Le petit frère

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Numéro 30

Texte d'archive:


Archivé de: H pour H – Numéro 30
Date de parution originale: c. 1993

Date de publication/archivage: 2018-06-06

Auteur: G
Titre: Le petit frère
Rubrique: Les petits calibres

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Résumé / Intro :

On recherche David désespérément. Si tu lis cette lettre David, fais-toi reconnaître. Notre énigmatique “G.” a du mal à se remettre de votre première rencontre.


Je voudrais faire part à vos lecteurs d’une rencontre très récente qui se sera suivie, je l’espère, de l’épanouissement d’une grande et solide amitié avec David. J’espère qu’il sera parmi vos lecteurs pour découvrir la plénitude que j’ai eue à le rencontrer et le plaisir que j ’ai à vous en faire part. J’habite une préfecture de province où on a vu, peu à peu, disparaître les principaux lieux de rencontre. Aujourd’hui, il ne reste plus guère qu’un charmant petit jardin près du théâtre.

C’était il y a à peine une semaine. En cette mi-avril, la soirée est douce. Je drague dans le jardin et autour des WC. Quelques mecs circulent aussi. J’ai particulièrement remarqué un jeune homme avec un long manteau d’hiver. Par un portillon, j’accède à la cour d’une école où je m’arrête sous le préau. Puis je rentre dans les WC et je me branle sec. Il entre timidement, avance sa main et saisit mon phallus. Je caresse la bosse de son sexe à travers son manteau qu’il ouvre pour libérer une queue super bandée. Nous nous branlons quelques instants. Puis, comme il me plaît, je lui demande s’il ne préfère pas venir chez moi. Nous y allons en voiture. Le trajet est rapide. Il m’apprend tout de même qu’il s’appelle David.

Arrivés dans ma chambre, nous nous embrassons fougueusement et nous déshabillons mutuellement par étapes. En slip, nous nous allongeons et ce sont des caresses, de la douceur, des baisers tendres. Après un long moment, prolongeant le suspense et l’excitation, je lui enlève enfin son slip, alors que lui a découvert déjà depuis un moment, mon sexe triquant au paroxysme. Nous nous suçons et nous embrassons. Je lui lèche la rondelle. Je décharge sur mon ventre. Après m’être absenté un bref instant pour me nettoyer, je reviens en bandant toujours comme un cerf.

Les caresses et les baisers reprennent. David éjacule une première fois. Puis on se blottit l’un contre l’autre. Il a presque vingt-trois ans, j’en ai trente. J’ai l’impression d’être son grand frère. Il m’excite à un point inconnu avec ses caresses sur tout mon corps et particulièrement mon ventre et ma poitrine. Je lui avoue que je ne me lasse pas de ses caresses. Il me confie qu’il trouve mes mains très douces. Au bout d’une heure, blottis l’un contre l’autre, je lui propose de passer la nuit dans mes draps et mes bras. Mais me levant tôt, il n’aurait pas pu profiter d’un lever tardif que lui permet son travail. Aussi, après avoir échangé nos numéros de téléphone, je le raccompagne en voiture jusqu’à chez lui. Nous nous quittons par un baiser fougueux dans ma voiture garée au pied de son immeuble.

Le lendemain, au travail, je suis obsédé par ton image, ton souvenir. J’ai attendu toutefois la fin de la semaine pour te laisser un message sur ton répondeur, je suis resté à la maison toute la soirée. Tu ne m’as pas rappelé. Bien que je connaisse ton adresse je n’ai pas osé te recontacter.

Je pense que nous pourrions être plus que des partenaires de parties de jambes en l’air. Nous pourrions devenir des amis, complices. Je serais ton grand frère dans le respect de nos indépendances, être en toute discrétion ton port d’attache, ton confident intime. Nous sommes si différents. Moi : plutôt petit, blond, poilu, bien charpenté ; toi : plus grand, brun, imberbe et finement musclé.

David, j’ai écrit ce courrier pour toi. Te revoir serait un immense flamboiement de joie, de baisers, de caresses.

G., 30 ans.