Les godes, c'est super!

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Numéro 32

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 32
Date de parution originale: Juin 1989

Date de publication/archivage: 2018-02-12

Auteur: Sylvain
Titre: Les godes, c'est super!
Rubrique: Fétiche, petit fétiche...

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Ah la la! Ce SSR, c’est devenu une obsession, et à juste raison. Moi, je considère que j’ai eu bien de la chance car, malgré des relations assez diverses, je suis séronégatif. Mais, maintenant, fini les imprudences. Alors, me direz-vous, c’est moins marrant de sucer des bouts de plastique, ne plus enculer ou être enculé, voilà des plaisirs finis? Pas vraiment, les gars, si vous faites comme moi et mon ami.

D’abord, des super-caresses, des positions extravagantes, et puis on passe au sérieux. Là, je dois dire que c'est mon ami Christophe qui m’a tout appris le jour où il a commencé à m’initier aux godes. Je peux dire que j’appréhendais pas mal mais, en réalité, si l’on est prudent, c’est le pied (je veux dire que cela ne se met pas comme ça, de but en blanc, si j’ose dire!).

D’abord, le déballage des godes du jour, et là, on bande pas mal, on les caresse, on les graisse, et puis, on se met en position. En général, Christophe m’installe sur sa table de salle à manger, mes fesses au ras du bord. Je pose mes pieds sur ses épaules et, comme il m’a mis un coussin sous la tête, je peux voir l’essentiel, en tout cas mon érection... et la sienne. On y va progressivement: d’abord des minces, puis de plus en plus larges, des boursouflés et des tordus pour finir, le tout agrémenté de caresses derrière le gland. Je peux vous garantir de suprêmes sensations!

Christophe a acheté des godes vibrants très excitants, et aussi ce fameux gode double sur lequel on s’encule ensemble, jusqu’à ce que nos fesses se rencontrent, et on se mélange nos jambes alternativement, tout en se masturbant mutuellement. Je ne connais rien de plus excitant!

Bien sûr, on a des variantes. Par exemple, il me fait asseoir sur un gode posé sur un tabouret, jusqu’à ce que mes fesses soient bien assises. On a l’impression de se faire traverser, de se faire empaler. Après quoi, il me fait basculer en arrière, et le gode ressort lentement tout seul. Enfin, on n’en finit pas de se les mettre! Vous me direz: on s’en lasse! Non, à mon avis, au contraire, on a de plus en plus envie. Enfin, une fois qu’on s’y branche, c’est vraiment super.

Il s’amuse quelquefois avec des légumes (courgettes, concombres). Là, j’aime moins, parce que ça manque d’élasticité. Mais allez-y mollo car, un jour, j’ai absorbé une grosse courgette: impossible de la faire ressortir, elle avait basculé derrière les sphincters. j’avais beau pousser, foutu! Il m’a dit que ça se ramollirait, que je la ferais le lendemain. Tu parles! Mon cul n’est pas une cocotte-minute! Il a bataillé avec la main, en m’écartant un max. En fait, c’était un fist qui avait commencé: alors là, je peux vous dire que j’ai morflé!

Tout en restant bandé, car c’est une impression unique (et un exercice risqué, ne le faites pas exprès!). Finalement, il est arrivé à la saisir avec trois doigts, mais sa main était passée, et quand il a fallu la faire sortir, j’ai cru que je tombais dans les pommes tant ça me faisait mal. Christophe me disait: «Arrête de gueuler!», mais je hurlais! Elle lui a échappé, il l’a ressaisie et sortie lentement. J’ai mis un moment à pouvoir marcher tellement j’avais mal au cul. Heureusement, tout est revenu à la normale: simplement, j’ai dit à Christophe: « Arrête les légumes, revenons aux bons vieux godes!»

Voilà comment nous passons nos week-ends: jouissance garantie au rendez-vous... et pas de sida en vue. C’est pas le pied ça?

Sylvain, 28 ans.