Les deux ados du train de nuit


Les deux ados du train de nuit
Texte paru le 2013-11-06 par Dixon   Drapeau-fr.svg
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Je sortis du taxi en trombe et bousculant des voyageurs, je pus sauter in extremis dans le train de nuit pour Venise. Cette fois encore j'avais eu chaud. Retardataire invétéré, je passe mon temps à courir. Dans les gares, les aéroports, j'arrive à la dernière minute. Ne me demandez pas pourquoi, c'est ainsi, c'est inexplicable. Mais comme je ne rate jamais mon train, que j'attrape toujours mon avion, aucune raison que cela change.

Le Thello, c'est un train pratique, mais parfois un sacré bordel. Je me retrouvai sans cabine, la mienne ayant été louée à un jeune couple par erreur, et il fallut au chef de train un certain professionnalisme pour encaisser ma grosse colère et m'accommoder pour la nuit. Le train était archi-bondé et toutes les cabines étaient prises. Il restait bien une couchette dans un compartiment de quatre occupé par deux voyageurs, mais il me faudrait accepter cet impromptu compagnonnage. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je consentis à me calmer, ce qui me valut en retour un grand sourire du chef de train, assorti de nouvelles excuses : " J'espère bien me faire pardonner, n'hésitez pas à m'appeler si vous désirez quelque chose. Je suis Mario, à votre service... " Je le regardai un peu mieux. Blond, élancé, dans les 30 ans, cet homme ne manquait pas de charme, mais l'alliance à son annulaire le signalait comme hétéro et excluait à priori qu'il pût pimenter mon voyage.

Vous l'avez compris, je suis gay, et il convient sans plus attendre de me présenter en détail. Taille mince et larges épaules, je suis un jeune mâle aux yeux verts très porté sur la bagatelle. Dame nature m'ayant pourvu d'un braquemard de gros calibre, j'en fais profiter tous les mecs dont j'apprécie l'anatomie. J'aime les garçons bien foutus, chauds du cul, suceurs émérites, et qui se donnent sans compter.

Avec qui allais-je partager cette longue équipée nocturne ? J'appréhendais un petit peu, habitué à ma cabine double où l'on pouvait prendre ses aises et accueillir un compagnon si l'occasion s'en présentait. Précédé par le chef de train, je rejoignis donc la cabine où je devais passer la nuit. " Une seconde ", me dit Mario. Il frappa avec décision. Quelqu'un entrebâilla la porte. Il y eut un bref conciliabule, une exclamation de dépit, puis un " okey ! " sans conviction. Je poussai la porte à mon tour et découvris avec surprise mes futurs compagnons de nuit. Deux garçons d'à peine 17 ans, en T-shirt et en caleçon, me dévisageaient, l'air maussade. Tous les deux de taille moyenne mais parfaitement dessinés, avec l'allure dégingandée qu'ont souvent les adolescents, ils auraient pu être frangins, sauf que l'un d'eux était très blond, l'autre roux comme un écureuil. " Je suis Thierry ", me présentai-je. Le blond me répondit " Damien " en effleurant ma main tendue, le rouquin me dit " Roberto " tout en évitant mon regard. Visiblement je dérangeais, mais il leur faudrait faire avec. Comme les garçons occupaient les deux couchettes inférieures, je posai mon sac sur le haut et me dirigeai sans attendre vers la voiture-restaurant car dans ma précipitation je n'avais bien sûr pas dîné.

À mon retour dans la cabine, tout le monde paraissait dormir. Les deux silhouettes se devinaient, immobiles et silencieuses. Je me déshabillai vite fait et, vêtu de mon seul caleçon, je me hissai sur ma couchette. Je tendis quelque peu l'oreille : pas un bruit de respiration, pas le plus petit mouvement qui témoigne que l'on est en vie, fût-ce au plus profond du sommeil. J'aurais bien parié mon salaire que ces deux-là ne dormaient pas. Pourquoi une telle comédie ? Mais je m'assoupis illico, à peine la question posée.

Dans mon rêve j'entends un murmure, un chuchotement à peine audible mais que je distingue cependant. Et bientôt comme un chuintement qui s'amplifie dans le silence et qui me réveille tout à fait. Je distingue deux formes blanches qui s'agitent très doucement, des bruits de bouche et de succion. Brusquement, j'allume la lumière. Les deux garçons sont là, tout nus, positionnés en 69, la queue dans la bouche l'un de l'autre. Ils se séparent, paniqués, et se relèvent, toujours bandant. Deux très beaux engins, à dire vrai, mais qui faiblissent rapidement à cause du sentiment de honte qui a saisi les deux ados. Le blond est carrément livide, l'autre d'un beau rouge écarlate. Voilà qui tombe vraiment à pic pour leur donner une bonne leçon, à eux qui m'ont mal accueilli.

— Sacrés petits pédés, m'indignai-je en m'efforçant de ne pas rire, alors on fait semblant de dormir, et quand on me croit assoupi, on en profite pour se pomper ! Et si je prévenais la police pour attentat à la pudeur ? A moins que vous ne me persuadiez...

Pas besoin d'en dire davantage, les deux garçons m'ont bien compris. Le blond est d'une pâleur mortelle, mais le rouquin s'est ressaisi :

— Allez-y, et nous on dira que vous êtes un pervers pédophile. Avec la gaule que vous avez, on verra qui sera le plus crédible !

Nom de dieu de petit salopard ! Ce Roberto m'a l'air coriace, plus en tout cas que son partenaire. Mais déjà Damien s'interpose : " Non, non, Roberto, s'il te plaît, tout ça ne doit pas s'ébruiter. Suppose que nos parents l'apprennent, les voyages en train c'est fini, et notre relation avec. Faisons ce que Thierry voudra..."

Si Roberto est un guerrier, Damien est un fin diplomate. Il s'agenouille devant moi. Sur cette invite, je sors mon chibre. Damien l'engloutit à pleine bouche, mais Roberto boude à l'écart, en observant avec envie son petit mec se faire bourrer par un trentenaire plutôt sexy, belle gueule et grosse artillerie. Je fais un effort pour la paix :

— Allez Roberto, encule-le, je sais que tu en as l'habitude, lui dis-je d'un air engageant.

— Allez viens, renchérit Damien, cessons de jouer la comédie. Thierry a tout compris de nous, en plus il me réjouit la gueule. Tu vas voir, on va s'éclater.

Roberto s'exécute enfin car il n'a pas plus que Damien, envie de causer un esclandre. Sa bite a repris sa vigueur et pointe sur le cul de son pote comme un obus sur une tranchée. Il se penche et rejoint ma bouche pour une pelle langoureuse. Sa langue, agile, me sollicite avec un brio étonnant. Ma teub durcit comme de la pierre, je sens le jus monter en moi tandis que mon pompeur s'active, ses lèvres rivées à mon gland. Je gueule et je déflaque en lui, inondant sa gorge altérée de quatre grosses giclées de sperme qu'il avale sans rechigner. La cinquième coule sur son menton. Je la recueille et la partage bouche à bouche avec mon rouquin, lequel sort son énorme pine pour arroser de jets puissants l'échine de son amant-femelle. Nous nous écroulons, épuisés.

— Il y a deux ans qu'on baise ensemble, m'a expliqué Damien plus tard. Nous nous sommes connus au collège au cours d'un échange linguistique.

— Damien est mon correspondant, a repris le jeune Roberto. Nos deux familles ont désiré que cet échange se poursuive quand bien même nous sommes au lycée. Chaque année je vais à Paris et je séjourne chez Damien, puis je le ramène à Venise où je le reçois à mon tour. C'est tellement pratique par le train.

— Raconte à Thierry, Roberto, à quel point le train est pratique. Figure-toi que le mois dernier, quand il est venu à Paris, mon Roberto a fait une touche. Tu ne devineras jamais qui ! Roberto, raconte à Thierry... Allons bon, il fait son timide ! Il a baisé le chef de train, ce Mario qui t'a introduit uniquement par jalousie, voyant Roberto avec moi. Un jaloux, mais une vraie chienne, ce mari bien sous tous rapports. Dis Roberto, tu nous racontes ?

— Il est entré dans ma cabine sous prétexte de vérifier si j'avais bien deux couvertures. Sauf qu'une fois la chose avérée, il restait planté comme une souche sans se décider à partir. Comme je souriais de son embarras, il m'a avoué qu'il fantasmait sur ma braguette depuis Venise. " Elle doit être grosse ! " m'a-il dit, et il m'a touché l'entrejambe. Comme je souriais sans répondre, il s'est senti encouragé et il m'a présenté son cul. Je l'ai limé pendant une heure. Au fait, Thierry, il t'intéresse ? On pourrait se refaire un plan, je sens mes forces qui reviennent.

Effectivement il rebandait, le beau rouquin de 17 ans, et par effet de contagion nous eûmes bientôt tous trois la gaule. Nous étions copains comme cochons après les froideurs du début. Y a pas à dire, rien ne vaut la baise pour éradiquer les conflits. C'est ce que dut se dire Roberto. Il se pencha soudain sur moi et enfourna ma méga tige, du moins ce qu'il pouvait en prendre, car elle fait 21 sur 5. Il pompait bien mieux que Damien, jouant avec les fils de mouille qui s'étiraient entre ses doigts et les aspirant derechef. J'en profitai pour demander :

— Tu vas chercher Mario, Damien ? Dis-lui de passer tout de suite, que j'ai besoin de ses services.

Damien enfila un peignoir et sortit avec un sourire. Il revint trois minutes après accompagné du chef de train.

— Vous m'avez demandé, monsieur ? Je suis venu dès que...

Mario interrompit sa phrase, paralysé par la stupeur. Le spectacle que nous donnions, Roberto rivé à ma bite et se branlant à fond la pine, ça lui avait coupé la chique. Il fit un effort pour parler, mais n'émit qu'un vague cri rauque tandis qu'il baissait son falzar et offrait son derche à la vue. Ah mes amis, quel fion de roi ! Pommé sous une belle cambrure, d'une blancheur presque ivoirine, légèrement ombré à la raie ! Entravé par son fute en bas, Mario fit quelques petits pas, s'agenouilla sur une couchette, écarta ses deux demi-lunes, et ce fut la fête à son cul. Même Damien lui fourra la sienne, puis j'y allai de ma grosse bite, mais ce que désirait Mario, oui, ce qu'il voulait plus que tout, c'était la pine de Roberto.

Il faut vous la décrire enfin : 18 cm de longueur, la même chose en circonférence et pourvue d'un gland titanesque, sa pine mérite bien son nom. S'il y a des bites de tout calibre, des petites pines il n'y en a pas, pas plus qu'il n'y a de grosses quéquettes. Une pine, c'est de l'encombrant, et ce gamin de 17 ans avait de la viande dans sa culotte.

Heureux Mario, pauvre Mario ! Il fallait le voir ahaner, écartelé par ce mandrin, la rondelle sanguinolente. Il fallait l'entendre crier, mêlant la douleur à la joie, quand Roberto le pilonnait à lui faire péter les boyaux. Et quand son foutre l'inonda, nous mêlâmes notre cri au sien, larguant en même temps notre jus qui traversa toute la cabine en longues viscosités blanches. Mario resta quelques instants immobile, comme foudroyé. Puis il se tâta le derrière, doucement, avec précaution, ramenant au bout de ses doigts du sperme blanc teinté de rose qu'il essuya sur son falzar. Ensuite il sortit, chancelant, avec dans les yeux des étoiles.

10h50 le lendemain, le moment de nous séparer. Je suis triste sans savoir pourquoi. Peut-être tout ne fut-il qu'un rêve, cette folle nuit érotique et ces trois garçons, mes amants. Oui, n'ai-je pas rêvé tout cela ? Je me sens tout désemparé. Damien vient me serrer la pince et je le regarde partir. Voici Roberto qui s'avance. Discrètement, il glisse dans ma poche quelque chose qui semble un billet. Il s'éloigne, la braguette gonflée.

Je déplie le petit papier et pousse un hurlement de joie.

Mon Thierry, voici mon adresse. Viens me voir,
je veux faire l'amour, te sucer et sentir ta bite.
PS : motus pour Damien.
Signé : Ton Roberto qui t'aime.