peut concevoir un rapport sexuel qui ne soit qu’un tirage de coup entre deux. Je ne conçois pas ce type de rapport sans une très forte intimité, sans un profond amour qui confine à la fusion des êtres par le partage des corps. Dans le rapport sexuel il y a toujours le côté envie de jouir de sa queue, dans sa dimension physiologique et psychologique, tandis que dans les rapports uk il pourrait y avoir mieux dessinée la dimension de fusion et de partage amoureux.

Dans le rapport tradi il n’est pas impossible que ce soit la bandaison qui soit au centre et qui fasse tourner la machine tandis qu’ici le fait de bander bien et fort ne serait que le signe de l’amour qui passe et du plaisir qu’on prend. Un signe seulement et pas une fin en soi. Inversion des rôles et des priorités pour mieux mettre la personne au centre ?

Or de tout cela je suis quasi vierge.

Qui aura le privilège de m’en dépuceler ?

Qui serait suffisamment indulgent et patient vis-à-vis de moi pour l’accepter ?

Qui serait assez intelligent pour tolérer un échec sans pour autant m’y abandonner ?

Existe-t-il encore des gens comme cela sur Paris ?

Je crois qu’il en existe au moins un de bien. Il s’appelle Fabien et j’ai confiance et espoir en lui.

Je n’aime pas me représenter mon Fabien se le faire tout seul dans sa chambrée, tout tristement et en allant trop loin. N’est-ce pas quelque chose qui ne se fait qu’à deux ? J’aimerai tant, moi qui suis néophyte, le partager avec lui, qu’il m’initie, que l’on découvre ensemble des plaisirs inédits, des contrées interdites, s’accompagner l’un l’autre. S’expérimenter aux choses de notre amour.

Pour reprendre de mémoire un mot d’un des grands chênes du net : « Je ne suis pas sûr du tout d’y parvenir mais je n’accepterai jamais de ne pas l’avoir tenté »

Et advienne que pourra.

Me diras-tu un jour, Fabien, pourquoi nous nous ressemblons ?

Me diras-tu un jour, Fabien, pourquoi nous nous aimons ?


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