Les aventures de David (04)


Les aventures de David (04)
Texte paru le 2018-08-04 par Charly Chast   Drapeau-fr.svg
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Episode 04 : CHALEUR CHALEUR


Dans un premier temps je pensais diffuser cette histoire en partageant chaque récit en chapitres plus courts. J'ai finalement décidé de changer le format du texte pour adopter le texte plus long. Il s'agit donc bien de la suite des aventures de David (03)



David était allongé sur son lit, il faisait tellement chaud qu'il avait l'impression de se liquéfier, les persiennes étaient fermées pour arrêter les rayons du soleil, mais l'air qui traversait était chaud... Très chaud... Trop chaud ! Les portes étaient restées ouvertes pour laisser passer l'air, mais l'air était chaud ! À son arrivée dans la nuit, il n'avait pas trop souffert, car la voiture était climatisée, mais là... chaleur, chaleur.


Philippe, c'est le prénom du grand-père de David, entrait dans la maison et arrivait dans la chambre de David.


— Alors bonhomme, on attend l'hiver ! Tu sais que tu peux attendre encore longtemps, la dernière fois qu'il a fait froid ici, c'était durant la dernière grande glaciation alors... !


— Laisse-moi ici, je vais mourir, n'essaye pas de me sauver, c'est trop tard, vas-y sauve ta peau, moi je te retarderais...


Philippe éclatait de rire.


— Tu ne crois pas que tu en fais trop là ? Bon, il fait un peu chaud, mais à peine 35 degrés, il est encore tôt. Viens donc manger, après tu pourras prendre une douche et dormir jusqu'à ce soir.


— Ne me dit pas qu'il va faire encore plus chaud dans le reste de la journée.


— Il ne fera pas plus chaud dans le reste de la journée ! La température ne devrait pas dépasser les 40 degrés.


— (toujours allongé sur son lit, les bras en croix) 40... Je vais mourir, je suis intransportable...


Philippe rigolait en voyant son petit-fils se lever péniblement pour le suivre.


La propriété du grand-père de David était en fait un ensemble de plusieurs maisons, une grande bâtisse principale de type coloniale et deux plus petites maisons de chaque côté, David avait été logé dans la maison de droite, un grand salon, trois chambres et une salle de bain. La maison de gauche était plus grande, elle était utilisée pour recevoir des groupes. Des arbres avaient été plantés un peu partout, et par endroit on avait l'impression d'être dans une jungle.


David ne mangeait pas beaucoup, mais buvait beaucoup de liquide. Il retournait vers sa maison en passant par derrière la bâtisse principale, là encore des arbres, plus loin un bâtiment pour loger les employés, six lui avait dit son grand-père, et un petit bâtiment très ventilé qui semblait ne pas avoir de porte. David s'approchait.


— C'est quoi ce truc ? (David approchait puis entrait), des douches ! C'est des douches ! Ça tombe bien ça, parce que... chaleur, chaleur.


C'était une grande salle sans cloison avec des douches collectives, David en testait une, l'eau coulait fraîche. Sans aucune hésitation, il laissait ses sandales et ses vêtements dans une niche à l'entrée.


Il laissait l'eau ruisseler sur son corps quand il entendit un bruit. Il tournait la tête vers l'entrée, il y avait un jeune homme entièrement nu qui lui aussi venait prendre sa douche. C'était un black à peine plus âgé que lui, 1m70 maximum, carré, très musclé, un sourire charmeur où brillaient deux rangées de dents blanches, l'air penaud, maladroit, il était vraiment très beau. David ne savait pas comment réagir, cet invité inattendu ne le voyait que de dos pour le moment.


Le jeune homme s'approchait timidement.


— Excuse-moi Msieu David, moi c'est Dadou, je ne voulais pas te faire peur, mais il fait chaud, je peux prendre une douche ?


Tout en disant cela, il s'approchait et David remarquait que Dadou n'était pas simplement bien bâti, il était également bien monté. Il avait une queue énorme qui se balançait entre les cuisses et qu'il ne tentait pas de dissimuler, au contraire, il en paraissait très fier.


— David (distraitement) : oui, oui, bien sûr


Dadou commençait à se savonner, une mousse blanche se déposait partout sur son corps, il se frottait bien partout en insistant sur sa bite et ses couilles, y déposant un paquet de mousse blanche, ce qui le rendait encore plus beau. David admirait le spectacle du coin de l’œil, Dadou faisait semblant de ne pas le remarquer. David ne s'était toujours pas retourné quand...


— Tu veux que je te frotte le dos, Msieu David ?


Ce 'tu' avec ce 'Msieu' dans la même phrase fit rire David, mais sans attendre la réponse Dadou commençait à lui savonner le dos. David fut d'abord surpris, mais le laissait faire. Il n'avait pas l'habitude d'un tel contact physique, mais que pouvait-il se passer, il ne risquait pas d'avoir une érection… Dadou lui massait le dos jusqu'au moment où il lui glissait fermement un doigt dans le cul.


David se retournait pour protester et se retrouvait face à un sourire ravageur à un regard perçant et face également à une bite énorme qui était maintenant bien en érection. Dadou continuait à lui savonner le torse et le ventre. David se sentait désarmé. Dadou baissait les yeux.


— Tu sais, Msieu David, presque tous les petits blancs qui viennent ici, ils ont un truc comme toi, mais tu es le premier jeune qui en porte un en métal doré, le même que Msieu Philippe. C'est vrai que tu ne peux pas le retirer ?


David faisait oui de la tête. Dadou le regardait maintenant droit dans les yeux et lui posait la main sur l'épaule.


— Suce ma bite !


Disant cela, il appuyait sur l'épaule de David qui, sans résister, se mettait à genoux et commençait à s'exécuter. Dadou prenait la tête de David qui se laissait faire, il lui enfonçait sa queue aussi profond que possible avec un mouvement de va-et-vient viril et dépourvu de tendresse, à chaque mouvement, il poussait un peu plus, David était tout rouge, il avait du mal à respirer, il n'osait pas résister, mais en avait-il seulement envie ?


Dadou repoussait David qui se retrouvait assis, la tête contre le mur maintenue fermement à deux mains, et une grosse bite qui lui rentrait jusque dans la gorge, David avait du mal à respirer, quand il n'en pouvait plus, il se dégageait d'un mouvement violent, Dadou lui laissait le temps de récupérer puis revenait à la charge. David ne contrôlait plus rien, il ne savait plus s'il aimait ou pas. Dadou était plus fort que lui, mais il aurait pu se libérer, se dégager, juste en gueulant... Sa sexualité s'était limitée à ce jour à la branlette solitaire jusqu'à ses quinze ans comme tous les gamins, puis plus rien, jusqu'au petit plaisir que lui avait donné François trois mois plus tôt quand il s'est fait poser sa PK-OR. Il ne parlait jamais de sexe avec personne, et, bien sûr, aucun flirt, jamais ! Là, il n'était plus qu'un objet sexuel entre les mains d'un black bien bâti, bien monté, superbe, et, il aimait ça !


David se dégageait, reprenait son souffle, crachait, toussait, il était rouge et il en pleurait, son cœur battait fort à lui briser les côtes, mais il ne faisait aucun geste pour tout arrêter... Dadou lui accordait quelques instants de répit puis reprenait...


Dadou se retirait complètement.


— Tu as l'air d'aimer ça, Msieu David, tu te laisses faire...


David le regardait, hagard, la bouche ouverte, il bavait, son visage était rouge, il tremblait, il était en sueur… Dadou se penchait, soulevait et redressait David, il le retournait et, tout en le pressant fortement contre le mur, lui savonnait abondamment le cul en y mettant sans ménagement un puis deux doigts. David râlait, mais n'essayait pas vraiment de se dégager. Dadou se pressait contre David en le tenant fermement des deux bras, puis lui enfonçait doucement, mais fermement, sa grosse bite dans le cul. David hurlait, Dadou le fit taire une main sur la bouche et continuait à enfoncer sa queue jusqu'à la garde, le visage de David exprimait surtout de la douleur.


Dadou marquait une pause, ne bougeait plus, entre ses bras David gémissait, tremblait et avait le souffle court. Dadou commençait ensuite une série de va-et-vient. David voulut hurler de nouveau, mais la main à Dadou empêchait tout bruit de sortir sinon quelques gémissements.


Dadou continuait les mouvements avec de violents coups de reins. Il tenait David fortement alors que celui-ci se contractait, il avait très mal. À ce moment, il voulait se dégager, mais n'essayait même pas, Dadou ne voulait plus le lâcher, il était fort... Un moment plus tard qui parut à David une éternité, Dadou concluait dans un râle de plaisir. Il se retirait, lâchait David qui se laissait tomber au sol et se retournait pour le regarder, avec un regard vide.


Dadou reprenait sa douche tout en regardant David avec son sourire charmeur. David avait vraiment mal au cul et n'avait plus la force de bouger, pourtant il ne pouvait se retenir de lui rendre son sourire.


— Dis donc Msieu David, t'es un sacré bon coup toi, on a dû te le dire souvent. Je crois que je t'ai vidé, t'as l'air complètement à plat. Ce n’est pas une quéquette de PD ça (en montrant sa queue). Mais tu ne vas pas rester là, attends, je vais m'occuper de toi.


Il soulevait à nouveau David sans effort, l'appuyait contre le mur et commençait à le doucher, mais avec beaucoup de tendresse et de douceur. David le laissait faire tout en lui caressant les bras et le torse, ses jambes tremblaient, il ne tenait pas debout et aurait été incapable de marcher. Il avait vraiment très mal au cul. Il était à la fois horrifié et fasciné par ce qu'il venait de faire. Dadou terminait de doucher David qui peu à peu retrouvait figure humaine.


— Faut pas rester là, Msieu David, les autres ne vont pas tarder à arriver, tu veux que je te ramène à ta chambre. Je suis fort Msieu David, tu sais, je peux te porter sans effort.


David parvenait finalement, d'une démarche mal assurée, à retourner jusqu'à sa chambre. Dadou avait choisi de l'accompagner, lui qui sait être si viril et même violent, sans aucune douceur ni aucune tendresse, se montrait maintenant sous un tout autre visage, doux et attentionné. Un peu avant d'arriver à la maison, les jambes de David commençaient à l'abandonner. Dadou, sans hésiter et sans effort, le soulevait du sol, le jetait sur son épaule et continuait ainsi jusqu'à sa chambre ou il le déposait en douceur sur le lit.


— T'as besoin de quelque chose, Msieu David, tu me dis... En tout cas, t'es un sacré bon coup toi. Moi j'aime bien les p’tits culs étroits qui ne demandent qu'à se faire élargir. Ouais, t'es un sacré bon coup ! On pourra recommencer quand tu veux ! Tu me dis !


David ne répondait pas, il le regardait, il appréciait davantage cette personnalité plus douce et attentionnée, et le revoyait un peu plus tôt... Dans le sexe, ce petit gars avec un sourire d'ange était en fait un démon.


— Je vais te chercher, à boire, Msieu David, si tu veux quelque chose, tu me dis...


Quand Dadou revenait avec une bouteille d'eau et un verre, David s'était endormi.


David se réveillait, il faisait déjà nuit, surpris, il se relevait brusquement, une violente douleur aux fesses lui rappelait ses expériences de l'après-midi, il regardait l'heure, 18h30, c'est vrai que le soleil se couche très tôt sous ces latitudes. La température semblait baisser et était presque supportable. Il se rafraîchissait sous une douche froide rapide, et se prit à se demander à quoi pouvait servir le robinet d'eau chaude... Son anus lui faisait toujours mal, mais tout semblait en ordre. Il enfilait juste un pantalon en toile large et une chemise légère, des sandales, mais pas de sous-vêtements, moins on a de trucs sur le dos, mieux on se porte.


Il approchait de la bâtisse principale, son grand-père Philippe était assis en terrasse, un apéritif devant lui sur une table, il semblait lire un courrier. David prenait place face à son grand-père, hésitant, il avait toujours mal au cul.


— Alors bonhomme, bien dormi ? Le soir, c'est le meilleur moment de la journée, la température baisse un peu, on peut se détendre. Demain matin debout à cinq heures, pour profiter de la fraîcheur, à midi la chaleur est trop forte, on se met au frais où on peut et on fait la sieste. OK, demain je te fais visiter le coin...


David n'arrêtait pas de gigoter sur sa chaise tout en faisant des grimaces sans même s'en rendre compte.


— OK demain cinq heures.


— On va manger dans un petit moment, les gars préparent le repas. J'ai reçu un courrier, nous aurons un invité, un jeune de ton âge, sa mère, une vieille amie, m'a fait parvenir un petit cadeau qu'il faudra lui donner le jour de son anniversaire...


— Je me sers un petit apéritif.


— Vas-y fils, mais qu'est-ce que tu as à gigoter comme ça ? Tu as mal quelque part, tu as mal au cul ou quoi ? Tu as fait quoi cet après-midi ?


David devenait tout rouge de confusion, il regardait vers le groupe d'hommes qui préparaient le repas dans une joyeuse pagaille bruyante et, apercevant Dadou, son trouble ne fit qu'augmenter. Philippe remarquait ces regards, mais il n'osait pas encore comprendre. Quand Dadou s'approchait des deux hommes avec les couverts pour préparer la table, David baissait la tête, visiblement gêné.


— Le repas sera près dans dix minutes, Msieu Philippe, tu vas bien, Msieu David ? Si tu as besoin de quelque chose, Msieu Philippe, tu me dis.


David n'osait pas relever la tête pour répondre, il était rouge de confusion, et il remarquait que sous son pantalon de toile Dadou ne portait certainement pas de sous-vêtements. Il ne relevait la tête que quand le jeune homme s'était éloigné. Philippe, son grand-père le regardait droit dans les yeux.


— David, pourrais-tu me dire exactement ce que tu as fait aujourd'hui ?


David soupirait longuement, puis tout en continuant à gigoter sur sa chaise, racontait rapidement, sans entrer dans les détails. Médusé, le grand-père écoutait.


— Je ne savais pas que tu étais porté sur le cul, gay passif, c'est pour ça que tu voulais porter une PK... Raconte, tu as eu beaucoup de copains comme ça...


— En fait, c'était la première fois. Et tu peux me croire, ça fait mal, vraiment mal.


— Et il t'a vraiment pénétré ?


— Et je l'ai senti passer ! Tu peux me croire !


David continuait à gigoter sur sa chaise. Son grand-père se levait, là il ne rigolait plus.


— Viens avec moi, il faut que je voie quelque chose.


Le ton était sec, David comprenait tout de suite que là, on ne rigolait plus et qu'il valait mieux obtempérer. Philippe entraînait son petit-fils dans son bureau et tout en fermant la porte lui demandait de baisser son pantalon et de se pencher en avant. David hésitait un instant puis s'exécutait. Philippe se penchait pour observer de plus près, délicatement écartait les fesses pour examiner l'anus de David qui grimaçait et poussait un léger gémissement. Puis se relevant...


— Tu m'étonnes si tu as mal au cul mon gars... Il t'a bien éclaté la rondelle, il fallait en vouloir pour encaisser ça... Pour une première fois... Bon, ce n'est pas grave, je vais te donner une pommade et dans quelques jours tu pourras recommencer, attends un peu tout de même, ça aurait pu être pire. Une déchirure sérieuse, et tu te retrouvais à l'hôpital. Et ici les hôpitaux...


Philippe prenait le médicament et le lui appliquait tout en lui expliquant comment l'utiliser. L'effet était immédiat, déjà David n'avait plus mal ! Puis les deux hommes retournaient en discutant vers la terrasse pour souper, David se sentait mieux, et commençait à avoir faim.


— C'était la première fois, tu dis... Tu sais, il faut toujours commencer par des trucs plus petits. Ensuite, tu passes à plus gros... Toi évidemment, tu... Tiens, c'est comme quand tu essayes une PK, tu la mets un jour et tu la gardes toujours... Là, c'est pareil, tu veux te faire défoncer le cul, tu te tapes un mec qui est monté comme un âne... Et en plus, je connais le bestiau, dans le sexe, ce n’est pas un tendre !


— Ce n’était pas prémédité, et puis, comment tu sais que ce n’est pas un tendre, à le voir comme ça, on dirait un ange...


— J'ai plus d'expérience que toi... Et puis c'est vrai, on dirait un ange, il est adorable, mais dans le sexe, c'est un violent... Comme premier mec, tu aurais dû choisir... Marc par exemple, il est viril, doux, bien monté, mais là, c'est raisonnable...


David ne savait plus quoi dire... La relation de David avec son grand-père était en train de changer, il devenait un ami, un confident, un conseiller... Il l'appréciait de plus en plus.


Ils arrivaient à la terrasse, un jeune homme de peut-être trente ans venait d'apporter le repas et terminait de mettre la table. Il avait une bonne tête, une silhouette mince, mais musclée tout de même. D'un air malicieux, Philippe le présentait.


— Je te présente Marc, qui est le plus ancien ici, à mon service depuis plus de dix ans. Vous devriez vous entendre, si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à lui demander.


David rougit, il saisissait l'allusion (Marc aussi, surtout que Dadou avait raconté ses exploits à tout le monde).


— Bonjour Marc.


— Bonjour Msieu David, ta première journée parmi nous a été agréable j'espère.


David attendait que Marc s'éloigne, pour demander à son grand-père...


— Tu penses qu'il est au courant ?


— Je pense que Dadou n'a pas manqué de raconter ses exploits à TOUS les autres. Ils étaient tous au courant avant moi... C'est sûr !


Après le repas, les deux hommes restaient à discuter de choses et d'autres.


— Les gars qui travaillent ici, ils sont tous...


— Tous gay, oui tu peux le dire, tous gay comme toi, comme moi ! Ils sont tous actifs contrairement à nous, mais certains sont également passifs, comme toi, comme moi.


— T'as couché avec plusieurs d'entre eux ?


— Tous !


— Tous ?


— Pas tous en même temps, mais tous, oui !


— Pour eux, cet endroit est une sorte de refuge, certains ont été persécutés, brutalisés, rejetés par leurs familles… Ici, c'est comme une nouvelle famille, d'habitude on mange tous ensemble, ce soir c'est pour te laisser le temps de t'acclimater...


La discussion touchait aussi d'autres sujets...


— J'avais prévu une grande balade à cheval pour demain à l'aube, mais je pense qu'il serait préférable de... Tu as toujours mal ?


— Non, j'ai plus du tout mal, elle est super ta pommade...


— On évitera le cheval pendant plusieurs jours, c'est plus sûr...


Le ciel était d'une grande clarté et la course des étoiles offrait un spectacle de rêve. La table était nettoyée, il n'y restait que la bouteille de vin et deux verres. Le groupe des employés ne faisait plus de bruit et à la demande de Philippe, Thom était venu les rejoindre, il avait amené son verre. Les trois hommes terminaient sans se presser la bouteille de vin...


— Nous aurons un invité la semaine prochaine.


— Un jeune ou une personne plus âgée ?


— Il doit avoir vingt ans ou à peine plus.


— Je pense, Philippe, qu'on pourrait le loger dans le petit pavillon, si David n'y voit pas d'objection.


— Je suis pour, la maison est grande pour moi tout seul.


— Il s'appelle Will.


David finissait par aller se coucher, sur la route il rencontrait Marc qui lui lançait.


— Bonsoir, Msieu David, tout va bien ? Si tu as besoin de quelque chose, tu n'hésites surtout pas. Appelle-moi.


En arrivant dans sa chambre, David se demandait si Thom n'allait pas terminer la nuit dans le lit de son grand-père. Décidément, la chaleur ce n’était pas que le climat. Ici, les mecs aussi étaient chauds ! Chaleur... Chaleur...


Le lendemain matin, David se réveillait un peu avant six heures.


— Mince ! On avait dit cinq heures !


Sans plus attendre, il passait un pantalon en toile et fonçait vers la Maison du Maître, sur le chemin il rencontrait un homme qu'il ne connaissait pas, en le voyant approcher, il se dit ''Ouah, celui-là, il est vraiment balèze ! '' Plus l'homme approchait, plus il semblait balèze. Au final, David se retrouvait face à un géant de plus deux mètres de haut. Depuis son petit mètre soixante-dix, David se sentait tout petit et terriblement impressionné, il se sentait tout frétillant, un peu comme une vierge le soir de sa nuit de noces avec une équipe de rugbymen, il le regardait en penchant sa tête en arrière de plus en plus, il était en fait comme attiré et sans s'en rendre compte continuait à s'approcher jusqu'à le toucher. Là, il réagissait et reculait d'un pas, le souffle court. Ce géant avait une bonne tête, un sourire amusé par le trouble et la maladresse de David, une très belle musculature, mais pas hypertrophiée.


— Bonjour Msieu David, j'allais voir si tu dormais toujours. Je vois que tu es en forme. On t'attend. Moi, c'est Camel, je suis heureux de faire ta connaissance.


Les deux hommes marchaient l'un à côté de l'autre, David ne pouvait détacher son regard de ces muscles, de ces bras, de ce torse... Camel portait un pantalon de toile et on pouvait deviner une forme allongée de grosse taille se balancer à chaque pas entre ses jambes. Là, David était vraiment en chaleur et il se disait qu'on devait se sentir bien dans ces bras… Chaleur…


Ils arrivaient à la terrasse, tout le monde lui lançait un ''Bonjour Msieu David'' auquel il répondait par un ''Salut à tous'' avec un geste de la main. Son grand-père s'approchait, l'embrassait pour lui dire bonjour, puis.


— Alors on avait dit cinq heures...


— (Sans lâcher Camel des yeux) Oui !


— Et tu as rencontré Camel ?


— (toujours les yeux rivés sur Camel) Oui !


— Tu ne connaissais pas encore Camel ?


— (sans changement) Oui !


— Et tu craques complètement pour lui ?


— (toujours pareil) Oui !


Puis, semblant se réveiller.


— Ah grand-père ! (David embrassait son grand-père) Bonjour, ça va ? Tu disais quelque chose ?


— (l'air désabusé) Non… Viens prendre ton petit déjeuner, après, ça ira mieux après...


Tandis que David se servait...


— Il faut que je te dise, pour Camel...


— Il est bien, non, oui...


— Il est très bien, mais...


— Il mesure combien ?


— 2m05, mais ce n’est pas ça...


— Il pèse combien ? Il est balèze ! Il fait de la muscu ?


— David, on se calme, Dadou à côté de Camel, c'est une petite bite...


— (Prenant un air détaché) Bon, ça va là, j'ai entendu, et je ne suis pas le seul...


Philippe se retournait l'air con, tous les six le regardaient avec un léger fou rire. On entendit la voix à Dadou : ''Bon ça va, on sait que c'est lui qui a la plus grosse...'' Camel ne savait plus où se mettre, et pour garder une certaine contenance, balançait son bassin d'avant en arrière à l'intention de David, il ne portait pas de sous-vêtement, puis il exhibait son manche un instant, toujours pour David qui avait les yeux qui lui ressortaient de la tête, c’était énorme, au repos c’était presque la taille de Dadou en action... Tout le monde se marrait, sauf David qui restait tétanisé.


— (à l'oreille de son petit-fils) 26 cm en action, ce n’est pas pour les débutants, t'es pas de taille, Dadou ne dépasse pas les 22 cm... Alors... (se retournant vers le gros de la bande, d'une voie plus forte) Bon, un peu de tenue, s'il vous plaît les gars ! Viens par ici David que je te présente aux derniers que tu ne connais pas... Voilà Boubou, c'est le cuisinier, et Raffi. Voilà, tu connais toute l’équipe qui s'occupe du domaine.


David et les deux derniers se saluaient. Boubou était un tout petit bonhomme d'environ 1m60, d'un physique sec pas plus de 60 kg, musclé nerveux, la trentaine. Raffi était le dernier arrivé dans l’équipe, moins d'un an plus tôt, c’était le plus jeune, il n'avait pas vingt ans, 1m80 environ belle corpulence.


David remarquait que tout le monde était habillé pareil, un pantalon en toile légère et des sandales, personne ne portait de sous-vêtement et chacun semblait prendre un véritable plaisir à laisser percevoir le mouvement de balancier de leur membre viril sous le tissu de leur pantalon... chaleur, chaleur.


— (prenant la parole) Grande nouvelle. Les caisses que nous attendons sont en route, mais le camion est coincé à la sortie du village, il faudrait aller le chercher et lui montrer la route...


Tous les bras se levèrent ''Moi j'y vais''... ''Non, moi...'' Ça doit être important, se dit David, ils sont tous volontaires ! Philippe choisissait Camel.


— Camel, prend la moto et emmène le p’tit, ça lui fera prendre l'air.


David se retrouvait quelques instants plus tard, sur une moto, Camel conduisait et lui dit avant de partir : ''Accroche-toi bien à moi, je ne voudrais pas te laisser sur la piste, ça pourrait être dangereux.'' Les deux hommes étaient torse nu, et pour David ce fut un plaisir, il sentait la musculature avantageuse du géant, sa peau était douce comme de la soie et, par moment, se surprenait à la caresser. Camel ne semblait pas s'en offusquer, par moment il semblait lui aussi caresser la main ou le bras de son petit camarade.


Un peu avant d'arriver à destination, Camel faisait une petite pause pour... pisser un coup. David se rendait compte que, en fait, Camel bandait, et que ce n’était pas discret surtout qu'il ne portait pas de sous-vêtements... David admirait de profil son camarade qui faisait semblant de pisser essayant de se calmer, il se disait : ''C'est moi qui l'ai mis dans cet état ! C'est vraiment énorme ! Je ne savais pas que ça pouvait être aussi gros... Mon dieu ce garçon est vraiment trop beau... Si je n’avais pas mon dispositif, sûr, je serais dans le même état !'' Ils arrivaient finalement au village, un gros camion attendait, le chauffeur s'était endormi, tout allait bien, il était seulement perdu.


David montait dans le camion et tout le monde rentrait à la propriété, Camel ouvrait le chemin avec sa moto. Ils arrivaient un peu avant dix heures, tous les gars attendaient, le travail n'avait jamais été fait aussi vite, tous voulaient être libres pour le reste de la journée.


Le camion était à peine garé que tous les gars sautaient dedans pour le décharger... ''Ce doit être important'' se dit David qui décidait de les aider. Le chauffeur, lui, allait voir Philippe qui lui offrait un bon repas et lui proposait un coin pour dormir, il avait conduit une bonne partie de la nuit.


Au début de l’après-midi, toutes les caisses étaient déchargées et rangées sur un terrain prévu à cet effet derrière la maison de David, à proximité de la maison des employés. Mais David ne savait toujours pas de quoi il s'agissait...


La chaleur devenait étouffante et il préférait faire une pause sieste, il entrait dans la douche pour se rafraîchir, quelques instants après Camel entrait à son tour, et sans faire de bruit alors que David les mains appuyées sur le mur laissait ruisseler l'eau fraîche sur son corps, Camel s'approchait et prenait David dans ses bras, il se penchait pour l'embrasser dans le cou. David ne l'avait pas entendu venir, mais il l'avait reconnu, il l'avait deviné. Le géant enlaçait David de ses bras énormes, il le caressait avec une extrême douceur. David se retournait et passait ses bras autour du cou de Camel, qui le soulevait toujours en douceur, au sens propre comme au figuré, David ne touchait plus le sol… Il passait ses jambes autour des hanches du géant qui continuait à le caresser et à l'embrasser... Camel reposait David, ce dernier se retrouvait face à cet énorme pénis, un peu plus long et un peu plus épais que celui qui la veille...


— C'est énorme, je ne sais pas si je...


Camel le faisait taire en l'embrassant tendrement. David était aux anges, il se sentait bien, ce géant était une montagne de chair de muscle de tendresse et de douceur. David n'était qu'un petit jouet dans de tels bras qui pouvaient le soulever, le retourner, le jeter en l'air, le casser en plusieurs morceaux sans effort, mais l’extrême douceur de son camarade le rassurait, il se sentait en totale sécurité dans ces bras-là.


David se penchait et commençait à sucer comme il pouvait le pénis de Camel qui ne dissimulait pas son plaisir, c'était vraiment gros, Camel dirigeait David avec ses deux mains placées de chaque côté de sa tête. Ces deux mains n'exerçaient aucune pression, David restait libre de ses mouvements, Camel ne le poussait pas à avaler sa queue. David avalait aussi profond qu'il pouvait, Camel l'accompagnait avec douceur tout en gémissant de plaisir, David caressait des deux mains la queue qui lui était offerte, sa grande taille se prêtait bien à cette manipulation à deux mains... Camel s’asseyait sur un banc, les jambes bien écartées pour offrir sa queue au petit David qui profitait de la position pour la caresser, la masser la sucer, il passait longuement sa langue sur le gland. La respiration de Camel devenait plus forte et il caressait plus fortement la nuque de David sans pour autant le forcer à avaler sa queue.


— Oui, vas-y, c'est bon, je vais jouir, oui.


Camel éjaculait. David qui continuait à masser sa bite, se prenait tout dans la figure, il était fasciné et ne tentait même pas d'éviter le jet. À genoux, David regardait Camel avec un grand sourire, le visage recouvert de sperme. Camel se plaçait à genoux devant son petit camarade, embrassait son visage, léchait le sperme puis l'embrassait tendrement sur la bouche. David vivait un rêve, le goût du sperme sur sa langue était un régal. Camel continuait jusqu'à ce que toute trace de sperme ait disparu... Il avait pris David dans ses bras et celui-ci s'abandonnait totalement à cette étreinte... Se relevant tout en soulevant David.


— Maintenant, c'est ton tour...


Disant cela il reposait délicatement son petit camarade sur le dos, une serviette sous la tête, et commençait à lui caresser les cuisses tout en lui embrassant les tétons et le ventre. Il lui glissait sa main entre les cuisses et dirigeait, toujours avec douceur, un doigt vers son anus.


David se contractait et posait une main crispée sur celle de Camel. Celui-ci retirait sa main, lui caressait le ventre, l'embrassait en disant.


— Tu n'es pas prêt, tu sais, moi je te ferai pas mal... un autre jour...


Plus tard, David se dirigeait vers sa chambre, il était pensif... La veille, il était puceau, totalement puceau, jamais aucun flirt, il n'avait jamais embrassé un garçon (ni aucune fille), il n'aurait jamais eu l'idée de s'introduire un gode dans le cul, il n'avait jamais pris un homme (ou une fille) dans ses bras, et aujourd'hui...


''Je ne vais pas regretter mon voyage, moi !'' se dit-il !

A suivre…