Les Roumains (2)


Les Roumains (2)
Texte paru le 2011-02-16 par Nobody69   Drapeau-be.svg
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



Cet auteur vous présente 110 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 9807 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Nobody69.


Template-Books.pngSérie : Les Roumains






Avertissement : ce récit est purement fictif. 
L'âge des protagonistes peut choquer, il est bon de rappeler que :
* une relation sexuelle avec une personne n'ayant pas atteint la majorité sexuelle qu'il y ait consentement ou non
est sévèrement punie par la loi du ou des pays DES partenaires.
* la majorité sexuelle en Europe va de 13 à 18 ans selon les pays.



On se met à table à 14 heures, son borsch est vraiment excellent, épicé à souhait, je me régale et ne manque pas de le lui dire, il est content et ne peut le cacher, j'adore sa spontanéité. On s'autorise une petite sieste, ou plutôt un long 69 sur le lit, Mihaï récupère vite, c'est normal à son âge, je me rappelle de mes trois à cinq branlettes quotidiennes de 13 à 16 ans, puis je me suis assagi, enfin un petit peu. Après avoir joui tous les deux, on s'endort, l'un contre l'autre, ma main sur son sexe, je sais qu'il aime bien sentir ma main tenir son paquet. Quand la sonnette de l'entrée retentit, je sursaute et resserre involontairement mes doigts sur ses boules, Mihaï crie, plus de surprise que de mal, je me confonds en excuses, il sourit et m'embrasse avant d'aller ouvrir. J'entends la voix de son père, mais c'est une femme et un garçon qui entrent dans ma chambre. La mère s'approche de moi, scrute longuement mes yeux comme pour m'évaluer, puis me sourit et m'embrasse.

— Je voulais voir le garçon que mon fils aime, et tes yeux sont purs, Mihaï sera heureux avec toi.

Je reste interdit, cette femme m'a jaugé de son regard pénétrant, puis le jeune vient m'embrasser « Moi Luca, 14 années ». Puis, voyant que son frère et moi sommes nus, il se déshabille entièrement, il ressemble comme deux gouttes d'eau à son frère, avec cinq centimètres de moins et un visage de jeune ado.

— C'est bien, vous plaisez à ma femme, elle avait un peu peur à cause de la différence d'âge, maintenant elle est rassurée. Pour Luca, vous ne devez pas vous étonner, la nudité n'est pas importante pour nous, c'est naturel, et souvent à la maison, nos fils restent nus. On s'occupe de votre coccyx ?

Je m'installe sur le ventre, pensant que la mère et Luca allaient quitter la pièce, mais non, ils restent là. Au point où j'en suis, on n'en est plus à quatre yeux en plus braqués sur mes fesses. Vlad tâte le coccyx par l'intérieur, il demande à Mihaï de sentir à son tour, mais je me glace quand j'entends le prénom de Luca. Non, quand même ... ben si, Luca a enfoncé deux doigts dans mon petit trou, ce ne doit pas être la première fois qu'il fait ça, il ne me fait pas mal du tout.

— Dan, le coccyx est presque en place, je vais l'étirer un peu, demain, vous devriez pouvoir vous asseoir. Il faudrait malgré tout faire une radiographie, pour être sûr qu'il n'est pas fêlé, mais je ne le pense pas.

Vlad commence les étirements, demande à Mihaï de continuer, puis ... à Luca ! Ils retirent leurs gants, et Luca dépose un baiser sur ma joue.

— Dan, tu aller mieux, je l'ai senti.

Je souris à Luca et le remercie par un baiser sur sa joue. Je demande à Mihaï de servir à boire à tout le monde. Luca voit qu'il reste du borsch et me demande s'il peut en manger un peu, ce que je lui accorde bien volontiers. Sa mère le réchauffe et fait la vaisselle que nous avions « oubliée » pour faire la « sieste ». Mihaï a mis la bouée sur le canapé, ce qui me permet de m'asseoir face à Vlad.

— Dan, Mihaï nous a tout expliqué, je ne l'ai jamais vu aussi heureux, et je vois dans vos yeux que vous aussi, mais il faut que vous sachiez certaines choses. Dans mon pays, je faisais partie d'un groupe politique dans l'opposition, je n'ai jamais été menacé comme certains le sont dans d'autres pays de l'Est, mais pour exercer ma pratique de l'ostéopathie, on m'a mis des bâtons dans les roues, on a tout fait pour que je ne puisse pas ouvrir un cabinet, de même que pour ma femme, qui est professeur d'anglais, on lui a fermé beaucoup de portes, j'ai aussi fait l'objet de plusieurs menaces et d’agressions. Il y a deux mois, nous sommes venus en Belgique, mais sous visa touristique, ce qui ne me permet pas de travailler. Un avocat à Bucarest rassemble des preuves pour que je puisse demander l'asile politique, mais tant que je n'ai pas un dossier complet, je ne peux pas introduire de demande. De ce fait, je n'ose pas envoyer les garçons à l'école, de peur qu'ils ne se fassent dénoncer comme illégaux. En plus, leur français est trop faible, c'est de ma faute, j'aurais dû leur apprendre plus tôt.

— Vlad, comment vivez-vous maintenant ?

— Je travaille quelques heures dans un night shop[1], pas déclaré bien sûr, avec le risque de me faire prendre par la police. J'ai aussi quelques patients, mais je dois être très prudent, si je faisais une erreur et si on me dénonçait, ma famille et moi serions refoulés immédiatement. Maria, ma femme fait des ménages, mais à deux, on arrive à peine à payer le loyer.

Tandis qu'on discute, Maria, revenue de la cuisine, s'est installée dans le second fauteuil, et Mihaï et son frère m'entourent, chacun me tenant une main.

— Où vivez-vous ?

— Rue de la Régence, au troisième étage, deux pièces sans douche ni toilettes, celles-ci sont communes et dans le corridor. C'est un marchand de sommeil, il profite de nous : 350 € pour deux pièces minuscules !

— Maria, si vous avez envie de prendre une douche, ne vous gênez pas, et toi aussi, Luca.

La mère et le gamin viennent m'embrasser et suivent Mihaï qui les emmène à la salle de bain, ils y restent à trois, on les entend discuter et rire.

— Vous aussi, Vlad, n'hésitez pas.

— Merci, Dan, j'ai su dès la première fois que vous étiez quelqu'un de bien. Pour Mihaï, je vais être franc, j'aimerais qu'il reste avec vous, mais nous avons un problème avec Luca, nous n'aimons pas le laisser seul à la maison. Mihaï allait mendier quand Maria ou moi étions à la maison.

— Vlad, je pourrais loger Luca ici, mais Mihaï et moi ...

— N'ayez pas peur, Dan, Luca sait rester discret, et puis, il a déjà vu Mihaï aimer un garçon, ça ne le dérange pas.

Je me lève péniblement, appelle Luca et je l'emmène voir la chambre d'amis, il la trouve formidable, surtout qu'il s'y trouve un téléviseur et une X-box. Inutile que je lui demande si cela l'intéresse de vivre avec Mihaï et moi, il saute à mon cou pour me remercier.

— Vlad, Luca aime sa nouvelle chambre. Pour vous deux, revenez demain, j'ai peut-être une solution, même si elle n'est que provisoire.

— Merci, Dan, je peux me doucher ?

— Mihaï, tu veux bien donner une serviette à ton père ?

Mihaï ne revient pas, j'entends l'eau couler et leurs voix, ils discutent, je ne comprends rien, bien sûr. Tandis que Maria me raconte sa vie dans son pays, Luca, pris d'un coup de fatigue, s'allonge sur le canapé et pose sa joue sur ma cuisse, il s'endort alors que je caresse ses cheveux.

— Dan, je t'aime bien, tu respectes les gens, c'est rare, j'aurais aimé t'avoir comme fils.

— Maria, je le suis un peu, non ? J'aime Mihaï, je veux son bonheur.

— Je sais, mon fils.

Là, elle a dit ce qu'elle n'aurait jamais dû dire, je fonds en larmes, sans vraiment savoir pourquoi. « Mon fils », des mots jamais entendus chez moi, en tout cas jamais avec autant d'affection. Mes sanglots réveillent Luca, il se met sur le dos, sa joue touche mon ventre, il me regarde, les yeux humides, avance sa main vers mon visage et essuie mes larmes. Je sens que ce gamin m'offre son amitié, je le fais asseoir et colle sa tête sur ma poitrine. Mihaï revient avec son père de la salle de bain, il s'assied à côté de moi, et dans un français que je ne lui connaissais pas, il me dit :

— Dan, mon petit frère est maintenant aussi ton petit frère.

Et Mihaï m'embrasse amoureusement devant ses parents, tandis que Luca caresse mon bras et mon torse. Quand nous mettons un terme à ce baiser, je regarde Vlad et Maria, ils se tiennent la main, ils sont heureux.

— Vlad et Maria, vous avez des garçons merveilleux, je les garde tous les deux dans ma classe de français, dis-je en souriant.

— Tu seras un bon professeur, Dan, nous te les confions.

Une fois les parents partis, Mihaï et moi nous dirigeons vers la salle de bain, tandis que Luca part dans sa chambre. Nos ablutions terminées, nous allons souhaiter la bonne nuit à Luca, que nous retrouvons en pleine gymnastique sexuelle. Quand il nous voit, il lâche son sexe et rougit. Mihaï et lui s'entretiennent en roumain, puis Mihaï se saisit de la tige de son frère et le masturbe lentement. Je m'assieds à côté de l'oreiller et Luca colle sa joue à ma hanche, je pose ma main sur son torse et il appuie les deux siennes sur la mienne. Mihaï ne branle pas son frère mécaniquement, je vois beaucoup d'affection dans ses gestes, une main sur la hampe, l'autre passant de ses couilles à son ventre, Luca, qui n'arrête pas de gémir, ne tient pas bien longtemps, il expulse trois longs jets jusqu'à son visage et en couvre nos mains, Mihaï est heureux d'avoir donné autant de plaisir à son frère, je prends ses mains et les porte à ma bouche, je lèche le sperme de chacun de nos doigts, tandis que Mihaï nettoie de la sienne le ventre et le sexe de son frère, je me relève et lèche les quelques gouttes sur ses lèvres et j'embrasse tendrement mon nouveau petit frère qui me le rend bien, Mihaï vient lui souhaiter une bonne nuit à son tour.

Dans la chambre, excités par ce qui vient de se passer, nous nous embrassons et nous masturbons mutuellement. Mihaï m'explique que depuis leur arrivée à Bruxelles, ils ont beaucoup d'activités sexuelles à deux, ils ont déjà fait l'amour, mais les parents ne le savent pas, il me dit que maintenant Luca a peur que son grand frère le laisse tomber, vu qu'il est amoureux de moi.

— Mihaï, je ne vais rien empêcher entre vous deux, continuez comme avant. En plus, on ne pourra pas faire l'amour avant plusieurs jours à cause de mon coccyx, donc si tu en as envie avec Luca, fais-le.

— Toi aussi, tu peux tout avec Luca, moi sûr lui aimera.

— Pour tes parents, j'ai une idée, il y a des pièces inutilisées à l'étage avec une cuisinette et une salle de bain, qu'en penses-tu ?

Mihaï se colle à moi et pleure doucement, la réponse est donnée.

— Avant de leur en parler, je dois me renseigner pour être sûr de ne rien faire d'illégal.

— Merci, merci, merci, me susurre-t-il avant de plonger dans un profond sommeil où je l'accompagne.


Nous commençons la journée par un 69 endiablé, ce qui réveille Luca qui nous surprend en pleine action. Il reste à l'entrée de la chambre à nous sourire; Quand nous nous sommes nourris du nectar de l'autre, Mihaï fait venir son frère sur le lit et positionne son sexe près de ma bouche, je le lèche, du bout du gland aux testicules, il apprécie, je lui offre une belle fellation et il m'offre son jus d'ado dans un grand cri. Nous profitons du lit pendant une demi-heure, serrés tous les trois. En me levant, je constate que mon coccyx va mieux, pas encore de quoi faire un cent mètres, mais c'est largement supportable. On se dirige vers la salle de bain où on partage, douche, lavabo et cuvette, tout simplement sans fausse pudeur, les deux frères s'y mettent à deux pour me laver, Luca s'intéressant fort à ma queue, je me dis que c'est la première fois qu'il en voit une d'adulte et qu'il peut la toucher, mais il ne me masturbe pas, se contentant de la sentir se raidir sous ses doigts.

Dès le déjeuner, l'apprentissage du français commence, je reprends leurs phrases, leur apprends la conjugaison de base, les phrases simples : sujet, verbe, complément ou attribut, je les sens curieux, avides d'apprendre, ce qui me comble, tout se passe dans la bonne humeur, les rires fusent quand ils se trompent.

Je contacte avant tout mon médecin, avec qui j'entretiens une excellente relation, je lui explique la situation, sans parler de sexualité, bien sûr, même s'il connaît mes goûts, je me suis par ailleurs demandé si lui aussi, peut-être ... J'explique à mes garçons qu'ils vont passer une visite médicale avec prise de sang, qu'on devrait s'habiller un minimum. Mihaï, qui avait rapporté quelques vêtements pour lui, donne un de ses shorts à son frère. Je contacte l'avocat qui me propose de passer demain avec Vlad et Maria, si c'est possible, on prend date pour 17h30. Il me dit d'ores et déjà qu'il n'y a pas de problème à héberger la famille, vu que l'Union Européenne englobe la Roumanie.

Le médecin commence par ausculter Luca complètement, il le fait se déshabiller, examine sa peau de haut en bas, tout y passe, même le décalottage et la bonne descente des testicules, et bien sûr l'examen des voies aériennes, la palpation abdominale, et d'un air satisfait, il me dit « bon pour le service », je ne sais pas comment je dois prendre ça. Il fait venir Mihaï qui, spontanément se met nu et se laisse examiner, tandis que Luca, au lieu de se rhabiller, s'installe devant la télé, nu comme un ver, ce qui n'échappe pas au toubib. « Idem pour ce garçon-ci, tout va bien ». Tandis que Mihaï va rejoindre son frère, dans le même appareil, je lui parle de ma chute, je baisse short et sous-vêtement et il m'examine, me fait pencher en avant et me redresser, je lui parle de Vlad qui m'a manipulé de l'intérieur, il me dit que ça a été très bien fait et me demande les coordonnées de Vlad, je lui explique mon projet et que je le tiendrai au courant. Il me suggère de continuer les suppositoires pendant trois jours et propose de passer aux prises de sang, me demande s'il doit m'en faire une, j'acquiesce, il me questionne en souriant « la totale ? », une façon entre nous d'inclure les IST, je hoche la tête. Puis, avec l'air de ne pas y toucher « Et pour les garçons, la totale aussi ? », je ne peux m'empêcher de rougir, et il ajoute malicieusement « la totale pour tout le monde, alors ». Il effectue les trois prises en mettant les prénoms mais des noms bidons pour les garçons, il me dit que pour eux, je ne couperai pas au paiement du prix plein, mais qu'il ne comptera qu'une seule visite à domicile pour nous trois. Quand je le raccompagne à la porte, il me glisse dans l'oreille « Ils sont très mignons, tous les deux, mais fais gaffe, Dan, ils n'ont pas 16 ans ». Je le remercie pour sa franchise et son conseil amical.

De retour dans le salon, je me remets nu entièrement et m'approche d'eux.

— Tu as demandé sida aussi ? me questionne Mihaï.

— Oui, pour tous les trois.

Ils viennent m'embrasser et je leur propose de visiter la maison. Le premier étage avait été aménagé en « kot »[2], une grande pièce avec cuisine intégrée, une chambre avec un grand lit (ben oui, les étudiants ne se limitent pas à la masturbation en solitaire), et une salle de bain, petite, mais complète. Le second étage comprend deux chambres pour le personnel, car mon oncle employait un couple, elle s'occupant de la cuisine et du nettoyage, lui des courses, du jardin et de l'entretien de la maison, menues réparations et peinture.

— Beaucoup place pour beaucoup personnes, nous dit Luca.

— Tu voudrais que tes parents viennent ici ?

Luca me saute au cou, les yeux brillants. Quand il se calme, il me chuchote « Luca peux avec vous ? ».

— Oui, Luca, tu restes en bas avec nous, si tu en as envie.

Et il saute au cou de son frère. Je sens bien que ces deux-là ne peuvent se passer l'un de l'autre, et je ne le vois pas qu'à leurs yeux, ils bandent tous les deux. On redescend pour visiter la cuisine-cave (cuisine à moitié hors-sol avec fenêtre donnant sur la rue et accès vers le jardin par une grande baie vitrée).

— Pour Tata ? Me demande Mihaï.

— Oui, on pourrait aménager une salle d'attente et un cabinet.

Mihaï et Luca viennent se coller à moi, ils n'en reviennent pas. Revenus au rez-de chaussée, Mihaï m'enfonce un suppo, jouant un peu du doigt à l'intérieur avec un sourire qui en dit long, puis se lave les mains et tous deux se mettent à la cuisine, tandis que j'allume mon ordinateur pour vérifier les démarches que j'aurai à effectuer pour avoir droit au chômage (ce n'est pas pour profiter de la solidarité, mais je dois conserver mes droits aux soins de santé). Je me renseigne aussi sur l'accueil des étrangers, leurs droits, leurs devoirs, j'installe un navigateur libre que je paramètre pour qu'il affiche les caractères roumains, et mets en favoris quelques sites permettant aux Roumains de se familiariser avec la langue française, avant de retourner à la cuisine.

Je suis heureux de les entendre se parler, non en roumain, mais en français, se corrigeant l'un l'autre en fonction de ce que chacun a appris, je les félicite en les embrassant tendrement. Mihaï s'empare de ma bouche de plus en plus passionnément, Luca s'agenouille devant moi, avale ma queue et me branle avec ses lèvres. Ils me rendent fous, en moins de deux minutes j'emplis ses muqueuses de mon sperme, il se redresse, s'approche de son frère pour lui donner un peu de mon jus, puis vient vers moi pour me faire profiter du reste. On réunit acrobatiquement nos trois langues qui entament un duel effréné. Comme disait Corneille «La valeur n'attend point le nombre des années »[3].

Après le dîner, on s'installe sur le canapé devant le téléviseur, Mihaï et moi grillons une clope, Luca préfère s'en passer, je suis assis, mon amour d'un côté, mon nouveau frère de l'autre, bien collés tous les trois. Luca prend mes doigts, les glisse sur son pubis glabre, puis sur le mien, bien fourni. Mihaï me chuchote « Luca n'aime pas poils », je l'envoie chercher une serviette, du gel et un rasoir, Luca sourit de toutes ses dents, et à deux, ils rendent mon sexe entièrement nu, Mihaï laisse son frère raser aussi les cinq poils ornant son pubis. Je les fais mettre debout face à moi et commence à les lécher, les sucer, ils se tiennent l'un l'autre, s'embrassent, et je les amène à l'orgasme, me délectant de leur jus que j'apprécie de plus en plus.

On passe l'après-midi en partie devant l'ordinateur, en partie à se parler et à améliorer leur français. Mihaï et moi nous embrassons de plus en plus souvent et longuement, nos langues ne peuvent se passer l'une de l'autre. Luca s'efface alors pour respecter notre intimité amoureuse. Les parents vont arriver bientôt, je leur propose de nous rhabiller, ils refusent. Pour eux, on vit comme ça, les parents s'habitueront. Devant autant de détermination, je marque mon accord et on reste comme ça.

Ils arrivent vers 17h, Vlad a apporté une bouteille de Palinka, on les embrasse tous deux, Maria caresse ma joue tendrement, comme une mère, et pourtant elle ne doit pas avoir plus de quarante ans. J'envoie les garçons faire visiter la maison à leurs parents, tandis que je mets à réchauffer une soupe prête à l'emploi. Je sors pain, beurre, charcuterie et fromage. Quand ils reviennent, ils ont tous les quatre les yeux humides, Vlad ne sait pas quoi dire ou faire, je vais vers lui et lui fais l'accolade, il me serre fort en me remerciant, puis vient Maria que je serre dans les bras également.

— Dan, combien de loyer voudrais-tu ? Me demande Vlad

— Pas question de loyer, je vous propose ceci : vous vous occupez de l'achat de nourriture pour tous les cinq, rien d'autre.

— Si, nous payons là-bas 350 euros pour un taudis, nous voulons participer ici, ne fût-ce que pour le chauffage, etc.

— Et moi, je ferai à manger pour tous les cinq et entretiendrai votre maison, ajoute Maria.

— Et puis, les garçons vous aiment très fort, Dan, ils nous l'ont dit tous les deux, et en français !

Je rougis un peu, que leur ont-ils raconté ? Avec ou sans détail ? A ce moment, je me rends compte qu'ils sont serrés contre moi sur le canapé, chacun une main sur mes cuisses. Nous ne bandons pas, mais on ne peut pas dire que ce soit « Waterloo, morne plaine ».

— Vous êtes mignons, tous les trois, restez naturels, et sachez, Dan, que rien ne nous choque, car nous savons que vous êtes un homme bon.

— Et si nous allions manger ? Dis-je pour changer de sujet.

On se serre autour de la petite table, nous trois d'un côté, Vlad et Maria en face, nos genoux et nos cuisses se caressent, on bande tous les trois, heureusement cachés par la table, sauf quand Luca se lève pour aller chercher à boire, le bout de sa queue le précède d'une bonne dizaine de centimètres, ce qui fait sourire ses parents, tandis que Luca s'en fiche complètement, tellement c'est normal pour lui.

Après le souper, table débarrassée, on se réinstalle dans le salon, les garçons allument la télé et nous laissent discuter entre nous. Ils sont assis côte-à-côte, et nous voyons tous trois que les frères entretiennent mutuellement une belle érection.

— Je vois qu'ils ont repris leurs bonnes habitudes, me dit Vlad en souriant.

Entendant cela, les garçons accélèrent leurs mouvement et éjaculent devant nous, ce qui nous fait rire, je leur lance une boîte de mouchoirs en papier et on continue la discussion. Ils pourraient mettre un terme à la location de leur taudis à la fin décembre, mais s'installeraient dans les jours qui suivent. Je leur propose de les aider à déménager en voiture, ce qu'ils acceptent volontiers. On parle de mon coccyx qui se porte nettement mieux, je leur dis que le médecin est venu, ce qu'ils savaient déjà, ainsi que le détail de l'analyse de sang en cours, ils m'en remercient et demandent que je leur transmette les résultats. Je leur rappelle le rendez-vous chez l'avocat demain soir. Quand ils nous quittent pour retrouver leur miteux deux-pièces, Vlad me confie à l'oreille.

— Merci pour tout ce que tu fais pour nous et pour eux, je sais que tu ne veux que leur bonheur, fais comme bon te semble.

— Je te remercie pour ton entière confiance, Vlad, et je suis content qu'on se tutoie enfin.

— Au revoir, mon fils, ajoute Maria en m'embrassant.


Assis sur le canapé, je les colle à moi, ils me caressent calmement de la poitrine aux cuisses.

— Ça vous arrive souvent de vous masturber devant vos parents ?

— Oui, depuis arrivée en Belgique, Mama voulait pas mais Tata a dit « Laisse faire, Maria, on a été jeunes aussi », et depuis, on fait quand envie.

— Vous auriez pu me prévenir, je ne savais pas où me mettre.

— Tu dois pas avoir peur, Dan, parents formidables.

Leurs doigts m'amènent à une formidable érection, Luca veut me branler, mais Mihaï l'en empêche, Luca comprend que nous allons bientôt nous coucher et que son frère veut que je sois en pleine possession de mes moyens. On part se doucher à trois, on se lave mutuellement, sensuellement, mais prudemment. Luca nous embrasse et gagne sa chambre, nous la nôtre. Dans le lit, Mihaï se positionne pour un 69, mais ma langue quitte sa queue pour lécher ses boules, puis je le fais un peu bouger pour que ma langue puisse lécher son anus, que je vois de près et qui m'attire. Mihaï se redresse un peu pour me faciliter la tâche, il s'abandonne à mes coups de langue, se détend pour qu'elle atteigne le début de son magnifique petit trou dans lequel je glisse doucement un doigt qu'il accepte en gémissant. Il est tellement souple qu'un deuxième doigt rejoint le premier, de la bouche mon amour ne sortent que des « Oui, continue, plus, encore ... ». Je n'y mets pas de troisième doigt, mon coccyx ne me permettant de toute façon pas d'entamer une danse amoureuse, Mihaï bande à mort, de ma seconde main, je le branle, lentement d'abord, puis de plus en plus vite, tandis que mes doigts dansent la sarabande entre ses fesses. Il se tortille dans tous les sens, il sait que, quoi qu'il fasse, il jouira, il sent que c'est moi qui gère son plaisir. Il lance tellement de petits cris que Luca, se demandant ce qui se passe, vient voir. Il comprend bien vite, monte sur le lit et présente sa queue à son frère. Mihaï est comme fou, son excitation grimpe inéluctablement, il en fait presque mal à son frère, tellement il s'applique à le sucer. Quand Luca se vide en lui, il jouit aussitôt sur mes doigts, je continue les va-et-vient jusqu'à le faire crier de douleur, tellement son gland est devenu sensible. Il s'affale sur le lit, mes doigts toujours en lui. Luca approche sa bouche de mon entrejambe, son frère l'y rejoint, je glisse un doigt dans le petit trou de Luca qui apprécie tout autant que son frère, et tous deux se mettent ensemble pour me sucer, tandis que je fouine toujours dans les deux anus. Je ne me gêne pas pour leur exprimer mon contentement, ni ne m'empêche de crier quand je sens mon jus filer dans leurs deux bouches qui me sucent pour en récolter le plus possible. A mon tour d'être anéanti. Luca vient m'embrasser, me laissant récupérer un peu de mon sperme dans sa bouche, et repart vers sa chambre. Mihaï et moi, après un long et tendre baiser, nous endormons, repus d'amour et de sexe et blottis l'un contre l'autre.


Je me réveille le premier, je pense à tout ce qui m'arrive, une nouvelle famille, mon amour, son adorable frangin, je ne crois pas avoir connu telle félicité, j'ai l'impression de rajeunir, je revois mes années adolescentes, ce qu'elles ont été, je rêve à ce qu'elles auraient pu être, si j'avais eu la chance d'aimer et d'être aimé comme aujourd'hui. Je suis heureux de pouvoir aider Vlad et Maria, ils le méritent. Je suis interrompu dans mes pensées par Luca qui s'étire devant la porte de notre chambre, je lui fais signe de nous rejoindre sans réveiller son frère, ce qu'il fait précautionneusement. Je l'entoure de mon bras, il se colle à moi, confiant, et se rendort, la tête sur ma poitrine, une main sur mon ventre. Quand Mihaï ouvre les yeux et voit son frère, il sourit, se redresse pour m'embrasser, je passe mon bras sous lui et le serre très fort contre moi. Un besoin urgent m'oblige à me lever, Mihaï se rapproche de son frère et le reprend dans ses bras, ils se parlent en roumain, je les laisse. Mon coccyx commence à se faire oublier, je ne m'en plains pas, j'arrive à me laver seul, je pense à Mihaï, au fait que nous pourrons bientôt faire l'amour, je l'imagine me pénétrer, je rêve de le sentir en moi, j'y pense tellement fort que je le sens en moi, entrant, sortant, allant bien au fond, respirant, haletant, pour finir par me remplir les entrailles. Je rêve aussi du moment où je pourrai enfoncer mon sexe dans son petit trou, l'entendre couiner, en demander encore et encore. Tout porté par mes rêves, je ne me rends pas compte que je me branle et que j'éjacule, les yeux fermés, sur la paroi de la douche. Des rires derrière moi me ramènent à la réalité, ils sont là tous les deux à m'observer. Ils me rejoignent sous l'eau et je les suce l'un après l'autre, comme si j'avais besoin de ma dose matinale de bon jus roumain.

On déjeune dans la bonne humeur ... et la bonne odeur de café mêlée à celle de chocolat chaud. On discute de ce qui se passe entre nous, j'attire l'attention de Luca sur le fait que ça doit rester strictement entre nous, il me rassure, son frère l'a mis au courant, et il sait qu'en Roumanie aussi, il ne faut pas en parler.

— Et pour tes parents, Luca, tu crois qu'il faut leur dire ?

— Je crois qu'ils savoir déjà, papa a deviné, répond-il.

— Papa a dit « fais comme bon te semble », ça veut dire : fais comme tu veux ; fais quoi tu veux, non ?

A ce moment, la sonnette retentit, à l'interphone, Maria se présente, on l'embrasse, et elle nous demande.

— De quoi parliez-vous ?

— De moi, Mama.

— De toi et Mihaï ?

— Non, moi et Mihaï et Dan.

— Ne t'inquiète pas, Luca, on avait deviné. Tu as 14 ans, tu as le temps pour savoir si tu préfères les filles ou les garçons, en attendant, amuse-toi comme tu veux. Venez près de moi, mes fils.

On va près d'elle, elle nous serre tous trois contre elles.

— L'important dans la vie, c'est l'amour et le respect, et vous en avez tous les trois, c'est le principal, rien d'autre ne compte pour nous, donc, quoi que vous fassiez entre vous, ce sera bien pour nous.

— Maria, merci de ta confiance sans limite.

— Dan, mon fils, je t'aime comme mes deux garçons, et Vlad aussi t'aime. Bon, j'ai fait quelques courses, je vous prépare un petit repas pour ce midi et un autre pour ce soir que les garçons réchaufferont pendant que nous serons chez l'avocat.

— Merci, Maria.

Après le déjeuner et avoir rangé, je donne un petit coup de main à Maria et je quitte la maison pour effectuer mes démarches administratives, cela leur fera du bien d'être un peu en famille. Dans une grande librairie de la place, je trouve un cours de français sur ordinateur, je l'acquiers, ça aidera mes deux mecs à progresser, puis je rentre chez moi, tout heureux de les retrouver, mais la maison est vide. Que s'est-il passé ? Je fonce dans les chambres, les vêtements des garçons sont toujours là. A la cuisine, je trouve un papier sur la table, et écrit dans un beau français, « On arrive ! Tu nous manques ! Tes deux amours qui t'adorent. », et en-dessous « Ne t'inquiète pas, mon fils, tes garçons vont arriver avec des sacs de vêtements. Maria ». Je respire, j'ai eu la trouille de ma vie, c'est là que je sens à quel point ils me manquent, surtout Mihaï. J'arrive peu à peu à me calmer, à retrouver mes esprits, je m'approche des fourneaux et je rallume les feux avant de mettre la table. J'attends, comptant les minutes, égrenant les secondes, je tremble d'attendre, quand enfin la sonnette me sauve, mon cœur fait un bond, ils sont là tous les trois, des sacs plein les bras. Les garçons me sautent au cou, je les embrasse comme si je ne les avais plus vus depuis des lustres. Maria ou pas Maria, les langues foncent dans les bouches, les yeux sont humides. Ils m'entraînent dans ma chambre, me déshabillent, j'en fais de même, on se retrouve sur le lit, on s'embrasse toujours, je n'en peux plus d'attendre, je lèche l'anus de Mihaï, je le pénètre, partagé entre la douceur que je me dois d'avoir et l'envie d'être en lui. Quand j'y suis, le pubis contre ses fesses, j'attends un peu qu'il s'habitue, Luca vient derrière moi, écarte mes fesses, me lèche à son tour, et d'un coup, me pénètre à fond. Je suis en sandwich entre mon amour et mon petit frère qui commence à mener la danse, la chambre s'emplit de soupirs, de gémissements, de petits cris. Si Maria n'entend pas par la porte restée ouverte, il faut qu'elle se fasse placer un appareil auditif. Je m'enfonce dans Mihaï, je me fais enfoncer par Luca, je leur appartiens, je me donne entièrement à eux, je veux que ce soient eux qui prennent leur plaisir au maximum. Mihaï jouit dans un long cri, ses sphincters se resserrent m'amenant à l'orgasme et Luca se vide peu après griffant mon dos de ses ongles acérés. On se laisse tomber sur le lit. Merde ! Je me rends compte qu'on a fait l'amour sans protection, quel con je fais, il faut que je téléphone à mon toubib, mais dans l'encadrement de la porte, je vois Maria qui agite une enveloppe dans les doigts.

— Mon fils, je me suis permis d'ouvrir ton courrier, ce sont les résultats d'analyse, le médecin a ajouté un mot « Bons tous les trois pour le service ».

Je plonge à son cou, l'embrasse en pleurant, les garçons nous rejoignent, elle nous serre tous les trois, puis, tout calmement, un sourire aux lèvres « A la douche, vous trois, je change les draps, puis à table ».

— Dan, je n'ai pas raté toi avec mes ongles, pas fâché ?

— Petit frère, tu pourras encore les mettre souvent, tes ongles, et je te grifferai aussi.

— Dan, ton coccyx va bien ? Me demande Mihaï.

— Oui, mon coeur, et ton petit trou, je ne t'ai pas fait trop mal ?

— Non, j'ai adoré te sentir en moi pour la première fois, on le refera souvent.

— Avec moi aussi ? Demande Luca tout penaud ?

— Bien sûr, avec toi aussi. J'aime ton frère, et toi, je t'adore, tu le sais, non ?

On s'embrasse tous les trois sous l'eau chaude, les mains caressent les corps. Un tonitruant « A table ! » interrompt nos ébats. La table est prête, le repas préparé par Maria est succulent, un minestrone à la roumaine, nourrissant comme pas deux, Maria mange avec nous, contente de nous voir si heureux. Je comprends à ce moment que nous n'avons rien à lui cacher, ni à Vlad, nous devons être à la hauteur de la confiance qu'ils nous accordent.

— Il faudra que vous fassiez la vaisselle, je dois aller travailler.

On l'embrasse très fort, je la remercie du fond du cœur pour son repas, mais surtout pour « tout ». Après la vaisselle, on passe du temps à ranger les vêtements qu'ils ont apportés, ceux des garçons dans la chambre de Luca, le reste à l'étage dans la future chambre des parents. On s'autorise une petite sieste, chacun exprime, avec ses mots à lui, le plaisir et le bonheur d'avoir fait l'amour à trois, nous sommes serrés, goûtant de la chaleur du corps de l'autre. Ils partagent avec moi leurs rêves, qui vont bien plus loin que notre relation, ils parlent avenir, Mihaï d'ostéopathie, Luca voudrait devenir infirmier. Je leur dis que j'attendrai que leur situation se régularise pour qu'ils puissent suivre officiellement des cours, avant de chercher un autre emploi. On se caresse, tendrement, affectueusement, ils sentent bon tous les deux, surtout mon Mihaï dont l'odeur de la peau alcoolise mes narines. Pour Luca, c'est différent, mais j'aurais autant de difficultés à me passer de lui que de son frère, c'est comme si je les avais toujours connus.

A 16h30, Vlad et Maria arrivent, ils sont entrés avec la clé que j'avais confiée à Maria. Ils frappent à la porte de la chambre, je les fais entrer et ils nous trouvent enlacés sagement. On se lève pour les embrasser, Maria va à la cuisine continuer la préparation du souper, tandis que Vlad me montre les papiers qu'il a apportés. A 17h, on abandonne les garçons, et en voiture, on file chez l'avocat. A notre grand étonnement, il a des notions de roumain, peu mais assez pour décrypter les documents remis par Vlad. Il nous conseille d'inventer un scénario plausible de lointaine famille de feu mon oncle pour justifier leur présence chez moi. Pour les garçons, il suggère d'attendre pour les inscrire dans une école et en attendant de pratiquer un apprentissage intensif du français. Il photocopie tous les documents et remet les originaux à Vlad, il nous contactera après avoir échangé avec l'avocat roumain de la famille.

Rentrés à la maison, on peut se mettre à table, les garçons ont tout préparé. Vlad me dit que, si je suis d'accord, je pourrais les aider demain à déménager les dernières choses, j'acquiesce, bien sûr. Les garçons, tout heureux s'assoient sur mes genoux et m'embrassent. Vlad nous conseille d'utiliser les deux lits. En cas de contrôle inopiné de la police, il ne doit pas y avoir de doute sur l'occupation de la chambre d'amis par les garçons, donc, quoi que nous fassions, ça doit paraître réel. Je le remercie pour son conseil et lui fais savoir que les vêtements de ses fils sont dans la garde-robe de la chambre d'amis, et pas dans la mienne. Il me dit aussi qu'à partir de demain, ils n'entreront pas chez moi sans frapper à l'entrée de mon étage, comme ils l'ont fait aujourd'hui, simple question de respect d'intimité, ils attendront qu'on les invite à entrer.

Sans trop m'en rendre compte, je flatte les deux queues, et quand on se lève pour la vaisselle, ce sont trois bâtons bien durs qui portent les plats. Je suis un peu gêné par la situation, mais Vlad apaise mes craintes « Tu as toute notre confiance, mon fils ». Lui aussi m'appelle « son fils », j'ai envie de leur dire « Tata et Mama », mais je ne suis pas encore prêt pour ça, trop coincé, je suppose. Vlad et Maria me regardent, les yeux brillants, je sens qu'ils comprennent mon désarroi. On termine la soirée au salon, avec un verre de Palinka que Mihaï et Luca refusent, trouvant cela trop fort. Vlad, Mihaï et moi fumons une cigarette, Luca tire un coup mais n'apprécie vraiment pas. Les deux gars, toujours à mes basques, pour mon plus grand plaisir non dissimulé, n'hésitent pas à me caresser le ventre, les cuisses, et ... faut-il préciser quoi ? Vlad et Maria continuent la discussion comme si de rien n'était et je hasarde mes mains vers leurs sexes qui montrent bien vite leur contentement, mais pas question de les masturber, juste des caresses affectueuses auxquelles ni Vlad, ni Maria ne portent attention.

Quand ils se rhabillent pour leur dernière nuit dans leur « palace », les garçons les embrassent et retournent dans le salon. Je suis face aux parents, hésitant, tremblant de peur, vais-je pouvoir ? Ils attendent, respectent mon trouble.

— Tata, Mama, je vous aime !

Ça y est, je l'ai dit, je l'avais sur le cœur, je suis libéré, je pleure comme un gosse, ils me serrent dans leurs bras, je les entends sangloter aussi. Les garçons reviennent, me caressent le dos, essayant de faire passer mes larmes. Maria et Vlad me touchent la joue tendrement, et quittent la maison après un « A demain, mon fils ».

Mihaï et Luca m'entraînent vers la chambre d'amis. Cette nuit a été blanche, pas par manque de sommeil, mais par trop-plein d'amour, on s'est sucés, avalés, pénétrés, chaque queue a connu chaque petit trou, chaque langue a connu chaque partie du corps des autres, le goût du sperme de chacun est gravé dans les mémoires, chacun sait maintenant ce qui donne le plus de plaisir à l'autre. Les garçons, qui pourtant se sont déjà aimés reconnaissent s'être totalement découverts pendant cette folle nuit. Vers 10 heures, nous n'entendons même pas les appels et les coups sur la porte de Maria qui, inquiète, vient dans la chambre et nous trouve enlacés, elle hume une odeur de sperme ne laissant aucun doute sur nos activités nocturnes. Elle aère à raison, l'air froid nous sort de notre torpeur, nous la trouvons assise au bord du lit à nous observer. Les garçons l'embrassent tout comme moi, ils lui disent tout, exprimant leur bonheur, détaillant nos folies, même moi, j'ose lui dire ce que j'ai ressenti avec ses fils, ce dont je ne me serais jamais senti capable auparavant. Elle nous envoie à la salle de bain. Comme d'habitude, nous passons de la cuvette à la douche et au lavabo ensemble, comme trois frères qui ont toujours fait comme ça.

Maria nous a apporté des croissants délicieux, en provenance d'une boulangerie proche que je ne connaissais pourtant pas. Elle nous laisse déjeuner tandis qu'elle profite de la salle de bains et en revient détendue et souriante. Sans rien dire, elle change les draps du lit de la chambre d'amis, témoins de nos agapes sexuelles de la nuit et lance une machine. Elle boit un café et nous dit nous attendre à 14 heures pour le déménagement.

Un quart d'heure avant celle convenue, nous sommes là, elle nous fait entrer. Je suis dégoûté, comment peut-on demander autant d'argent pour des pièces humides, où la moisissure concurrence le papier-peint décollé, il y fait froid, sombre, un carreau est cassé, souhaitant la bienvenue au vent d'hiver. Elle me montre les commodités : une douche où l'eau ne donne aucune vapeur de chaleur, une toilette fêlée laissant échapper des odeurs fétides. Si j'avais le propriétaire sous la main, je lui enfournerais la tête dans ses chiottes, je suis vraiment écœuré par la malhonnêteté des gens profitant de la faiblesse des autres. Il le paiera, pas tout de suite pour ne pas compromettre ma nouvelle famille, mais il le paiera. Les larmes aux yeux, je remplis le coffre de la voiture, je dois mettre leur vieille télé sur le siège arrière entre les garçons qui se serrent pour ce court trajet. Maria va déposer les clés, de loin, je vois ce propriétaire véreux, ce marchand de sommeil, je me cramponne à mon volant pour ne pas aller lui casser la gueule, putain de société de merde où tout est permis ! Quand Maria vient s'installer sur le siège passager, elle voit ma colère, me caresse la joue « Calme-toi, mon fils, c'est fini ». Mes petits amours derrière moi ne disent mot, ils savent que moi seul dois arriver à me calmer. Je m'essuie les yeux d'un revers de manche pour rentrer. Vlad est là, il nous attend sur le trottoir, on vide la voiture, il ne me dit rien, il sait lui aussi comment je réagis. Je ramène la voiture au garage avec les garçons qui me tiennent la main jusqu'à la maison. Vlad m'attend sur le seuil, il me prend tout contre lui.

— La colère n'est pas bonne, mon fils.

— Donne-moi une Palinka, Tata, s'il te plaît.

Les garçons m'entraînent vers le salon, me déshabillent, je me laisse faire comme un zombie, puis se mettent nus eux aussi et se collent à moi, toujours en silence. Vlad apporte mon verre que je vide d'un trait, tout comme lui, je sens que lui aussi est en colère, mais il la contient et me ressert un deuxième verre. Les garçons me caressent sur tout le corps, je comprends que je dois gérer ma fureur, je les enserre, les embrasse, leur dis que je les aime, qu'ils comptent pour moi plus que tout au monde, je leur demande de pardonner mon énervement, ils m'embrassent, on s'embrasse, leur odeur et leur goût m'apaisent, la vue du taudis s'éloigne de moi, « c'est fini », comme me dit Maria, une page est tournée. Les garçons me masturbent réellement devant leurs parents, je les laisse faire, ils savent, tout comme moi, que c'est le seul moyen pour moi de passer à autre chose. Quand je couvre mon ventre de sperme, ils le lèchent, avalent tout. Vlad nous avait laissés seuls, il avait rejoint sa femme à la cuisine, et de loin, je les vois s'embrasser, ils sont heureux, c'est ce qui compte pour moi.

Pendant le souper, je ne peux m'empêcher de leur toucher le sexe, les trépidations de ces jeunes phallus me ramènent à la réalité, non pas de la journée, mais du moment présent. Pendant ce repas, je les fais jouir deux fois sous la table. Vlad me dit en mots tout simples :

— Ils ont besoin de toi, tu as besoin d'eux, nous avons besoin de toi, tu as besoin de nous.

En une phrase, il a tout résumé, je me rappelle des mots de Mihaï « Tu dois apprendre à te laisser aimer ». Mon amour d'à peine 15 ans avait touché dans le mille, comme quoi on peut être un jeune ado et savoir ce qu'est la vie. J'approche ma bouche de la sienne et nous nous embrassons sans retenue, comme si nous étions seuls dans la pièce. Le silence nous entoure, un silence respectueux qui honore l'amour que nous nous portons, il n'y a que Mihaï et Dan, mon amour et moi dans notre monde à nous. Quand ce long baiser prend fin, nous sommes seuls dans la pièce, Maria et Vlad sont montés à l'étage, Luca doit être dans sa chambre. Je demande à mon amour s'il veut que nous dormions rien qu'à deux, il me fait comprendre qu'il ne veut pas que son frère soit triste, et on se dirige vers la chambre d'amis où Luca pleure doucement. Nous nous couchons à ses côtés et l'embrassons, je vois qu'il est heureux que nous soyons là, que nous ne l'ayons pas exclu de notre amour. On s'endort comme ça, simplement, tous les trois, sans faire l'amour, profitant des sentiments qui emplissent la chambre et nos cœurs des senteurs indescriptibles de notre affection.

A suivre ... Les Roumains (3)

  1. night shop : un dépanneur au Québec
  2. kot : un logement pour étudiants
  3. Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées - La valeur n'attend pas le nombre des années. (Le Cid, Corneille, 1637)


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!