Le tuteur et son pupille (01)


Le tuteur et son pupille (01)
Texte paru le 2018-09-12 par Jerome3140   Drapeau-be.svg
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Partie 1 – la prise en main


Jusqu’à mes 15 ans, je vivais avec mon père une vie tout à fait normale et la seule autre famille que j’avais c’était mon oncle, le frère de papa, qui avait un fils, mon cousin Antoine, de 5 ans mon aîné.

Papa et son frère n’avaient pas du tout la même approche pour l’éducation de leurs enfants et si mon père croyait dans une éducation moderne, son frère, par contre, avait opté pour une sévérité stricte avec son fils et dès mon plus jeune âge je dois avouer que j’avais une certaine crainte lorsque nous rendions visite à mon oncle, car la plupart du temps Antoine était puni.

Et puis, je ne sais pas trop comment ni pourquoi, les deux frères se sont portés candidats pour faire un boulot à l’autre bout du monde, en Australie et ils ont décroché l’emploi. Comme il s’agissait d’un contrat de 10 ans, on leur avait déconseillé d’emmener des membres de leur famille.

Moi, Pierre, 15 ans, j’étais donc le problème ! Mon père ne voulait pas que j’aille durant toutes ses années dans une institution ou dans une famille d’accueil et presque naturellement mon oncle a proposé à son frère :

— Mais pourquoi ne le confies-tu pas à Antoine ? Crois-moi, avec l’éducation que je lui ai donnée et connaissant son caractère, il n’en fera pas un mollasson.

En tout cas, un soir, en rentrant de l’école papa m’a dit :

— Pierre, je te confie à Antoine, ton cousin, mais surtout ton tuteur. Malgré son jeune âge, tu dois le considérer comme ton père et avant de partir j’en ferai officiellement ton tuteur pour qu’il n’y ait aucun souci.

À l’époque je n’étais pas mûr pour mon âge et je me disais que de vivre avec un gars qui n’a que quelques années que moi, ce serait cool et le jour du départ papa m’a déposé avec mes affaires personnelles, mes vêtements et mes livres scolaires devant la maison de mon oncle et moins d’une heure plus tard, Antoine et moi prenions congé de nos pères ; un taxi venant les chercher pour les amener à l’aéroport. Nous avons encore salué nos pères et à peine la voiture hors de vue, Antoine m’a pris par le cou et m’a dit :

— A nous maintenant, mon petit Pierre, mon pupille !

Il m’a carrément poussé à l’intérieur de la maison et m’a demandé de vider mon sac et ma valise et de mettre tout sur la table de la cuisine. Il a d’abord regardé mes affaires scolaires pour se faire une idée de mes notes qui étaient souvent en dessous de la moyenne puis il s’en est pris à toutes mes ‘richesses’ :

— Ici, tu n’auras pas besoin ni de tes jeux vidéo ni de ta console, ni de MP3, pas de pc chez moi, ni de portable et enlève-moi ta montre ; il y a une horloge dans chaque pièce ici !

— Mais Antoine, le pc, j’en ai besoin pour mes cours et mon portable pour contacter mes amis !

— Tes amis ? Montre-moi que tu fais le max à l’école et alors peut-être tu pourras parler à tes amis. Quant à ton ordi, tu pourras l’utiliser ici, dans la cuisine, sous ma surveillance et u-ni-que-ment pour tes travaux scolaires !

J’ai envie d’exploser, mais je me retiens !

Puis il s’occupe de mes vêtements : l’horreur ! Il jette par terre tous mes jeans et mes pantalons longs, mes boxers, mes bermudas ainsi que toutes mes chaussettes, et il me dit :

— Tu vois, mon petit Pierre, ici tu n’auras plus besoin de tout ce qui est par terre ; c’est moi qui te dirai chaque matin ce que tu dois mettre et comme chaussures tu pourras garder tes baskets et ta paire de sandales en cuir. Du reste, on fera tout à l’heure un feu de joie !

Sur la table, il ne restait effectivement que quelques caleçons blancs à poche que je ne mettais plus depuis longtemps, des marcels blancs, quelques chemises ; rien de plus !

— Viens, mon petit Pierre, je vais te montrer tes nouveaux appartements !

Toujours en me tenant fermement par le cou, il m’a emmené de la cuisine dans un couloir où, à gauche, il y avait deux portes ; il a poussé la première porte en me disant d’une façon ironique :

— Tu es chez toi ici, mon petit Pierre ; voici ton royaume !

On se trouvait dans la buanderie !

— Tu as tout le confort, une douche, un évier – il est en métal, mais tu as un évier – et tu as une table de travail, une chaise et là une étagère pour ranger tes affaires. Que te faut-il de plus ?

En fait, en outre, il y avait un lave-linge, un sèche-linge, une table à repasser ainsi que de quoi nettoyer la maison : une buanderie quoi !

— Ah, oui, il n’y a pas de WC ! Tu prendras un des seaux pour astiquer la maison ! Pousse la porte, maintenant ! Tu découvriras ta piaule !

C’était un cagibi de 2 m par 1,5 m et, au sol, il y avait un matelas, une couverture et un coussin.

— Ce sera ta chambre ; n’est-ce pas fantastique, mon cousin ?

J’étais très déçu, énormément désenchanté et frustré, moi qui avais une grande chambre chez papa. Comme je ne marquais aucun enthousiasme et que ma réponse se faisait attendre, il m’a flanqué une paire de baffes en criant :

— J’attendais quand même un peu plus de chaleur, d’élan de ta part. En tout cas, tu dormiras dorénavant sur ce matelas et peut-être qu’un jour quand je t’aurai formé, tu recevras un vrai lit. Mais j’en doute !

Quand on est revenu dans la cuisine, Antoine a disparu un instant et a posé une grande valise à lui sur la table et il en a vidé le contenu. Quand j’ai vu ce qu’il en sortait, je n’en croyais pas mes yeux. Les frusques qu’il a déballées dataient du temps où Antoine avait mon âge ou même encore plus jeune.

Il a tout sorti et en a fait deux tas et m’a dit :

— Tout ceci, c’est pour porter à la maison. Tu mettras ces shorts en velours marine ou en coton avec les marcels que tu as apporté ; rien de plus ! Donc, pas de caleçon, pas chaussettes et tu resteras pieds nus.

Comme je ne réagis pas, j’encaisse une autre paire de baffes et très vite je pense à dire :

— D’accord, Antoine.

— Pour aller aux cours, tu porteras cette culotte en flanelle grise ou celle en gabardine bleue avec ces chemises-ci, la bleue ou la blanche et aux pieds tu porteras ce que tu as amené.

— Bien Antoine

— Pour la nuit, voici tes deux pyjamas, mais crois-moi pour les porter, il faudra que tu sois parfait !

Je commençais à regretter de me retrouver ici ; je commençais à chauffer intérieurement, mais pour ne pas recevoir d’autres baffes j’ai dit :

— Bien Antoine et je devrai m’y faire, n’est-ce pas cousin ?

Mais je recevais quand même une autre paire de gifles :

— Petit insolent ! Petit con ! Je t’apprendrai bien à être enthousiaste ! Sois heureux que je te permette de porter les habits que je portais quand j’avais ton âge, car mon père qui t’a toujours trouvé un gamin endormi, un fainéant, lui, il m’avait suggéré pour te former de ne te donner qu’une chemise et qu’une culotte pour aller aux cours et t’obliger à les laver deux fois par semaine pour que tu sois tenu de les porter encore humide !

De mes affaires personnelles, il ne restait qu’une photo de mon père avec moi, quelques livres et mon réveil ; le reste c’est-à-dire mon portable, mes jeux vidéo et ma console, mon argent de poche et mon lecteur mp3 et mon oreillette avaient été confisqués. Je pense que je me répète, mais cela me va tellement loin que j’en pleurerais bien.

— Maintenant, va ranger tes affaires dans tes appartements et je veux te voir ici dans 5 minutes dans ta tenue maison parce que j’ai encore beaucoup de choses à mettre au point avec toi.

C’est au pas de course que je suis allé dans la buanderie où j’ai déposé mes affaires sur la grande table et j’ai enfilé un short en velours bleu et mis un marcel blanc et je suis revenu dans la cuisine pieds nus où Antoine m’attendait, un chrono à la main.

— Quand je dis 5 minutes, ce n’est pas 7 minutes. Retiens bien cela, mon petit Pierre !

— Oui, Antoine

Alors, il m’a renvoyé dans mon cagibi pour aller chercher tout ce qui était vêtement ; j’avais deux minutes pour le faire et j’étais de retour dans les temps.

— Suis-moi, on va à l’étage.

— Oui, Antoine, je te suis.

Dans la chambre d’ami apparemment il y avait une garde-robe dont il a ouvert les portes et m’a ordonné d’y ranger mes affaires convenablement.

— Sur l’étagère du haut, je veux voir tes habits pour aller à l’école, sur la suivante, ce que tu dois mettre pour rester ici et sur celle du bas tes caleçons, tes marcels et tes pyjamas et sur le fond, tes chaussures.

Je me suis exécuté, mais il me restait mon pantalon et le polo que je portais en arrivant et quand je les ai pris en main, il m’a dit :

— Tu les utiliseras pour faire briller les planchers ou je les donnerai peut-être aux Petits Riens.

Puis il a refermé l’armoire et il l’a cadenassée en me disant :

— Tu vois, mon petit Pierre, c’est moi qui déciderai à chaque moment de ce que tu porteras comme frusques. Ah oui, j’oubliais presque : quand tu rentres des cours, tu changes de tenue évidemment et si je n’ai rien préparé comme frusques tu resteras tout nu ; cela va de soi !

Nous sommes redescendus dans la cuisine et quand Antoine s’est assis, j’en ai fait autant, innocent comme j’étais !

— Est-ce que je t’ai permis de t’asseoir ? Non, n’est-ce pas ! Alors tu te lèves et tu te mets fixe devant moi.

— Désolé, Antoine, je ne savais pas. Pardon Antoine.

Je me lève donc, me mets au garde-à-vous, et Antoine me tend une sorte de cahier qu’il avait en main.

— Voici quelques premières règles faciles que tu devras suivre et aussi comment tes journées vont être remplies sous mon toit et tu dois les savoir par cœur pour que tu puisses t’y tenir et je peux t’interroger à tout moment pour voir ton niveau de connaissance.

— Merci Antoine.

J’ai pris le cahier en main et il m’a ordonné de lire le tout à haute voix :

— À partir de maintenant, j’appelle mon cousin Antoine, maitre, et je le vouvoie toujours.

— Quand mon maitre entre dans une pièce où je me trouve, je me lève et je me mets au garde-à-vous, je garde la tête basse et j’attends son autorisation pour reprendre mes activités ou suivre ses nouvelles consignes.

— J’attends toujours la permission de mon maitre pour m’asseoir et je ne prends jamais appui contre le dossier de ma chaise, car je dois toujours rester bien droit.

— Horaires. Ils sont les mêmes, été comme hiver. Horaire des journées scolaires :

Et suis tout le programme de ma future vie :

5.45 : Mon réveil sonne, je me lève immédiatement et j’attends que mon maitre vienne m’ouvrir la porte.

5.50 : Je fais couler le bain de mon maitre et prépare le petit déjeuner de mon maitre.

6.20 : Quand mon maitre m’appelle, je lui apporte son peignoir pour sortir du bain et je nettoie la salle de bain de mon maitre.

6.35 : Je sers le petit déjeuner de mon maitre et j’attends son autorisation pour manger

6.50 : Je lave et range la vaisselle et je nettoie la cuisine.

7.05 : Mon maitre m’inspecte, inspecte mes draps, mon matelas. Entre temps, je me suis mis nu sous la douche en attendant que mon maitre me lave, car je suis trop jeune et irresponsable pour faire cela moi-même.

7.20 : Je nettoie ma douche et j’enfile les vêtements que mon maitre m’a préparés.

7.30 : Après une dernière inspection de mon maitre je me rends au collège

17.00 : À la fin des cours mon maitre me donne 10 minutes pour rentrer à la maison

17.10 : Je me déshabille complètement et j’attends l’inspection de mon maitre nu et les bras tendus au-dessus de ma tête

17.20 : Je fais mes devoirs et j’étudie mes leçons

18.30 : Mon maitre me lave et je nettoie ma douche et j’enfile mon pyjama ou je reste tout nu, suivant les ordres de mon maitre.

19.00 : Je mange à table avec mon maitre si j’en reçois l’autorisation

19.30 : Je fais la vaisselle et je nettoie la cuisine.

19.55 : Je me brosse les dents.

20.00 : Je montre à mon maitre mes devoirs fais et récite mes leçons.

21.00 : C’est l’heure du coucher.

Pour les week-ends, jours fériés et vacances scolaires, l’horaire est adapté et je pouvais me lever en même temps que mon maitre et d’après les heures indiquées, ce ne serait jamais avant 8.30 heures. Ensuite, le schéma restait le même sauf que de 10.30 jusqu’à midi je devais faire des corvées comme de 13.00 à 18.30 heures.

Le midi, mon maitre me donnait aussi une douche et jusqu’à 13.00 je remettais cuisine, vaisselle et douche en ordre. Le soir, tout était chamboulé et voici l’horaire :

18.30 : Mon maitre me lave et je nettoie ma douche et j’enfile mon pyjama.

19.00 : Je mange à table avec mon maitre

19.30 : Je fais la vaisselle et je nettoie la cuisine.

19.55 : Je me brosse les dents.

20.00 : Je suis à la disposition de mon maitre.

21.00 : C’est l’heure du coucher

Je reprends ma lecture à voix haute :

— Corvées :

— Tâches ménagères : Faire la vaisselle, nettoyer convenablement toutes les pièces de la maison de la cave au grenier, même les pièces non utilisées c’est-à-dire : aspirer, astiquer et cirer les parquets, nettoyer les carreaux, récurer à fond les toilettes et lavabos. Faire la lessive et le repassage.

— Entretenir le jardin : tonte, entretien des parterres floraux, ramasser les feuilles mortes, boucher les trous des taupes, ôter la mousse des murs et des terrasses.

— Nettoyer la voiture du maitre.

— Sur les pages suivantes, mon maitre pourra compléter les règles que je dois respecter.

Quand j’avais fini de lire toute cette littérature, je savais ce qui m’attendait et j’en avais les larmes aux yeux, mais surtout l’envie d’exploser. Aucun temps libre ne m’était réservé ! Rien, pas même les week-ends. La seule chose de positif, on se levait plus tard !

Alors mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai crié :

— Mais Antoine, tu es devenu fou ! Tu ne crois quand même pas que je vais être ton esclave et t’appeler maitre, de me lever quand toi, mon cousin, tu entres dans une pièce, que tu vas me refuser toute intimité. Ça, jamais !

Mais sa réaction ne s’est pas fait attendre. Il m’a giflé à la volée jusqu’à ce que je tombe par terre, puis il s’est mis à crier :

— On va voir ça petit con, je vais t’apprendre à vivre moi !

Puis comme j’étais au sol, il m’a tiré par les cheveux tout en me frappant sur tout le corps avec ses poings, ses genoux, ses pieds. Ensuite, il a pris la ceinture de son pantalon et durant au moins un quart d’heure il m’a frappé partout. Moi, je pleurais, je criais, je le suppliais d’arrêter et lui disait sans cesse :

— Je n’attends que six mots de toi, raclure.

J’avais déjà dit pitié, pardon maitre, et ce n’est que lorsque j’ai dit :

— Je me soumets à vous, maitre

Qu’il a cessé de me corriger. Il m’a redressé en tirant mes cheveux, m’a fait mettre à genoux, a glissé une règle en fer sous mes genoux, m’a fait mettre les mains sur la tête et m’a dit :

— Quand je trouverai que tu t’es calmé et que tu ne pleurnicheras plus, il sera temps de te punir comme le faisaient mon père et le père de mon père.

Combien de temps je suis resté ainsi, je ne me souviens pas, mais j’avais très mal aux genoux. À ce moment-là, je savais que je ne me révolterais plus jamais. Je m’avouais battu. J’étais franchement un loser.

Quand il est redescendu de sa chambre – c’est la chambre que son père occupait et qui comporte un dressing et une salle de bain avec douche, bain, je savais que j’allais encore passer un mauvais quart d’heure.

En main, il avait une cravache et m’a dit :

— Suis-moi dans tes appartements.

Antoine disait cela avec ironie et une fois dans la "Pierrederie" comme il nommera cela plus tard il m’a dit :

— Déshabille-toi complètement parce que tu pues et je vais te laver.

— Oui, Antoine

Ai-je dit, et directement, mon cousin m’a asséné 10 ou 20 coups sur mon dos, mes fesses, mes reins.

— Pardon, maitre Antoine, pardon maitre !

Ai-je crié, et je dois dire que c’est la dernière fois que j’ai appelé mon cousin par son prénom ; j’avais retenu la leçon.

Une fois tout nu, il m’a fait mettre à genoux dans la douche dont le pommeau ressemblait à ceux qu’on voit dans les vestiaires des clubs sportifs ou dans les piscines ; pas moyen d’échapper aux jets !

— Ouvre le robinet et fais en sorte que tu sois complètement mouillé.

M’a-t-il dit, et de l’eau froide, très froide, s’est abattue sur moi. Puis, après avoir coupé l’eau, il a lavé mes cheveux au shampoing avec comme remarque :

— Mon petit Pierre, ta tignasse est bien trop longue ; je ne trouve pas cela très hygiénique et tu peux être sûr que j’y remédierai très bientôt.

Et toujours à l’eau glacée, il les a rincés. Puis, muni d’un gant de crin, il a commencé par me laver le visage, le cou, les bras, les aisselles, le dos, le torse. Ensuite, j’ai dû me redresser et il me lavait les jambes, les pieds, le sexe décalotté, mon cul et aussi ma petite raie où dès le premier jour il a enfoncé son doigt plein de savon en me disant :

— Tu te mouches, tu te brosses les dents, tu nettoies tes oreilles ; il est donc normal que ton petit trou soit aussi nettoyé.

Il a ouvert le robinet d’eau froide à fond - il n’y avait que de l’eau froide dans la buanderie - et il m’a laissé ainsi au moins 10 minutes sous ces jets glacés. Quand il est venu fermer le robinet, j’étais gelé. Il m’a observé un long moment, le sourire aux lèvres, puis il m’a lancé une serviette usée et m’a dit :

— Je tiens à la propreté ; matin et soir, tu prendras une douche ravigorante et le week-end tu auras droit à encore plus de fraîcheur et de propreté.

Ça, je le savais déjà grâce à ses fameux horaires de vacances ! Je m’apprêtais à remettre ma tenue maison quand mon maitre m’a attrapé par le bras et il m’a entraîné vers la cuisine et sur la table, bien alignés, Antoine avait rangé quelques-uns de ses outils à punir.

— Mon petit Pierre, je vais te punir comme mon père m’a puni. Je suis sûr que cette première punition sera la première d’une longue série, car pour te dresser à ma main, je ne te passerai rien ; la plus petite faute, le plus petit manquement, le plus petit pas de travers, sans omettre de mauvaises notes scolaires, je te punirai ! Est-ce clair ?

— Oui, maitre Antoine.

Il était assis à la table de la cuisine et j’ai dû prendre place à genoux, nu, devant lui, mes mains sur la tête.

— J’ai fait les comptes de ces premières heures chez moi et j’ai déjà dû te gifler parce que tu t’es assis sans ma permission, parce que tu m’as encore appelé par mon prénom, parce que tu as manqué d’enthousiasme et pour avoir tenté de te rhabiller sans mon autorisation tu en méritais une aussi.

Et chaque fois qu’il énumérait un grief, il me flanquait à nouveau des paires de gifles à la retourne et il frappait si fort que j’en avais déjà les larmes aux yeux et ma correction n’avait pas encore franchement commencé. Puis, il m’a dit :

— Viens t’allonger sur mes genoux et garde tes mains sur ta tête.

Moi, je tremblais de peur ou de froid je ne sais plus, mais en tout cas les premières claques qu’il m’a données avec la cuillère en bois sur mes fesses m’ont réchauffé ; un comble !

— Si tu cries, si tu te conduis comme un petit enfant, si tu essayes de protéger tes fesses, je double ta punition, retiens-le bien, car il en ira toujours ainsi !

— Non, maitre, j’essayerai d’être digne de vous.

Je pense qu’il m’a frappé les fesses durant bien 5 minutes et puis au clocher du village la demie a sonné. Ayant vu tout ce qu’il avait étalé, je savais que cela ne s’arrêterait pas à quelques coups de cuillère à pot. Non, car toujours couché sur ses genoux, il m’a corrigé avec sa ceinture pliée en deux. Là, j’ai dû compter les coups : il y en a eu 100.

Il m’a permis de respirer quelque temps en m’obligeant à me mettre à genoux sur le tabouret les mains sur la tête en me disant :

— Comme ça, mon petit Pierre, tu apprendras à te concentrer et garder ton équilibre.

Quand il est revenu, j’ai dû me coucher avec mon torse sur la table de la cuisine et c’est 100 coups de cravache qu’il m’a assénés et tous ses coups étaient concentrés sur mes cuisses et mes mollets. Malheureusement pour moi, je me suis mis à pleurer, à crier. Compte final : 150 coups que j’ai encaissés du fait que je n’étais pas un homme aux yeux de mon maitre !

Puis j’ai dû rester debout, jambes écartées et mains sur la tête et il s’en est pris à ma poitrine et à mon dos à coups de martinet. L’heure juste sonnait au clocher du village et il me punissait encore ! Il s’en est pris pour terminer, toujours avec le martinet, à mon bas ventre, mon sexe, mon cul et mes couilles.

Bien sûr, je pleurais, je criais, j’avais essayé de me protéger avec mes mains, je n’avais pas gardé la position imposée ; la seule chose que je n’avais pas faite c’est de me jeter à ses genoux pour le supplier d’arrêter.

Évidemment, mon maitre avait vu et retenu tout ce que j’avais fait comme erreurs, comme manquements, comme attitudes négatives et quand il m’a dit :

— Ce soir avant d’aller te coucher, on va remettre cela parce que tu étais exécrable !

Je n’étais pas du tout étonné, mais pour le moment je n’en pouvais plus ! Alors en me tirant par l’oreille pour m’amener dans mon cagibi il m’a dit :

— À la demande de ton père, mon vieux m’a obligé de m’occuper de toi et tu peux savoir que je vais m’occuper de toi jusqu’à en abuser. Je vais profiter un maximum de toi à tout point de vue ; prépare-toi donc à me servir avec tout ton corps !

J’étais nu, le corps meurtri, Antoine m’a fait tomber sur le matelas, a fermé la porte à clé, a éteint la lumière ; je me trouvais dans le noir absolu et j’avais le temps de réfléchir aux derniers mots qu’il avait prononcés… Prépare-toi donc à me servir avec tout ton corps !

A suivre…