Lettre d'un exhib

Drapeau-fr.svg Haute tension

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Numéro 2

Texte d'archive:


Archivé de: Haute tension – Numéro 2
Date de parution originale: Mars 1996

Date de publication/archivage: 2014-08-15

Auteur: G
Titre: Lettre d'un exhib
Rubrique: Témoignage

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Enfin un magazine hard comme je cherchais. Ras-le-bol des photos de minets-guimauves et des histoires touche-pipi. À quand des témoignages hards réellement vécus dont le voyeur exhibitionniste que je suis raffole. J'aime mon corps et j'ai souvent envie de me foutre à poil dans des endroits insolites. Je n'aime que des choses osées dans des lieux pas banaux; toujours à traquer un cul dans un film, un homme à poil comme dans le récent match France-Portugal. Bandant aussi ces hommes nus photographiés dans les rues de New-York. Pourrait-on avoir des indications sur ce phénomène?

Adepte du naturisme, je ne rate jamais une occasion de me foutre à poil : strip-tease et masturbation dans un parterre de voyeurs dans des dunes propices. Une nuit, vers deux heures du matin, je tournais dans la ville. Une envie soudaine me prend, j’arrête ma voiture me désape et sors sur le trottoir. Quel pied! Les rares voitures et passants n'en croyaient pas leurs yeux. Je me suis caressé, frotté la queue sur ma voiture avant de jouir. Je me promène aussi nu sous un manteau, me masturbant, habits écartés, dans des endroits où tout peut arriver. Parfois, j'attends, nu au volant, et une fois un type passe, me voit, s'arrête et monte à mes côtés. Il me suce tout en se déshabillant. À poil tous les deux, on parcourt les boulevards de la ville, le type bouffe ma queue.

J'ai toute une panoplie de vêtements et d'objets qui me font bander rien qu'en les touchant : une combinaison de para avec fermeture arrière pour découvrir mes fesses, un perfecto un peu usé, une paire de chaps, des harnais, des slips-cockring, etc. Je me ballade la nuit avec mon perfecto et mes chaps, sans slip bien sûr, le sexe serré dans un cockring. Il m'est arrivé, simplement vêtu de mon perfecto, de me trouver sur un parking, d'arpenter une promenade et de redescendre vers la mer pour finir, me masturbant, complètement à poil sur un vélo abandonné. Je mouille rien que d'en parler.

Dans un autre registre, je me masturbe avec une tomate ou la bite barbouillée de yaourt. Je vous conseille d'essayer, c'est divin. Je vous parlerai aussi d’une exhibition dans une cuisine de lycée, me roulant sur les tables d’inox; d'un mec, se déssapant sur le sable une nuit, je l'ai fessé d'une main, l'autre occupée à le masturber par l'arrière. J'ai joui des picotements aux creux de la main.

L'univers des corps et du plaisir est infini. Mais on rencontre peu de gens qui ont des envies qui sortent de l'ordinaire. C'est dommage! J'aimerais aussi me faire photographier pendant mes dérives, phantasme que je n'ai jamais pu réaliser. Voilà un courrier qui fera dresser des tiges et naître des vocations, je l'espère.

Tout ceci m'est arrivé, je vous l'assure, les exhibitionnistes, eux, sauront que c'est exact. Salut à eux, voyeurs à vos pellicules et longue vie à votre revue toujours plus hard.

G (62)