Le voisin d'en face (02)


Le voisin d'en face (02)
Texte paru le 2018-08-04 par Charly Chast   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Le voisin d'en face

J'aime ces matins douceur, il était là, juste à côté de moi, je me retournais vers lui et passais ma main par dessus son dos, je le serrais dans mes bras, il me caressais la main. Alexandre était d'une grande douceur, pas seulement bien bâti, il était bien monté aussi, il était bien viril, je me blottissais tout contre lui et je somnolais encore un petit moment.

Alexandre se retournait, il me donnait un baiser… Sur l’œil… Je me tortillais un instant et en me rapprochant je lui rendais son baiser… Sur la bouche… Il me tenait dans ses bras, nous étions enlacés, il était sur le dos et j'étais allongé sur lui, de sa main il me caressait le dos, un petit peu les fesses aussi… Je l'embrassais dans le cou, sous l'oreille, il aime bien quand je l'embrasse dans cou, quand le lui suce le lobe de l'oreille… Il relevait la tête, je n'avais pas ouvert les yeux, je l'embrassais sous le menton, doucement, sur la gorge, je le sentais frissonner il n'avait pas non plus ouvert les yeux.

Il avait toujours, tout comme, moi les yeux fermés et me rendait désormais mes baisers sur l'épaule, dans le cou, sur la bouche. Il s'était retourné et c'est lui qui désormais était allongé sur moi, j'étais sur le dos. Il me mordillait doucement les tétons, me caressait sur tout le corps, ses mains se promenaient sur moi depuis mes épaules, mes tétons, mon ventre mes hanches, le haut de mes cuisses et arrivait à ma bite qui se redressait fièrement. Sa bouche suivait ce parcours, me couvrant de baisers avant de me sucer la queue. Il savait y faire le bougre, sa langue tournait autour de mon gland, puis ma bite entrait, il penchait la tête et rapidement avalait ma queue sur toute sa longueur.

Il savait y faire… C'est pas avec sa femme qu'il avait appris ça ? Je lui caressais les épaules et la tête, je ne le guidais pas, je le laissais faire, il savait ce qu'il faisait, j'étais aux anges, je ne me souvenais plus du moment où tout ça avait commencé. Mais j'étais bien, tellement bien, je sentais le plaisir monter en moi. Il me suçait d'une langue experte, je voyais son visage qui se rapprochait du mien, je sentais sa langue sur mon gland, il m'embrassait avec tellement de tendresse…

Il se retournait sur le dos et me laissait faire, j'enfonçais ma queue bien à fond dans sa gorge, je sentais son visage entre mes cuisses. Je l'embrassais avec douceur puis je me laissais aller, je l'embrassais avec passion, nos deux langues se mélangeaient, je donnais des coups de bassin de plus en plus fort et je me penchais également sur son sexe, il avait un belle grosse bite, bien raide, bien droite, je la prenais dans la bouche, je la suçais bien à fond, nos deux langues se caressaient dans ma bouche et je sentais ma queue au fond de sa gorge…

La porte s'ouvrait violemment… C'était sa femme Isabelle qui entrait… Elle avait un visage à faire peur, encore plus froide et plus antipathique que d'habitude…

Je hurlais…

Je me réveillais… Merde ! Ce n'était qu'un rêve, un beau rêve qui se terminait en cauchemar… La vache… Pourtant j'étais bien, j'étais tellement bien… J'allais jouir… Je bandais… J'avais éjaculé… Mais la dernière image que je gardais était le visage d'Isabelle… C'était pas drôle et le réveil était violent ! Je me levais presque de mauvaise humeur, ronchon, ce rêve avait si bien commencé…

Les jours qui suivaient n'apportaient rien de vraiment nouveau. Les rares fois où j'apercevais la voisine je sentais sa crispation au moment ou elle finissait par me rendre mon salut. Mon voisin lui, entrait et sortait à heure fixes aussi je m'arrangeais pour me trouver dans mon jardin à ces moments précis.

Non… !

Voyons je ne le surveillais pas… !

Certainement pas… !

J'avais seulement installé mon bureau juste devant la fenêtre pour pouvoir profiter du soleil, la saison était belle ! Je faisais la cuisine et la vaisselle avec la fenêtre ouverte ce qui me permettait d'entendre l'arrivée d'une voiture… Vous ne vous imaginez pas que je le guettais ? Allons !...

Bon mais je parle, je parle et il va être dis sept heurs trente, il faut que je trouve un prétexte, le gazon… Je vais tondre le gazon… Non il pleut et je l'ai déjà tondu il y a deux jours… Et c'était pas la première fois cette semaine… Un prétexte pour me retrouver dehors… Euh… Je vais sortir la poubelle… Ouais je ne l'ai pas encore sortie cette semaine… !

J'arrivais devant chez moi en traînant la poubelle au moment ou Alexandre se garait dans son allée. Synchronisation parfaite !

— Salut Alexandre ! Ça va aujourd'hui ?

— Oui et toi, (il me saluait de la main ), mais tu es décidément très distrait… Les poubelles c'est pas ce soir ! Allez salut, bonne soirée !

Je revenais vers ma maison en traînant toujours la poubelle, bon d'accord j'avais un peu l'air con mais j'avais un grand sourire béat… J'étais content !… Et merde il pleut et j'ai laissé les fenêtres ouvertes…

Je croisais de nouveau Alexandre au supermarché dès le lendemain.

— Tiens tu t'achètes un nouvel ordinateur.

— Oui j'ai eu un petit problème avec l'ancien… Il a un peu… Comment dire… Pris l'eau… Et un peu cramé… On a sauvé le disque dur mais c'est tout ce qu'on a pu faire…

L'ordinateur était sur le bureau, le bureau devant la fenêtre et la fenêtre ouverte… Et la veille… Il pleuvait… Joël au magasin s'était un peu foutu de ma gueule, il m'avait dit de ne plus prendre ma douche avec mon ordinateur, il avait même rajouté : Tu as de la chance d'avoir un portable, avec un ordinateur de bureau tu risquais l'électrocution… Je suis mort de rire ! Il disait…

Bon Joël c'est un branleur, je lui aurais bien répondu… Je t'encule moi Joël ! Mais il y avait du monde et en plus ça lui aurait fait plaisir ! Il ne perd rien pour attendre…

Alexandre n'était pas tranquille, il regardait toujours si sa femme ne réapparaissait pas… Naïvement je…

— Isabelle n'est pas là ?

— Elle est au rayon boucherie !

— Elle est pas du genre facile ?

— Facile ?

— Elle à pas l'air cool quoi !

— Non c'est vrai, elle est pas toujours facile !

— Il y a longtemps que vous êtes ensemble ?

— Ça fait sept ans, on était encore au lycée. Depuis elle ne me lâche plus. Il y a des jours quand je revois de vieux amis, je me dis que la vie doit être plus cool quand on est célibataire…

— Tu revois tes copains ?

— Oui, on voit souvent des amis… Enfin des amis d'Isabelle !

— Et vous êtes mariés depuis longtemps ?

— En fait, on n'est pas encore mariés. Je crois qu'elle revient, bon je te laisse…

Il était adorable, elle en avait de la chance cette Isabelle et elle ne savait sûrement pas à quel point. Il avait une voix douce et masculine, bien posée, un regard franc, un visage agréable, souriant et bien viril… Il n'en aurait pas fallu beaucoup plus pour que je tombe amoureux moi !

Je restais caché derrière un rayon pour éviter que Isabelle ne me voie, et je passais à autre chose, j'avais des courses à faire…

Bon l'ordinateur c'est fait… Il me faut quoi d'autre… Des nouilles ? Du riz ? C'est vrai qu'il a une bonne tête Alexandre… Il a un beau cul aussi ! Et puis il a toujours le sourire… Perdu dans mes idées je faisais le tour du supermarché et j'approchais des caisses… Dans mon caddy il y avait… Un ordinateur portable…

Moi : (dans ma tête) Mais j'ai rien acheté à manger moi ?! Bon il faut que j'y retourne…

Je faisais demi tour, je ne sais pas, il y a des jours comme ça… On part faire quelque chose et finalement on ne le fait pas et on fait autre chose ou même on ne fait rien. J'apercevais de nouveau Alexandre, il avait l'air tout seul, je m'approchais… C'était pas lui !… Ouais ! Il va falloir que je prenne une douche froide en rentrant moi…

Finalement j'achetais des raviolis en boîte… Je ne savais plus ce qu'il me fallait… Quand j'arrivais chez moi, Alexandre était en train de vider le coffre de sa voiture… Il jetais un regard dans ma direction, il me souriait, il a de beaux yeux Alexandre… Un instant je me noyais dans son regard et j'étais transporté par son sourire, je distinguais parfaitement les muscles de ses épaules sous l'étoffe soyeuse de sa veste… Et paf dans ma tête, je deviens poète en plus ! Je restais là un instant, sans bouger, il regardait une deuxième fois dans ma direction, il me faisait un geste de la main puis rentrait chez lui. Je me ressaisissais… La vache… Heureusement que je ne suis pas amoureux moi, il est hétéro et en plus il est presque marié, et en plus… Il y a bobonne qui monte la garde, si je l'approche elle va me dévisser la tête celle là… Bon je vais prendre une douche froide moi !

Je laissais couler un peu la douche. Brrr, j'attendais qu'elle se réchauffe. Oui je sais j'ai parlé d'une douche froide mais… Bon… On aime son confort ! Je me glissais doucement sous la douche en apnée, toujours en apnée quand je mets la tête sous la douche… L'eau ça sert pas à boire, en tout cas pas quand elle est pure, l'eau ça sert à se laver… L'eau coulait sur mon corps, j'imaginais que je n'étais pas seul, j'imaginais qu'un garçon se glissait discrètement derrière moi, j'imaginais une main qui me caressait le dos, doucement… Puis un baiser… Dans le cou… Juste en haut de l'épaule… Je penchais la tête sur le côté pour mieux ressentir les caresses, les lèvres, et un tout petit guili-guili de la langue… Je bandais vigoureusement et je me caressais le manche en insistant longuement sur l'extrémité, sur le gland. Je décalottais à chaque mouvement, une bonne dose de savon et je m'astiquais fermement, je respirais plus fort soudainement… Encore quelques mouvement du poignet et… J'arrêtais tout mouvement !

Je sentais une main me caresser le torse, (bon d'accord c'était la mienne !) et j'imaginais ce garçon qui s'était glissé dans mon dos me caresser, avec expertise sa main se promenait sur mon ventre, remontait vers les tétons, puis plus haut jusqu'à la base de mon cou et redescendait vers le bas de mon ventre, son bras frottait contre le coté de mon corps. Il me caressait la bite qui se dressait toujours fièrement, il m'astiquait à son tour la manche après avoir bien savonné, il refermait fermement la main autour de mon gland puis remontait jusqu'à la base de ma queue, je frémissais de plaisir. Ensuite il…

Bon ça va je sais… JE… Bon j'étais tout seul là sous la douche… Mais j'imaginais Alexandre, juste derrière moi, j'imaginais sa queue se relever entre mes cuisses. J'ai dis Alexandre ? Je voulais dire le garçon, Joël par exemple. L'autre branleur qui m'a vendu l'ordinateur… Ce ne serait pas la première fois avec lui... Je me savonnais longuement sur tout le corps, j'ouvrais même les yeux sous l'eau… (Oui bon ça va je sais… Ce n'est qu'une douche ! Mais bon...) et en plus j'ai bu la tasse…

J'entendais sonner à la porte…

Alexandre ! C'est Alexandre… Je ne sais pas ce qu'il veut… Un geste maladroit, je coupais l'eau chaude… Finalement la douche froide, je l'avais ! Je hurlais…

— J'arrive Alexandre !

Je descendais les marches quatre par quatre et j'arrivais à la porte, une serviette autour des hanches encore tout dégoulinant d'eau… froide ! J'ouvrais la porte, c'était Adèle…

— Hé non… C'est pas Alexandre… !

Elle entrait …

— Alors ça y est tu as conclu. Tu es un rapide toi ! Il est comment au lit ! Et tu as réussi à passer outre le cerbère ! Mais comment tu as fait ? Je ne l'ai jamais vu moi ton… Alexandre… Enfin je l'ai juste aperçu quoi ! Moi c'est surtout sa femme que j'ai remarquée ! Si tu veux, tu me branches avec elle ! Comme ça je pourrai lui tenir compagnie quand…

Je remontais dans ma salle de bain, me séchai complètement, je m'habillais rapidement et redescendais… Adèle s'était installée, elle était toujours en train de parler.

— Remarque moi c'est pareil, je vois une jolie fille, nos regards se rencontrent et ça y est je suis amoureuse… Par contre je n'arrive pas souvent à conclure aussi vite… Toi tu es un champion…

Je passais dans la cuisine rapportais une bouteille de vin et deux verres, je revenais dans le salon !

— Ceci dit, si je me trouve une copine, il faudrait que je fasse attention moi… Avec Sophia… C'est elle qui se transformerait en cerbère… Et là… Ou là là…

Je servais les deux verres…

— Remarque… Moi j'aime bien vivre dangereusement… Mais toi mon boubou, tu n'es pas du genre aventurier toi… Et avec la voisine, à voir comment est la voisine… C'est toi qui vit dangereusement, et tu n'est pas aussi résistant que moi !

Je dégustais le vin, il était juste à la bonne température… Une merveille…

— Non mais franchement tu as vu comment elle est… Elle t'arrache le bras d'un coup de mâchoire…

Ce qui est bien avec Adèle c'est que si on n'a rien à dire ou si on ne veut pas parler, elle fait la discussion toute seule…

— Adèle !

— Oui, je t'écoute, vas y raconte moi tout !

— Il n'y a rien entre mon voisin et moi !

— …

— Ben oui, on a un peu sympathisé, il est adorable, il est cool, il a un sourire à tomber, on peut se noyer dans ses yeux, des yeux… Une musculature de rêve, un cul, tu as vu son cul ? Mais je ne suis pas amoureux de lui !

— J'y crois pas !

— Mais si. Là tu délires…

— On sonne chez toi, et tu cris son nom, tu m'as dit l'autre jour que tu le voyais partout, et à entendre comment tu parles de lui… Tu veux me faire croire que tu n'es pas amoureux de lui ?…

— Ben oui quoi ! (avec une toute petite voix)


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