Les jeux vidéo sont mauvais pour la santé (3)


Les jeux vidéo sont mauvais pour la santé (3)
Texte paru le 2014-01-18 par Prades   Drapeau-fr.svg
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J’arrête la fessée et le retourne, il me fait de nouveau face, son visage exprime la rage et ses yeux sont humides, il suffoque de honte et de colère.

— Ne fais pas genre, je sais que tu apprécies ce traitement spécial.

— T’es qu’un malade mental…

— Je sais que tu veux éjaculer, fais-le, ne te retiens pas.

— Jamais, plutôt crever que de faire ça devant toi.

— Tu es sûr ?

— Certain !

— Bon, je te propose un marché, soit tu te branles à travers ton slip devant moi, soit je te l’arrache et je te touche les couilles jusqu’à ce que tu éjacules.

— Va te faire enculer.

— Comme tu veux, voyons voir comment se présente ton gros paquet.

— Non, arrête.

Mon doigt part de son nombril puis s’arrête en bordure de son slip.

— Tes poils pubiens, ils sont de quelle couleur ?

— Quoi ?

— Ils sont roux ou pas ?

— Va te faire foutre, sale PD.

— Sale PD ? Alors là, tu as mérité ce qui va t’arriver.

J’incise le haut de l’avant du slip, une touffe rouge, flamboyante pointe son nez.

— Ouh, quelle crinière, un vrai petit lion. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin.

Le slip tombe au sol, dévoilant la queue d’Antoine, bandée au maximum, impressionnante et légèrement décalottée. Je suis conquis.

— Ben voilà, n’aie pas honte de dévoiler tes attributs de compétition. Regarde-moi ces jolies couilles, bien rondes, bien moulées, sans aucun poil dessus en plus, elles sont à croquer. Je suis sûr que tu n’avais pas une aussi grosse bite avant que je règle sa taille.

— Merde, merde…

Il semblait désespéré.

— Allez, je vais te finir puisque tu n’attends que ça, mon cochon.

Je me mets à frotter sa verge rapidement sur l’écran, le teint d’Antoine devient encore plus cramoisi, il souffle, suffoque, éructe. Sa verge est maintenant complètement humide. J’en profite pour lui stimuler encore l’anus, il a l’air d’aimer ça... Il ne tient plus.

— Mmmmmmmmm… Mmmmmmm…

— Oui petit cochon, tu aimes ça, pas vrai ?

— Hahan… Hahan… Han…

Il serre les poings, tous les muscles de son corps sont contractés. Il résiste de toute son âme contre le plaisir qui monte doucement et parcourt son corps de délicieux frissons. Inconsciemment j’avais moi-même empoigné ma verge et commencé une série de va-et-vient, admirant le spectacle. Antoine ferme ses yeux en poussant un dernier cri :

— Nooooooooooooooon !!!

Son abdomen tressaille, envoyant dans les airs plusieurs volées de foutre qui vont souiller son corps imberbe. C'est la goutte de trop pour moi, accélérant ma masturbation je me laisse aller jusqu’à l’orgasme, inondant mon jean de ma jeune semence. Nous sommes tous deux en train de reprendre notre souffle, haletant. Le corps de mon ami luit, couvert de sueur.

J’avise soudain un petit bouton qui s’est mis à clignoter tout en bas du panneau de contrôle « EXIT ».

— Antoine, j’ai une bonne nouvelle pour toi… J’ai enfin trouvé le bouton de sortie.

— Pitié… Pitié… Ludo… Par pitié… Sors-moi d’ici…

— Bien, puisque tu es devenu un garçon sage et que j’ai eu ce que je voulais, je vais te laisser sortir…

— Merci, merci !

— … à une condition !

— Quoi !?

— Tu vas devoir combattre l’un des personnages du jeu et le vaincre pour pouvoir sortir.

— Non, s’il te plait. Pas ça…

— Allons, allons, tu l’as dit toi-même. Tu es un pro des jeux vidéo. Tu ne vas quand même pas me dire que tu as peur ?

Je désactive la commande paralysante, Antoine retombe lourdement sur le sol dans un cri de frayeur.

Commande jeu activé

Choisissez votre héros

Je clique sur Antoine qui n’en mène pas large du tout.

Équipez votre héros

Une interface apparait sur l’écran, remplie d’armes et de protections diverses. Antoine salive déjà sur une gigantesque armure pourvue d’un heaume à l’air redoutable.

— Prends-moi celle-ci.

— Certainement pas, tu es très bien comme ça.

— Quoi à poil ?

— Oui à poil. Mais je ne suis pas sans cœur, je vais quand même t’équiper d’une arme, voyons voir... le lance-pierre.

— Le lance-pierre, tu déconnes ! Il est trop nul, prends au moins l’arbalète.

— Le lance-pierre ira très bien. Tu ne connais pas l’histoire de David et Goliath ?

— Mais Ludo…

— Silence, je choisis ton adversaire.

Je fais défiler la liste des antagonistes, tous plus menaçants les uns que les autres. Mon choix se porte sur une espèce de minotaure habillé de peaux de bêtes et portant d’énormes bracelets en fer à chacun de ses poignets. Antoine pâlit en voyant ma sélection.

— Pas lui, il est trop redoutable.

— Justement, tu vas me montrer ce que tu vaux.

La bête secoue la tête d’un air agressif, les nasaux fumant d’une espèce de vapeur d’eau. L’une des armes parmi la sélection des choix attire mon attention : c’est un joli godemichet anal en PVC violet d’une taille plus que confortable. J’équipe le minotaure avec, le mélange plus qu’incongru me fait sourire. Antoine plisse les yeux en direction de l’objet violet dont la forme est équivoque. Il recule d’un pas.

— Non, non, non… Je vois où tu veux en venir… Je refuse de me battre contre lui.

— Trop tard.

Commande de début de combat activé : 3,2,1 FIGHT !

Aussitôt, le minotaure avançe vers sa victime d’une démarche lourde et chaloupée, réduisant chaque seconde la distance le séparant d’Antoine.

— Merde Ludo, espèce de crevure… Tu m’as donné qu’un seul projectile.

— Oui, on fait des économies. T’as pas intérêt à te rater.

Il m’adresse un superbe doigt d’honneur puis se tourne tremblant vers son assaillant. Il bande l’élastique du lance-pierre et propulse la pierre droit sur la créature mythologique. La pierre percute l’immense poitrine velue et retombe au sol, inoffensive. Le visage d’Antoine se décompose. J’éclate d’un rire gras en voyant sa déconvenue. Le minotaure pousse un grondement furieux et charge le jeune homme roux qui bat en retraite. Désespéré il se met à tambouriner sur la vitre qui fait office d’écran entre le monde imaginaire et lui.

— Non… Laissez-moi sortir… C’est un cauchemar.

Sa verge poisseuse gigote dans tous les sens et vient frapper par intermittence ses cuisses. Le minotaure l’attrape sans ménagement par la taille et le traîne loin de la paroi.

— Allons, défends-toi Antoine. Ne pars pas si défaitiste ha ha ha !

La créature arrache son pagne et va coller la tête d’Antoine sur son membre, noir comme devait l’être sans doute son âme.

— Ah, la gentille bébête. Elle veut que tu lui donnes du plaisir.

Antoine regarde cette queue de taureau avec horreur.

— Certainement, elle est sale et elle pue.

— Oulala, fais attention, tu vas fâcher notre ami commun.

Le minotaure, impatient, fourre sa verge dans la bouche d’Antoine qui manque s’étouffer avec. Il lui lime la bouche pendant plusieurs minutes, moi je ne perds pas une miette de se spectacle rarissime. La bête éjacule dans la bouche de mon pote, un torrent de sperme s’échappe de ses lèvres et coule sur le sol. L’adolescent roux recrache le tout.

— Je crois que je vais vomir…

Mais la créature, ne lui laissant aucun répit, le retourne sur le sol, collant le gode contre sa rosette encore vierge.

— Qu’est-ce qu’il fait !?

— Ma foi, le pauvre petit veut se servir de son arme, c’est tout naturel.

— Ah NON ! Graoumph…

Le minotaure, sans ménagement, entre le jouet dans les fondements de mon ami, le tournant à toute vitesse à la manière d’une perceuse. J’exulte.

Alerte : Panne Système !

— Quoi !

Panne électrique : Interruption de la partie en cours…

— Non, non… Pas déjà !

Transfert de données : inter-changement des joueurs

La lumière s’éteint brutalement. Elle revient quelques secondes plus tard, blanche, aveuglante. J’ai l’impression d’être nappé dans le brouillard. J’aperçois Antoine, couché par terre, son gode toujours enfoncé dans le derrière. Je fais un pas vers lui mais heurte brutalement une paroi invisible. C’est quoi ce bug, il est pas sorti du jeu ?

Soudain je comprends, c’est moi qui viens d’être transféré à l’intérieur et lui qui est dehors. Antoine se relève, il comprend la situation en une fraction de seconde.

— Antoine, mon ami, je tente de l’amadouer, quel soulagement de te voir sain et sauf…

Il me lance un rictus haineux.

— Oui, grâce à toi. Ne t’inquiète pas, je vais te rendre la pareille mon… ami ! On va équiper ton adversaire, et puis un c’est pas suffisant. Disons… Trois.

Je me retourne mortifié. Face à moi, à vingt mètres de ma position se tiennent trois minotaures, chacun pourvu d’un fouet et de divers accessoires sado-maso.

— Attends, je panique, on peut s’arranger...

Commande de début de combat activé : 3,2,1 FIGHT !

— Donne-moi au moins une arme, je lui lance, les yeux larmoyants.

Les trois monstres foncent vers ma position. Mon dieu, dans quel pétrin me suis-je fourré !


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