Le réveil d'un jeune homme timide


Le réveil d'un jeune homme timide
Texte paru le 2003-10-27 par Alix   Drapeau-ch.svg
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À Victor

Chapitre 1

Enfin, ça y était! Marc était dans son appartement! Depuis le temps qu’il s’en réjouissait! Un appartement rien qu’à lui, où il pourrait faire ce qu’il voudrait, comme il voudrait. Quel plaisir! Ce n’était pas tant qu’il ne voulait plus habiter chez ses parents qu’il aimait bien, mais il ne supportait plus «l’œil de Moscou», comme il l’appelait...

— Tu as pris ton bain?

— Viens à table!

— Tiens-toi droit!

— Ne mets pas les coudes sur la table.

Bien entendu, ici, il devrait faire son ménage, faire les courses, car le frigo n’était pas auto-remplissable et se préparer ses repas; De plus, le contrat avec son père avait été parfaitement clair: "D’accord pour un appartement seul, tu peux apporter ton linge à la maison et tu viens quand tu veux, mais si tes notes au prochain semestre ne sont pas excellentes, alors retour à la case départ, compris?"

Marc avait promis tout ce l’on voudrait. Et puis, enfin ici, il était CHEZ LUI. Il pourrait aussi amener qui il voudrait, pas à la maison. Car Marc était différent. Différant de son entourage en tout cas, Marc était homo! Et on ne parlait pas beaucoup de ces choses-là à la maison. Il n’avait pas osé abordé le sujet, bien qu’après avoir lancé quelques ballons d’essais dans la conversation.

Bref, il préférait rester discret, tout au moins pour le moment. Les quelques expériences et découvertes avec des garçons, s’étaient limitées des concours de branlette et des comparaisons de tailles et de forme.

Une fois, oui une fois, un grand, dans les toilettes de l’école, à côté de lui, le sexe dressé, avait voulu le sucer, mais il avait eu peur qu’une personne arrive et n’avait pas osé. Il aurait bien voulu et le soir, dans la pénombre et le secret de sa chambre, il s’était masturbé et avait joui avec de grands jets de foutre sur son ventre.

Marc était sûr qu’il était homo, car il n’était attiré que par les garçons, les filles le laissant totalement indifférent, il les trouvait bêtes et prétentieuses. Et leurs plastiques? Bof! Quand il était en contact visuel avec d’autres garçons, comme au vestiaire de la piscine, ou aux douches communes, à chaque fois une forte érection le prenait et il se dépêchait de la dissimuler, le rouge aux joues.

Et pourtant il aurait bien voulu, mais n’osait pas. Beau garçon, bien formé et développé, mais pas fortement musclé pour son âge, car préférant l’étude au sport, il était réellement un bel ado, très attirant. La taille bien prise, les fesses fermes et serrées, la poitrine large, il aimait à se regarder dans la glace de sa penderie et se caresser, longuement, les mains s’attardant sur les rondeurs, les pics, les tétins, la peau douce.

Pour avoir une peau douce, il en avait une, trop même à son goût! Car, hormis un fin duvet blond sur le pubis, Marc n’avait pas de poils, même au cul! Il avait vérifié! "Bref!" se disait-il, "j’ai l’air d’avoir 14 ans et pas 18!"

Cela le vexait beaucoup! Plusieurs copains de son école, au gymnase, se rasaient déjà, mais lui, pas le moindre petit poil au menton. Sauf un fin duvet et un début de moustache, mais blonde, tu parles! Et avec une belle petite gueule d’ange, c’est vraiment très mec!

Et puis, surtout, oui, surtout, Marc était amoureux comme un fou d’un autre garçon, un plus jeune, Dominique, qui lui se rasait déjà et avait du poil au cul! Il avait vérifié à la piscine, quand Dominique avait laissé tombé son maillot dans le vestiaire et s’était penché afin elle ramasser! Avec Dodo, il montrait son érection un court instant, espérant une réaction, mais rien de rien...

Cela faisait un bout de temps que Marc allait avec Dominique, à la piscine ou au terrain de sport ou partout ailleurs où il pouvait être avec lui. C’était vraiment un sacré copain, mais il n’avait pas osé se déclarer. Et pourtant, son cœur battait la chamade à chaque fois qu’il pensait à lui!

Une tension agréable dans son slip le mettait en émoi, souvent accompagnée d’une agréable humidité qui le maintenait euphorique et joyeux... Le soir, la main se promenait sur son corps et ses pensées vagabondaient. Combien de fois sa mère l’avait engueulé parce qu’il ne mettait pas de pyjama pour dormir! C’est quand même plus facile à laver que des draps! Il s’en moquait pas mal, si ses draps étaient pleins de tâches issues des ses rêves et débordements nocturnes! Ça l’excitait plutôt.

Un peu toutes ses pensées trottaient dans sa tête, ce matin-là, quand il se leva de son lit tout juste monté, sans draps ni couvertures, les cheveux en bataille, encore plein de sommeil dans les yeux, la tête brumeuse.

Le déménagement avait été dur et les copains partis, il avait fallu ranger un peu les cartons et libérer le passage vers les toilettes! Le sexe tendu dans un slip kangourou de coton blanc, ceux que sa mère lui achetait toujours et qu’ils détestaient, Marc alla à la cuisine pour se faire un café.

Où est cette foutue cafetière? Et le café? Le slip était mouillé d’un rêve dont il aurait bien voulu se souvenir. Comment faire pour pisser comme ça? Et le lavabo? Pourquoi pas? Le jet chaud éclaboussa l’évier et Marc en ressentit une volupté encore inconnue.

Et puis c’est vraiment le souk ici! Il commença à ranger, poussant un carton, déballant un autre, pour repousser le même carton à sa place première. Petit à petit, les cartons se vidèrent. Le café était prêt et il en but avec satisfaction. Haa! Voilà l’aspirateur. Et les accessoires, bon dans le placard. Et puis, non après tout, je pourrais aussi passer l’aspirateur, c’est plein de saletés, ici!

Ni une, ni deux, Marc commença à passer son aspirateur entre les cartons. La tenue l’excita et dans le slip de coton blanc, la verge recommença à gonfler, le tuyau vibrant contre sa cuisse lui donnait des chatouillis agréables et érotiques. Il enleva la grosse brosse pour la remplacer, par la petite, douce, celle qui sert pour les fauteuils et, baissant sa culotte, se mis à la passer sous ses couilles, entre ses cuisses, son membre ressemblant à mât sous le vent!

Il commença à monter sur son ventre quand on sonna violemment à la porte!

Chapitre 2

Marc fut pris de panique! Vite! Il arrêta aussitôt l’aspirateur, remonta son slip et sans penser à son état une seule seconde, il ouvrit la porte, alors que la sonnette retentissait de nouveau! Un homme, élancé à l’allure sportive se tenait sur le pas de la porte. Une trentaine d’année, plutôt baraqué, les muscles saillants dans un training ajusté, le visage fermé, l’expression fâchée:

— Bonjour! Je suis votre voisin du dessous. On est dimanche et j’aimerais bien dormir! Merci!

Soudain l’homme réalisa à qui il s’adressait! Un jeune homme presque nu, le visage rouge à éclater, les bras ballants! C’est une douche froide!

— Est-ce que vous... tu... voudrais bien faire un peu moins de bruit?

— Excusez-moi. J’ai aménagé hier et je ne me souvenais pas qu’on était dimanche, je voulais faire un peu de ménage. Est-ce que je peux vous offrir un peu de café?

Le réflexe de l’éducation de Marc jouait en plein et celui-ci ne semblait même pas encore réaliser la situation.

— Et... bien, volontiers, si tu veux! Je te prie de m’excuser de m’être emporté. Mais dis-moi tu es tout jeune! Tu habites seul?

— J’ai 18 ans! C’est mon premier appartement. C’est mon père qui me le paye à condition que j’aie des bons résultats aux études. Entrez seulement, je vais m’habiller.

— Tu peux seulement rester comme tu es, car je suis souvent aussi comme ça chez moi!

Le sexe s’était détendu dans le slip blanc et une petite tache humide témoignait du désir marqué par la récente érection. Toutefois, un certain gonflement restait, ouvrant ainsi la poche kangourou. Marc sentit cette humidité qui lui fit plaisir.

Tout en discutant, il refit du café, l’homme à ses côtés dans la cuisine exiguë. Situation paradoxale qui l’embarrassait. Se trouver, presque nu en train de faire du café à un inconnu, sans savoir exactement quoi se dire! Marc pensait: "Ce con, je vais rebander, il va le voir et puis je mouille. Et puis il est beau ce monsieur, qu’est-ce qu’il va penser? Et puis..." Il ne savait plus comment cordonner ses pensées.

Singeant sa mère:

— Excusez-moi, mais je n’ai pas de petits biscuits pour accompagner le café! Désirez-vous du sucre, de la crème?

— Non, merci, mais tu es chou, ne t’excuses pas tout le temps. Comment t’appelles-tu?

— Marc.

— Moi, c’est Marcel et il faut me dire «tu»!

— Si vous... tu... veux.

La table du salon/coin-repas était bien assez occupée avec divers bibelots et cartons que l’on déplace plusieurs fois avant de les remettre à leur place initiale, de sorte que Marc proposa:

— On pourrait peut-être passer sur le balcon? Il y a une table ronde et des chaises. Ici, il n’y a pas de place et puis il fait beau?

— C’est une excellente idée, très volontiers.

Une magnifique journée d’automne commençait et le soleil levant illuminait l’un après l’autre les arbres colorés comme autant de tableaux chatoyants.

Assis l’un en face de l’autre, ils parlaient du temps, évidemment et le silence semblait assez difficile à meubler. Marcel avait les jambes écartées et Marc ne put s’empêcher de regarder cet entrejambe ouvert d’autant plus qu’il était vraiment gonflé dans le training noir. Il raconta à Marcel ses études pour devenir ingénieur informaticien, la réjouissance de cet appartement et de pouvoir voler de ses propres ailes. Tout en parlant, il pensait aussi: "Il est rudement beau Marcel! Et vraiment musclé! Sûrement assez poilu. J’pense qu’il voudrait bien avec moi? Et il doit en avoir une grosse comme il est gonflé dans ce pantalon de training et puis il va me dépuceler et..."

—... ains?

— Hein? Quoi? qu’est-ce que v... tu dis?

— Tu es dans le cirage là? Ou quoi? Je te demandais si tu avais des copains?

— Oui, bien sûr, surtout un bon copain, Dominique, mais on ne se voit pas beaucoup enfin en dehors de l’école, je veux dire.

— Et les filles? Tu as une petite amie?

— Euh! Non pas vraiment! Enfin, j’ai encore du temps et puis il y a les études et je ne veux pas m’engager maintenant. Je n’y pense pas.

— Beau comme tu es? Moi, je crois plutôt que tu préfère les garçons? Non? Je me trompe?

Tout en le questionnant, Marcel avança sa main sur la cuisse brûlante de Marc et comme celui-ci allait réagir, il l’embrassa d’un coup sur la bouche! Quel choc électrique! Et quel coup de tonnerre dans sa tête! Presque suffoqué, il se détendit et se mit a apprécier cette langue qui lui fouillait la bouche, rencontrant sa langue, ses lèvres plaquées contre celle de Marcel qui lui apprenait d’un coup tant de sensations nouvelles. Il salivait abondamment et sentit son pouls s’accélérer fortement, son membre se dressa immédiatement dans son slip et un léger soupir envahit sa tête!

Marcel ne restait pas inactif et ses mains caressaient la poitrine de l’adolescent dont le tétons durs disaient suffisamment l’excitation.

— Alors, Marc, qu’est-ce que tu en penses?

— De quoi?

— À propos des garçons?

— Ben, oui, enfin, c’est vrai, heu...

— Allez, mon gars, viens, je vais t’apprendre la vie, tu veux?

— Oui, mais tu ne me feras pas mal?

— Tu es vraiment trop, toi! Mais non, d’autant plus si c’est la première fois.

Tout en tremblant, Marc guida Marcel vers sa chambre. À nouveau, celui-ci l’embrassa voracement, se collant contre lui, ses mains caressant tantôt sa nuque, son dos, ses fesses. Marc, lui ne savait pas vraiment que faire et il imita un peu Marcel, gauchement.

— Laisse-toi aller, petit mec, détends-toi. Tu vas jouir comme un chef.

Marc sentait le sexe dur contre son bas-ventre, le sien lui semblait prêt à éclater, mouillant tant et plus. Marcel le renversa en travers de son lit et il lui apparut tout d’un coup qu’il entrait dans un autre monde ou une autre dimension. Ni la bouche, ni la langue de Marcel n’épargnèrent aucune partie de son corps encore adolescent. Visage, le coin de l’œil, lobe des oreilles, le cou, l’épaule, les tétons, les flancs. Il crut devenir fou quand il se fit mordiller un peu partout. Marcel avait deux, quatre, huit mains, cent, partout. Plusieurs fois, Marc fut prêt à jouir, à chaque fois Marcel arrêta juste à temps! Il voulut sortir sa verge prête à éjaculer, Marcel lui bloqua les poignets d’une main de fer!

Le genou gauche entre ses cuisses, collant à ses couilles, l’autre lui enserrant la jambe, Marcel commença à lui mordiller et à lui lécher le gland! Marc en eut un grand sursaut:

— Arrête je vais jouir, je... viens... haaa, oui!!! Je lâche toute la purée!!!

L’expression était amusante.

— Quand je te disais tout-à-l’heure que j’allais te déguster, p’tit mec, c’était vrai et ce n’est encore que l’apéro!

De nouveau la bouche travailla, aspirant léchant, suçant. Il prit l’élastique avec ses dents et aidé par ses mains, il lui enlevant son slip, libérant ainsi cette jeune verge encore tendue et luisante. La langue, à l’image d’un chat fit la toilette, ne laissa rien perdre, avec délectation.

Marcel, qui était encore en training, se mit nu et Marc eut la vision de sa verge dressée, fière altière devant un ventre musclé et poilu.

— Oh! Ce qu’elle est grosse!

Le cri du cœur!

Les amants se retrouvèrent enlacés sur le lit la tension de Marc qui s’était relâchée pour laisser la place au plaisir pur. Il planait! Surtout quand Marcel, reprenant ses travaux de bouche et de dégustation entreprit ses couilles, son périnée, la hampe, l’œil de bronze! La pointe de la langue jouait avec les jeunes attributs, s’attardant sur la fine lisière du plus beau sac qui soit! Marc n’en pouvait plus et il cria presque:

— Prends-moi, je t’en supplie!

Supplication délicieuse. Le gland largement lubrifié s’inséra sans peine entre les belles fesses et Marc se fit dépuceler sans peine, ni reproche, mais avec grand plaisir! Le rythme lent et attentionné du début s’accéléra et jamais encore le jeune homme n’eut ressenti un tel plaisir un tel sentiment de jouissance et de pleinitude qu’en l’instant ou Marcel se libéra et inonda ses entrailles....

Ils restèrent longtemps ainsi. l’un en l’autre, les langues s’unirent encore, les mains se rejoignirent les mots revinrent sur les langues:

— Je t’aime.

— C’était génial.

— Trop top!

— Magnifique, mais attends, on en est qu’à l’entrée, le menu continue...

Ce jour-là, Marc apprit ce que le chiffre 69 voulait dire! Le goût du sirop d’homme, le plaisir total, les caresses sans fin, la joie de jouer avec son corps et celui de son amant et les mille et une manières d’en jouir. L’époque du touche-pipi était bien éloignée et il comprit comment des hommes apparemment identiques sont si différents!

Marc venait d’entrer de plein pied dans le monde des adultes!

Chapitre 3

Il y a maintenant trois mois que Marc est installé dans ses meubles. Il se sent bien dans son appartement si sympathique et chaleureux. Sa maman lui a cousu les rideaux et voilages, les coussins. Il a choisi les couettes, les draps les linges, les couleurs et harmonies. Il a tenu à installer lui-même les éclairages.

Avec Marcel, c’est vraiment la totale! Si ce n’est pas un qui descend, c’est l’autre qui monte. Ainsi les deux amants se trouvent très régulièrement réunis et leurs ébats enflamment la maison. Et il n’en est qu’autant de joies, de plaisirs et de rigolades.

Dans l’immeuble, à part quelques pisses-vinaigre, les voisins l’aiment bien et son naturel aimable et poli fait merveille. Une voisine du couple, Chantal, a bien réclamé un peu au début, mais comme elle-même n’est pas particulièrement silencieuse quand ses amants la font jouir, c’était sans espoir!

De plus, bien que mythomane, elle a compris qu’elle ne pourrait s’annexer aucun des deux hommes, elle a changé son fusil d’épaules et maintenant elle est devenue la meilleure amie du couple.

Certaines soirées sont restées comme anthologiques, comme par exemple celle durant laquelle, Marc, bien éméché et totalement disjoncté à fait un strip-tease si érotique qu’il a bien failli finir en partouze!

Marc s’est libéré aussi face à ses proches et la réaction de ses parents n’a pas du tout été ce qu’il craignait:

— Si tu es heureux comme cela, alors... mais pense à te protéger! Quand est-ce que tu nous présente?

— Cool!

À l’école, c’était bien. Il ne se cachait plus de ses camarades et surtout n’a plus laissé aucun doute sur ses sentiments à Dominique. Mais sans succès! Ils demeuraient seulement de bons copains...

Dans la chaleur douillette de l’appartement, alors qu’à l’extérieur la neige à tout blanchi et continue de tomber en masse, Marc s’est installé sur son canapé au salon. Une douce lumière d’allogène éclaire le livre de mathématique qu’il étudie. Il a choisi un CD, un concerto de Mozart qui compose le fond sonore. Et puis surtout, oui surtout, il est en slip! Seulement en slip de coton blanc kangourou que sa mère lui achetait toujours et qu’il n’aimait pas. Et bien il a fini par les aimer! Et même il n’en veut plus d’autres! Ils sont doux, le soutiennent bien et agréablement, sans le compresser, ils l’excitent facilement.

Marc aime quand il mouille dedans et quand cela lui arrive, si sa queue est encore gonflée et enfermée, l’ouverture s’agrandit et il peut se toucher par la poche de son pantalon! Encore mieux, parfois une couille sort et elle entre en contact avec le tissu rugueux du jeans et alors-là, c’est géant! Certes, ses copains se moquent de lui dans les vestiaires à la piscine, mais il s’en fout! Au contraire, il est content, car comme ça ils l’on au moins regardé... Généralement les rires cessent quand il déballe sa verge, magnifique pendule entre deux contrepoids!!!

Le best, c’est encore quand Marcel qui en raffole, le lèche, joue avec le tissu et le lui enlève avec les dents...

L’autre jour, il avait mis un pantalon de velours côtelé qui lui moulait si bien les fesses et faisant ressortir son entrejambe, il lui semblait redevenir un garçonnet! Et pourtant son corps avait bien changé et les formes n’étaient plus les mêmes.

Les maths, encore les maths! Et Marc s’y sent parfaitement à l’aise! Il lit ce livre sans difficultés et prends quelques notes sur un calepin, à côté de lui.

Drinng! Dring!

Marc se lève pour répondre au téléphone.

— Marc à l’appareil?

— Salut, c’est Éric! Comment va?

Eric est un collègue de classe avec lequel il n’a que peu de contacts. Celui-ci est souvent peu sympathique, nerveux et arrogant.

— Ha! Salut Éric. Oui, ça va merci.

— Je te dérange, tu peux me répondre maintenant?

— Non, c’est bon, je t’écoute?

— Et bien, voilà c’est à propos de ce travail de math que le père machin nous a donné à faire. Je n’y entrave vraiment que dalle et comme tu es plutôt pas con!

— Merci de le dire. Je travaille justement dessus maintenant, mais l’intéro c’est seulement demain après-midi. On peut se voir demain matin si tu veux?

— Ouais, mais c’est court, et comme on a pas cours, je vais dormir demain matin, et ce... Attends, qu’est-ce que c’est cette musique que tu écoutes, tu peux pas baisser?

— C’est un concerto de Mozart.

— C’est de la musique pour les fiotes, ce truc!

— Ça tombe comme je suis homo! Je te prends où?

— T’est vraiment con, on peut rien de demander! Bon laisse, je me démerderai. Salut!

Quel casse-pieds, ce mec! Marc raccroche un peu violemment le combiné et retourne s’asseoir. Il à peine recommencé à lire que le téléphone sonne à nouveau! Gare à lui si c’est encore ce casse-pieds d’Éric!

— Allô! oui, Marc? Salut c’est Dominique!

Coup de poing dans l’estomac! Tout son corps tressaillit!

— Allô? Tu es là?

— Oui, oui, je suis très heureux de t’entendre, Comment vas-tu?

— Ça va plutôt bien et toi tu as un appart, maintenant?

— Mais oui, je te l’avais dit! C’est vrai que tu n’es pas encore venu me rendre visite, cher coquin!

— Ça se pourrait bien assez vite, j’ai besoin de toi!

— Tout ce que tu veux, pour toi, tu sais bien que j’ai du temps et il y a un moment que l’on ne s’est pas revu, en dehors de l’école, je veux dire..

— C’est vrai, mais j’avais pas mal à faire et même si je... enfin tu es un bon pote. Écoute, là j’en sors pas, tu as du temps?

— Quand?

— Maintenant!

— Dis-moi ce qui se passe?

— Voilà, j’ai un travail informatique plutôt hard à faire, je n’y arrive pas vraiment et mes tableaux dynamiques ne le sont pas du tout!

— Je vois. Et tu dois faire ça pour quand?

— Mardi prochain, mais on est déjà jeudi et demain sera une grosse journée avec plusieurs grosses branches et..

— Attends, qu’est-ce que tu fais ce week-end?

— Et bien j’avais prévu éventuellement d’aller surfer, mais seulement si j’ai le temps et si j’ai fini.

— Voilà ce que je te propose: il y a le chalet de mes vieux qui doit être libre, tu viens avec moi, on fait ton devoir et on surf, cool, non?

— Comme tu y vas? Je vais déranger!

— Mais non, je te dis, nous ne serons que les deux, je vais encore vérifier et puis ils annoncent un temps génial, allez, dis oui? Je te rappelle pour confirmer et le rendez-vous, dac?

— Heuu? Si tu veux, heu, c’est une bonne idée, enfin, j’crois, t’es vraiment un pote!

— Quand je te l’dis...

Chapitre 4

La neige crisse sous les surfs, les virages s’enchaînent et à chaque fois, le corps se penche, la main gantée va frôler le sol et déjà, le virage suivant se profile! Les deux garçons s’en donnent à cœur joie et profitent un maximum de leur journée. Bien entendu, comme les conditions sont exceptionnelles, tant par la qualité de neige poudreuse que par l’ensoleillement, il y a beaucoup de monde sur les pistes, mais peu importe, ils ont du temps et ils sont ensemble.

Marc ne peut pas croire à son bonheur! Comme Dominique est bien meilleur sportif que lui, il progresse en surf, corrige sa technique et ose aller de l’avant. Mais avant tout, il est toute la journée avec son copain et cela faisait longtemps! Son copain? Son amoureux, enfin son amour impossible, mais tant pis, il fait comme si... Et sans dépasser la bonne mesure, il l’entoure de son affection et sur les télésièges, il se colle à lui un peu plus que pour un autre copain...

Les cris des skieurs, lugeurs, surfeurs, amoureux de la glisse en tout genre, le bruit continu des roulettes des remonte-pentes et des télésièges, le choc des bâtons, les rires, le froid sec, le soleil, la journée est vraiment sublime. Mis à part le temps d’un chocolat chaud vite avalé, les deux garçons n’arrêtent qu’au dernier moment et redescendent par la piste entre les sapins à la station.

— Ouf! Tu m’as crevé, mais vraiment super! On va au chalet à pieds, ce n’est pas très loin.

— Je te suis.

Marc n’est pas peu fier de montrer le chalet, «son» chalet à Dodo! Surtout que c’est un vrai petit bijou, tout en bois, authentique, bien situé dans la station. Petit, il compte une cuisinette, une chambre à manger, deux chambres à coucher et une minuscule salle de bain, salle de douche, plutôt, sur la porte de laquelle, un autocollant invite au rêve: «Économisez l’eau, douchez-vous à deux»! Écrit sur un grand cœur rouge. Dodo en a rougit en le lisant! Il n’arrête pas de s’exclamer:

— Vraiment ce chalet est super, merci de m’inviter, c’est si beau et puis ce coin à manger avec le banc d’angle en bois et les coussins à carreaux rouges et blancs les rideaux, et puis cette petite cuisine et même une cheminée? Tu va faire du feu?

— Bien entendu! Écoute, on va s’organiser, pour ce soir, j’ai des spagouzes, ma mère à fait la sauce et puis j’ai aussi de la crème au chocolat comme dessert, ça te va? Pour dormir, je te propose de prendre ma chambre, c’est celle du fond. Il y a des draps propres dans les deux lits.

— On y va!

La chambre est petite avec un lit contre chaque paroi et une commode sous la fenêtre aux minuscules carreaux garnis de rideaux rouges et blancs. Des duvets et oreillers invitent au repos et une bonne odeur de lavande flotte dans toute la pièce.

— Comment tu trouves?

— C’est vraiment ravissant.

— Oui! J’aime beaucoup venir dans ce chalet, depuis tout petit.

— Tu y as souvent invité des copains?

— Plusieurs fois, mais en famille, tandis que c’est la première fois que j’y viens seul avec mon meilleur ami. Tu prends le lit de gauche, ça te convient?

— Comme tu veux?

— Pour la douche, il n’y a pas beaucoup d’eau chaude et le mieux se serait encore de faire comme il est marqué sur la porte!

— Heu? Tu crois, je ne...

— Non! Je rigole. Simplement il ne faut pas rester une heure sous la douche.

Marc commence à déshabiller, tranquillement, tout en discutant et face à Dodo, lui montrant ainsi sa poitrine ferme, enlevant son pantalon, un collant moulant ses jambes et son sexe déjà légèrement gonflé. Tout en discutant, il observe son ami se déshabiller aussi, avec peut-être un peu plus de timidité. Sa combinaison enlevée, il découvre un corps bien musclé et développé que Marc admire dans des sous-vêtements thermiques légers et suggestifs, enfin lui!

— Génial tes sous-vêts! C’est quoi?

— C’est des sous-vêtements thermiques qui laissent évacuer la transpiration sans que tu sois mouillé. C’est vrai que c’est génial, je n’ai jamais froid, ni trop chaud et comme tu sais que je fais pas mal de sport...

— J’ai vu! Quel gaillard et tu as un corps superbe! Tu permets que je touche?

Marc, lui est déjà nu et sa verge commence à prendre de l’ampleur. Il s’approche de Dodo et lui touche la cuisse.

— C’est vrai que c’est très doux! Tu ne mets pas de slip dessous, moi j’en mes sous mes collants?

— Non! Sinon tu transpires et t’as les reins mouillés!

Marc laisse sa main sur la cuisse de Dodo et commence même à le caresser, incorrigible garçon! Cette fois, il bande carrément et s’enhardit! D’autant plus qu’il lui semble bien voir que Dodo a un gonflement révélateur dans son collant..

— Heu! Je vais en premier à la douche!

Dodo s’est levé d’un bond et prend son linge dans son sac, il fille à la douche presque en courant...

Marc le regarde partir avec un petit sourire d’envie. «Toi, tu voudrais bien, mais tu n’oses pas»! Je suis sûr que ça va marcher... Il se promène la verge tendue, se touchant un peu, cherche son linge dans son sac, se penche bien avant, par plaisir, et trouvant que la douche dure trop longtemps, va à la salle de bain. Il frappe un coup bref et entre aussitôt!

— Je venais voir si tu avais fini?

Dodo, surpris, se cache dans son linge rapidement, mais Marc à eu le temps de voir sa queue en érection!

— Tu es vachement pressé, je n’ai pas encore fini!

— Tu veux que je t’essuie le dos?

— Non, non, Merci.

— Excuses-moi, je reviens..

— Je te laisse la place...

Le fard aux joues, Dodo sort de la salle de bain, frôle la verge tendue de Marc et claque la porte. Marc, lui se douche rapidement, il meure d’envie de se masturber, mais se retient en espérant mieux et en se disant qu’il faut qu’il fasse attention avec Dodo, car celui-ci pourrait bien se fâcher, malgré toute sa gentillesse et très vite, retourne à la chambre, les reins ceints de son linge. Dodo a déjà mis son pyjama! Un magnifique pyjama de coton soyeux rouge et or!

— Cool, ton pyjama, les couleurs de Griffondor!

— Tu connais Harry Potter?

— Tu parles si je connais, je suis fan de chez fan!

— C’est ma maman qui m’a offert ce pyjama, il et super doux.

— Eh bien, elle à bien fait, car il te va à ravir. Vraiment ma maison préférée, c’est Griffondor et toi?

— Moi aussi et j’aimerais bien en faire partie.

— Tu parles, on apprendra à se transformer en chat comme Mac Gonagall!

— Pourquoi en chat?

— J’aime bien les caresses et toi?

—... Ça va...

— Dis donc, je crois bien que Harry et Ron vont ensemble, tu crois pas? Sous la douche ils doivent s’amuser!

— Tu penses toujours à ça toi!

— Pas toujours, mais souvent, c’est vrai et tu sais que j’aime les garçons. De toute façon, tout n’est pas clair dans leur amitié et quand on sait les traditions des collèges anglais!

— T’est trop con toi! Et Hermione, qu’est-ce que t’en fais?

— Rien...

Marc se mit en pyjama, enfin celui qu’il a pris au fond de son armoire en pensant qu’il lui faudrait un pour cette soirée. Comme il y a un bon moment qu’il ne l’a pas mit, il s’aperçoit qu’il est un peu court et qu’il arrive tout juste à entrer dedans. Il le serre pas mal et fait largement ressortir ses formes, d’autant plus que son érection ne l’a pas vraiment quittée!

— Et si on allait manger?

Chapitre 5

Les deux garçons se préparent le repas et dans les pyjamas, les bosses qui sont bien atténuées se remarquent quand même et comme par habitude, chacun, de temps à autre, se touche, comme pour vérifier sa virilité!

Le repas se passe autour d’Harry Potter et d’un bon feu de cheminée. Les questions fusent et chacun essaye de coincer l’autre avec une question difficile.

— Je te propose un enjeu, celui qui aura le plus de bonne réponses pourra demander un gage à l’autre, d’accord?

— Si tu veux.

Dodo déploie toute sa science pour gagner, mais Marc se révèle pour finir le plus fort et gagne d’une question!

— Viens dans la chambre!

— Non! Attends!

— Pas de discussion, allez viens!

Ils s’assoient sur le lit et Marc dit:

— J’ai le droit de t’embrasser, d’accord, comme gage, c’est pas trop... hard?

— Si tu veux..

Marc entoure les épaules de Dodo et se collant contre lui, l’embrasse tout doucement et tendrement comme un grand frère sur la joue à la peau douce et veloutée d’adolescent. La chaleur des cuisses l’unes contre l’autre le met immédiatement en émoi et il recommence à embrasser Dodo, plusieurs fois, allant dans le cou, lui léchant les oreilles, sur le front!

Celui-ci se crispe et semble très mal à l’aise. Pourtant son sexe dressé fièrement atteste de son désir. Le rouge aux joues, il balbutie:

— Non, non, il ne faut pas c’est mal, arrête!

— Qu’est-ce qui est mal?

— Ce que nous faisons, c’est sale!

— C’est sale d’aimer?

— Les garçons, ce n’est pas bien, c’est un péché!

— Qui t’a dis ça?

— Le curé!

— Qu’est-ce qu’il y connaît le curé? Il n’a même pas de femme!

— Il dit que tu vas en enfer, si tu fais ça avec un garçon!

— Et bien tu vois, moi je crois que le curé se trompe, mais qu’il ne le sait pas et que l’amour, c’est beau, c’est le plus beau sentiment de la terre et que si l’on prêchait que l’on vivait plus l’amour, il y aurait moins de guerres et d’égoïsme dans le monde!

— Tu n’as pas choisi d’être ce que tu es, ni moi, c’est en nous et nous n’avons pas à nous culpabiliser de nous aimer, car tu m’aimes, maintenant j’en suis sûr! Nous ne faisons rien de mal, nous sommes comme l’on a été créé, alors, il faut seulement accepter d’être différent des autres...

— Je t’aime depuis toujours, mais je n’ose pas.

Tous les non-dit, les frustrations, les malaises ressortent. Les années de dissimulations se dévoilent, l’autorité parentale, les carcans se fendent, le coeur de Dodo s’ouvre

Les larmes roulent sur les joues de Dodo avec des grands hoquets et de lourds sanglots. Profondément ému, Marc l‘entoure et le serre encore plus fort contre lui, léchant le sel qui coule de ses beaux yeux tristes.

— Ne dis plus rien et laisse les fontaines se déverser. Là, là, laisse-toi aller, ça fait du bien.

Petit-à-petit, les larmes se séchèrent, les sanglots se calmèrent et Marc se sent encore plus amoureux et heureux que jamais. Enfin, il comprend les réticences, les fuites, les refus. Tout naturellement, les mains se font plus tendres, les baisers plus passionnés, les frissons deviennent du désir. Les bouches vont à leur rencontre et quand les deux langues de joignent c’est de la folie!

Cette fois, il n’a plus de retenue! Marc, avec une sorte de frénésie embrasse, dévore Dodo, le couvre de bisous, de baisers, le lèche, le mouille, lui enlève son pyjama rouge et or et les mains caressent et caressent encore et encore ce corps tant désiré. Subjugué, Dodo se laisse faire avec plaisir et passion ayant relâché toute tension intérieure. Son membre n’a jamais été si gros, si mouillé, sa poitrine n’a jamais poussé de si gros soupirs, ses muscles n’ont jamais été si tendus de jouissance!

Il jouit une première fois, quand Marc l’embrasse et lui caresse les tétons durcis, c’est la libération, il jouit encore quand la langue de son amant lui procure des sensations inouïes sur son périnée, sur ses bourses et durant sa première pipe, il jouit encore avec force quand Marc le prend, d’abord tout en douceur, puis avec force et sous les coups de boutoir qui le laissent épuisé et pâmé!

L’un et l’autre se laissent aller aux divins plaisirs de la chair et de l’amour, le corps des garçons se prêtent à merveille aux mille combinaisons et ils jouissaient encore et encore! La nuit passe bien vite et ce n’est qu’au petit matin que les deux amoureux s’endorment enfin!

Une forte odeur de musc et de sperme flotte dans la pièce, les garçons nus l’un contre l’autre émergent doucement du Pays des songes. Premier baiser de retrouvailles.

— Je t’aime!

— Je t’aime à la folie!

— Je te veux pour la vie!

— Je te veux rien qu’à moi!

— Je ne peux plus me passer de toi!

— Moi non plus!

Tant pis pour les parents, tant pis pour les amis, tant pis pour Marcel, tant pis pour les esprits chagrins, tant pis pour le curé, leur amour est trop fort pour se rompre, il est né au tréfonds d’eux-mêmes, il s’est révélé, c’est de l’or liquide qui coule dans leur bouche réveillant leurs mâles ardeurs juvéniles.

La Tour-de-Peilz, décembre 2002