Lope Story (00)


Lope Story (00)
Texte paru le 2018-06-07 par Luc Tulède   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Lope Story (série)

Cette histoire vécue vous sera relatée en plusieurs chapitres et publiée au fur et à mesure de son écriture. En voici le tout début.

Introduction (au sens gay du terme)

— Vas-y ma petite chatte, bouffe moi la queue ! Vas-y bien à fond comme tu sais si bien faire.

Je m’attelais à la tâche du mieux que je pouvais et engloutissais son mandrin aussi profondément que ma gorge le permettait. Il aimait ça le cochon ! Me dominer de toute sa hauteur.

— Oui, tu suces bien p’tite salope. Continue. Tu vas voir ce que je vais t’mettre dans l’oignon après. Tu vas en r’demander.

Joignant le geste à la parole, il m’enfila deux doigts dans la rondelle. Immédiatement, je cambrais les reins pour favoriser cette pénétration opportune, poussais de petits gémissements de plaisir et augmentais le rythme de mes succions.

— Putain, quelle salope tu fais ! Retourne-toi, j’vais te bourrer bien à fond, p’tite pute.

De nature obéissante, j’obtempérais, lui présentais mon cul bien lubrifié par ma mouille et écartais mes fesses avec mes mains pour faciliter son entrée en matière. Il m’encula d’un coup sec. C’était bon, magnifique et bestial à souhait. Entre ses paluches, je devenais un simple objet de plaisir, un trou à bite. Ma main s’activa sur ma queue et…

Pris dans le tourbillon de l’excitation et de la volupté, je jouis immédiatement à grosses saccades, m’inondant le torse et le bas-ventre. Ce phantasme accompagnant ma masturbation de jeune étudiant - je venais juste d’avoir 18 ans - était invariablement aussi fort et puissant. Son protagoniste actif m’avait toujours excité, et depuis quelques semaines, il était mon colocataire. Sa seule présence à mes côtés m’électrisait les sens, mais je me gardais bien de le draguer. J’étais un garçon réservé et pudique, préférant cacher ses attirances sexuelles. J’étais d’autant moins audacieux que j’étais encore puceau de la bite et du cul.

Par contre ce que j’ignorais, en ce moment présent, c’est que le lendemain même, la virtualité fantasmatique deviendrait réalité et que je basculerais en quelques heures de l’innocence de l’enfance dans la pire des débauches.

Introduction (au sens littéraire du terme)

J’ai aujourd’hui une cinquantaine d’années et me remémore avec délice toutes mes frasques sexuelles. J’ai donc décidé de vous en narrer quelques-unes pour votre plaisir… et le mien. Leur seule évocation irradie tout mon être d’une vibration électrique et délicieusement bandante !

Comme vous le verrez rapidement, je suis gay, tendance passive ou, en termes plus crus, pédale tendance salope. Au seul prononcé de ces mots, mon corps est traversé par une onde de plaisir, une onde dont le papier reçoit la pulsation tel un calice réceptionnant les litres de sperme que mon cul et ma bouche ont expurgé des testicules de tous les mâles en rut que j’ai croisés sur ma route. Eh oui, je suis une vraie chaudasse, et malgré mon âge, je le suis toujours.

J’ai donc eu de nombreuses aventures comme beaucoup de mes condisciples, des plans d’un soir, des plans à plusieurs, des relations suivies durant plusieurs semaines ou plusieurs mois, des relations sans affect, uniquement sexuelles, d’autres plus tendres ou plus amoureuses. Les raconter toutes serait très long. Un livre n’y suffirait pas, sans compter que beaucoup manquent totalement d’originalité. Peu ou prou, les homos vivent des expériences assez proches ; seuls changent les lieux, les circonstances, les protagonistes, mais la mécanique sexuelle reste la même. Aussi, je me contenterais dans ce livre de vous raconter une des plus marquantes, celle qui allait transformer ma vie et me faire basculer en l’espace de quelques heures du statut de puceau, réservé et timide, à celui de salope expérimentée. La chose ne fut pas trop compliquée, j’avais des aptitudes innées.

Cette histoire aurait très bien pu ne jamais exister. Toutefois, une conjoncture favorable permit ce petit miracle : j’aimais les hommes, lui aussi ; j’étais passif soumis, il était actif dominateur, nous étions physiquement désirables et éprouvions une attirance mutuelle, nous vivions dans une proximité opportune, et "last but not least", nous étions aussi vicieux l’un que l’autre. Eut-il manqué une seule de ces conditions que tout cela ne serait jamais arrivé et serait resté dans les limbes du néant, du non advenu, de l’inexistant. Mais elles étaient toutes là, par chance.

Le cas échéant, je serai probablement demeuré puceau quelques mois ou années supplémentaires, n’osant franchir le pas par timidité ou inhibition. Je ne remercierai jamais assez cet amant de quelques mois qui me chavira le cœur, m’éveilla aux joies du sexe, de la sensualité et de l’érotisme le plus ardent, et fit basculer ma vie dans un monde inconnu aux fantasmes délirants et jouissifs.

J’en pleure encore d’émotion aujourd’hui.


Chapitre 1

Cette première histoire, inaugurale de toute ma vie sexuelle, remonte à mes 18 ans, et malgré le temps, je me souviens encore de chaque détail. Ils se sont imprimés dans mon corps et mon esprit comme les coups de burin, visibles plusieurs siècles après, sur les pierres taillées de nos cathédrales. C’est donc à l’adolescence – ce qui n’a rien d’exceptionnel en soi, la grande majorité de mes frères humains ayant vécu la même chose – que j’eus mes premières expériences homosexuelles.

Bien avant le passage à l’acte et depuis plusieurs années – je dirais depuis l’âge de 14 ou 15 ans – j’avais acquis des certitudes sur mon identité sexuelle. Sans l’ombre d’un doute, j’appartenais au signe gay ascendant passif. La meilleure des preuves se trouvait dans mes fantasmes masturbatoires qui me transportaient systématiquement entre les bras de mâles plus âgés, abusant sans foi ni loi de tous mes trous. Mais c’est seulement après ma majorité et grâce à la liberté que m’octroyait mon statut d’étudiant vivant dans une grande ville et éloigné du regard omniprésent des parents ou de la fratrie que je pus enfin les réaliser en partie et laisser libre cours à mes instincts sexuels.

Certes, le lycée avait été un lieu d’expériences, mais qui s’arrêtaient le plus souvent à de simples jeux de touche-pipi qui, malgré l’excitation, me laissaient toujours un goût d’inachevé. Leur intérêt est mineur par rapport à l’histoire que je vais vous raconter et ne mérite vraiment pas de vous être narré. Par contre, ma vie d’étudiant sera l’occasion d’une véritable libération de tous mes instincts de lope. C’est là que je suis passé aux choses sérieuses et mémorables.

La genèse de l’histoire est assez classique. Comme beaucoup d’étudiants appartenant à la classe moyenne, mes parents durent, pour faire face aux frais de la gestion d’un appartement, me chercher un colocataire, et c’est là que tout commença.

Trouver un colocataire fut finalement assez simple. Comme beaucoup de jeunes, habitant une même ville ou le même village, nous étions un certain nombre à suivre géographiquement un périple scolaire identique : collège, lycée et enfin université. C’était le cas de Stéphane qui comme moi, avait arpenté les pavés du même collège et du même lycée. Plus encore, nous avions cohabité dans la même classe de la 5e à la 3e, souvent comme voisin de pupitre, puis nos parcours s’étaient séparés au lycée : littéraire pour lui, sciences économiques pour moi. C’était l’époque des bacs à lettre unique : A, B, C, D, G, etc. Donc A pour lui, B pour moi. Toutefois, nous avions continué à nous voir régulièrement dans l’enceinte du lycée ; parfois, nous déjeunions ensemble à la cantine, parlions de choses diverses, mais jamais de sexe. Peut-être craignait-il qu’en abordant ce genre de sujet, je commette une indiscrétion qui serait rapportée à ses parents, les miens connaissant très bien les siens ? À aucun moment, je n’aurais pu imaginer que mon copain Stéphane, pour lequel j’avais une indéniable attirance, passait la plus grande partie de son temps à baiser tout ce qui passait à portée de sa main, filles ou garçons. Quoi qu’il en soit, et comme je l’ai écrit, nos parents se connaissaient bien, et sachant que nous étions bons amis, décidèrent que Stéphane et moi partagerions le même appartement. Jamais, ils n’auraient pu imaginer les conséquences d’une telle décision, conséquences qu’ils ignorent encore aujourd’hui, étant restés l’un comme l’autre très discret sur notre relation.

Stéphane était un magnifique garçon, aux yeux gris-bleu et à la chevelure mi-longue avec de jolies boucles blondes et châtains. Si je devais le comparer avec une personnalité connue, je le rapprocherais de Paul Walker, trop tôt disparu dans un accident de voiture. Comment résister à un tel physique ? Dès nos premières rencontres, j’avais été attiré par lui, mais Stéphane ayant la réputation d’être un tombeur de filles, j’avais toujours préféré rester sur ma réserve. Par contre, j’adorais me branler en pensant à lui, à son corps musclé, à sa belle bite m’enculant à la sauvage et bien à fond dans un champ de maïs, bravant les interdits dans un lieu bien protégé des regards. Puis, m’étant fait une raison sur ce rêve inaccessible, mes phantasmes s’étaient déplacés sur d’autres mecs. Ainsi va la vie fantasmée.

Lors de notre emménagement, même si le désir de Stéphane titillait ma rondelle, rien ne me laissait supposer que ce rêve inaccessible pourrait un jour se réaliser, et pourtant, c’est ce qui survint. La chose ne se concrétisa pas de suite, mais, la promiscuité aidant, arriva ce qui devait arriver. Toutefois, la question essentielle reste de savoir pourquoi et comment cela se produisit.

Je n’avais pas la dégaine d’un pédé. Aucun trait particulier ne laissait supposer que j’étais de la jaquette, ne possédant aucun des clichés véhiculés sottement par les hétéros. Je n’étais pas une fashion-victim, je m’habillais normalement comme tous les jeunes de cette époque. J’étais un garçon normal, plutôt réservé, mais aucunement efféminé, avec des traits de visage réguliers sans défaut, donc assez mignon avec un regard d’innocence couleur vert-noisette et quelques mèches rebelles me donnant un air coquin. J’appartenais à la catégorie éphèbe. J’étais physiquement bien proportionné sans pour autant disposer d’un corps d’Apollon. Par contre, j’avais un très joli petit cul que je m’amusais à mettre en valeur pour titiller la testostérone des mecs attirés par les petits jeunes. J’étais déjà un peu vicelard. Sentir des yeux de mâle se poser sur mon arrière-train excitait ma libido, mais mes provocations physiques s’arrêtaient là. En revanche, ce sont mes regards qui me trahissaient, des regards dans lesquels certains garçons pouvaient ressentir de la concupiscence quand je les fixais ou hasardais mes yeux sur leur entrejambe. Je pensais le faire en toute discrétion, mais nos yeux nous trompent plus souvent que nous ne l’imaginons. L’intervalle d’une seconde - le temps de changer l’objectif de son œil – suffit fréquemment à notre interlocuteur pour qu’il s’aperçoive du lieu précédemment épié, et cela arriva certainement plusieurs fois avec Stéphane, et bien d’autres. Il faut préciser, à ma décharge, qu’il aimait s’exhiber quand il sortait de la salle de bain sans serviette, complètement à poil. Au début, je pensais qu’il le faisait par naïveté, comme le font les sportifs dans les douches, croyant avoir affaire à des hétéros purs et durs, ne se souciant pas d’une guigne de la bite de leurs congénères. En vérité, je me trompais. Tout était calculé comme le révélera la suite de l’histoire. Ce que j’analysais comme de la naïveté était pure provocation. Il me testait pour mieux appréhender ma résistance, étudier mes réactions et s’amuser de mes regards qui tentaient par tous les moyens de ne pas fixer avec gourmandise sa belle bite entourée d’un pubis aussi beau que sa belle chevelure blond-châtain. Je résistais autant que faire se peut en essayant de diriger mon attention partout, sauf sur le centre névralgique de sa masculinité. Par contre, dès qu’il avait le dos tourné, je le matais comme un fou, analysant, scrutant les moindres détails de son cul. Un cul, hum ! Un superbe cul de baiseur, bien moulé, bien ferme et musclé, un cul comme les aiment tous les pédés de la Terre. Je suis certain qu’il devait le sentir, que ça l’émoustillait et le confortait dans l'opinion qu’il avait de moi.

De nombreuses fois, contrairement à nos échanges au lycée, nos discussions tournaient sur le sexe, et il m’évoquait ces innombrables conquêtes féminines, les masculines restant encore secrètes. Peut-être craignait-il d’être trop brutal en les racontant d’emblée ou que je commette une indiscrétion comme je l’ai déjà écrit plus haut ? Quant à moi, n’en ayant aucune - même si mon physique ne laissait pas les filles indifférentes -, et préférant garder le secret sur mon identité sexuelle, j’éludais les questions embarrassantes en restant très vague sur le sujet, inventant des histoires avec des nanas du lycée sans rentrer dans des détails sordides. Bien sûr, je mentais comme un arracheur de dents et demeurais volontairement évasif pour éviter d’éventuelles interrogations trop précises sur les sensations. Qu’aurais-je pu dire, moi qui n’avais aucune expérience en la matière et qui ne connaissais strictement rien à la sexualité hétérosexuelle ?

Mes hésitations sur mes réponses et mes regards appuyés sur certaines parties stratégiques de son corps masculin me trahissaient, c’est certain, et Stéphane n’en fut pas longtemps dupe. Il comprit très vite que j’étais un petit pédé, encore puceau, mais pédé jusqu’au bout des ongles. Alors que se passa-t-il dans sa tête ? Il avait déjà eu des expériences avec d’autres garçons dans lesquelles il avait toujours été très actif et très dominateur. C’était là sa singularité et un des moteurs essentiels de sa sexualité : il aimait dominer et tester son pouvoir de domination tant sur les femmes que sur les hommes, rien n’ayant vocation à limiter sa volonté de puissance, une volonté de puissance qui trouvait sa jouissance maximale dans la domination sexuelle. Compte tenu de cet élément, pourquoi décida-t-il de jeter son dévolu sur moi ? Quelles envies lui suggérai-je ou laquelle de mes attitudes lui avaient fait comprendre que je pourrais l’aider à assouvir certains de ses fantasmes ? Voulait-il simplement m’ajouter à son tableau de chasse ? Ou alors, était-il seulement attiré par mon petit cul sensuel et mon joli minois ou éprouvait-il à mon égard plus d’affection que je l’avais imaginé ? En vérité, c’est un peu tout cela. Comme tout prédateur, il était fin psychologue et avait parfaitement saisi ma personnalité profonde. Il savait à l’avance que je serais une proie facile et docile. Et fait plus surprenant, je découvris, quelques heures après le début de notre relation charnelle qui commença de façon très hard, qu’il avait aussi du sentiment pour moi. Ce fut une merveilleuse découverte, d’autant plus merveilleuse qu’elle rejoignait le propre sentiment que j’avais pour lui.

Tout ceci mis bout à bout – au sens littéral du terme, n’allez pas y voir une image grivoise - nous permet de mieux comprendre la genèse de notre relation qui s’enflamma au bout de quelques semaines de coexistence, les quelques semaines qui lui furent nécessaires pour être certain que j’étais une petite fiotte, très attirée par lui tant mes regards étaient sans équivoque et qu’il obtiendrait ce qu’il voudrait de moi. Dès que ses incertitudes sur mon compte furent levées et qu’il eut déterminé avec soin le meilleur moment, il passa à la phase B et déclencha les hostilités. C’est ainsi qu’une fameuse fin d’après-midi - un vendredi, je m’en souviens encore - tout se précipita.