Le voisin d'en face (03)


Le voisin d'en face (03)
Texte paru le 2018-08-06 par Charly Chast   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Le voisin d'en face

Les jours se suivaient, je parvenais toujours à croiser mon voisin au moment ou il arrivait du boulot, on échangeait quelques mots… Et je rentrais content… !

… Heureusement que je ne suis pas amoureux !

En fait plus les jours passent plus c'est l'horreur. Je pense que si, je suis amoureux… Il est trop craquant, quand il bouge c'est toujours avec élégance, ses mouvements sont harmonieux, son sourire est à tomber, et quand je vois ses yeux… Mais bon, il est hétéro ! Il est complètement hétéro ! Les plus beaux mecs ce sont toujours des hétéros. Et c'est pas Adèle qui va me contredire… Elle m'a dit la même chose pour les filles. Bon moi les filles, moi je m'en fous un peu mais enfin… Quand elles sont avec des mecs canons… Comme c'est le cas pour Alexandre… Je me dis quand même que c'est du gâchis…

La nature est mal faite. C'est pas juste… C'est trop injuste... Bon là, ok, je joue mon Caliméro là… Mais comme il n'y a personne, que je suis tout seul, je me venge sur les lecteurs qui ont le courage de lire mes élucubrations… Y a pas de raison !

On sonnait à la porte. Je sursautais, c'est… ? Non c'est pas lui pas la peine que je me mette la cervelle en huit. C'est pas lui, et pourquoi ce serait lui ? D'abord ! Il n'y a aucune raison que ce soit lui ! C'est sûrement Adèle qui vient aux nouvelles. Bein quoi je suis pas la seule commère du quartier ! Elle aussi elle sait jouer les commères… J'allais ouvrir… C'était Joël ! Joël ! Mais oui, le branleur qui m'a vendu l'ordinateur l'autre jour…

— Alors ma grosse il marche encore ton nouvel ordinateur ? Tu ne l'a pas essayé dans la baignoire ? Oua, oua, oua, je suis mort de rire… Mais comment tu as fait avec l'autre ? Il était rempli d'eau !

— Mais tu vas encore te moquer de moi !

— J'ai vu Adèle, tu as un nouveau copain ?

— Non !

— Oh mon pauvre boubou, tu vas raconter tout ça à ton vieux pote Jojo… Elle m'a dit que c'était un hétéro. Tu l'as rencontré où ? Tu le vois souvent ? Il est comment ? Il est marié en plus ! T'es trop fort toi !

Il entrait, se dirigeait directement dans le salon et se laissait tomber sur le canapé…

— Vas y entre et installe toi… Ah c'est déjà fait !

— Tu es ronchon toi ! Ça va j'ai compris, tu es amoureux et l'amour n'est pas réciproque… T'as rien à boire ?

— Arrête de m'appeler Boubou, c'est uniquement Adèle qui m'appelle comme ça !

Je revenais quelques instants plus tard avec une bouteille de vin et deux verres...

— Je t'ai déjà dit que tu était un branleur ?

— Oui il me semble que tu me le dis pratiquement à chaque fois qu'on se voit !

— Je confirme ! Tu es un branleur !

— Merci, c'est mignon, moi aussi je t'aime beaucoup, et puis toi aussi tu es un branleur !

La discussion commençait bien et se prolongeait tard dans la soirée.

Au moment où je terminais de verser la seconde bouteille, l'ambiance était devenue progressivement plus joviale… Je lui avais tout raconté, il avait compatit ! Joël avait mis un peu de musique, il se levait et commençait à danser en se déhanchant et en prenant des pose suggestives pour me faire rire. Je me levais et en faisais de même, on dansait, on se trémoussait, on rigolait et finalement on se retrouvait dans les bras l'un de l'autre, on se frottait l'un contre l'autre. On jouait, l'un faisait semblant de s'éloigner et l'autre le rattrapait, lui ouvrait grand les bras et l'autre venait se caler juste entre ses bras.

Je me blottissais tout contre lui, lui donnai un baiser sur la bouche, puis le prenais dans mes bras et l'embrassais dans le cou, sur la gorge, juste sous le menton. Il se laissait faire le petit malin puis, l'alcool aidant, même si on n'a pas toujours besoin d'alcool, loin de là… Bref, l'alcool aidant je l’entraînais dans ma chambre en le tirant par la main, vous pouvez me croire j'avais pas besoin de tirer bien fort…

On se retrouvait allongés sur mon lit, je le chevauchais et je commençais par lui ouvrir la chemise et à l'embrasser sur le torse. Il se laissait faire en me caressant les cuisses en s'attardant sur le haut de mes cuisses, entre mes cuisses, doucement puis plus fermement. J'étais penché sur lui, il remontait ses mains et ouvrait à son tour ma chemise, j'aime bien comment il caresse, il a les mains douces… C'était lui le garçon que j'imaginais dans ma douche ? En tous cas, ce ne serait pas la première fois… Il m'a déjà fait le coup et je vous jure que je n'ai jamais appelé au secours ! Et ce soir s'il y en avait un qui devait demander grâce, ce ne serait pas moi ! Il me caressait les épaules et faisait tomber ma chemise, il se relevait et me couvrait de baisers, j'en profitais pour lui retirer aussi sa chemise. Nos deux corps se touchaient et se caressaient l'un l'autre par ce contact. Il était chaud, il était doux, il était fort. Je ne retenais pas mes gémissements de plaisir… Pour l'encourager, façon de lui dire encore, oui vas-y… Il en faisait de même !

Nous étions allongés l'un à côté de l'autre, un contre l'autre, tout contre. Les pantalons étaient tombés eux aussi. Nous étions nus, ses mains se promenaient sur mes fesses, mes doigts lui caressaient la bite. Nos bouches restaient collées l'une à l'autre, d'une main il me retenait la tête, d'une autre je lui caressais les cheveux. Il m'embrassait sur la bouche, puis descendait vers mon cou, ensuite mes tétons, mon ventre, mon nombril et quand il arrivait à ma bite qu'il n'avait pas cessé de caresser, il passait délicatement sa langue tout autour de mon gland avant de prendre ma queue dans sa bouche, bien à fond. Je le connais bien, je l'ai déjà pratiqué et je sais à quel point il est expert dans ce domaine. Il me suçait la queue comme il sait si bien le faire. Je continuais à l'encourager en lui caressant les cheveux. Je le guidais avec la main même s'il n'avait pas vraiment besoin d'être guidé, il connaissait son affaire !

On inversait les rôles, j'aime la douceur de ses mains sur mes cheveux, j'aime sa bite ferme et de belle taille, j'aime sentir son gland sur ma langue, j'aime sa queue qui rentre dans ma bouche, j'aime cette sensation quand il me l'enfonce jusqu'à la gorge, même si ça coince un peu quelquefois… J'en redemande et il le sait, il se laissait faire, par moment je sentais son bassin se relever légèrement.

Je m'allongeais sur le ventre, il se plaçait au dessus de moi, j'aime la chaleur de son corps, le poids de son corps, ses baisers qu'il sait me donner entre les deux omoplates, je tournais la tête sur le côté et quand il approchait le visage pour m'embrasser sur la bouche, je sentais la pression de sa bite contre mon cul, je sentais mon cul se dilater, se distendre, se dilater, se remplir, se faire envahir… Sa queue s'enfonçait dans un mouvement lent et ferme… Je gémissais de plaisir… Je sentais mon souffle dans mon oreille et il gémissait lui aussi. Il termina par un coup de rein et je poussais un cri ! Il se retirait doucement puis revenait toujours avec une extrême douceur et une grande fermeté. Je sentais la force de ses muscles contre moi. Il me tenait de plus en plus fermement et progressivement accélérait le mouvement. Son va-et-vient devenait plus rapide, plus violent, son ventre frappait mes fesses à chaque mouvement. À chaque mouvement il se laissait retomber sur moi de tout son poids. Son souffle devenait plus fort, plus rapide, je le suivais, je sentais le plaisir monter. Ma prostate manifestait. Mon ventre se contractait, un peu comme des convulsions. Je jouissais violemment, sans les mains j'éjaculais au moment où Joël râlait de plaisir, au moment où lui aussi jouissait dans mon cul.

Essoufflé il se laissait retomber sur moi m'écrasant de tout son poids. C'était très agréable, c'était chaud, c'était doux, c'était fort ! On restait encore un moment sans bouger, sans rien dire. Lentement sa bite débandait, lentement et ne ressortait de mon cul que quand elle était devenue suffisamment molle. Il me faisait un gros câlin, un gros baiser dans le cou… On finissait par se relever, faire un rapide passage dans la salle de bain puis on revenait se coucher…

— Dis moi ! Ton voisin, tu es vraiment accro ?

— Non ! Il me plaît bien c'est tout ! Il est bien foutu et à une bonne tête ! Mais il n'y a rien de plus.

— Tu es sûr ?

— Mais pourquoi tu me demandes ça ?

— Tu sais comment je m'appelle ?

— Tu t'appelles Joël espèce de petit branleur !

— Alors pourquoi tu m'a appelé Alexandre ?

— …

Cette nuit là Joël, le branleur, restait dormir chez moi. Ce n'était pas la première fois mais, pour autant que je me souvienne… C'était la dernière fois… Enfin dans mon lit en tout cas… Et avec moi !

Les jours continuaient dans la monotonie habituelle, tous les jours je croisais mon voisin par le plus grand des hasards. C'était à chaque fois totalement inattendu, mais c'était à chaque fois toujours à la même heure… Et si il y en a qui ne me croient pas ! Je les attends à la sortie… bon je continue…

Mais c'est que ça me rendrait presque ronchon cette histoire ! Depuis maintenant plusieurs semaines que mes voisins s'étaient installés, c'était pour moi une frustration. Ces instants, ces contacts quotidiens et fugaces étaient chacun un moment de bonheur, un sourire, le sourire d'Alexandre… Un regard, les yeux clairs comme un ciel de printemps d'Alexandre. Un salut, les gestes légers et élégants d'Alexandre... Bon je suis mordu moi. C'est parce que je ne l'ai pas sauté !

Bon ce soir je sors en boîte, j'en connais une bien décadente, et je saute sur tout ce qui bouge… Ça devrait me défouler et me remettre les idées en place…

Le voisin arrivait ! Mais qu'est-ce que je fous moi ! Je suis dans ma cuisine, j'ai loupé l'heure ! Je regardais par la fenêtre ! C'est moi ou il est encore plus mignon que d'habitude… Ah là là, bon ce soir je tue la voisine et demain j'épouse le voisin… Oui mais il ne voudra peut-être pas m'épouser si je tue sa copine… Il y a des mecs comme ça qui sont susceptibles… Faudrait que j'arrête de me dire n'importe quoi moi dans ma tête ! Mais il fait quoi là, il ressort de sa maison, il retourne à la voiture, il ouvre le coffre, il y met des bagages… ? Mais il ne va pas déménager ! Je vais voir ce qui se passe ! Bon il y a le Cerbère mais… Même pas peur ! Enfin si un peu quand même ! Mais il faut que je sache… Discrètement un peu en rasant les murs… Oui je sais, j'étais ridicule !… Je me faufilais entre les buissons et j'approchais.

— Eh ! Tu pars en voyage ?

Il sursautait, il ne m'avait pas entendu approcher.

— Mais tu joues à quoi là, tu te prends pour un espion ?

— Non mais ! C'est que j'ai un peu peur d'avoir la trouille… Ta copine…

Alexandre pouffait de rire.

— Tu es un cas toi ! Elle part en voyage, elle s’absente pour deux semaines…

Elle apparaissait à la porte et je me dissimulais sous un buisson, elle ne m'avait pas vu. J'entendais Alexandre…

— Allons bon il a disparu ! Décidément c'est un cas, il a l'air gentil mais c'est un cas !

— Alex, ça va être prêt ? demanda Isabelle.

— Bien sûr mon amour, le plein est fait, les pneus sont vérifiés, la voiture est… Bon elle ne m'écoute même plus elle est rentrée…

— Elle est rentrée ?

Il sursautait…

— Tu es vraiment un cas toi !

— Et tu vas te retrouver tout seul pendant deux semaines ?

— Bein oui ! Remarque on pourrait se voir pour boire un verre si tu veux… Mais tu me promets de prendre tes médicaments…

Je pouffais de rire à mon tour !

— Non c'est pas ça, c'est seulement ta copine…

— Attention, la revoilà…

Discrètement je revenais à ma maison. Depuis ma cuisine je remarquais Alexandre qui jetais un œil dans les buissons, sans doutes pour vérifier si j'étais encore là. Je le voyais hocher la tête de gauche à droite et je devinais ses pensées… Celui-là , c'est un cas !

Il est trop mignon… Sa copine prenait le volant, ils s'embrassaient rapidement, avec Isabelle il n'y a pas d'épanchements… Alexandre reprenait ensuite ses recherches dans les buissons, je l'appelais depuis la fenêtre de ma cuisine en lui montrant une petite bouteille de bière. Il me faisait un signe de la main et se dirigeait vers ma maison en courant avec légèreté et élégance, ses pieds semblaient ne plus toucher le sol… Ou alors c'est moi qui ne touchais plus le sol.



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