Lope Story (26)


Lope Story (26)
Texte paru le 2018-04-30 par Luc Tulède   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Lope Story (série)

Chapitre 27

Si j’étais un cas pour la science, il en était un autre. Sa vigueur était exceptionnelle. Son besoin physiologique de rapports sexuels était constant, permanent. Je veux bien qu’au début d’une relation, la passion et la nouveauté suscitent des désirs qui ne demandent qu’à s’épancher. Mais être en mesure d’avoir six à sept relations sexuelles quotidiennement et constamment, et toujours avec autant de vigueur, relève d’une autre sphère, d’un besoin nécessaire et vital, d’une pulsion incontrôlable. Je crois que Stéphane éprouvait la nécessité de se décharger d’un trop-plein d’énergie qui le faisait monter en tension. Bien qu’il pratiquât une activité sportive quasi quotidienne (musculation, jogging, hand-ball), cela ne lui suffisait pas. Il lui fallait ses doses journalières de sexe. Je ne connais rien à l’addiction sexuelle, je sais seulement qu’il existe des cures de désintoxication, notamment aux États-Unis, preuve s’il en est qu’elle peut être reconnue comme une pathologie. Quoi qu’il en soit, pathologie ou non, j’aimais bien ça. Et si Stéphane était atteint de satyriasisme, je l’étais de son pendant féminin : la nymphomanie. Encore aujourd’hui, dès que je croise un mec, je m’imagine son sexe, son cul, je ne peux pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi, instinctuel. Encore plus si c’est un beau gosse bien bâti. C’est comme ça et comme le dit si bien Aznavour "Nul n’a le droit en vérité - De me blâmer, de me juger - Et je précise - Que c’est bien la nature qui - Est seule responsable si - Je suis un homo - Comme ils disent".

Arrivés à l’appartement, nous prîmes notre douche ensemble. J’en rêvais. Sentir son corps humide contre le mien, lui savonner le dos, le cul, les couilles fut un immense plaisir et une joie infinie, une joie redoublée quand l’inverse se produisit. Je bandais comme un malade et, à ma grande surprise, lui aussi. Me plaquant les mains en hauteur contre le carrelage, il m’embrassa, nos deux turgescences se frottèrent l’une à l’autre, rejouant le ballet "Roméo et Juliette" dans sa version hard.

– Surtout, ne jouis pas, mon petit chéri. Tu dois te réserver pour plus tard. Par contre, tu peux t’amuser encore avec ta bouche.

Fidèle à ma réputation d’avaleuse de sabre, je m’agenouillais sans me faire prier, lui gobais le dard sans retenue. L’eau coulait sur mon visage et sur sa queue. C’était encore plus appétissant. Sentir son désir et son envie de moi redoublait ma volonté de bien faire. Respectant son énigmatique recommandation, j’évitais de me toucher de peur d’exploser en plein vol et d’enfreindre son ordre, aussi gentiment fut-il donné. Après quelques minutes d’un travail acharné, digne des meilleurs ouvriers de France, il me releva.

– On va arrêter là pour l’instant, mon bébé. J’ai pas envie de jouir maintenant. Plus tard peut-être. On a tout juste le temps de manger un morceau avant d’aller chez Philippe.

J’abandonnais sa queue et sa bouche à regret. Je ne pensais qu’à lui, le voulais à moi tout entier, sentir sa chair frémissante en moi pour former un seul et même corps. J’étais amoureux, follement amoureux, comme jamais je ne l’avais été. C’était une sensation d’une chaleur et d’une douceur incommensurable.

Nous nous séchâmes, il se rhabilla, je restais nu conformément aux règles. Rapidement, je préparais un plat de pâtes, mets préféré des étudiants, disons plutôt le mets pas cher, facile à réaliser et imposé quand on n’a rien d’autre à bouffer. Quand je revins, il venait de raccrocher le téléphone.

– On est attendu dans 30 minutes. Faut pas trop tarder. Par contre, tu te fringueras en mec ce soir. On arrête le jeu de la petite fille, même si comme ça, tu m’as fait triquer à donf. Tu as bien aimé toi aussi ?

– Oui j’ai bien aimé, mon chéri. On a pu faire des choses dans la rue qu’en temps normal, nous n’aurions pas pu faire.

– Je te jure qu’on le refera si tu aimes ça. Philippe m’a proposé de garder ta tenue pour d’autres sorties. Maintenant, fini les mamours, on repasse en "phase On". Va t’enfiler ton plug et apporte-moi mon cockring. J’ai beaucoup baisé aujourd’hui, mais si je veux finir la soirée en beauté, je vais devoir assumer sans faille.

– Oui Maître, à vos ordres.

Je m’exécutai sans sourciller, remis le petit plug en place et lui apportais son cockring.

– Mets-le-moi et serre bien. Tu enserres les couilles et la bite.

Je fis descendre la braguette, extirpai de son nid ses bijoux de famille, installai le fameux objet dont je n’avais pas deviné encore l’usage. C’était une bande de cuir avec une rangée de boutons-pression permettant de régler le diamètre. Je serrai aussi fort que possible. Sa réaction ne se fit pas attendre longtemps, son manche à couilles se redressa à la vitesse de l’éclair. J’étais tenté par un nouveau gobage en règle, mais il me retint.

– Non pas maintenant, p’tite salope. Pétard ! Pour toi, toutes les occasions sont bonnes, hein ? Dès que tu vois une queue, tu ne peux pas t’empêcher d’ouvrir la bouche ou de montrer ton cul. J’adore ça, tu le sais, mais pour l’instant on a d’autres choses à faire et le temps presse. Remets tout en place. On bouffe tes pâtes, tu t’habilles et on y va.

Je replaçais tout son bazar dans son calbut, non sans mal, puis suivis ses instructions à la lettre. À table, entre deux bouchées, il me redemanda d’établir mon bilan comptable.

– Euh, faut que je réfléchisse un peu… Si je ne me trompe pas, j’en suis à 15 saillies dont 4 doubles, 11 fécondations, 5 dans le cul et 6 dans la bouche.

– Putain, c’est bien ça ! Je crois que je n’étais jamais arrivé à un tel score en si peu de temps. Si je divise 26 par 21 heures, on obtient 1,2 par heure, la moyenne a légèrement baissé, mais c’est bien quand même. Bravo, ma petite puce ! Ça mérite bien une récompense. Tu me diras quel scénario, tu aimerais que je mette en place et on essaiera de le réaliser, OK ? Un truc bien cochon et hard comme j’aime.

– D’accord Maître, j’y réfléchirai.

– Par contre, comme tout bon manager, je dois te fixer des objectifs. Je sais que depuis hier soir, nous sommes dans une configuration favorable. Tu débutes, t’es chaude comme la braise et tu meurs d’envie de te faire niquer. Mais toutes les journées ne se ressembleront pas. Aussi mieux vaut en rester à des objectifs raisonnables : ce sera un minimum de 12 par week-end soit 6 fois par jour pour ceux où nous serons ensemble. Pour les jours en semaine, je vais être moins exigeant, disons entre 2 et 4 fois. Je ne veux pas te dégoûter en t’imposant des cadences trop astreignantes. Tu vois, je pense à toi.

– D’accord Maître, tout ce que vous voulez. Mais vous n’avez pas peur que ça fasse beaucoup tout de même ? Est-ce que je serai à la hauteur ?

– Avec ton potentiel et mes propres besoins, il n’y a rien à craindre et vu les prochains week-ends qui s’annoncent, ça ne devrait pas poser de problème. Tu vas peut-être même exploser tes objos.

– D’accord Maître. De toute façon, je n’ai rien à dire.

– Tout à fait, ma p’tite lope. T’as tout compris. Viens là que je te bisouille.

Complètement à poil, je m’assis à califourchon sur lui et l’embrassai avec le plus de force possible. De ses doigts, vu ma position avantageuse et écartelée, il me fouilla le cul. Je bandais à mort, c’était trop bon. Tout m’excitait : lui, le programme, les objectifs. Nous étions vraiment raccord sur tout. Cela promettait de belles séances de débauche et d’amour.

Après ce court intermède, je me rhabillai en vitesse, puis nous partîmes pour rejoindre Philippe, seul ou accompagné, pour la fameuse récompense. Mon cul allait encore en prendre pour son grade.