Les routiers sont pédés!

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Numéro 70

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 70
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2017-08-19

Auteur: Marco
Titre: Les routiers sont pédés!
Rubrique:

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Je suis chauffeur routier et je peux vous jurer que, malgré les nombreuses photos de femmes à poils qu’on trouve dans les cabines, il y a pas mal d’homo dans notre corporation. Évidement, la plupart le sont de manière occasionnelle, lorsque, faute de femme, un petit cul de mec se propose à eux. Et c’est souvent le mien, car je suis plutôt passif et j’aime bien me faire casser par un collègue viril et brutal. Il faut pas trop attendre de tendresse de la part d’un routier qui en baise un autre. Souvent, il le fait avec culpabilité, en s’efforçant de fantasmer sur la petite blonde au décolleté profond qu’il a doublé sur la route quelques heures plus tôt. Vous voyez je ne me fais pas d’illusion : je sais que la raideur qui pend entre les cuisses velues du mec qui m’encule est due à une allumeuse plus qu’à mes propres charmes.

Je suis pourtant un très bon amant, très chaud et très jouisseur, prêt à tout accepter pour foutre la gaule à mes amants. Les routiers, comme tous les hommes, sont dingues de fellations. Moi, je peux sucer des heures sans me lasser. Et contrairement à ces connes d’actrices de film porno, moi je varie sans cesse ma manière de pomper. Je m’occupe des couilles velues de mes amants car elles sont très sensibles. Et puis moi, je pompe jusqu’au bout, j’avale toutes les tailles de bites et lorsqu’elles giclent, j’avale sans faire de manière. Je n’ai d’ailleurs pas beaucoup de mérite : j’aime par dessus tout le goût du sperme. Je m’en barbouille la figure, je m’en poisse les mains puis je m’en lubrifie le rond. Quand ils voient ça, mes amants savent que je suis bon à enculer.

Alors ils ne se gênent pas. Ils me balancent en levrette et ils viennent sur moi, pine en main. Moi j’écarte les fesses ou j’attrape le bout de la queue du mec pour la placer au bon endroit. Après, il n’y a plus qu’à pousser, doucement ou en force, selon ses goûts. Moi je m’en fiche car j’aime tout : la sodomie romantique comme l’enculage bestial, tout me plaît, pourvu que ça dure assez longtemps. Souvent hélas, les routiers ne pensent qu’à leur plaisir et jouissent dès qu’ils ont les couilles satisfaites. Parfois, heureusement, je tombe sur un bon coup, un mec qui aime limer longtemps pour bien profiter de mon petit cul bien chaud. Ceux-là, je leur sers le grand jeu. Je tortille du fion, je me cambre en arrière pour me coller plus intimement à leurs grosses pines bandées. En général, ceux là sont de véritables homos... ou ils sont en passe de le devenir.

C’est ainsi que j’ai perverti un hollandais qui faisait la route jusqu'à l’Espagne. Il avait une femme à Amsterdam mais pendant des mois j’ai été son amant régulier. Nous nous fixions des rendez-vous par CB chaque fois que nos routes se croisaient. Je l’ai aimé comme un fou, jusqu’au jour où il m’a trahi avec un autre homme. Avec lui, la baise atteignait des sommets. Il était hyper bien monté et surtout totalement inusable. Il pouvait bander des heures durant sans fatiguer. J’étais vanné lorsqu’il sortait de ma cabine. J’avais le cul totalement explosé car ce salaud était plutôt brutal dans ses manières. Pourtant, je n’aurais raté nos rendez-vous amoureux pour rien au monde, j’étais même près à faire un détour de 250km rien que pour le rencontrer. Parfois, à sa demande, nous organisions de véritables partouzes entre mecs, à 3, à 4, voire plus. Comme les cabines étaient trop petites, nous baisions dans la nature. N’importe quel chauffeur pouvait arriver et participer. Je vous dis pas comme c’était chaud. Parfois ça finissait par une baston mais peu importe. Le plus souvent, on baisait toute la nuit en buvant des bières. Tout le monde faisait des pauses, sauf le hollandais qui assurait comme une bête pendant des heures. Moi j’étais plutôt jaloux de le voir troncher tout le monde mais comme je ne pouvais pas le satisfaire à moi tout seul, j'en prenais mon parti.

Finalement, c'est là qu’il a fini par rencontrer l’autre homme de sa vie, un espagnol au cul de bronze. Lorsque je les ai vu s’enfiler pour la première fois, j’ai compris le danger. Mais que pouvais-je faire ? J’ai bien tenté de draguer le mec pour le soutirer à mon amant, mais il n’a rien voulu savoir même s'il a accepté de baiser avec moi. Alors maintenant, en attendant de rencontrer un autre chauffeur que je pourrais aimer, je me fais baiser par tous ceux qui veulent bien de moi.

Marco, 32 ans.