Les nouveaux voisins (2)


Les nouveaux voisins (2)
Texte paru le 2006-04-25 par Fabrice3   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Les nouveaux voisins

Le soleil même pas levé, je me réveillais en sursaut. On s'activait dans la chambre jouxtant la mienne. Était-ce Éric ou sa femme qui venait s'occuper de Kevin? Celui-ci, réveillé, pleurait doucement, réclamant sans doute le sein de sa mère.

Je me levais lentement, pris par mon envie pressante toujours pas satisfaite et me dirigeais vers les toilettes. Mes mouvements étaient lents afin de faire le minimum de bruit. J'entrouvris la porte, passant devant la chambre du bébé, jetant un oeil curieux. Jennifer, m'apercevant, rebâti sa robe de chambre sur ses seins qu'elle avait exposés afin de nourrir son fils. Devenant rouge, je m'activais vers les toilettes, en même temps qu'un sentiment de malaise grandissait en moi.

Après m'être enfin soulagé, je repassais devant la chambre, et là Jennifer m'informa que tout était prêt dans la cuisine si je voulais déjeûner. La faim me tiraillant et espérant à cette heure ne pas rencontrer Éric, je me dirigeais vers la cuisine. La table était recouverte de tout ce qu'il fallait pour me rassasier. Je pris la bouteille de lait et versais le liquide dans un bol lorsqu'une ombre apparu au coin de mon oeil. Je n'osais pas regarder, les yeux baissés. Ça ne pouvait être que lui. Les cuisses brunes de poils, nues jusqu'au short court qu'il portait ne me permettait pas de me tromper. J'admirais cette musculature tandis que le micro-ondes fonctionnait avec son petit sifflement.

— Bonjour Marc, me dit Éric. Bien dormi?

Je répondis un oui à peine murmuré. Je n'osais toujours pas lever les yeux, sentant mes joues toujours rouges. Le micro-ondes sonna, je pris mon bol et m'asseyais à table. Éric continuait à s'affairer dans la cuisine. De temps en temps, je relevais les yeux pour voir s'il me regardait. Il portait au-dessus de son short un simple t-shirt moulant découvrant ses épaules. Sa femme arriva enfin. Le silence était pesant, ils discutaient entre eux de la journée, de ce qu'ils devaient faire. J'écoutais distraitement, repensant à cette nuit. Jennifer s'adressant à moi:

— Tu as l'air bien silencieux.

— Heu! répondis-je embarrassé.

— Il est bien timide ce matin. C'est de voir Jen en petite tenue qui te mets dans cet état?

Je devais réagir, si je ne faisais rien ou ne disais rien, c'est comme si j'acquiesçais. Je relevais la tête et découvris non pas la colère ou le mépris dans les yeux d'Éric mais un sourire qui me réchauffait le coeur. Il ne semblait pas m'en vouloir pour cette nuit. Jennifer n'avait pas l'air non plus au courant du spectacle qu'elle m'avait offert. Je pus terminer le repas plus serein.

Après avoir fini notre déjeuner, la matinée fut réservée au lavage et au jeu video avec Éric. Comme à notre habitude, nous nous sommes enfermés dans la pièce d'Éric pour attaquer nos défis ludiques. À peine avions-nous entamé le premier tour de piste qu'Éric me dit:

— Alors, ça ta plu?

— Heu! Quoi?

— Ne fais pas le petit innocent, Marc. Tu sais très bien de quoi je parle.

— Ben heu! Répondis-je bêtement.

— Tu es resté quelques minutes. C'était plaisant de voir ma femme nue dans notre lit

— Oui...

— Ça t'a fait quoi?

— Heu! Tu me gênes.

— Ça ne t'a pas gêné cette nuit. Et puis de toute façon y a rien qui doit te gêner, j'ai bien aimé que tu nous regardes. Dommage que tu sois parti si tôt!

— Ah, oui? Dis-je avec une pointe d'intérêt.

— Tu as déjà vu un film porno, je présume?

— Non, répondis-je avec de la gêne.

— Et tu as déjà eu une copine avec qui le faire?

— Non plus, je ne peux pas trop sortir avec mes parents.

— Hé bien! Un petit puceau, dit-il avec amusement.

Vexé par sa réflexion, je répondis avec une pointe de colère:

— Ça te regarde pas.

— C'est pas grave, répondit-il. Si tu veux, je te referai un spectacle une prochaine fois pour te montrer comment s'y prendre avec une femme.

En disant cela, il avait un sourire à la fois complice et coquin. Je ne pouvais imaginer que j'avais une chance de revoir ces deux amoureux en action. Sur ces dires, nous reprîmes notre partie et la journée s'écoula dans la joie.

Cela faisait déjà trois mois que j'avais passé la soirée chez nos voisins et j'avais repris ma vie tranquillement. Mes fins d'après-midi chez Éric à jouer sans que rien ne se passe. Parfois, dans mon lit, je repensais à ce qu'il m'avait dit. À ce moment, je ne pouvais m'empêcher de ressentir des sensations au niveau de mon sexe. Invariablement je me mettais à bander.

Et puis un jour, nous fûmes invités à un mariage dans la famille. Il m'a fallu bien quelques jours pour travailler mes parents au corps mais je ne pouvais laisser passer cette occasion de dormir chez Éric et Jennifer. Après quelques remontrances et quelques cris, je réussis à faire accepter le fait que je n'aille pas au mariage. Bien évidemment, mes parents me forcèrent à dormir chez quelqu'un. Mais contrairement à ce qu'ils pouvaient penser, ils ne me forcèrent pas. Jennifer appréciant ma présence, et lui rendant service à de nombreuses occasions, elle fut ravie de m'accueillir pour un nouveau week-end.

Tout l'après-midi, je n'ai pu rester en place. Éric travaillant, je ne pouvais faire de la console avec lui. Je décidais d'aller voir mes potes comme j'en avais eu l'habitude mais après être resté cinq minutes avec eux, mes pensées vagabondaient. Je voyais le corps en sueur d'Éric au-dessus du corps blanc et doux de sa femme. Je décidais alors de rentrer et d'aller aider Jen.

Je fus encore plus troublé toute la soirée. Malgré le film, je ne pouvais penser qu'à leurs corps unis; ce qui me faisait bander. Enfin la fin du film. Jen me souhaita une bonne nuit et après être allé vérifier que Kévin dormait profondément, elle alla se coucher. Éric a éteint la télé, s'est approché de moi et m'a glissé dans l'oreille:

— Dans une demi-heure.

Il déposa un baiser sur ma joue, ce qui me fit sursauter. C'était la première fois. La sensation de sa barbe naissante sur ma joue a réveillé davantage mes sens. Je me suis dirigé à mon tour vers la chambre qui m'était accordée et laissai la porte entre ouverte pour ne pas faire de bruit par la suite. Je me mis en bas de pyjama, laissant mon torse découvert. J'attendais sur le lit, regardant invariablement ma montre toutes les trente secondes. Mon sexe était dur et raide.

Enfin le moment approchait, je me glissais en dehors de la pièce, marchant silencieusement dans le couloir vers la chambre de tous mes désirs. J'approchai juste mes yeux près de la porte pour ne pas qu'ils me voient et là je découvris Éric embrassant sa femme. Sous le drap de coton blanc, je ne voyais dépasser que leurs têtes et leurs épaules nues. Éric était penché sur Jen, les mains dans ses cheveux. Sa bouche semblait s'activer sur les lèvres soyeuses de sa femme. Tout à coup il sembla relever les yeux vers moi, et semblant m'apercevoir, il fit tourner sa femme sans arrêter ses baisers. Cela devenait une danse, des balancements érotiques sur le lit, pour qu'Éric soit face à moi. Le drap glissant sur leur peau, laissant apparaître leurs torses. Je pouvais admirer à la fois un dos musclé et à la fois des seins généreux. Leur danse ne semblait pas en finir. Parfois elle était ponctuée par des "je t'aime" de part et d'autre.

Ils semblaient enfin arrivés à destination lorsqu'Éric pris un oreiller pour le placer sous la tête de Jen. Je comprenais enfin son manège, sa femme ne pouvait plus basculer sa tête pour me voir. Je pouvais me placer en face d'eux sans être surpris par Jen. Éric se redressa sur ses bras et sourit. Ce sourire m'était destiné. La tension sexuelle devenait presque insoutenable pour moi. Je ne contrôlais rien. Ma queue était dressée son mon pantalon de pyjama. Je ne pouvais plus bouger les yeux de leur corps.

Éric se rallongeait, reprenant la bouche de Jen, jouant avec sa langue sur les lèvres appétissantes de sa femme. Il glissait le long du cou, embrassant parfois à pleine bouche cette peau blanche, puis reprenant sa caresse par des arabesques comme le font des patineurs sur la glace. Il atteignait enfin les seins. Jen ondulait, caressant les cheveux ras de son mari. La langue d'Éric léchait langoureusement les mamelons, l'un après l'autre puis revenait. J'observais toujours avec plaisir la magie qui se dégageait du corps d'Éric, du plaisir qu'il faisait ressentir à sa femme. Il se décida à caresser de ses lèvres le ventre de Jen descendant davantage vers le sexe blond qui s'offrait à lui. Jen gémissait à chacun de ses baisers. Ses lèvres se posèrent enfin sur le trésor doré. Il léchait avec un plaisir certain le fruit offert. Ma gêne s'était envolée, je découvrais la poitrine de la femme harmonieuse, mais j'étais surtout attiré par le dos musclé qui s'activait au-dessus des cuisses fermes de Jen.

Éric se redressa d'un coup; surpris j'ai failli lâcher un bruit, mais je me suis repris aussitôt. Ma présence n'avait pas été découverte. Il remontait sur ses genoux le long du corps de sa femme, la queue bien raide. Je découvrais cette partie pour la première fois. Mes yeux ne pouvaient s'en séparer. Ils étaient fixés sur ce membre raide qui devait faire au moins 21 centimètres. Jen prit la queue de son mari entre ses doigts. Elle ne semblait pas pouvoir en faire le tour avec sa main. Elle approcha sa bouche de l'engin offert et me cacha ainsi l'objet de mon trouble. Je devinais qu'elle passait sa langue sur le gland turgescent, puis avalait le sexe bandé. Pendant qu'elle suçait son mari, je ne pouvais décrocher mon regard des yeux d'Éric qui me regardait avec un large sourire. Je ne contrôlais plus rien, ma main semblait glisser toute seule sur mon torse, elle passait sur mon ventre, rejoignait ma queue, caressait mes testicules. Je me branlais sous le regard approbateur d'un homme. Que m'arrivait-il? Je ne comprenais plus rien et n'essayais plus de comprendre. Je ne désirais qu'une chose, jouir et encore jouir du spectacle qui m'était offert.

Éric sortit sa queue de la bouche de sa femme pour s'allonger sur elle. Il remonta les cuisses douces autour de son bassin et glissa sa queue sans la chatte humide et accueillante de Jen. Celle-ci lâcha un râle de contentement. Elle gémissait du plaisir que lui offrait son mari. Ma main gauche s'activait toujours dans mon pantalon sur ma queue, tandis que la droite s'affairait sur mon torse et mes seins. Éric gémissait. Je pouvais voir ses fesses en mouvement, faisant rentrer puis ressortir doucement du corps de sa femme son sexe gorgé de sève. Je fermais ma bouche, mordant mes joues pour ne pas gémir. Les va-et-vient s'intensifiaient ainsi que les râles des deux amants. Éric commençait à donner de grands coups de rein. Sa sueur glissait sur sa peau et tombait goutte à goutte sur la peau de sa femme.

— Je vais jouir, lâcha Jen.

— Vas-y chéri, répondit-il en haletant.

À peine j'entendis ces mots que je sentis mon sperme sortir en jets dans mon pantalon. J'étais en train de jouir à l'unisson d'Éric et de Jen. Un jet, puis un deuxième, un troisième. Je me fichais de salir mon vêtement, je voulais me vider de mon désir si puissant.

Éric s'allongea sur sa femme pour l'embrasser. La tension redescendue, je m'éclipsais vers ma chambre pour les laisser dans l'intimité.


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