Les Roumains (1)


Les Roumains (1)
Texte paru le 2011-02-15 par Nobody69   Drapeau-be.svg
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Template-Books.pngSérie : Les Roumains






Avertissement : ce récit est purement fictif. 
L'âge des protagonistes peut choquer, il est bon de rappeler que :
* une relation sexuelle avec une personne n'ayant pas atteint la majorité sexuelle qu'il y ait consentement ou non
est sévèrement punie par la loi du ou des pays DES partenaires.
* la majorité sexuelle en Europe va de 13 à 18 ans selon les pays.


Vingt décembre 2010. Bruxelles est sous la neige, les gens ont l'air heureux, c'est Noël dans quelques jours. Pourtant, moi, je tire la gueule, et pour cause, je viens de me faire virer de cette sal(censuré)rie de boîte à la c(censuré)n, et ce co(censuré)ard de DRH de mes deux avec son faux air attristé « Nous sommes désolés, Daniel, les chiffres ..., la crise ..., le climat politique ..., les syndicats trop gourmands ..., une convention paritaire trop favorable ... ». Et je vous en passe et des meilleures.

Je suis entré dans cette boîte à la fin de mes humanités supérieures (en gros, niveau BAC + rien du tout), c'est une chaîne de distribution alimentaire, ils cherchaient un réassortisseur, un mec pour veiller à ce que les rayons, appelés aussi gondoles, ne manquent de rien, que le magasin ne soit pas en rupture de stock pour l'un ou l'autre produit, tout en veillant à ne pas encombrer la réserve du stock par une commande trop importante. Ce job me plaisait bien ; il fallait jongler avec les commandes à heure et à temps et il y avait des contacts avec la clientèle, les petites vieilles toutes tristes de ne pas trouver la boîte de champignons, pas de Paris et coupés en tranches pas trop grosses, mais aussi les beaux hommes jeunes, souvent timides « Pardon, Monsieur, vous n'auriez pas par hasard ... ? », ceux-là, je les guidais jusqu'au rayon ad hoc, me retenant de leur mettre la main dans le dos ou de leur serrer le bras, mais essayant d'engager la conversation, en vain dans la majorité des cas, les mecs ne sont pas vraiment partisans du lèche-vitrine ; ils remplissent vite fait leur caddie, sortent la carte de banque et bye-bye, le magasin ... et le beaux hommes comme moi qui y travaillent (GRRRRR). Bref, après quatre ans pendant lesquels je me suis donné à fond et qu'ils m'ont sucé ... jusqu'à la moelle en ajoutant tous les six mois une gondole de plus à gérer, ils me jettent comme un malpropre, pour des raisons qui n'en sont pas ; la seule valable étant l'appât du gain des actionnaires.

Pour en terminer avec ces considérations professionnelles, j'avoue humblement que je pourrais me passer de travailler, je n'ai pas de « petit de » dans mon patronyme, mais j'ai hérité d'un oncle : d'une part une jolie somme d'argent dont rien que les intérêts me permettent de vivre correctement, et d'autre part, une maison de maître, rue des Six Jeunes Hommes (véridique), près de l'église Notre-Dame du Sablon. Pour le reste, malgré mes 22 ans, mes copains m'appellent bébé, un visage rond de poupon et ... vraiment pas grand ; en m'étirant fort, j’atteins péniblement 1m68, mais bon, je fais du sport et suis raisonnablement musclé. Plutôt orienté garçons, j'ai eu quelques aventures de moyenne durée, mais trouver l'âme sœur n'est guère aisé, heureusement qu'il y a les boîtes gay.

Alors que je m'en retourne du magasin vers chez moi, sur le parvis de la dite église, j'aperçois un jeune garçon assis sur la première marche, tenant dans une main tremblante et à peine protégée d'un gant en laine troué, un gobelet jetable dans lequel quelques passants, pris d'une incommensurable pitié, laissent choir ce que nous appelons en Europe une pièce jaune, de celles dont tous ici aiment se débarrasser vu leur poids et leur infime valeur : 1, 2 ou 5 cents. Mes doigts, dans la poche droite de ma veste d'hiver, jonglaient depuis le départ du magasin avec trois pièces de deux euros, je n'hésite pas à les transvaser de ma poche à son gobelet, arrachant à ce pauvre mendiant un sourire tout aussi mitigé que le mien, tous deux en voulons à la société. Je reprends ma route, tellement absorbé par mes déboires professionnels qu'une dizaine de mètres plus loin, mon manque d'attention fait que mon pied droit s’octroie une envolée qui n'a de lyrique que le hurlement qui sort de ma bouche, je suis, comme on dit en termes simples, tombé sur le cul, avec une lancinante douleur au coccyx qui me coupe la respiration. Parmi les rares passants assez courageux pour affronter la rigueur de ce jour, certains accélèrent le pas, comme des Ponce Pilate se lavant les mains dans la neige, d'autres regardent comme par hasard dans une autre direction, et l'un enfin me propose son aide, me tendant son bras pour me relever, mais mon changement d'appui sur les fesses ne fait qu'accentuer ma douleur. Une voix adolescente surgit derrière moi « Non, pas comme ça, faire mal, beaucoup mal », et apparaît devant mon visage celui du petit mendiant.

— Toi pas debout sur derrière, mettre quatre pattes tout seul, puis moi t'aider, l'entends-je dire avec un accent à couper au couteau.

Il a l'air si sûr de lui, ce gamin, que je lui fais confiance, je parviens à me rouler et à me positionner sur le côté, il glisse ses deux mains entre ma hanche et le sol enneigé, et lentement me permet de me retrouver à quatre pattes sur le trottoir.

— Toi mettre mains à mon cou et relever doucement, moi pas t'aider avec mains, sinon, toi très mal.

Je fais ce qu'il me dit et après bien trois minutes, je me retrouve sur mes deux pieds, je commence à le remercier, mais il poursuit.

— Toi difficile marcher, essaie.

— Tu as raison, dès que je bouge une jambe, j'ai mal.

— Moi t'aider, dis-moi où est maison.

Je n'habite qu'à deux cents mètres de l'endroit de ma chute, mais chaque mètre me paraît long comme un jour sans pain. Heureusement que je peux m'appuyer sur son épaule. Arrivé devant chez moi, je saisis mon portefeuille pour le remercier de son aide.

— Non, moi aider toi, toi besoin.

J'hésite, partagé entre sa gentillesse et son statut de mendiant étranger, probablement en provenance d'Europe de l'Est, puis-je lui faire confiance sans risque ? Je plonge mon regard dans le sien et n'y vois aucune malice, aucune once de malhonnêteté et encore moins de méchanceté. Je lui souris en lui disant simplement « Merci, tu es gentil. » Il m'aide à marcher jusqu'à la cuisine et pose mes mains sur le dossier d'une chaise.

— Toi pas assis, trop mal. Toi soif ?

— Oui, donne-moi un verre d'eau, s'il te plaît.

Il se saisit du verre et de la bouteille que j'avais laissés sur la table ce matin, me le remplit et me le donne à boire lui-même, me permettant ainsi de garder mes deux mains sur la chaise, puis il remplit de nouveau le verre et le vide d'un trait.

— Toi très mal à queue ?

Je sursaute, c'est quoi cette question à propos de mon sexe ? Il voit mon étonnement, se met à rire met sa main sur sa braguette « pas queue devant » puis il se retourne, me montre ses fesses et met le doigt au niveau de son coccyx « queue derrière ». Il me fait rire, enfin, plutôt sourire, car le moindre mouvement de mon bassin m'envoie des signaux peu agréables.

— Toi te coucher, et moi mettre glace, calmer mal.

Mon sang ne fait qu'un tour, je ne vais pas me désaper devant ce gamin, quand même, il voit que j'hésite.

— Toi pas peur, moi pas manger queue devant, toi homme, moi homme, même chose.

Et sans demander mon avis, ses mains s'approchent de moi, il m'aide à retirer ma veste, puis il s'attaque à ma ceinture et à la fermeture de ma braguette, il baisse mon pantalon, délace mes chaussures, les retire et fait passer le pantalon par mes pieds, il continue comme si de rien n'était par mon boxer qu'il fait glisser jusqu'en bas pour lui faire suivre le chemin du pantalon. Je suis entièrement à poil devant un gamin dont je ne connais ni le nom, ni l'âge. Et comme s'il avait deviné mes pensées.

— Moi, Mihaï, et toi ?

— Dan.

— Beau nom Dan, tu as glace ?

— Oui, dans le haut du frigo.

— Toi coucher sur le côté.

Il m'aide à m'allonger, ce qui me fait un bien fou. Il part dans la cuisine et en revient avec une serviette remplie de glaçons qu'il m'applique au niveau du coccyx.

— Reste comme ça, moi chercher tata, lui aider.

— Tata ?

— Tata en Romania, Papa dans pays ici, lui docteur.

Je n'ai pas le temps de dire ouf qu'il s'empare des clés de la maison et sort. En fait, j'aurais voulu réagir que j'en aurais été incapable dans ma situation.

Moins d'un quart d'heure plus tard, la porte s'ouvre sur Mihaï et l'homme qui doit être son père, le visage de ce dernier est aussi bienveillant que celui de son fils.

— Bonsoir, Monsieur Dan, je m'appelle Vlad, je suis ostéopathe.

— Bonsoir, Monsieur, merci d'être venu aussi vite.

— Ça va mieux avec la glace ?

— Oui, on dirait que c'est un peu endormi.

— Vous voulez bien que je regarde ?

— Oui, s'il vous plaît.

— Mihaï va mettre un coussin à côté de vous, essayez doucement de rouler sur le ventre pour le mettre sur le coussin.

Avec toute la lenteur et la prudence requises, je m'exécute et me retrouve les fesses dirigées vers le plafond. Vlad, très prudemment appuie légèrement aux alentours du coccyx.

— Je ne crois pas que ce soit cassé, mais luxé, je vais essayer de le remettre, mais je dois aller par l'intérieur.

Non seulement, j'ai le cul à l'air mais en plus, il va me mettre un doigt dans l'anus devant le gamin, je commence à décrocher, là. Mais comme je ne réponds pas, il enfile un gant, enduit mon trou d'une pommade et fait glisser son doigt délicatement à l'intérieur, il touche très doucement mon coccyx endolori, puis il se met à discuter avec son fils dans leur langue, j'entends qu'un autre gant est enfilé, je commence à prendre peur, et à raison, car c'est un doigt beaucoup plus fin qui me pénètre. Mihaï, le gamin, a son doigt dans mon cul ! Ils continuent à parler tous les deux, je reste immobile.

— Monsieur Dan, Mihaï va replacer votre coccyx, ça fera un peu mal, mais ce sera court, respirez bien fort et expirez lentement bouche ouverte.

Je sens deux doigts sur le haut de mes fesses et maintenant deux doigts de Mihaï à l'intérieur. Le geste est bref, la douleur aussi, puis je sens les doigts sortir de mon anus, tandis que mon coccyx commence à me faire moins mal.

— Mon fils Mihaï sera un bon ostéopathe quand il sera grand, il apprend très vite. J'ai apporté des anti-inflammatoires qui vous feront du bien. Mihaï vous les mettra pour que vous ne vous fassiez pas mal en vous tortillant. Tiens, Mihaï.

Et voilà que le gamin enfonce un suppositoire délicatement dans mon fondement en y entrant tout son doigt et en l'y laissant pour que l'obus ne ressorte pas. Décidément, j'aurai tout vu et surtout tout senti aujourd'hui.

— Je reviendrai demain soir, Monsieur Dan. Mihaï demain matin refera ce qu'il vient de faire et vous mettra trois suppositoires dans la journée.

— Combien vous dois-je, Monsieur Vlad ?

— Rien, vous êtes l'ami de Mihaï, il me l'a dit.

— Pas question, si Mihaï doit mendier, c'est que vous avez besoin d'argent. Mihaï, prends mon portefeuille dans ma veste et donne 70 euros à ton papa. Est-ce assez, Monsieur Vlad ?

— Merci, Monsieur, je ne suis pas en mesure de refuser, je vous expliquerai demain, ou Mihaï vous expliquera.

C'est au moment où la porte se referme sur le papa de Mihaï que je réalise qu'il n'avait pas été question que le gamin dorme ici et passe la journée avec moi, mais que faire, pourrai-je me préparer un repas seul et veiller à ma toilette ?

— Dan, moi avoir faim, et toi ?

— Oui, Mihaï, tu peux préparer une omelette ?

— Oui, Dan, tu as tomates et fromage ?

— Oui, tout est dans le frigo.

— Ne bouge pas, moi tout faire.

— Mihaï !

— Oui, Dan.

— Je suis tout nu devant toi, ça me gêne.

— Je comprends toi, je mettre nu, comme ça toi pas honte.

— Mihaï, aide-moi à me coucher sur le canapé du salon, comme ça, je pourrai te voir faire la cuisine.

— Tu aimes voir moi ?

— Oui, Mihaï, tu es beau.

— Toi aussi, Dan.

Pourquoi ai-je dit à ce jeune qu'il est beau ? Que va-t-il penser ? Il est vrai qu'il est magnifique, un visage d'ange, une bouille de gamin qui ne demande qu'à sourire, des cheveux brun cendré coupés courts, des yeux d'un brun profond, curieux et interrogateurs. Il doit faire 1m60 et est très mince, de belles petites fesses bien fermes et une queue longue et fine, environ 10 cm au repos sur de belles olives bien serrées dans leur petit sac, aucune pilosité, ce qui ne me déplaît pas. Bref, impossible de lui donner un âge à ce bel Apollon, il faut que je sache. Je l'appelle, il ne répond pas, j'insiste, et il arrive, penaud, du rose sur les joues et une main tentant maladroitement de cacher une belle érection.

— N'aie pas peur, Mihaï, viens près de moi.

Je prends sa main et la retire tout doucement de son sexe dont je peux admirer les plus de quatorze centimètres pointant vers le ciel, le gland brillant bien dégagé. Je prends sa main et l'approche de ma bouche pour y déposer un baiser. Il s'accroupit, les fesses sur les talons.

— Pardon, Dan.

— Pourquoi pardon, parce que tu bandes ?

— Bande ???

— Oui, ton sexe tout dur, c'est normal, tu sais ça. Dis-moi, Mihaï, quel âge as-tu ?

De ses doigts, il m'indique 15. Je lui caresse les joues et les lèvres du bout des doigts en lui souriant, il bouge sa tête comme un chat quémandant des caresses, se frottant à mes doigts, il me rend fou, ce gamin, mais pas question de lui sauter dessus, je lui rappelle l'omelette qui risque de jouer à Jeanne d'Arc, il sursaute et s'en retourne vers la cuisine, non sans repérer ma queue en pleine érection, ce qui le fait sourire. Peu de temps après, il installe contre le canapé une petite table de salon, y dépose assiettes, couverts, tranches de pain beurrées et garnies de charcuterie, et apporte l'omelette qu'il partage en deux. S'ensuivent deux verres et la bouteille de rouge que j'avais entamée hier soir, et il remplit les verres.

— Tu bois du vin, Mihaï ?

— Oui, et fumer aussi, mais pas beaucoup.

Heureusement qu'il a préparé les tartines, mon bras droit sert à tenir ma tête relevée. Son omelette est une des meilleures que j'aie jamais mangées, il a dû piocher dans la vingtaine de pots d'épices qui occupent une bonne partie de mon armoire, mais peut-être aussi la trouvé-je bonne parce que Mihaï y a mis tout son cœur. J'en ai les yeux humides, je sens que je commence à tomber amoureux de ce gamin de 15 ans, je ne peux pas, il est trop jeune, ce serait profiter de lui, abuser de son jeune âge.

— Dan ! Toi pas être triste, Mihaï pas triste, nous bien.

Il prend son verre et le lève en ma direction.

— Sanatate!

— Santé, Mihaï.

Le sourire revient sur nos lèvres. Vu la difficulté de la langue, on se parle très peu, mais est-ce bien nécessaire ? Il y a comme un fil invisible qui nous relie, rien à voir avec un désir sexuel comme j'en ai quand je sors au Duquesnoy, ma boîte gay préférée à dix minutes à pied d'ici. Le moindre beau mec, tant qu'il ne ressemble pas à une quincaillerie ambulante, ni sa peau à un zoo de dragons et de serpents, me fait triquer à mort. Avec Mihaï, il y a avant tout de la confiance et du respect. Et de la confiance, il en faut pour se laisser triturer le cul par un gosse inconnu, même si celui-ci ne fait que 8 cm de moins que moi, et qu'il a tout ce qu'il faut de l'adulte.

Le repas terminé, nous fumons une cigarette, puis Mihaï débarrasse et fait rapidement la vaisselle, tandis que je me lève péniblement, en suivant les conseils du gamin : ne pas m'asseoir, mais me mettre à quatre pattes au sol, redresser mon torse et me remettre sur pied en m'aidant des accoudoirs. Mais je n'ose pas trop avancer, la douleur, quoique atténuée reste bien présente. Mihaï vient vers moi me prêter son épaule, je lui fais comprendre que j'ai un gros besoin urgent et il m'entraîne vers la salle de bain. Il m'aide à m'asseoir prudemment sur la lunette, mon coccyx n'étant appuyé sur rien, ça va. Je souris en pensant que je remplacerais bien une des chaises de la cuisine par une lunette de WC.

— Ça va, Dan ? Toi faire, moi prendre douche.

Je suis estomaqué, il va rester dans la même pièce pendant que je vais me vider. Pour lui, ça a l'air d'aller de soi, pour moi, c'est une grande première, mais bien vite mes yeux sont attirés par ce superbe adolescent qui se lave méticuleusement sous mes yeux, il n'hésite ni entre ses fesses, ni sur sa verge qu'il décalotte pour la nettoyer dans tous les coins et recoins. Ce spectacle fait que je ne m'occupe pas de mes fesses ni de ce qu'elles font de manière quasi autonome. Quand j'ai fini, je m'empare du papier, et c'est là que je me rends compte que se torcher le cul avec un coccyx en compote relève de l'exploit olympique, d'autant plus que l'anus n'en est vraiment pas loin. Tout ce que j'arrive à faire, c'est émettre un petit cri de douleur.

— Dan, moi faire.

Et voilà que, debout, les mains sur le lavabo, je me laisse essuyer le trou de cul par un ado, qui juste après, m'entraîne sous la douche et me fait comprendre de me tenir les mains au haut de la paroi. Il me lave de la tête aux pieds, shampooing pour les cheveux, lavage précis avec ses doigts qui sont d'une douceur incomparable et me font bien sûr bander, mais il ne s'en inquiète pas et continue. Il me lave la raie et le petit trou en veillant à éviter le coccyx, puis le sexe qu'il décalotte et lave consciencieusement. J'essaie de penser à la tête de mon DRH pour éviter d'éjaculer devant lui, et ça fonctionne, je suis néanmoins passé près du point de non-retour. Il me rince, puis sort de la douche pour prendre un suppositoire anti-inflammatoire et il me l'enfonce délicatement dans l'anus, y laissant un peu son doigt pour être sûr qu'il soit « avalé ». Il m'essuie et s'essuie lui-même, puis me dirige vers ma chambre. Il avait remarqué que je préfère rester sur mon côté droit, il me fait faire le tour du lit, il me faut dix secondes pour comprendre ce qu'il veut, inutile que je lui parle de la chambre d'amis, et je lui souris. Il vient m'embrasser sur la joue, se retourne et vient coller son dos contre moi, je passe mon bras droit sous sa nuque et le replie pour déposer ma main sur sa poitrine, il se pelotonne contre moi comme un petit chat. Je dois me battre pour empêcher ma main gauche restée libre d'aller butiner son entrejambe, je me calme et me limite à caresser son bras, mon petit chat ronronne, je m'enhardis, glisse ma main sous son bras et la dépose sur son ventre, il met sa main sur la mienne, je sens qu'il tremble un peu, je dépose un baiser dans son cou, il fait glisser ma main vers son sexe et ne la lâche que quand mes doigts enserrent sa tige et caressent ses boules, j'embrasse de nouveau son cou plus longuement, Mihaï gémit faiblement.

— Dan, tu peux.

— Tu veux que ...

— Oui, Dan, sinon moi pas dormir.

Pas besoin de longs discours, Mihaï veut que je le fasse jouir. Après tout ce qu'il a fait pour moi depuis ce soir, je ne vais pas lui refuser ce plaisir. Je prends mon temps pour admirer de mes doigts cette tige encore verte et pleine de promesses, il retire ma main droite de son torse et approche mes doigts de sa bouche, il veut me les sucer, il veut que j'explore sa bouche tandis que je le masturbe. Il s'abandonne entièrement à moi, à mes doigts, à mes caresses, il pousse son dos vers mon thorax, il recule ses fesses pour bien sentir ma queue raide, je l'emmène peu à peu vers l'orgasme, il couine, il gémit, parle parfois dans sa langue. Et je le fais exploser, mais il n'est pas le seul, j'ai joui en même temps que lui, ses fesses et ses cuisses sont pleines de mon sperme, ma main pleine du sien. Il retire ma main de sa bouche et la couvre de baisers, je lui en donne dans le cou jusqu'à ce que bientôt, il s'endorme, sa queue redevenue flasque dans ma main, je la plie vers le bas et me saisis délicatement de tout son paquet, couilles comprises, comme pour le protéger, et je m'endors ainsi à mon tour.

Au réveil, Mihaï est tourné vers moi, il me regarde, l'air inquiet.

— Dan, toi pas fâché ?

— Non, Mihaï, viens contre moi.

Il sourit et approche son corps du mien, nos fronts, nos thorax, nos queues se touchent, je glisse mon visage contre le sien, mes mains caressent ses cheveux, les siennes sont dans les miens, on laisse nos queues vivre leur vie propre, elles vont à la rencontre l'une de l'autre, comme pour s'apprivoiser. J'ai envie de lui dire que je l'aime, je ne sais pas si c'est le cas pour lui, je pourrais le choquer, le fâcher, il partirait, et je serais le plus malheureux des hommes. Je n'ai pas connu l'amour à 15 ans, je ne savais pas ce que c'était, et donc encore moins à cet âge-là avec un garçon de 22 ans, il faut que je me taise, laisser le temps au temps.

— Dan, toi sur ventre, moi regarder.

A-t-il senti ma gêne ? A-t-il perçu que j'allais déraper ? En tout cas, il me sauve la mise. Je me tourne, le ventre sur un des oreillers, j'attends qu'il mette un des gants que son père lui avait laissés, mais il entre son doigt directement après avoir enduit ma rosette de gel, ma queue me fait mal, coincée sous mon ventre. Ses gestes sont doux, je lui fais comprendre s'il me fait mal, un peu ou fort, je sens le bout de mon coccyx tenu par deux doigts à l'intérieur et deux doigts sur le haut de ma raie, il le tire vers le bas, comme pour l'éloigner de la vertèbre précédente, il ne bouge plus. Une douleur surgie au départ de sa manipulation s'estompe petit à petit, il doit l'entendre à ma respiration devenue plus douce. Il se retire lentement et vient déposer un long baiser sur ma nuque, puis il me susurre.

— Nous douche, beaucoup samânta sur nous, ... beaucoup sperma.

— Tu as raison, Mihaï, on y va.

J'arrive à me déplacer seul, lentement bien sûr. Quand j'arrive à la salle de bain, il est en train de se vider dans la cuvette et s'essuie rapidement pour me laisser la place, je n'ai plus aucune honte d'être comme je suis et de faire ce que mon corps requiert, car une complicité s'est tissée entre nous, nos corps n'ont plus peur l'un de l'autre. Il m'aide à me relever, s'empare du papier et me nettoie l'arrière-train. Sous la douche, il me lave comme hier avant de se laver lui-même, je ne me tiens qu'à une main, et de l'autre je caresse son ventre, son dos et ses fesses, il me glisse un bisou sur la joue et nous rince avant de nous essuyer.

Tandis que je me dirige vers la table de la cuisine, Mihaï plonge sa main dans la poche de sa veste et en retire un objet en plastique mou, il trouve un bout qui en dépasse, une pipette en fait, et commence à gonfler ce qui ressemble à une petite bouée, il sourit en voyant mes yeux hagards. Il dépose la bouée sur la chaise et me fait m'asseoir ; en effet, je ne sens rien, ou quasiment rien, et je peux manger à table. Tandis qu'il remplit la table de victuailles pour le déjeuner, je prends mon portefeuille, pour voir ce qu'il me reste en liquide pour effectuer quelques emplettes. Mihaï voit ça, il se fige et crie en pleurant.

— Mihaï pas voleur, Mihaï jamais voler, surtout pas Dan, surtout pas Dan.

Je comprends la méprise, le gamin est en colère, il pleure à chaudes larmes, il faut que je puisse lui expliquer, mais les mots ne me viennent pas.

— Mihaï, ce n'est pas ce que tu crois, je regarde si j'ai assez d'argent pour le magasin.

— Toi menteur, toi regarder si Mihaï pas voler.

— MIHAÏ, NON ! JE T'AIME, MIHAÏ, TU COMPRENDS ÇA ? DAN AIME MIHAÏ ! DAN FOU AMOUREUX DE MIHAÏ !

Il s'est figé, ses larmes coulent, je peux presque voir à travers ses yeux ses neurones se demandant si ce qu'il vient d'entendre est vrai ou si c'est un mensonge pour qu'il se calme. Le voir comme ça me fait trop mal, je fonds en larmes, déposant ma tête sur mon bras replié sur la table. Après un temps indéfinissable, je sens sa main me caresser les cheveux, je calme mon chagrin et relève la tête, il est là, à genoux à côté de moi, son visage proche du mien, je n'en peux plus de me retenir, ma bouche fonce sur la sienne, nos langues aussi dures qu'un sexe pénètrent la bouche de l'autre, on se serre le cou à s'en faire mal, il veut m'avaler comme je veux l'avaler, si nos langues pouvaient atteindre l'estomac, elles le feraient. C'est la première fois de ma vie que je ressens un véritable amour pour un mec, je suis perdu, et lui, je ne veux pas le perdre, il m'est indispensable, comme dans le Petit Prince, je ne pourrais pas me passer de lui, je sais que je suis fou, fou d'amour, fou de l'odeur de sa peau, fou du goût de sa bouche, fou de sa gentillesse, de sa spontanéité, en un mot, fou de mon MihaÏ.

Je le fais relever, je veux le sucer, le goûter, avaler son jus de si bel ado, il me dit.

— Pas comme ça, à deux dans lit, toi et moi, à deux.

Je comprends qu'il veut que cette première fois soit partagée, j'oublie le déjeuner, je me lève, il me prend la main, et à petits pas, on va vers ma chambre, il me laisse me coucher, toujours sur le côté, il se retourne, quelques centimètres séparent chaque queue de la bouche de l'autre, je sais qu'à partir de là, je deviens un violeur pour la loi belge, mais je ne veux pas y penser, je l'aime trop, mon Mihaï, ma langue lèche son gland, mes lèvres l'entourent, ma langue tourne et retourne sur ce gland si beau, je sens que ma verge est de la fête aussi, jamais un mec de mon âge n'a apporté autant de plaisir à mon petit bout de viande, les queues s'enfoncent, elles vont loin dans la gorge de l'autre, j'ai l'impression que la mienne ne m'appartient plus, que je la lui offre, comme on offre à son futur conjoint une bague de fiançailles. Certains peuples considèrent l'échange de sang comme une promesse de vie, je sais que, pour nous, l'échange de sperme aura la même valeur. Si j'avale le jus de mon Mihaï, toute ma vie va changer. Je le sais, et je sais que lui aussi le sait. Ma décision est prise, je veux vivre avec Mihaï, tout partager avec lui. Quand son sperme envahit ma gorge, mes yeux se mouillent, il m'a donné sa source de vie et je ne tarde pas à lui donner la mienne qu'il avale en gémissant de bonheur. Je suis anéanti, j'ai peur, je voudrais sonder son regard, trouver dans ses yeux un amour identique au mien, ma gorge se noue, je frissonne de crainte, je garde sa queue dans ma bouche pour éviter la confrontation des regards. C'est lui, à nouveau qui va sauver le situation, sa queue quitte ma bouche, il se retourne, sa bouche fonce sur la mienne et nos langues reprennent leur danse de l'amour.

— Mihaï, je t'aime, mais je ne peux pas.

— Pourquoi toi pas pouvoir ?

— Tu as 15 ans et en Belgique, on ne peut pas avant 16 ans.

— En Romania, on peut pas avant dix-cinq, « quinze ? », mais moi aimer autres garçons depuis beaucoup temps.

— Aimer comment ? Tout ?

— Oui, Dan, tout, devant derrière, avec bouche, et aussi queue devant.

— Sans te protéger ?

— Non, Dan, Romania pays moderne, y a capotes, Tata acheter capotes pour moi.

— Ton papa sait ?

— Oui, Dan, Tata sait, Mama aussi, eux savoir moi aimer garçons. Dan, moi avoir faim.

Ce petit mec que j'adore a l'art de me sauver de situations délicates, il fait tout pour éviter de devoir me positionner face à des questions qui me gêneraient. Le café, ayant eu le temps de cuire et de recuire, mon amour le jette et relance un percolateur. Nous mangeons face à face, trop loin l'un de l'autre à mon goût, cinquante centimètres et il me manque. Il le voit, recule sa chaise.

— Dan, viens sur moi, pas avoir mal et nous tout contre.

Je contourne la table et viens m'asseoir sur une des jambes de mon petit amour.

— Je ne suis pas trop lourd, Mihaï ?

— Toi jamais trop lourd pour moi, amour beaucoup, Dan !

Je ne sais que dire face à une telle déclaration d'amour, moi à 22 ans assis comme un petit garçon sur la cuisse de mon jeune amour de 15 ans. C'est moi, maintenant, le petit chaton dans ses bras, je ne réalise pas vraiment ce qui m'arrive, mais je m'en fiche, il s'est abandonné à moi, je m'abandonne à lui, je gomme cette différence d'âge, nous nous aimons. A nous de nous arranger pour que ça ne se sache pas.

Le repas terminé, il me renvoie sur ma bouée pour ranger et passer les bols sous l'eau savonneuse, puis il revient.

— Toi avoir liste pour magasin ?

Je lui demande ce qu'il aime bien manger, les mets dont il parle ne sont pas évidents pour moi, il ne connaît pas tous les mots en français. J'inscris des aliments de base que je lui explique et lui dis d'acheter ce qu'il aime. Il s'habille, attend que je lui donne quelques billets, je lui tends mon portefeuille, ses yeux s'humidifient, il vient m'offrir sa bouche et sa langue, puis quitte la maison sans rien dire, emportant les clés et me demandant de ne pas m'inquiéter si cela prend du temps car il veut passer chez ses parents.

Je grelotte dans ma maison où le thermomètre affiche pourtant 23° Celsius, mon Mihaï n'est pas là pour me réchauffer, mon cœur est frigorifié, je ne suis qu'un glaçon en manque d'amour. Lâchement, je me sers deux grands Whiskies et m'étends sur le canapé en attendant son retour. Trois heures plus tard, il n'est toujours pas là, je m'inquiète, non pas pour mon portefeuille, mais pour lui. A-t-il changé d'avis, s'est-il rendu compte de l'infaisabilité de notre amour ? Je me jette un autre Whisky, un grand, et je m'endors.

Sa voix me réveille.

— Dan, toi boire, pas bien. Toi peur moi pas revenir ?

— Pardon, Mihaï, je t'aime trop.

— Toi aimer mais pas savoir être aimé, toi apprendre.

Il n'a pas tort, loin de là ; à part par mes parents, et encore, je ne me suis jamais vraiment senti aimé.

— Mihaï, tu es fâché ?

— Moi pas pouvoir fâcher sur toi.

Il se déshabille entièrement et approche sa queue de ma bouche.

— Toi boire ça, meilleur que Whisky, me dit-il en riant.

En lui caressant les gonades, je le suce en le prenant loin dans la gorge, ne ressortant que pour prendre ma respiration, il commence à bouger lui-même, se sert de ma bouche pour arriver à l'orgasme, je garde son jus en bouche et le lui montre, il vient fouiner avec sa langue pour en récupérer une partie, nos lèvres sont recouvertes de sperme, mais ni l'un ni l'autre ne l'essuie.

— Mihaï amoureux Dan.

— Moi aussi, je suis amoureux de toi.

— Je ... suis ... amoureux de ... toi.

— Ouais, redis-le.

— Je suis amoureux de toi.

— Tu veux bien que je t'apprenne le français ?

— Oui ... mon ... amour.

— Embrasse-moi encore.

On s'embrasse longuement avant de se diriger vers la cuisine, je m'installe sur ma bouée et il vide les sacs de courses. Il prend la préparation du repas en mains, me fait éplucher et découper les légumes, et il y en faut pour un « Borsch » : chou blanc, pommes de terre, carottes, tomates, oignons ... On profite de ce temps pour nommer les choses, faire des phrases courtes, je commence par ce qui nous intéresse le plus : l'amour et le sexe, mettre des mots sur l'un et sur l'autre. Je vois avec plaisir qu'il apprend à une allure phénoménale, inutile de lui répéter plusieurs fois.

— Mihaï, comment va-t-on faire toi et moi quand je serai guéri.

— Je vouloir .. je veux vivre avec toi, toujours.

— Et tes parents ?

— Eux savent amour nous et eux d'accord.

— C'est pour cela que tu voulais aller les voir ?

— Oui, beaucoup parlé avec eux et petit frère.

— Tu as plusieurs frères ou sœurs ?

— Non, seulement un frère Luca.

— Je serais très heureux si on pouvait vivre à deux.

— Tata explique à toi ce soir.

A suivre ... Les Roumains (2)


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