Les doux sodomites

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Numéro 54

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 54
Date de parution originale: c. 2004

Date de publication/archivage: 2018-02-01

Auteur: Thierry
Titre: Les doux sodomites
Rubrique:

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Ce texte a été lu 4584 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Comme j’aime bien vos revues, j’ai décidé de vous raconter brièvement mon histoire. J’avais dix-neuf ans à l’époque et, en raison d’un corps fluet, j’avais très peu de succès auprès des filles. J’en avais bien embrassée une mais cela ne m’avait donné aucun plaisir.

Et puis les études au lycée, le divorce de mes parents, la préparation au Bac, tout cela m’absorbait. Je rêvais pourtant de sorties, de flirts... Je lisais en cachette des revues érotiques ; je me masturbais en reluquant des couples, admirant les pines qui se dressaient, avant de s’enfoncer dans des cons ruisselants...

Un jour, j’avais laissé tomber une de ces revues par terre et quelqu’un l’avait ramassé et me l’avait tendue. Il s’agissait du garçon qui nous gardait en étude et qui habitait à deux pas de chez moi. En lui arrachant la revue des mains, j’avais eu le temps de noter le visage doux d’Alain, ses yeux rêveurs et ses lèvres de femmes. Il devait bien avoir dans les 25 ans et même si c’était pour moi un vieux, sa présence m’avait troublée. Plusieurs fois il m’avait adressé la parole et j’avais bredouillé des mots sans suite.

Un soir, il m’a attendu et m’a arrêté. Il a posé la main sur mon épaule en souriant. J’ai senti la chaleur de sa paume se communiquer à mon corps. J’ai frissonné. “Ça te dirait de venir chez moi ?” a-t-il bafouillé. J’étais tellement surpris que j’ai fait oui de la tête, pensant qu’il m’invitait pour voir un film, ou me parler. Ma mère ne rentrerait que très tard, je n’avais pas d’inquiétude à avoir pour elle. Arrivés dans son appartement, Alain m’a fait boire un punch. C’était bon, quoi qu’un peu fort et j’ai rapidement été un peu ivre. Lui, il parlait de tout et de rien, riant sans cesse. “Tu peux enlever ta veste. Il fait chaud, ici.” J’ai obéi, maladroitement, l’alcool ralentissant mes gestes. C’est donc Alain qui m’a aidé. En même temps il était contre moi et je voyais ses lèvres toutes proches, j’avais l’odeur de son corps sous mon nez.

Rapidement il a posé sa main sur ma cuisse. J’ai compris alors ce qu’il voulait, mais confusément. J’ai voulu refuser et me lever, mais, outre que je me sentais tout chose, il venait de me faire rasseoir virilement sur le fauteuil. Ses lèvres maintenant cherchaient les miennes. J’avais beau détourner le visage, protester tout bas, bientôt elles se sont posées sur ma bouche. Alain me tenait fermement. Dans son étreinte je sentais clairement sa queue dure, sous le pantalon. J’étais honteux, grisé, incapable de me défendre. Je refusais cette caresse et, en même temps, je ne me dérobais pas. Sa langue a passé la barrière des dents, a glissé à l’intérieur, s’est nouée à la mienne...

J’ai cédé d’un coup. Il a posé sa main sur mon sexe bandé. Je tremblais d’excitation et d’énervement. Alain découvrait mon corps, ses mains se posant un peu partout, toujours aussi brûlantes. À un moment, alors qu’il me lâchait enfin, j’ai senti qu’il déboutonnait ma braguette. Il a sorti difficilement ma queue, tellement j’étais bandé. Je l’ai entendu pousser un cri de joie devant sa longueur, son étroitesse. Il s’est exclamé que j’avais un beau gland, bien cramoisi, comme il aimait. “De plus, a-t-il chuchoté, tu as très peu de poils... J'adore ça.” Alain s’est littéralement rué sur cette queue et il l’a engloutie avec un râle de contentement.

J’ai perdu définitivement pied, me contentant de grogner et de lui caresser les cheveux. Il me suçait divinement, en s’appliquant, la langue léchant mon frein avec de délicieux petits coups. Je sentais avec honte le plaisir qui montait et, à présent, je l’accompagnais en bougeant légèrement, afin que ce soit encore meilleur. Mais il s’est soudain arrêté, à ma grande déception. “Déshabillons-nous, a-t-il proposé. Ce sera encore meilleur.”

Une fois nu, j’ai osé le regarder. Alain était un mec musclé, solide et bien bâti. De mon côté, j'avais une apparence fragile. Il m’a jeté un regard amoureux, puis m’a demandé de m’allonger sur le large tapis de son salon. J’ai obéi en fermant les yeux. “Écarte tes cuisses” a-t-il bredouillé. Il a recommencé à me caresser mais cette fois, en soixante-neuf, de sorte qu’il m’a collé sa verge sur le visage tout en me faisant une pipe. Il faisait ça avec un réel contentement. Moi j'avais son pénis raide tout contre mon visage et j’ai eu du mal à le prendre en bouche. J’ai avancé les lèvres, les ai posées sur son gland rubicond et la sensation était tellement douce, que j’ai continué, comme s’il s’agissait d’un geste naturel.

L’amour, nous l’avons fait dans une douceur rageuse... Nous n’arrêtions pas de nous caresser, de lécher chaque portion de notre corps respectif. Mais déjà sa main osait un geste secret. Elle lissait la raie de mon cul et son doigt tâtait la résistance de ma rosace. Je me suis affolé, comprenant ce qu’il me voulait. Moi-même j’avais une telle idée dans la tête... J’ai de nouveau voulu m’enfuir. Je l’ai repoussé, j’ai tenté de me mettre debout. Cette fois Alain a été violent. Il m’a brutalement ramené à lui, m’a fait mettre, sans ménagement, sur le ventre. Je gémissais de peur plus que de souffrance car il écartait mes fesses et, d’un geste viril, pointait sa verge vers mon cul. Il a essayé de s’enfoncer en moi sans préparation. J’ai poussé un cri de peur.

Alors Alain s’est calmé. Il m’a branlé un moment en me disant que j’allais aimer, qu’il allait être plus doux. Il a mouillé sa queue de salive, a recommencé à pousser. J’ai eu mal, avec l’impression qu’il allait me déchirer. Et cependant un autre sentiment me submergeait : je désirais à toute force qu’il m’encule. Je me transformais en femme qui palpite quand la bite de l’homme va entrer en elle... Du moins je le suppose. Alain a enfin réussi à glisser son braquemart dans mes entrailles. Je donnais de petits coups en arrière, à l’aide de mes fesses, pour qu’il me pénètre à fond. Quand il a déchargé, j’ai hurlé de bonheur.

Nous avons recommencé souvent cette année-là. Puis j’ai découvert le corps d’autres mecs et je suis devenu, un moment, un vrai trou à bites. Aujourd’hui, je suis plus sage mais je repense avec nostalgie à ce premier amant.

Thierry, 41 ans.