Les dunes sous la lune

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Numéro 137

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 137
Date de parution originale: Août-Septembre 2005

Date de publication/archivage: 2012-03-10

Auteur: Tim
Titre: Les dunes sous la lune
Rubrique: L'amour à la plage

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Ce texte a été lu 4095 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


De mes vacances avec papa et maman, j'avais gardé des souvenirs qui ne m'emballaient pas. J'avais quinze ans à l'époque, c'est vrai, mais il y avait peu de chance que les plages de Quiberon soient devenues branchées en quelques années. Seulement maman avait insisté pour que je reste quelques jours encore avec elle et je ne pouvais pas lui refuser ça. En fait, ça n'avait pas beaucoup changé.

Pour s'éclater, ça n'était pas à Quiberon qu'il fallait passer ses vacances si on voulait trouver des plans-cul intéressants. Mais le deuxième soir, j'ai entendu un mec dans une boîte dire à ses copains que les nuits dans les dunes à l'entrée de la presqu'île étaient assez agitées. J'y suis allé par curiosité.

Comme je m'y attendais, il y avait pas mal de couples hétéros en quêtes d'autres couples pour des parties échangistes ou pour des partouzes. L'animation était assez importante. Pas de gays à l'horizon mais quelque chose me disait que j'allais trouver ce que je cherchais. Je me suis éloigné en longeant la grande plage des rouleaux. Et en évitant autant que possible les groupes qui étaient déjà en train de baiser.

La nuit n'était pas très claire à cause des nuages mais dans la partie la moins occupée des dunes je suis tombé sur deux garçons qui se roulaient des pelles en se masturbant J'étais donc dans le bon coin. D'ailleurs, je n'étais pas le seul à rôder discrètement. Le premier à m'aborder avait une quarantaine d'années, des lunettes et une barbe de prof de sciences. Il n'a pas insisté. Deux ou trois autres ont suivi. Pas plus intéressants. Tout à coup, dans le creux le plus sombre d'une dune, je suis tombé sur un spectacle bandant. Un type tout seul, à genoux dans le sable, le futal aux chevilles qui se tapait une queue en se tripotant les couilles. Je me suis approché et comme il n'a rien dit je me suis assis à côté de lui. Il se branlait peinard, avec des gestes lents, et ma présence n'a pas modifié son rythme. Ça m'excitait et au bout d'un moment j'ai sorti ma queue. Elle était encore un peu molle. Le mec s'est penché et il l'a prise dans sa bouche.

Je me suis tout de suite rendu compte que c'était un pipeur de première. Sans être monté comme un âne ma bite est tout de même d'assez bonnes dimensions et il arrivait sans difficulté à la rentrer jusqu'au fond de sa gorge. J'ai triqué en deux temps trois mouvements. Alors il a pris mes bourses à pleine main et il a demandé :

— Qu'est-ce que tu aimes ?

— Ça dépend.

— Tu aimes sucer ?

L'invite ne pouvait pas être plus directe. Il avait une queue assez longue mais fine avec un gland très étroit qui ressemblait à une pointe de flèche. Elle était déjà gluante de son jus et de sa salive mélangés. Avec une odeur forte. Je l'ai parcourue de la pointe de ma langue, depuis la base des testicules jusqu'à la collerette du noeud. La peau très douce était tendue à craquer.

— Bouffe-moi les couilles !

Je l'aurais fait même s'il ne me l'avait pas demandé. Ses bourses étaient lourdes, molles, longues. Pratiquement sans aucun poil. Elles pendaient bas entre ses cuisses. Le modèle que je préfère. Je les ai léchées un bon moment avant de les prendre dans ma bouche l'une après l'autre. Elles étaient trop volumineuses pour entrer toutes les deux en même temps.

À cet instant j'ai entendu des pas dans le sable. Un type s'est planté à côté de nous et nous a maté sans rien faire pendant quelques minutes. Je n'aurais pas été opposé à une partie à trois mais je ne savais pas si ça plairait à mon partenaire. Finalement la question ne s'est pas posée et le voyeur est reparti aussi discrètement qu'il était venu. J'ai avancé ma tête entre les cuisses de mon compagnon et j'ai pointé ma langue entre ses fesses. Il s'est cambré en posant ses deux mains sur mes épaules.

— Oui, bouffe-moi le cul j'adore ça !

Il a tortillé du fion en soufflant comme un phoque aussi longtemps que ma langue s'est agitée sur son trou. Puis brusquement il a repoussé mon visage en disant :

— J'ai envie de te mettre. T'inquiète pas, j'ai des capotes...

Il m'a disposé à quatre pattes et il s'est frotté entre mes fesses. Pas pour se faire durcir, il ne pouvait pas être plus rigide qu'il n'était. Comme il avait lubrifié la capote il est entré d'un seul coup jusqu'au fond. Je n'ai pas pu m'empêcher de gémir tellement c'était bon. Arrivé au bout, il est resté immobile et il a saisi mes hanches à deux mains.

Il y avait un autre type qui nous matait accroupi sur le sommet de la dune. Ça devait être un timide puisqu'il n'osait pas s'approcher. En tout cas il se branlait consciencieusement en nous regardant. D'un léger mouvement du bassin j'ai invité mon partenaire à bouger. Sa bite était bonne mais j'avais envie de la sentir glisser et me limer la rondelle.

Alors il s'est déchaîné d'un seul coup. Des ruades nerveuses et rapides qui le sortaient presque entièrement avant qu'il s'engouffre à nouveau encore plus vite qu'il s'était retiré. Les reins creusés par l'effort, je poussais un petit cri chaque fois qu'il cognait au fond de moi. À ce régime je n'ai pas pu tenir très longtemps et mon sperme a giclé. Je me suis écroulé sur le sable et mon baiseur a suivi en gueulant qu'il jutait à son tour.

Il avait disparu quand je me suis relevé. Ça avait été un si bon coup que j'ai décidé d'en rester là. Le lendemain, maman a voulu aller jouer au casino et nous sommes rentrés tellement tard que je n'ai pas eu le courage de ressortir. Je me suis promené l'après-midi dans les dunes à l'entrée de la presqu'île mais le coin était désert. Il fallait attendre la nuit.

Le soir-même je suis arrivé un peu trop tôt II n'y avait encore presque personne et la lune éclairait à plein ce qui rend toujours les travaux d'approche plus délicats. J'ai marché sur la grande plage des rouleaux jusqu'à me retrouver tout seul et je me suis assis pour regarder la mer. Une heure après, j'ai vu un couple qui s'avançait vers moi en suivant la grève.

Deux hommes d'une trentaine d'années, l'un avec des cheveux ras et l'autre frisé. Ils m'ont considéré avec attention en échangeant des réflexions que je n'entendais pas puis ils se sont arrêtés un peu plus loin. Je les guettais du coin de l'oeil. Ils étaient plongés dans une grande discussion. En fin de compte, le frisé s'est approché de moi.

— Vous avez envie de rester seul ou ça vous dirait de venir avec nous ?

Ils s'appelaient Alain et Benoît. De près ils étaient encore plus mignons que de loin. Benoît celui au crâne rasé, dans le genre sportif et Alain plus mince, presque fluet avec d'extraordinaires yeux clairs. On savait tous les trois ce qui nous réunissait et pourtant on a passé un bon moment à parler de tout et de rien. Ils étaient profs tous les deux.

C'est Alain qui a rompu la glace en me roulant une pelle. Cinq minutes plus tard on était nus tous les trois. Nus et en érection. Benoît a éclaté de rire quand il a vu mon regard étonné en découvrant le sexe de son ami. Une queue comme une matraque épaisse et longue qui jurait avec son physique élancé et délicat.

— Hé oui ! Il paye pas de mine comme ça mais c'est une belle bête mon ami...

Benoît pour sa part avait une queue normale, circoncise et beaucoup plus claire de peau. En tout cas, tous les deux étaient beaux et m'excitaient. Ils paraissaient avoir tout leur temps. Leur calme me plaisait. On s'est peloté assez longtemps en se faisant des langues. Comme si on prenait nos marques avant de passer aux choses sérieuses.

J'étais attiré par la verge somptueuse d'Alain. Elle se balançait lentement à chacun de ses mouvements et le gland qui n'était pas encore décalotté semblait nettement plus épais que la hampe. Je mourais d'envie de le voir. C'est Benoît qui a tiré sur le prépuce pour laisser apparaître un noeud véritablement phénoménal.

Court et ramassé sur lui-même, presque aplati, il dégageait une impression de puissance brutale qui m'a tout de suite séduit. Surtout que le méat était largement entrouvert et dégorgeait une grosse goutte de liquide qui brillait à la lumière de la lune. Je me souviens d'avoir pensé à ce moment-là que je voulais qu'il me pénètre avant la fin de la nuit.

Pourtant c'est lui qui a pris l'initiative et qui m'a sucé en premier pendant que son copain me travaillait les tétons alternativement avec sa langue et avec ses dents. Ils étaient habiles et je n'ai pas mis longtemps à montrer les premiers signes d'impatience; Alain m'a chuchoté à l'oreille que son ami adorait qu'on le suce. J'aurais préféré lui faire une pipe à lui mais je ne pouvais pas refuser. D'autant que la queue de Benoît était appétissante elle aussi.

On s'est retrouvé dans une figure classique, en triangle, chacun suçant la bite de son voisin. Inutile de dire que nos mains ne restaient pas inactives. On se pelotait les couilles et les fesses et on se titillait la pastille en respirant de plus en plus fort à mesure que notre excitation augmentait Benoît a gémi quand j'ai enfoncé un doigt dans son cul.

Alain qui l'avait remarqué m'a fait la même chose. Il a même estimé qu'un seul ne suffisait pas et il en a rajouté un deuxième. J'ai commencé à balancer mes reins. Et puis tout s'est arrêté d'un coup.

J'ai cru qu'il se passait quelque chose mais c'était seulement parce qu'ils voulaient s'équiper de capotes. Quand ça a été fait, Benoît s'est allongé sur le dos en relevant ses cuisses et m'a demandé de le prendre comme ça.

Son cul était souple et chaud. Une gaine parfaitement adaptée qui m'a aspirée en douceur. Je l'ai fourré jusqu'à ce que mes couilles reposent entre ses fesses et Alain s'est disposé derrière moi. J'ai compris qu'il avait l'intention de m'enculer et j'en ai éprouvé une telle bouffée d'excitation que j'ai failli éjaculer prématurément Heureusement, j'ai réussi à me retenir.

Quand son noeud a dilaté mon trou j'ai cru qu'il ne réussirait pas à passer. Mais il était conscient de ses dimensions et très patient. Malgré tout j'ai poussé une sorte de rugissement quand sa queue s'est engloutie dans moi. La sensation était indescriptible. L'impression d'être rempli et bourré aux limites extrêmes de mes possibilités.

Pris entre eux deux, je pouvais à peine bouger mais les coups de boutoir que je recevais par derrière se répercutaient jusque dans le corps de Benoît couché sous moi. Je ne me souviens plus lequel a joui le premier. Ce qui est sûr, c'est que les autres l'ont suivi de près et que nous nous sommes affalés après un orgasme fabuleux.


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