Le prof d'anglais


Le prof d'anglais
Texte paru le 2011-03-25 par Nobody69   Drapeau-be.svg
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Mes études étaient enfin terminées, une licence d'anglais pour enseigner dans un lycée. Ça m'a obligé à déménager et j'ai eu la chance de trouver en location pas chère une petite maison dans un village à moins de vingt kilomètres de cette école. Ce n'était pas le grand luxe, c'était même assez petit : une salle à manger-salon-cuisine dans une grande pièce, une chambre et une salle de bains complète avec douche et baignoire, un chauffage sur dimensionné (à tester en hiver) et un petit feu ouvert. Ce qui m'avait fait flasher : le jardin, pas immense, mais à l'abri des regards, parfait pour moi qui aime me promener la quéquette à l'air. J'ai consacré la première semaine d'août à installer mon nouveau nid, et là, je comptais bien profiter du soleil, les jours où je n'avais pas de démarches administratives à effectuer.

En fait de soleil, j'y ai eu droit une semaine, car à la mi-août, le temps est devenu changeant, alternance de ciel bleu et d'orages. Comme aujourd'hui, plein soleil et à 15 heures pile, une pluie drue et glaciale s'est mise à tomber, m'obligeant à tout rentrer au salon. N'ayant pas encore installé de parabole pour la télé, j'ai allumé l'ordinateur pour consulter la météo et les dernières nouvelles, puis je suis allé sur mes sites favoris : les récits gays et les vidéos de la même couleur, une main sur la souris et l'autre sur mon serpent. Enfin, quand je dis serpent, je devrais être plus modeste, et parler d'un orvet, car Dame Nature ne m'a guère favorisé de ce côté-là ; sans être un spaghetti, je suis quand même loin du gros cannelloni , mais quand je mets la main à la « pâte », la sauce monte très bien.

Bref, je regardais sur l'écran deux beaux minets qui s'en donnaient à cœur joie pour leur plus grand plaisir et le mien, le gars qui se faisait sucer par le beau blond se trémoussait de plus en plus, il rejetait sa tête en arrière en grommelant de plaisir. J'aurais bien fait la même chose, mais si je l'imitais, je n'aurais plus vu le final à l'écran. J'étais à deux doigts d'exploser quand la sonnette retentit, je vous épargne les jurons que j'ai émis, je cherchais mon short mais, énervé, je n'ai trouvé qu'un boxer que j'ai enfilé en vitesse. J'ai ouvert la porte et, protégé par un parapluie (imaginez la cocasserie du tableau), j'ai couru à la grille du jardin. Devant moi, un cycliste vêtu d'un T-shirt et d'un ... cycliste, trempé de la tête aux pieds ; à sa main droite, un vélo dont le pneu est visiblement crevé. Il me regardait tristement et humidement, je le fis entrer, on protègea l'engin sous le toit de la terrasse et je l'invitai à pénétrer au salon, je le photographiais vite fait du regard : 1m75, ± 18 ans, cheveux d'un blond lumineux, des yeux bleus perçants, entourés d'un magnifique visage moitié infantile, moitié mature. Je passai discrètement de sa tête à ses pieds : ses vêtements trempés ne cachaient pas grand-chose.

— Je suis désolé de vous déranger, monsieur.

— Tu ne me déranges pas, viens dans la salle de bains pour te sécher.

— Je peux prendre une petite douche ? Je suis frigorifié.

— Bien sûr, retire tes chaussures et tes chaussettes pour ne pas saloper la maison.

Il me répondit par un sourire timide et se déchaussa, je l'entraînai vers la salle d'eau, lui filai serviette et gel douche, et lui dis que j'allais lui trouver des vêtements secs qui pourraient lui aller, il était plus mince que moi. Je trouvai un t-shirt et un short court de joggeur et lui criai à travers la porte que je les mettais sur la clenche, il me dit que je pouvais entrer pour les déposer à l'intérieur. Il était sous l'eau chaude, face à moi, pas du tout gêné par sa nudité, je refis une photo visuelle, torse agréablement musclé, beau sexe, un peu plus long et large que le mien, mais pas énorme, très peu de poils sur le corps. Je dus me forcer à quitter la pièce pour qu'il ne se rende pas compte de la forme que prend mon boxer.

J'ai fermé la fenêtre de Firefox et consulté mes mails en l'attendant. Parmi ceux-ci, un site qui envoie régulièrement et gratuitement des photos de culs de mecs, des culs comme on en voit plus que rarement, je m'y attardais un peu, sans me toucher, quand même, quand j'entendis sa voix proche derrière moi. Surpris, j'ai fermé tout en catastrophe, en espérant qu'il n'ait pas vu la dernière photo.

— Merci pour la douche, monsieur.

— Appelle-moi Alain, et tutoie-moi, et toi, tu t'appelles ?

— Vincent.

— Je te fais un café chaud ? Quelle est ta pointure ?

— Oui, merci pour le café, et pour mes panards, je fais du 46.

— Ben dis donc ! Je ne fais que du 44, mais peut-être que des sandalettes pourraient t'aller. Installe-toi, je te trouve ça.

J'ai lancé un percolateur et me suis jeté dans la fouille de mes chaussures. Quand je suis revenu au salon, il était devant l'ordinateur, il avait relancé Firefox, et comme les anciennes fenêtres s'étaient rouvertes, il voyait bien sur quel genre de site je surfais. J'étais derrière lui, n'osant pas bouger, ni rien dire, il ne lançait pas de vidéo, mais regardait des photos de mecs en pleine action, il avait glissé sa main sur son entrejambe et se malaxait le sexe qui ne tarda pas à se réveiller, tout comme le mien, d'ailleurs. Je ne savais quoi faire, il m'avait grillé, mais d'un autre côté, ça ne semblait pas le déranger de voir des hommes ensemble. Je pris le risque, je déposai mes mains sur ses épaules, il sursauta, cria même, essaya tant bien que mal de fermer les fenêtres avec la souris, il tremblait de peur que je me fâche, et finalement se résolut à affronter mon regard.

— Pardon, Alain, je ... je ne voulais pas ..., bredouilla-t-il, le visage écarlate.

— Ne t'excuse pas, c'était à moi d'éteindre mon pc. Ces photos ne te choquent pas ?

— Je ... oui ... non ...

Le petit mec a craqué, il a fondu en larmes, je lai fait se lever et l'ai pris contre moi, je lui ai caressé le dos et les cheveux, il m'écrasait contre lui, je sentais ses larmes dans mon cou, il s'est enfin calmé. Je l'ai entraîné vers le canapé, l'y laissais pour servir le café, il était comme paralysé, j'ai posé ma main sur la sienne et lui ai souri.

— Bois ton café et on discute, tu veux bien ?

— Oui, Mons ..., oui, Alain.

Il avait sucré son café et tournait longuement avec la cuillère qu'il regardait comme s'il n'y avait qu'elle et lui dans cette pièce, bref, il gambergeait un max. Quand, après bien cinq minutes, il a déposé l'ustensile sur sa sous-tasse, et avalé sa première gorgée, j'ai avancé ma main entre nous, paume vers le haut, doigts écartés, il l'a regardée, m'a regardé, et timidement a posé la sienne sur la mienne, j'ai attendu que ses doigts se referment pour faire de même, et j'ai déposé nos mains entre nous, il avait l'air d'avoir repris le contrôle de son esprit.

— Ça va mieux ?

— Oui, excuse-moi, mais je ne m'attendais pas à ... à ça.

— À ça, quoi ?

— Ben, de tomber sur un homme qui est ... comme moi.

— Si tu me racontais, lui dis-je en serrant ses doigts entre les miens.

— Oh ! Tu sais, c'est banal et c'est court, je sais que seuls les garçons m'intéressent depuis mes onze ans, j'en ai eu la confirmation à quatorze ans en me branlant avec des copains, mais je n'ai jamais osé aller plus loin.

— De peur de te faire griller ?

— En partie, oui, et puis, je le sentais pas avec des mecs de mon âge, ils sont orientés pur cul, et c'est pas comme ça que je vois les choses, j'ai envie d'aimer, moi.

— Tu veux venir contre moi ?

Vincent est venu se coller à moi, j'ai passé mon bras autour de son cou et il a posé sa tête contre ma poitrine. Il a relevé sa tête vers moi quelques minutes plus tard, ses yeux voulaient tout dire.

— Alain ?

— Non, Vincent, tu es très beau et un chouette garçon, mais tu as 18 ans et je me trouve trop vieux pour toi.

Il n'a pas répondu et a reposé sa tête sur ma poitrine, tout ce que je l'ai entendu murmurer, c'est « j'ai pas 18 ans » ...

— Alain, j'ai 17 ans, et ... c'est avec toi que je veux ... que je voudrais ..., ne me laisse pas tomber, s'il te plaît.

Je l'ai serré plus fort contre moi, je ne savais pas quoi dire, quoi répondre, c'était encore un gamin pour moi, et il voulait que je le dépucelle. Physiquement faisable, c'est sûr, mais quelle responsabilité ! Il voulait que je prenne sur moi la réussite de son avenir sexuel.

— Vincent, il faudrait rassurer tes parents et voir comment te ramener avec ton vélo chez toi.

— T'es chiant, Alain, tu changes de sujet, t'occupe pas de mes vieux, ils sont partis en vacances. Si tu m'aimes pas, tourne pas autour du pot.

— Ce n'est pas ça, Vincent, mets-toi à ma place.

— Et toi, tu te mets à la mienne ?

Il avait l'art de me clouer le bec, c'est un ado peut-être, mais drôlement mûr pour son âge. Je ne savais pas quoi faire, surtout que je commençais à l'aimer, ce petit gars.

— Mais tu veux quoi, mon poussin, que je saute sur toi, que je te foute à poil, que je te foute ma queue dans la bouche, que je t'encule à sec ?

Vincent s'est levé du canapé, s'est mis à califourchon sur mes cuisses, face à loi, il a joint ses mains derrière mon cou.

— Non, Alain, tu m'as appelé poussin, je veux être ton poussin.

Ses yeux profonds sondaient la profondeur des miens, nos visages étaient à vingt centimètres l'un de l'autre, son regard était implorant, humide, et le mien l'est devenu aussi. J'ai attiré sa bouche vers la mienne, nos lèvres se sont touchées, nos yeux se sont fermés, trente secondes plus tard, nos langues se goûtaient, s'enroulaient, je découvrais sa bouche, il explorait la mienne.

— Vincent !

— Oui, Alain.

— Je crois que je tiens déjà beaucoup à toi, tu veux vraiment ... avec moi ?

— Fais de moi ton poussin, Alain.


En peu de temps, nous nous étions déshabillés, nos langues ont découvert le goût de la peau de l'autre, nos mains ne savaient plus où donner de la tête, nos gorges et nos petits trous ont reçu la semence protégée de l'autre, et nous nous sommes endormis en amoureux. Vincent m'a offert sa virginité et mon cul a reçu la sienne, nous ne pouvions plus nous passer l'un de l'autre, mon cœur s'assombrissait déjà en pensant au fait qu'il allait repartir chez lui, qu'il ne serait plus à portée de mes doigts, qu'il n'allait plus me toucher en permanence. Inutile de me mentir, j'étais tombé amoureux de Vincent, et c'était partagé.

Nous avons eu plusieurs jours pour apprendre à nous connaître, nous avions l'impression de nous être toujours connus, il participait à tout, cuisinait avec moi, rangeait, tondait la pelouse, une vie de couple, quoi. Notre plus grand plaisir était de mettre et de garder l'autre en érection à tout moment, au point d'en avoir mal à la queue, maladie que l'autre soignait avec sa bouche.

Ce n'est que le troisième jour que nous avons parlé de ses études et de ses projets. C'est là que le ciel m'est tombé sur la tête, il m'a annoncé qu'il entrait en Terminale au lycée Genty. J'ai lâché mon verre qui a éclaté sur le carrelage de la terrasse, j'éructais des « Merde ! » successifs, le visage décomposé. Jamais je n'aurais pensé rencontrer un futur élève dans ce bled perdu à 20 km du lycée.

— Qu'y a-t-il ? Dis-le moi.

— Je serai ton nouveau prof d'anglais dans ce lycée, ai-je pu murmurer.

— C'est chouette, on pourra se voir en semaine.

— Tu ne te rends pas compte ! Si ça se sait, je peux changer, non seulement de bahut, mais probablement de métier. En plus, étant ton prof, je tombe sous le coup de la loi et je risque de la taule pour ça.

— On n'est pas obligés de le dire non plus.

— Et tu crois qu'on va pouvoir faire semblant de rien, se regarder sans se sourire et sans clin d’œil complice, faire comme si de rien n'était ?

— On peut s'inventer une relation familiale officielle, style cousins, non ?

— C'est cela, oui, et le jour où quelqu'un, prof ou dirlo, en parle à tes parents, on fait quoi ?

Une chape de plomb tomba sur nos épaules. Chaque idée émise par Vincent, et il en avait, devait être battue en brèche par moi.

— Alain, il n'y a qu'une solution, elle est risquée mais je suis prêt à la tenter : tout dire à mes parents.

— Et s'ils te rejettent ? S'ils veulent te « soigner » ?

— Je ne pense pas, on parle beaucoup à la maison ; quand mon frère a fait sa première fois avec une fille à quinze ans, il en a parlé et les parents ne l'ont pas engueulé, ce fut au contraire l'occasion de parler de sexualité. Déjà, à nos quatorze ans, on avait eu chacun droit à leurs conseils, et ... à une boîte de préservatifs, au cas où.

— Je veux bien, mais entre ça et leur annoncer que tu es homo, il y a de la marge.

— Alain, je t'aime et je veux qu'on puisse se voir souvent, le faire en catimini, ça ne passera pas, ce serait donner un coup de canif dans la confiance qu'ils m'accordent.

— Admettons, mais il y a l'autre aspect « le prof adulte et son élève mineur ».

— Je sais qu'on devra marcher sur des œufs, y aller par touches successives.

Vincent a saisi ma main pour m'entraîner vers la chambre, je l'ai suivi, sentant trop le besoin de nous aimer après ce qui venait de se passer et se dire. Nous avons fait l'amour tendrement, faisant durer le contact des corps, les doigts sur la peau, les langues dans tous les endroits imaginables, on s'est léché l'anus pour la première fois, je ne l'avais jamais fait moi-même auparavant et j'ai compris la haute valeur symbolique de cette caresse : la totale acceptation du corps de l'autre. Nous étions tous deux conscients que cela accroissait encore l'amour que nous nous étions découvert.


La fin de semaine arrivant, nous avons réparé sa roue et nous sommes préparés à son départ. De commun accord, on était arrivés à la conclusion qu'il parlerait de notre rencontre fortuite et des quelques jours passés chez moi suite à son « accident », mais sans parler des liens qui nous unissaient, il avait aidé son prof à s'installer dans sa nouvelle demeure et à nettoyer le jardin.

Il est parti le samedi matin, me donnant ses coordonnées pour que j'aille faire des courses avec lui pour le retour des parents. Après le déjeuner, je suis donc allé le rejoindre, ayant emporté un maillot de bain, comme il me l'avait demandé. Il habitait une bâtisse agréable à quelques kilomètres de chez moi, il me l'a fait visiter, et je dois dire que c'était meublé simplement, mais avec un goût exquis. Vincent a testé l'eau de la piscine et a mis pompe et chlorateur en route avant que nous partions dévaliser le supermarché local. Au retour, on a enfilé les maillots après une petite fellation réciproque et sommes allés nager et bronzer jusqu'au retour des parents. Ils ont été étonnés de voir un étranger chez eux et Vincent a fait les présentations.

— Je vous présente Alain, mon nouveau prof d'anglais.

— Tu appelles tes professeurs par leur prénom, maintenant ? Demanda son père.

— C'est toute une histoire, on vous racontera après avoir déchargé la voiture.

Je leur ai serré la main et les ai aidés à rentrer les bagages. Au fond du coffre, j'ai vu qu'il y avait un prospectus vantant les mérites d'un centre naturiste dans les Landes, je l'y ai laissé. On s'est retrouvés sur leur terrasse à siroter une boisson fraîche. Et Vincent s'est mis à raconter son début de semaine cycliste, ... et la suite, d'une manière simple et détachée. Les parents n'ont rien trouvé à redire, contents que leur fils ne soit pas resté seul à la maison. Ils se sont renseignés sur moi, mon cursus, mes projets, je les ai trouvés très sympathiques et accueillants, plus que ce à quoi je pouvais m'attendre en tant qu'étranger à la famille. En résumé, deux heures plus tard, tout le monde se tutoyait. Alex, le frère de Vincent voulut aller nager.

— Maman, je peux y aller à poil, comme au camping ?

— Oui, si ça ne dérange pas Alain, ce que je confirmai.

— Vincent, on ne te l'avait pas dit, mais on a eu envie d'essayer le naturisme, et ça nous a plu.

— C'est chouette, et en tout cas, le frangin a l'air d'avoir apprécié.

On est allés rejoindre Alex dans l'eau, et bien vite, il a baissé le maillot de son frère pour le jeter à l'extérieur du bassin, puis les deux frères se sont mis d'accord pour s'attaquer à moi et je me suis retrouvé en tenue d'Adam comme eux, les parents nous regardaient, hilares. On a plongé sur Alex pour le chatouiller, il nous suppliait d'arrêter et on a vu une traînée jaune sortir de son sexe, il avait pissé de rire, mais ça ne l'a pas fâché, au contraire, il rigolait encore plus. Après quarante minutes de jeux et de lutte dans l'eau, Alex est sorti et est retourné sur la terrasse, sans prendre la peine d'enfiler quoi que ce soit, Vincent m'a regardé, j'ai haussé les épaules pour lui faire comprendre que je voulais bien faire comme lui et nous sommes allés rejoindre la famille, nus comme des vers. Je les ai ensuite laissés en famille, non sans qu'ils ne m'invitent pour le déjeuner du lendemain, ce pour quoi je les ai remerciés.

Le soir, j'attendais avec impatience que Vincent se connecte, j'en étais nerveux, je tournais en rond comme un fauve en cage. A 22h, enfin, il m'a appelé, on a mis la webcam et chacun s'est montré nu à l'autre. On a commencé à discuter, et bien sûr, ni l'un ni l'autre ne pouvait s'empêcher de se caresser. A un moment, Vincent a remis brusquement sa main sur son clavier, et j'ai vu sur l'écran qu'Alex venait faire la bise à son frère, mais ce faisant, il a vu la bite raide de Vincent, Alex me faisait signe, pointant du doigt l'objet du délit, puis il lui dit « pas cap de te montrer comme ça à la cam », et Vincent fut bien forcé de se lever, puis Alex m'a demandé « et toi, Alain, cap ou pas cap ? ». Vincent m'a fait un signe approbateur et j'ai mis ma queue raide dans le champ de la cam. Je voyais qu'Alex se touchait aussi et il m'a montré sa queue bandée avant de faire la bise sur la joue de son frère et de m'envoyer un baiser par signe. Vincent m'a confié alors qu'il se posait des questions sur Alex, non pas sur sa sexualité, mais il pensait qu'il avait des doutes, il lui avait posé en aparté quelques questions anodines sur l'aménagement de ma maison et était vite arrivé à la conclusion que nous avions dormi dans le même lit. Il avait aussi insisté sur le fait que nous avions l'air de très bien nous entendre. Rien d'alarmant, Vincent m'a rassuré qu'il avait pu répondre dans le calme et sans s'énerver. Avant de terminer la conversation, on s'est branlés devant la cam tous les deux.

J'ai mal dormi cette nuit-là, je me réveillais, tâtant le lit à la recherche du corps de Vincent, et ma main ne rencontrait que les draps froids. Dès mon réveil, j'ai allumé le PC et vu que mon amour était connecté. Vincent m'a dit qu'il avait tout aussi mal dormi que moi, il avait des cernes sous les yeux, ce pourquoi sa mère s'était inquiétée le matin au petit-déjeuner. Il m'a confirmé qu'ils m'attendaient à 11h30 pour l'apéro, me précisant qu'il était inutile d'emporter un maillot, les parents ayant décrété avec l'accord des garçons que leur propriété était devenue naturiste. Je lui ai demandé s'il n'avait pas peur de se mettre à bander ? Il m'a répondu en rigolant qu'au petit-déjeuner, son père et Alex avaient la trique et que tous étaient partis d'un grand fou rire.

Après une bonne douche, je me suis vêtu élégamment, un beau short et un T-shirt de qualité et les ai rejoints à l'heure prévue. Tous les quatre étaient à poil, Vincent m'a fait la bise sur la joue et spontanément, les trois autres ont fait de même. Alex s'est mis debout à côté de moi, me disant « J'attends », je compris bien vite et lui ai donné tous mes vêtements. A trois, on s'est offert un quart d'heure de piscine où on s'est marrés comme des fous, Alex me bloquant parfois entre ses bras pour jouer, Cela nous a permis à Vincent et à moi de nous étreindre sans en avoir l'air. Mais c'était sans compter sur Alex, il a vu que nous bandions et s'est approché de nous pour nous saisir la queue, on lui a fait la même chose et la sienne était aussi raide que la nôtre. Il nous a susurrés « Soyez plus discrets, les mecs, vous allez vous faire griller ». On l'a regardé, étonnés. « Arrêtez de me regarder comme ça, je ne suis pas une attraction de foire, je suis juste pas idiot ». Tout en discutant, les gestes sur les sexes continuaient, devenant masturbations, et nous avons tous trois éjaculé avant de nager un peu pour disperser les filets blancs et sortir décemment de l'eau.

Au repas, j'ai eu le souffle coupé quand Alex m'a demandé si j'allais donner cours en première aussi ? Je n'avais pas du tout pensé à lui et au lycée, j'ai bien dû confirmer. En plus de ma relation avec Vincent, j'avais branlé un deuxième élève et m'étais laissé masturbé par lui.

— Ça a l'air de t'ennuyer, Alain ? Demanda André, le père.

— Non, non, pas du tout, je me demandais si ça ne poserait pas un problème que je m'amuse avec deux de mes élèves en tenue naturiste.

— Vous n'êtes pas obligés d'en parler non plus, ça fait partie de la sphère privée.

— Je sais, mais je crains par exemple qu'un jour, l'un embrasse l'autre sans réfléchir, ça ferait jaser.

— Alain, j'ai une idée, à partir de maintenant, tu es notre cousin, qu'en pensez-vous, les parents ? Sortit Alex.

Vincent et moi, on s'est regardés furtivement avant de regarder les parents.

— Cher neveu, bienvenue dans la famille, a répondu Sylvie en rigolant.

C'était déjà un problème réglé grâce à Alex, on verrait les autres plus tard.

Le repas était simple, mais excellent. Au cours de la bronzette digestive, on s'est mis un peu à l'écart des parents.

— Vous allez leur dire ? Demanda Alex.

— Je ne sais pas, j'ai peur qu'ils le prennent mal, a répondu Vincent.

On s'est pris la main pour la serrer très fort, geste qui n'a pas échappé à Alex, qui a continué.

— Mordus comme vous l'êtes, vous ne pourrez pas le cacher longtemps, Vincent, tu connais nos parents, ils sentent quand on leur ment ou qu'on leur cache des choses.

— Tu as peut-être raison, et toi, Alain, tu en penses quoi ?

— C'est toi qui décides, mon poussin, je serai avec toi, tu le sais.

On a rejoint les parents pour un morceau de gâteau accompagné de café.

— Papa, Maman, j'ai quelque chose à vous dire.

— On t'écoute.

— Je ... J'aime les garçons, je le sais depuis mes onze ans.

Silence de mort, regard atterré de la maman, prunelles dilatées du papa, yeux inquiets des trois garçons. Que c'est beau le bruit d'une mouche qui vole.

— Tu ne nous étonnes qu'à moitié, car on s'en doutait, mais ça nous fait quand même un choc.

— Je suis désolé, mais il fallait que je vous le dise.

— Et tu as bien fait, le dialogue est important dans cette famille. Et pourquoi nous dis-tu ça maintenant, et en présence de ton prof ? ... A moins que ... Ajouta-t-il en pointant son regard sur moi, inutile d'essayer de vous décrire la couleur de nos visages.

Alex s'est levé et glissé entre nous, ils nous a pris une main et les a unies devant les parents. Après une très longue minute de silence.

— Alain, tu es sûr que tu n'es « que » prof d'anglais ? Dit André, tout sérieux.

— Papa, je ne suis pas devenu homo à cause d'Alain, je l'ai toujours été et voilà, c'est venu comme ça entre nous, il ne voulait pas, me trouvant trop jeune et je l'ai forcé.

— Les garçons, allez dans la piscine, je voudrais parler avec maman.

Nous n'y avons pas beaucoup nagé, mais plutôt discuté, en nous tenant tous les trois par les épaules, Alex voulant à tout prix nous rassurer, je l'ai serré contre moi amicalement, Vincent se collant à son dos et passant ses mains derrière le mien. Sans chercher à nous exciter, nous bandions tous les trois. C'est dans cette position que Sylvie nous a trouvés pour nous demander de retourner à la terrasse. Je me suis installé et les deux garçons, comme pour faire bloc, se sont installés sur mes cuisses.

— D'abord à toi, Alex, que penses-tu de tout ça ?

— Papa, je n'ai rien à en penser, je vois que mon frère et Alain sont deux garçons et qu'ils s'aiment, et comme j'aime Vincent, je suis heureux pour lui.

— L'homosexualité ne te dérange pas ?

— Je ne vous ai jamais menti, j'aime les filles, mais j'aime aussi les jeux entre garçons, d'ailleurs, on s'est branlés mutuellement dans la piscine ce matin, et j'ai bien aimé.

— Tu ne rates pas une occasion de prendre du plaisir, toi.

— Tu me connais, non ?

— Bon, pour toi, c'est réglé. A toi Vincent. Comment vois-tu ta vie ?

— Pour le moment, je la vois avec Alain, et j'espère qu'on continuera à s'aimer.

— La différence d'âge ne te gêne pas ?

— Pas du tout, Papa, Alain est un grand ado. Tape pas, Alain, c'est vrai, on en a déjà parlé, on a les mêmes goûts, les mêmes envies, ce ne sont pas ces quelques années qui y font quelque chose. Papa, je voudrais être tout le temps avec lui.

— A toi, Alain, ta situation est très délicate, tu le sais. Vincent a 17 ans et tu es son prof, tu t'en rends compte.

— Oui, André et Sylvie, je sais ce que je risque, mais j'aime trop votre fils, je ne me vois pas vivre sans lui. Et puis, c'est trop tard, je suis déjà dans l'illégalité, pour avoir fait l'amour avec Vincent et avoir masturbé Alex tout à l'heure.

— Vous vous êtes protégés, au moins ?

— Oui, bien sûr.

— Demain, vous irez pour une prise de sang, et toi, Alex, tu iras aussi, ça ne te fera pas de tort.

— Papa, ça veut dire que tu es d'accord ? Demanda Vincent.

— Mais oui, mon grand dadais, on est d'accord, il va falloir s'organiser et surtout, être excessivement prudent, personne ne doit être au courant de votre amour, faites-y très attention tous les trois. Alain sera non pas votre cousin, mais votre petit-cousin éloigné, et ce, pour éviter que quelqu'un puisse faire des recoupements ou des recherches.

— Je pourrai aller dormir chez Alain ?

— Ce qu'on vous propose, c'est que tu ailles dormir une nuit sur deux chez lui, l'autre nuit, Alain peut dormir ici, vous passerez les week-ends avec nous, car il ne faut pas oublier Alex, il n'y a pas de raison pour qu'il soit seul tout le temps. Vous dînerez tous les deux ici chaque soir, après que nos garçons soient revenus par leurs propres moyens du lycée. On changera ton lit pour un plus large. Ça vous va ?

On a foncé vers les parents, pour les embrasser et les remercier, même Alex s'y est mis. Puis on est retournés dans l'eau, heureux comme des gamins. Comme les parents ne nous regardaient pas, on s'est encore fait plaisir tous les trois, Alex était tout heureux qu'on ne le mette pas à l'écart. Devant les parents, nous évitions les gestes sexuels, mais nous nous permettions les gestes affectifs et amicaux. On a dîné avec eux et Vincent a pu repartir avec moi. Ils nous ont demandé de passer prendre Alex pour aller chez le médecin et de le garder avec nous jusqu'au soir où ils viendraient dîner chez moi, enfin, chez nous. Au moment de les quitter, j'ai senti André glisser une boîte de capotes dans la main. Inutile de décrire la nuit que nous avons passée, la boîte de préservatifs s'est vidée, comme par enchantement. La matinée s'est passée à échafauder nos projets d'avenir, notre amour que nous pourrions vivre tous les jours, j'étais aussi fou que mon poussin. Après le déjeuner, nous sommes allés chercher Alex, et après une heure de salle d'attente, et six minutes pour les trois prises de sang, nous sommes rentrés dans notre petite maison. Alex était émerveillé, il l'appelait la maison de poupées. On lui a sauté dessus, on l'a mis à poil et on l'a chatouillé jusqu'à ce qu'il pisse dans la pelouse, il a moyennement apprécié et s'est vengé sur nous, on lui a opposé peu de résistance et on s'est retrouvés bien vite à poil tous les trois pour se donner du plaisir, Alex a adoré que je le suce, puis Vincent et moi avons fait un 69 devant lui, il nous observait avec un intérêt non dissimulé. Il était tout heureux que je l'appelle petit frère, malgré ses 16 ans.

Quand les parents sont arrivés, on les a fait visiter la « maison de poupées », elle leur a beaucoup plu, puis on leur a proposé de se mettre à l'aise comme nous, ils n'ont pas traîné, ont demandé s'il pouvaient passer sous la douche, vu la chaleur torride qui avait sévi durant la journée. Apéro, barbecue et une salade bien fraîche ont ravi nos papilles. André m'a demandé si j'avais encore des réserves, j'ai dû lui répondre que la boîte était vide, ils nous a dit en rigolant qu'on lui coûtait la peau des couilles[1].

— Les parents, je peux rester avec eux ? S'enquit Alex.

— Demande-leur toi-même, tu as la langue si bien pendue d'habitude.

— Mais oui, on te trouvera un coin dans le jardin pour dormir.

— Vous êtes des salauds.

On lui a sauté dessus, et comme d'habitude, il n'a pas su se retenir sous les chatouilles. Les parents étaient pliés en deux, on leur a dit que c'était sa punition préférée.

— C'est ça, oui, je suis bon pour une douche.

— Même un bain, si tu veux, on te rejoindra pour te laver dans tous les coins.


En partant, André m'a remercié de garder Alex ce soir, ça leur permettrait une petite soirée en amoureux, il avait l'humeur coquine. On s'est fait couler un bain comme prévu, et, contre toute attente vu l'exiguïté du lieu, chacun s'est fait laver par les deux autres. J'ai ouvert un sac de couchage sur le canapé pour Alex.

— Vous allez encore faire l'amour ce soir ?

— D'après le sourire de ton frère, il y a beaucoup de chances.

— Je pourrais venir vous regarder ?

J'ai regardé mon poussin, il m'a fait signe que oui.

— Bon, on veut bien, mais c'est « voir et pas toucher », d'accord ?

— Promis.

Il nous a accompagnés dans la chambre ; Vincent et moi, privés depuis de trop longues heures, nous sommes embrassés à corps perdu. Pour nous, il n'y avait pas d'Alex voyeur, il n'y avait que nous deux. J'ai mis mon poussin sur le dos et je lui ai fait l'amour, nous gémissions de plaisir tous les deux, et j'ai crié sans retenue quand je me suis vidé en lui, puis il a voulu me prendre en levrette, et là, Alex n'a pas résisté, il s'est couché tête-bêche sous mon corps et a embouché ma queue, je n'ai pu que prendre la sienne en bouche, et nous avons joui à quelques secondes d'intervalle. On a laissé Alex dormir entre nous.

Durant la matinée, on a parlé du lycée, ils m'ont fait un tableau des profs principaux, des valables et de ceux dont j'aurais à me méfier, car trop prompts à faire chier leur monde. On a mis également les points sur les I à propos de l'attitude à avoir entre nous, non seulement pour la discrétion, mais aussi pour le fait que je ne ferais aucune différence entre eux et les autres élèves, ils l'ont bien compris, on s'est fait le serment de respecter ces quelques principes.

La journée s'est passée à faire quelques courses, on avait décidé de nous occuper du dîner pour surprendre les parents, on a fait une balade à vélo et on s'est retrouvés chez eux pour nager, et heureusement, car un camion de livraison est arrivé, apportant le grand lit qu'on a monté directement dans la chambre de Vincent. Quand les parents sont arrivés, ils n'ont plus eu qu'à mettre les pieds sous la table pour l'apéro, ils nous ont embrassés tous les trois pour nous remercier. Cette nuit-là, j'ai dormi pour la première chez Vincent, avec Vincent, mais pas dans Vincent, pour ne pas réveiller la maisonnée.

Le facteur a apporté les résultats des tests, tous négatifs, et on a fêté ça comme il se doit. C'était notre dernière semaine de vacances et on en a profité à fond, Alex participait de plus en plus souvent à nos séances de sexe, mais il restait un peu en retrait, comprenant que notre amour avait la priorité. Le samedi soir, il nous a bluffés en annonçant à tous qu'il pensait bien avoir viré sa cuti, en effet, il n'avait pas cherché à revoir ses copines de toute la semaine.


Epilogue.

Les cours ont démarré en septembre, tout s'est impeccablement passé, pas de faux pas chez l'un ou l'autre. Nous nous faisions la bise le matin et le soir, même si on avait dormi ensemble, et tout le lycée a gobé que nous étions cousins. Quelques élèves ont eu peur d'un quelconque favoritisme, mais se sont vite rendu compte qu'il n'en était rien.

J'étais apprécié du corps professoral et les deux garçons ont très bien réussi leur année, ce qui a rassuré leurs parents. Alex s'est fait un petit copain, Marc, et comme c'était un garçon très sérieux, il a finalement été mis au parfum de notre relation, il venait régulièrement dormir avec Alex, chez lui, ou même chez nous, où le canapé déplié les accueillait, mais on ne partageait pas les corps, seulement les cris qui emplissaient notre « maison de poupées ». Ah oui, j'oubliais, Alex supporte toujours aussi mal les chatouilles, et son copain ne se prive pas, c'est devenu une tradition familiale.

FIN.