Lettre à mon premier petit amoureux


Lettre à mon premier petit amoureux
Texte paru le 2002-09-13 par Sherpa   Drapeau-fr.svg
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



Cet auteur vous présente 19 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 4294 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Sherpa.


Mon petit Seb, aujourd'hui, j'ai appris que tu avais décidé de quitter la région. Tu pars loin cette fois-ci, et même si nous ne nous voyions plus beaucoup, je te savais proche. Parfois je croyais t'appercevoir à la sortie d'un lycée, ou devant un bistrot... mais je réalisais assez vite que je deconnais. Je n'ai pas encore vraiment réalisé que les années ont passé, et que depuis dejà 8 ans tu n'es plus le gamin de 17 ans que j'ai connu, qui m'a donné tant de tendresse et qui, un soir de juillet m'a offert son corps nu comme un fruit défendu.

Mon Seb, je suis très heureux pour toi. Tu aimes un beau garçon, et lui aussi est amoureux. Ton frère me donne quelques nouvelles de toi. Ce n'est que récompense. Tu as su lorsqu'il le fallait faire face et montrer ton courage et ta détermination dans cette société qui pourtant n'aide pas à s'assumer avec des différences.

Je me souviendrai toujours de toi. Je n'oublierai pas ce soir en camping de montagne. Il faisait frais. Tous les autres s'étaient réfigiés dans leur tentes et roucoulaient comme des couples bien heureux. On entendait leurs voix feutrées, leurs rires, leurs jeux, leur complicité. Les hommes et les femmes s'entendent bien eux aussi... Parfois je les enviais.

Nous nous sommes nous-mêmes retrouvés dans mon Van. Je sais maintenant que ce n'était pas par hasard. Sous la couette, il faisait chaud. Nous nous sentions bien à l'abri. Il y avait une sorte d'électricité qui nous rendait fébriles.

De mon côté, j'avais alors plus de trente ans... et je n'osais même plus rêver à l'improbable: Avoir la chance immense de pouvoir serrer ton petit corps chaud contre moi. Toi, à ce moment précis, tu savais déjà que nous allions nous aimer! Mon coeur battait. Je sentais parfois tes pieds qui venaient me frôler, et se sauvaient aussi vite, comme pour lancer un test; me chercher, m'encourager à me lancer dans le vide. J'avais si peur! Tu étais si beau, mais aussi encore si jeune.

Tu m'as demandé si je voulais bien te refaire "un petit massage", comme ceux que je t'avais déjà prodigués auparavant. Rien que cela me bouleversait à un point que tu ne pourras peut-être jamais imaginer... Tu n'as conservé que ton petit caleçon en coton si fin, si souple. Tu m'a confié tes épaules et la peau si fine et si tendre de ton dos. Je les ai caressées au moins autant que je les ai véritablement massées. Je te sentais heureux, détendu. Tu semblais roucouler comme un petit chat blond.

Alors j'ai retiré lentement ton petit caleçon, afin d'étendre mes caresses à tes reins, tes flancs, et ton petit derrière tout rond... tes longues cuisses d'adolescent au poils clairs et duveteux. Le plaisir a duré une éternité. J'y serais encore aujourd'hui, tu sais, si tu n'avais pas bougé, car pour moi c'était déjà un bonheur immense que de laisser mes mains descendre et remonter de tes pieds jusqu'à ta nuque, en entendant seulement parfois ta gorge qui avalait ta salive, dans ta bouche qui s'asséchait peu à peu.

Alors, dans un mouvement lent et liquide, tu t'es doucement retourné. Tu n'as pas eu l'ombre d'une seule hésitation. Tu t'es mis bien sur le dos, en me regardant droit dans les yeux, et avec un large sourire, comme pour me dire: "Alors grand nigaud... Qu'est-ce que tu penses de ce côté-là? Il n'est pas encore plus exitant?" Mon coeur était en train d'exploser! Je ne croyais plus en rien. C'étais pour moi la première fois, avec un garçon. C'était un rêve éveillé.

Tu étais là, totalement nu, tes hanches cadrées par mes deux genoux. Je te regardais, j'étais assis sur tes cuisses sans oser dire un mot. je ne pouvais plus douter de tes intentions. Ton torse fragile, tes côtes qui se soulevaient à chaque inspiration, ton ventre sec et musclé, et surtout ton sexe bandé comme un arc... autant de signes qui me transperçaient le coeur.

Je n'ai pas encore osé, tout de suite te posséder. D'abord, j'ai voulu savoir comme ton torse était bon, comme tes petits seins étaient doux, comme ton ventre était dur, comme ta peau était douce, fine et transparente. J'ai tant rêvé caresser ton corps mon petit amour. J'ai tant pleuré de ne pas pouvoir te faire frissonner sous mes caresses! Je désirais tellement savoir si mes mains auraient l'effet que j'imaginais sur tes cuisses et sur ta bite de petit mec craquant. Je t'avais déjà vu nu... mais ce soir-là, tu avais vraiment l'apparence d'un ange. Tes cheveux si blonds, tes yeux si sombres, ton corps qui sentait si bon.

J'ai lentement suivi les courbes de tes côtes: elles m'ont amené à tes abdos juvéniles. Ton ventre se tordait déjà de plaisir. Alors j'ai lentement refermé mes doigts sur ton sexe à la fois si fragile, et aussi si fort et dur, et pour la première fois j'ai ressenti le plaisir de te branler, mon petit Chérubin, mon petit amour, mon tendre amour.

Tu n'as pas bougé, tu as juste pincé tes lèvres entre tes dents, et tu as poussé un imperceptible soupir qui n'en finissait pas.Te rappelles-tu du silence religieux qui régnait? On ententait rien... juste le bruit de ton sexe déjà tout humide que je branlais lentement dans l'obscurité. Moi, je flottais à 15 mètres de haut, dans du coton.

Ta bite sentait bon, son odeur remontait parfois jusqu'à mes narines... je voyais déjà ton corps se mouiller de ta sueur, et briller, mettant chaque muscle de ton torse en valeur. Tu sais, je n'aurai plus jamais de garçons aussi beau que toi dans les bras. Tu es trop beau mon Seb... Je t'ai désiré et aimé comme tu ne pourras jamais le savoir.

À cet instant je pensais que plus rien de mieux ne pourrait m'arriver... Comme j'étais naïf! Tu as glonflé très fort tes poumons. Ton torse était adorable. J'ai alors senti une de tes mains se poser sur ma cuisse. Tu l'as lentement fait glissé jusqu'à toucher mon sexe. Puis tes deux mains se sont posées sur mon torse, et m'ont brûlé. Tes caresses se sont faites expertes, et joueuses. Je me suis baissé sur toi et nous nous sommes embrassés. Je crois qu'à cet instant il vallait mieux que je ne sois pas un ogre, car je pense que je t'aurais entièrement bouffé. Je n'ai pas réalisé tout de suite, mais au cours de ce baiser, j'ai senti ta main dans mon short, et des doigts experts qui exitaient agréablement le bout de ma queue, tendue au maximum.

À mon tour j'ai retiré mon caleçon, c'est d'ailleurs toi qui a tiré dessus en sussurant dans mon orreille: "À poil!" Je n'oublierai jamais la sensation magnifique que cela a été pour moi: me sentir enfin entièrement nu avec tes mains qui me caressaient et me rendaient fou de bonheur. Cette nuit-là, tu m'a emmené où je n'étais jamais allé. C'est toi qui a fait mon initiation. Je sais maintenant que tu étais, au moins sur le plan amoureux, tellement plus mûr que moi... Cette nuit là, c'était moi ton petit puceau! J'ai gravi plein de marches que je n'avais pas encore découvertes, et tu as fait de moi un homme, oubliant très vite les quelques femmes qui ne m'avaient pas convaincu.

Mon petit Seb... merci. Merci tellement pour ta tendresse, pour tes caresses, pour tes sourirs. Merci pour toutes les fois où, ivre de fatigue, tard, très tard dans la nuit, tu t'es endormi à mes côtés, me laissant encore flâner sur ton corps inerte, comme pour m'assurer toujours et toujours que s'était bien toi, que tu étais bien là, avec moi. Merci mon petit coeur pour tes cheveux d'ange blondinet, merci pour tes tempes brûlantes et fiévreuses de presque encore gamin et déjà pourtant si mec. Merci tellement pour ton courage, pour ta sûreté, et ta maturité. Merci pour avoir été mon premier garçon, le plus beau, le plus sexy. Merci pour tous les rendez-vous improbables, qui sont arrivés bien plus tard, où tu es revenus, alors que tout me semblait alors fini, et au cours desquels, au milieu de la nuit tu es revenu, comme un fantôme, te glisser une fois encore entre mes draps. "Je peux venir?..." Tu parles que tu pouvais revenir! Autant que tu voulais... Tu n'as pas conscience du bonheur que tu m'as donné, mon petit mignon?

Les bonnes surprises se sont espacées... Tu es parti faire des études, plus loin... et puis le temps est passé et plus rien.

Je te remercie pour ces discussions brèves avec toi, les mots sous entendus, les souvenirs de nos anciens secrets et nos connivances passées. Je sais: tu as une vie à faire, et nous avons presque 20 ans d'écart... Alors...

Il a beaucoup de chance celui qui t'emmène aujourd'hui, pour lui tout seul, à l'autre bout du pays. Tout mon amour, et toute mon affection t'accompagnent. Profite de tout, mais fais bien attention à toi. Reste prudent n'attrape pas le virus des amoureux. Reste bien au creux du lit de ton petit amant. Il prendra soin de toi et me permettra peut être de te revoir, parfois, au détour de tes passages chez nous.

Je t'embrasse tendrement, mon petit Seb. Nous serons toujours au camping de montagne; et tu restera touours bloti dans mes bras.