Le tunnel

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Volume 1 — Numéro 4

Texte d'archive:


Archivé de: Zipper – Volume 1 – Numéro 4
Date de parution originale: Septembre-Octobre 1994

Date de publication/archivage: 2012-02-18

Auteur: MJohnson
Titre: Le tunnel
Rubrique: Jamais revu

Note: Ce texte a été reproduit sur l'archive avec l'autorisation de Zipper (2000 - Contact: jeandenis@microtec.net)

Ce texte a été lu 3696 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Ce soir-là, je décidai d’aller prendre une marche dans de Vieux-Québec. Le ciel était clair et la canicule réchauffait l’air, rendant ainsi la température idéale pour une escapade nocturne.

J’avais pris l’habitude d’apporter mon walkman. J’aimais m’asseoir de longues heures sur les remparts de la ville et regarder les bateaux passer sur le Saint-Laurent, au son de la musique enivrante d’Enya. J’aimais beaucoup ce coin de la ville où l’on pouvait relaxer en toute tranquillité.

La première fois que je l’ai aperçu, il longeait le mur de pierre en regardant le sol. Trente ans environ, cheveux courts, il semblait assez costaud malgré sa taille moyenne. Il avait posé son regard sur moi, l’espace de cinq secondes et était reparti au loin. Je me suis dit que je ne l’intéressais probablement pas. (Je ne suis pas le genre pétard même si on me dit beau bonhomme).

Je me levai et je me remis à marcher jusqu’aux plaines, près du Château Frontenac. Rendu là, je m’arrêtai à un banc pour m’asseoir. Je regardais tranquillement le fleuve quand il apparut au loin. Mon coeur se mit à battre si fort que j’en avais mal au ventre. Plus il s’approchait de moi, plus mon coeur voulait sortir de ma poitrine. Il vint s’asseoir près de moi sur le banc. Je n’osais pas enlever mes écouteurs, j’étais affolé.

Il me regarda et me fit signe de les retirer:

— Qu’est-ce que t’écoutes?

Je lui tendis le walkman et il écouta un court instant la musique en me disant qu’il aimait ça.

— Veux-tu aller marcher? proposa-t-il.

— Je veux bien, répondis-je.

Nous marchâmes jusqu’à un petit tunnel. Chemin faisant, je sus que son nom était Michel. Il avait trente-trois ans et il habitait Québec. Nous avançions dans le tunnel quand il me prit par le bras et m’attira vers lui. Ses lèvres se collèrent contre les miennes. Sa langue fouillait ma bouche savamment en de longs mouvements chauds et délicieux. Je le serrai contre moi et tout de suite je sentis quelque chose d’énorme contre ma cuisse. Je descendis ma main vers ses fesses que je caressai avec fermeté et douceur.

Il laissa sortir un gémissement de sa bouche si avide. Je glissai ma main vers un sexe dur comme de la pierre, prêt à bondir à tout instant de son pantalon. Je le pressai entre mes doigts pour sentir cette virilité étonnante qui visiblement était en quête de plaisir. Je baissai sa fermeture éclair et je sortis l’engin de sa prison. Je ne pus m’empêcher de sourire en laissant voir mon émerveillement devant l’objet de ma convoitise. Je m’agenouillai devant ma victime et j’approchai tranquillemet ma bouche de son gland en le regardant se tortiller de désir. Je commençai par lécher ses testicules un à un en prenant bien soin de leur faire sentir la chaleur de ma langue qui les caressait. Michel gémissait de bonheur. Je parcourais maintenant la longueur de son pénis majestueux en m’attardant sur le bout afin de mouiller le gland de ma salive chaude qui n’en finissait pas de remplir ma bouche tant j’avais envie de le sucer. C’est quand je posai mes lèvres autour de son gland soyeux qu’il se mit à se débattre en susurrant ces paroles:

— Oh! Comme ta bouche est douce et chaude, c’est bon, tu suces bien, c’est super... Ooooh!

Je savais que j’avais le contrôle sur lui maintenant. Mes mains empoignèrent ses fesses rondes et fermes et descendirent sur ses cuisses larges et poilues. Ma bouche ne cessait de sucer goulûment son sexe qui sans doute allait bientôt exploser. Il avait enlevé son t-shirt laissant voir ses pectoraux. Je ne pus m’empêcher d’aller leur donner un peu de plaisir. Je mordillais ses mamelons qui durcissaient au contact de ma bouche.

Il frémissait sans cesse sous mes caresses. Sa peau dégageait un agréable parfum, mélange de sueur et d’eau de toilette.

Ma langue mouillait cette peau qui brillait dans la pénombre du tunnel. J’avais peur qu’on se fasse surprendre par quelqu’un et c’était peut-être ce qui m’excitait davantage. Je recommençai donc à le sucer mais cette fois-ci en accélérant le rythme. Il se tordait en pinçant le bout de ses seins. Je crois que je n’avais encore jamais vu quelqu’un d’aussi sensuel que cet homme à qui je donnais du plaisir. Je dus arrêter avant qu’il ne vienne car j’avais envie de lui encore et encore. Il s’agenouilla devant moi en ouvrant ma braguette. Il grogna en sortant mon pénis de l’ouverture de mes pantalons. Il l’engloutit d’un coup sec jusqu’à ce que sa bouche rencontre mes poils. Il était formidable. Sa bouche allait et venait sur mon sexe avec douceur et sensualité. Je crois que de ce côté, on était sur la même longeur d’ondes. Je dûs l’arrêter pour ne pas venir tout de suite. Je le retournai et plongeai ma bouche entre ses fesses. Je crois que j’avais touché le point sensible de ma victime. Il tremblait sous mes coups de langues en écartant ses jambes musclées et en courbant ses fesses au maximum.

Il était au comble de l’excitation, il hurlait, gémissait tellement que je décidai de stopper pour ne pas attirer quelque curieux qui aurait pu nous prendre sur le fait. Non loin du tunnel, il y avait un muret en coin. Je lui dis de se rhabiller et de me suivre. Rendus au mur, je baissai son pantalon et je m’occupai à nouveau de sa queue. Dans l’espace de cinq minutes, il laissa couler dans ma bouche son sperme chaud en longs jets. Il resta là un bon moment, les cuisses écartées le t-shirt derrière les épaules à regarder le ciel, l’air ravi.

Je n’étais pas sorti du bois car dès qu’il eut récupéré, il me réserva le même traitement. J’étais très heureux d’avoir pris cette petite marche de santé. Je sus plus tard qu’il était marié. Il ne me laissa donc pas son numéro de téléphone et c’est pour cela que je ne l’ai jamais revu. Des fois j’y pense, surtout quand je repasse dans ce tunnel, sur les plaines. Un jour j’y retournerai, avec mon chum... Il va sûrement aimer ça...

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