Les dieux font la manche

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Numéro 109

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 109
Date de parution originale: Novembre 2000

Date de publication/archivage: 2012-09-04

Auteur: Yann
Titre: Les dieux font la manche
Rubrique: Canons et demi-dieux

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Je n’aurais jamais imaginé avoir une érection en allant faire une réclamation à la poste et en donnant dix balles, sans y penser, à un type qui vendait son journal de fauché juste devant. II y a toujours des mecs qui font la manche devant la poste. Ils se relaient. Ce sont souvent des mecs d’une cinquantaine d’années, amochés par la vie et par la picole. Donc je donne dix balles sans les regarder, et je leur laisse leur canard. C’est toujours ça de bénef pour eux. Mais là... Quand j’ai vu ce type debout devant la porte, j’ai carrément eu la bite qui a jailli dans mon slip. Environ quarante-cinq ans, un Arabe aux cheveux crépus légèrement grisonnants, la peau très foncée et les yeux comme du charbon, grand et mince, avec une musculation très fine qui se devinait sous le tee-shirt. Pas un gramme de graisse. Un type taillé pour faire du marathon et laisser tous les autres derrière. J’ai dû marquer un temps d’arrêt. J’étais complètement troublé. Putain, quel mec! Jamais vu un type aussi beau, comme ça, à neuf heures du matin, devant la poste, dans ma petite ville de 15000 habitants de Seine-et-Marne. Je n’arrivais pas à détacher mes yeux de son corps. C’est une bonne femme avec son landau, en me bousculant pour entrer, qui m’a remis les pieds sur terre. En quelques secondes, j'avais déjà mis ma bite dans le trou de balle de cette beauté mâle jusqu’à en cracher mon foutre!

J’ai tenté de dissimuler mon air égaré en fouillant dans ma poche pour trouver mon porte-monnaie. Mes mains tremblaient, et quand j’ai voulu dire quelque chose, je me suis aperçu que je n’avais plus de voix pour parler. J’ai tendu dix francs à ce bel Arabe qui ne me quittait pas des yeux. Mais ça n’était pas mon visage qu’il regardait, mais bien plus bas. J’ai vu qu’il avait vu que je bandais. Et que son regard ne reflétait pas du dégoût, mais quelque chose qui pouvait ressembler à de l’envie, du désir. Je me suis demandé si je me faisais des idées. Il m’a tendu son journal, j’ai fait non avec la tête. Alors il m’a dit: “Tu veux autre chose en échange?” On s’est regardés droit dans les yeux, et je n’en revenais pas. J'ai fait oui de la tête. J’avais le cerveau qui marchait à toute allure, mais je n’y croyais pas. Le type a rangé son paquet de journaux dans le sac de sport qu’il avait par terre, derrière lui. Il a soigneusement tiré la fermeture-éclair. Il a pris son sac et m’a regardé avec un sourire qui lui mangeait le visage. “On va où?” J’ai quand même réussi à articuler “Chez moi, j’habite à côté!” J’étais dans un état second. Ce mec était vraiment beau, un profil de dieu, des gestes de seigneur, une voix qui vous fait bander rien qu’à l’entendre. Grave, un peu sourde, mélodieuse, douce. Ce mec était beau à s’en palucher au sang, et il était en train de monter l’escalier pour prendre son pied avec moi. Je n’arrivais pas à y croire. En fait, à partir du moment où il est entré dans mon appartement, c’est comme si tout le reste avait cessé d’exister. Mon boulot (je devais partir pour dix heures), les coups de téléphone à passer avant. Tout! À peine la porte refermée, je me suis retrouvé face à ce type, un tout petit peu plus petit que moi (je mesure 1m84). Entre sa peau brune et ma peau de blond, le contraste était excitant Sa peau sentait le savon, un peu piquante sous la langue. J’ai glissé mes doigts vers son ventre dur, et plus bas. Une belle paire de couilles entourait sa queue, raide, longue et fine. Je me suis agenouillé pour lui rendre hommage. Je me suis enfilé cette belle bite jusqu'à la glotte, pour l'aspirer, la sucer, la mordiller. Nous étions restés dans l’entrée. Mon mâle s'est appuyé contre le mur, et tout en le suçant, il me caressait la tête, la nuque. J’ai senti que sa bite durcissait et qu’il allait bientôt jouir. Mais il ne m’en a pas laissé le temps. Il est ressorti de ma bouçhe et m’a dit: “À ton tour.”

Je ne me suis pas fait prier. Je me suis redressé et c’est lui qui est venu me sucer la queue. Il m’a aspiré violemment la bite dans sa bouche, et c’était tellement fort et bon que j’ai cru que j’allais cracher mon foutre à l’instant. Il m'a léché le bout du gland, puis m’a sucé jusqu’à ce que je lui dise que j’étais sur le point de jouir. Je me suis écarté de ses lèvres et j’ai joui dans ses mains. Il a recueilli mon foutre et me l’a porté à mes lèvres. “Tu en veux?” Je me suis bouffé mon foutre, et j’avais envie de me faire défoncer la rondelle par ce mec. Il m’a demandé à se laver les mains. J’en ai profité pour sortir un préservatif et du lubrifiant. Il a compris. Je me suis mis à quatre pattes devant lui, en lui demandant de m’enculer. Il s’est marré et m’a dit qu’il préférait vraiment enculer les mecs de face. J’ai dit OK. C’était encore mieux. Pour être plus à l'aise, on est passé dans mon salon. Il y a un grand canapé en cuir et de la moquette très épaisse. On s’est déshabillés rapidement. J’avais envie qu'il me mette, et lui aussi semblait être pressé de m’enfoncer son dard dans le boyau.

Face à face, je ne perdais rien du spectacle, je pouvais le regarder, admirer son torse, son ventre, observer sa bite qui fouillait dans ma raie du cul, et ses muscles bandés. Il a pris sa teub dans la main et l’a dirigée vers mon anus, tout en me tenant les jambes relevées. Il a fait doucement, et ma rondelle s’est dilatée peu à peu. J’ai donné un petit coup de reins pour qu’il s’enfonce. Il me regardait droit dans les yeux, et j’avais l’impression qu’il me pénétrait aussi avec son regard. Je me sentais tout petit, à sa merci, et j’avais vraiment envie qu’il fasse ce qu’il voulait. Il m’a enculé par petits va-et-vient, de plus en plus profond et de plus en plus sèchement. Quand il a été bien au fond, il a brusquement déculé et il s’est enfoncé d’un seul coup, comme un coup de couteau. J’ai carrément hurlé de surprise, plus que de douleur, parce que ça m’a fait monter l’excitation d’un seul coup. J’ai fermé les yeux. J’ai senti le plaisir monter dans mon corps, et plus il me chevauchait, plus tout mon corps vibrait sous ses coups de boutoir. Au moment où j’ai voulu me prendre la bite pour me branler, j’ai senti une main le faire pour moi. J’ai joui le premier, et il a craché son foutre dans mon cul pendant que je balançais mon bassin en rythme. J’ai eu l’impression de jouir très longtemps. On s’est retrouvés l’un contre l’autre, en sueur, haletant J’ai léché sa peau, ses lèvres, ses yeux, et je me suis dit que c’était la première fois que la poste me faisait un tel cadeau!


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