Lope Story (11)


Lope Story (11)
Texte paru le 2018-08-03 par Luc Tulède   Drapeau-fr.svg
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Chapitre 12


Enfin arriva le moment que nos compères attendaient avec impatience, vu leurs regards pointés vers nous en permanence. Poireauter devait leur être difficile, mais le service hôtelier étant ce qu’il est, ils devaient attendre que le café nous soit servi pour nous rejoindre. De mon côté, je ne chômais pas, Stéphane m’ayant ordonné de reprendre mes activités à savoir lui astiquer le jonc sous la nappe. Ce que j’avais fait sans protester d’autant plus que cette situation l’avait bien remis en forme et m’excitait.

Quand ils arrivèrent, je ne retirais pas ma main et continuais mes va-et-vient sur la bite de Stéphane, qu’il avait tout de même eu la décence de garder dans son fute.

– Salut les gars. Merci d’être là. Je ne vous présente pas, je crois que vous vous connaissez déjà, fit Stéphane en me fixant. En tout cas, tu connais déjà Philippe. Je te présente Florian, Florian, je te présente Luc.

– Oui je sais, dit Florian, Luc, l’anagramme de cul, et il partit d’un grand éclat de rire.

Cette entrée en matière, quelque peu cavalière à mon goût, était prometteuse quant à la suite des évènements. Mais je n’en étais plus à ça près, j’en avais déjà vu d’autres en si peu de temps que je me mis à rire à l’unisson des trois autres, prouvant par là que je n’étais pas une sainte-nitouche.

Une fois les présentations faites, Philippe vint s’asseoir près de moi sur la banquette tandis que Florian s’asseyait sur la chaise que j’avais occupée au début, face à nous trois. Florian était aussi beau mec que Philippe, mais plus corpulent et plus musclé. De nous quatre, c’était le plus balèze. Ses pectoraux se dessinaient clairement sous sa chemise collante et il semblait en être très fier. Sa carrure m’en imposa immédiatement, moi plutôt dans le genre mince, sans être crevette. Mon physique ne fut jamais impressionnant, n’ayant jamais été un mordu de musculation. J’étais bien proportionné et mes atouts étaient ailleurs : mon visage, mon sourire, mes quelques mèches rebelles et mon petit cul, tout cela étant suffisant pour en faire craquer plus d’un. Apparemment, c’est aussi ce qui les avait séduits.

– Alors Philippe, tu connais déjà mon Luc ? dit Stéphane.

– Oui, nous avons fait connaissance et j’ai eu confirmation de ce que Florian et moi avions déduit à votre arrivée.

– Et ? Tu peux le dire devant lui, il doit être prêt à tout entendre. De toute façon, il n’a rien à dire. Ça fait partie des règles que je lui ai fixées.

– Eh bien, il m’a confirmé qu’il était la petite salope de service, il a même dit pour être précis "grosse salope", c’est bien ça ? dit Philippe en se tournant vers moi.

– Oui, c’est bien ça, lui répliqua Stéphane. Et une bonne en plus ! Bien obéissante, que du bonheur ! Tu vois en ce moment même, elle me branle à travers mon bénard.

– Oui je sais. Notre œil aguerri voit tout, dit-il en riant.

– Et toi Florian, tu en penses quoi de ma petite chérie ?

– Elle est parfaite. Elle ferait bander un mort. En tout cas, moi, j’en ferai bien mon quatre heures, dit Florian en me lançant un sourire aux merveilleuses dents blanches à faire pâlir d’envie tous les dentiers du monde.

Je ne disais rien, mais n’en pensais pas moins. C’est sûr, ces deux mecs étaient très séduisants et me donner à eux ne me poserait aucun problème. En revanche, bien que j’eus osé utiliser le mot devant Philippe lors de notre conversation dans les chiottes, me faire traiter de grosse salope ou de petite pute me mettait encore un peu mal à l’aise. Dans la bouche de Stéphane, cela ne me choquait plus, bien au contraire, mais les voir employer par d’autres ou devant d’autres personnes avait quelque chose de déstabilisant et d’un peu humiliant. C’était encore la preuve que j’avais un travail à faire sur moi-même, sans pour autant perdre mon âme. Pour cela, il me fallait faire un effort de dichotomie entre mon être réel, celui de la vie de tous les jours et des rapports humains normaux, et celui de mon identité sexuelle qui me positionnait comme un objet, une chose dont on pourrait user et abuser à sa guise. Toute la difficulté résidait dans la construction de ces deux personnages, sans que l’un ou l’autre ne se perturbe mutuellement. Je devais apprendre un rôle comme le ferait un acteur de théâtre et être capable de créer des compartiments étanches entre les deux. Je n’y étais pas encore totalement arrivé, mais j’apprenais vite et, l’expérience aidant, j’y parviendrai.

C’est alors que Stéphane me souffla à l’oreille :

– Branle Philippe, il n’attend que ça.

– Tu crois ? Euh, vous croyez ?

– Je comprends ton hésitation entre le "tu" et le "vous", mais en l’occurrence et vu la situation, la règle 4 s’applique. Allez exécution !

– Bien Maître.

Cette dernière réplique amusa nos deux amis qui se jetèrent un regard furtif, mais plein de sous-entendus. Comme ordonné, je dirigeais ma main vers la braguette de Philippe et constatai, non sans surprise, que le Monsieur était pourvu d’un beau morceau et qu’il bandait déjà ferme.

– Eux aussi, tu devras les appeler Maître en leur associant leur prénom. OK ?

– OK Maître.

– Vas-y, ma poulette. Astique-moi le chibre. Il paraît que tu es douée et j’aimerais bien le constater par moi-même, me fit Philippe rompant avec le ton aimable de notre conversation dans les toilettes. Et pendant que tu y es, tu vas te déchausser et branler notre ami Florian avec un de tes pieds.

Je regardais Stéphane pour savoir si j’avais son autorisation. Il me fit un oui de la tête.

– Bien Maître Philippe.

Je m’exécutais. Au final, j’étais le seul à travailler. En vérité, le rôle du passif est loin d’être de tout repos et nécessite, bien au contraire, une forte activité et un travail sans relâche pour faire bander ces messieurs. Même s’il est vrai qu’il est plus facile d’ouvrir la bouche que de tendre le bras, il n’en reste pas moins vrai que le rôle de passif peut entraîner quelques TMS (Troubles musculo-squelettiques), mais je crains que ceux-là ne soient pas reconnus par la Sécurité sociale, LOL. Son seul moment de repos, c’est quand il se fait enculer, mais ce moment-là n’était pas encore d’actualité vu le lieu.

– Hum, tu as vraiment déniché une perle, mon cher Stéphane ! Obéissante et bien docile. Et avec ça, ce qui ne gâte rien, mignonne comme une jeune fille encore vierge, fit Philippe dont le sexe avait encore pris de l’ampleur sous mes caresses.

– Vierge ? Euh… pas vraiment, Philippe. Il a déjà eu droit à trois bourrages en règle, et ce n’est pas fini. La soirée ne fait que commencer. Il va en voir d’autres, crois-moi, d’autant plus que je lui dois une punition.

– Oh la vilaine, fit Florian. Elle t’a désobéi ?

– Oui, elle a retiré sa main de ma queue quand le serveur est arrivé, et cela mérite une punition. Vous êtes d’accord avec moi ?

– Oui c’est sûr, firent Florian et Philippe à l’unisson.

Le restaurant étant quasiment vide et nous trouvant dans un léger renfoncement, nous pouvions vaquer à nos occupations sans être importunés par des regards inquisiteurs ou réprobateurs. De plus, la nappe cachait une partie de mes mains. Seule la direction de mes bras pouvait laisser supposer leur destination, mais par chance, personne ne vint nous déranger, même pas le serveur qui s’occupait à d’autres tâches. Pendant cet intermède, tout le monde eut le temps de boire tranquillement son café alors que le mien refroidissait. C’était le prix à payer pour avoir l’honneur de servir mes maîtres. Et je n’avais surtout rien à dire, sinon gare à moi.

– J’ai bien une idée de punition, dit Philippe au bout d’un moment. Puis-je te la proposer Stéphane ?

– Vas-y, je t’en prie. On verra si c’est possible.

– Elle pourrait se glisser sous la table et nous sucer à tour de rôle. Tu en penses quoi ?

– Oui, c’est une sacrée bonne idée, d’autant plus que le risque de se faire surprendre est mineur. Mais je crois que l’on n’aura pas le temps. On mettra ça en place une autre fois.

– Dommage, ça aurait été super cool, répliqua Florian.

Ouf ! Stéphane venait de me sauver la mise, non pas que leur gober le zob me déplaise, au contraire, mais plutôt du fait que vu l’endroit, même si le risque était peu élevé, je ne me serai pas senti très à l’aise et aurai probablement salopé mon travail.

– Bon, j’espère que vous avez commencé à apprécier les talents de ma petite lope. Tout le reste est de la même qualité, je vous l’assure. Vous savez à quoi vous en tenir maintenant.

– Oui, firent en chœur les garçons.

– J’aimerais aller plus loin, mais je crois que tu as prévu autre chose, Stéphane ? dit Philippe.

– C’est sûr, elle nous a bien allumé la petite lope, répliqua Florian. J’en reprendrai bien volontiers un morceau.

– Je sais, mais désolé les mecs. On se reverra plus tard. Patience !

– Avant, j’ai une dernière chose à te demander. Puis-je lui mettre un doigt dans le cul ? J’ai trop envie de lui travailler la chatte à cette petite garce.

– Oui bien sûr, vas-y, elle est à ta disposition, mais pas trop longtemps.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Il me dégrafa les boutons du haut de la braguette pour faire relâcher mon jean et glissa sa main vers mon derche. Très vite, il trouva ma rondelle et m’enfonça deux doigts qui rentrèrent sans résistance, ayant légèrement surélevé mon bassin pour faciliter la pénétration. Puis il me dilata la pastille autant que faire se peut pour en mesurer l’élasticité.

– Hum, elle est vraiment chaude. Ça se voit qu’elle aime se faire défoncer. Je pense que l’on pourrait y rentrer à plusieurs, tellement elle s’ouvre facilement. Florian vient prendre ma place pour profiter de notre jolie petite catin. Je pense que tu vas adorer.

Une fois, le changement de place effectué, c’est la bite de Florian qui se positionna sous ma main et là… Ouh la la ! Quelle queue ! Pour sûr, j’avais plus de 20 centimètres de viande à astiquer, je dirai même entre 23 et 25, et bien grosse aussi, au point qu’elle déformait son pantalon pourtant assez large. Sous mon pied, je n’avais pas eu cette sensation, mais là, le contraste était saisissant. Aussitôt en place et comme Philippe, il me fourra deux doigts et tenta un troisième sans que cela pose problème.

– Oh putain, oui ! fit-il. Un vrai garage à bites. J’vais pas pouvoir tenir longtemps, moi. Il faut que j’me la fasse, et vite cette petite traînée.

Vu l’engin, je craignais que les choses, pour lui en tout cas, ne soient renvoyées aux calendes grecques. Comment une telle bite pourrait-elle me rentrer dans le cul ? Cela me paraissait impossible. C’était, de ma part, méconnaître l’élasticité du cul humain qui peut, après un bon travail de relâchement, s’ouvrir et accueillir mains entières et pieds.

– Bon, allez les mecs. Nous, faut qu’on y aille. On a encore plein de choses à faire, dit Stéphane.

– OK répliquèrent avec regret Philippe et Florian qui n’avaient pas débandé, pas plus que Stéphane, ni moi d’ailleurs.

– On fait comme prévu les mecs.

C’est alors que Stéphane, après lui avoir fait signe de se rapprocher, chuchota quelque chose à l’oreille de Philippe. Bien sûr, je n’entendis rien de leur conciliabule, mais de toute évidence, quelque chose se tramait. Là encore, Stéphane en fin psychologue avait parfaitement compris toute la nécessité d’entretenir le mystère pour en permanence me maintenir en état de tension. L’inconnu, intrinsèque au mystère, pousse toujours l’imaginaire à créer des scénarios ou à émettre des hypothèses lesquelles conjuguées à la frustration et à la probabilité d’une relation sexuelle exacerbent le désir, et chez moi le désir de bite. Stéphane l’avait bien compris.

Après m’avoir demandé d’arrêter mes activités et réglé la note, nous nous séparâmes. Il était seulement 22h15. Pour moi, mon parcours initiatique était loin de s’achever.