Logé chez l’habitant


Logé chez l’habitant
Texte paru le 2021-12-27 par Cocotte   
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Logé chez l’habitant, première année de fac beaucoup de travail,
étudiant en lettres lui directeur d’opéra, jolie maison en pierre
où j’avais ma chambre à l’étage, la sienne au rez-de-chaussée.
Homme d’âge mûr famille algérienne, on partageait certains repas,
très pétillant beaucoup d’humour et d’énergie malgré ses lourdes cernes,
on s’est vite bien entendu, plutôt décomplexé et d’une vaste culture,
mélomane, classique moderne en cuisinant. Il buvait très rarement,
juste cette soirée avec ses amis où j’étais là il avait trempé ses lèvres,
célibataire j’ai compris alors qu’il était séparé d’un mec,
moi trop timide pour lui confier mes premiers émois, à peine soti du placard…
On mangeait vraiment bien il avait une petite bedaine qui tendait ses chemises en soie,
de grands yeux billes noires sur fond très blanc, courts cheveux bouclés poivre-sel,
toujours rasé, parfumé, très séduisant, je me demandais pourquoi il avait pas trouvé un autre mec.
Juste une fois malade il était resté deux jours en débardeur sur le canapé,
là ça sentait le fauve, début de barbe sur ses joues potelées.
Mais en forme le reste du temps il me donnait d’énergiques tapes sur l’épaule,
grands éclats de rire il charriait un peu ma timidité, il fallait que lui raconte mes escapades nocturnes,
je l’admirais de plus en plus il me témoignait une tendresse certaine.
Un peu saoul j’étais rentré en fin de soirée passage par la salle de bain oblige, on partageait la même,
là surprise il était nu, courbé en train de passer un slip,
le temps de l’enfiler aperçu d’un petit zgeg circoncis posé sur ses couilles brunes,
surprise rire gêné il se redresse et brise la glace, naturel, t’es-tu bien amusé,
je pouvais que bégayer, le fixant droit dans les yeux sans regarder son buste hypervelu
et le paquet blanc éclatant sur ses cuisses épaisses et cuivrées,
puis il me laisse passe près de moi pour sortir me frôle en me touchant le bras,
l’odeur de son gel douche, il avait laissé ses vêtements en pagaille,
je suais tellement après ça gouttes froides coulant de mes aisselles.
Impression étrange. J’étais de plus en plus obsédé par son corps
maintenant deviné sous son tshirt et son jean, la bosse entre ses cuisses les fesses,
combien de poils noirs des biceps à l’épaule, raie du cul et bourrelets quand il se baisse…
Moins de pudeur de ma part je me baladais plus volontiers torse nu,
il me fit même un commentaire sur ma finesse ma peau blanche de rat de bibliothèque,
laisser la porte de la salle de bain ouverte, je le laissais m’entrevoir aussi.
Fréquentes et frénétiques mes branlettes en pensant à lui dans sa chambre toute proche au rez-de-chaussée,
aller sentir ses draps en son absence, odeur chaude et virile,
dans les slips de la panière je cherchais des fragrances et des taches, suspectes, poisseuses parfois…
Excursions dans sa chambre j’avais trouvé des capotes et du gel, une boîte de mouchoirs,
se branlait-il aussi en pensant à moi ?
En tout cas il prenait ses aises avec le temps, parfois venir pendant ma douche se laver les dents,
il était en pyjama-marcel, touffes drues dépassant de sous ses gros bras, encolure autant velue et bouclée.
En douce, presque sans me cacher je l’observe, en me rinçant je l’observe il me jette un coup d’œil,
passant sur mon sexe dur maintenant je coupe l’eau et sors, une trique éloquente en avant.

Chambre sacrée, qu’il m’y prenne et m’insémine, dans son lit,
son cul gras frappant entre mes cuisses, jambes en l’air je gémis il me couvre de son ventre,
halète et me sue dessus dans une puissante effluve de sexe, il va jouir il commence à crier,
sa courte bite au gros gland pompant mon cul…

Il me voit quasi goguenard, eh dis donc t’es en forme, je sais pas quoi répondre je me touche vite fait,
fais de petit sauts de queue, il regarde le temps est suspendu, va-t-il porter la main à la sienne ?
Il pose la brosse à dent, décroche les yeux de ma gaule pour m’envoyer un regard dur,
fâché je crois il prends une gorgée pour se rincer la bouche, crache,
bon rhabille-toi là.