Lope Story (29)


Lope Story (29)
Texte paru le 2018-04-30 par Luc Tulède   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Lope Story (série)

Chapitre 30

La vie quotidienne reprit ses droits. Toutefois, et avant de revenir à la suite de l’histoire, je dois préciser que grâce à cet intense moment de bonheur fusionnel, j’avais saisi toute la complexité et l’ambivalence de mon être, à la fois pur et vulgaire, innocent et débauché, spirituel et trivial, noble et grivois, ange et démon… J’étais un être double, mais qui ne l’est pas ? J’avais compris que je ne devais renier aucun des deux, car ce sont les contrastes qui nous aident à juger, à nous situer et à mieux appréhender les situations dans toute leur complexité et leurs nuances. Ces deux parties de moi-même étaient intrinsèques à ma personnalité et aucune des deux n’aurait pu exister sans l’autre sinon au risque de créer des perturbations psychologiques. Elles devaient vivre ensemble, se côtoyer, se dompter. Stéphane était de ce point de vue identique à moi. C’est la raison pour laquelle nous allions si bien ensemble. Nous nous comprenions sans nous parler parce que nous ressentions les mêmes nécessités et avions les mêmes besoins.

Après nos effusions, c’est moi qui repris le dialogue.

– Peux-tu me dire ce qui s’est passé hier soir ? Je ne me souviens de rien à partir du moment où vous avez commencé à jouir. J’ai été drogué ou quoi ?

– Mais pas du tout, mon petit amour. Tu t’es évanoui, simplement. Tu as perdu connaissance quelques minutes, puis sous l’effet de la fatigue, tu t’es endormi comme un bébé. C’est vrai que je me suis inquiété pour toi. Tu es la dernière personne au monde à qui je souhaite un problème. Mais tu étais entre de bonnes mains. Hubert est dans ces dernières années de médecine. Il t’a tout de suite ausculté et a conclu à un malaise vagal ou quelque chose comme ça, trop d’émotions et une histoire de nerf vague, de système sympathique et parasympathique sans compter que le poppers pouvait aussi en être une cause. Je n’y ai rien compris. Peu importe, ce n’était pas grave. Ensuite, je t’ai porté dans mes bras jusqu’à la salle de bains et je t’ai lavé dans la baignoire, tu le méritais bien. Je t’ai couvert de bisous du début à la fin, mais tu ne sentais rien. Tu t’étais endormi si profondément que rien ni personne n’aurait pu te réveiller. Puis je t’ai installé sur le lit après t’avoir frictionné avec une eau de toilette de Philippe. C’est pour ça que tu sens si bon. Tu me donnes tant de plaisir que je ne pouvais pas en faire moins. Ensuite, tout le monde est venu t’embrasser, même Frédéric que tu as ému, pour te dire bonsoir. Tu as été couvert de tendresse et de caresses. Philippe est aussi resté avec nous un long moment à te contempler avec une de tes mains dans la sienne. Il n’a pas arrêté de te caresser les cheveux. Il était désolé de ce qui t’était arrivé. Il t’aime beaucoup, tu sais. Si tu n’étais pas avec moi, je crois qu’il t’adopterait de suite. Être aimé autant que tu peux l’être, c’est un cadeau du ciel.

– Je n’ai qu’une seule envie, c’est que ce soit toi qui m’aimes, et personne d’autre.

– Merci mon ange, mais tu sais, la vie nous réserve parfois des surprises. Les expressions "toujours" et "à jamais" sont souvent à proscrire quand on se veut réaliste.

– Ah non, ne me dis pas ça. Tu vas mettre tous mes rêves en l’air, et de ça je n’en veux pas. En tout cas, pas en ce moment.

– OK OK. Je retire ce que je viens de dire. Vivons les moments présents dans l’espoir qu’ils dureront toujours.

– C’est mieux comme ça.

Je lui sautai au cou et le serrai très fort dans mes bras. Il en fit autant.

– Bon ça va, me fit-il, tu es reposé maintenant ? Tu te sens d’attaque pour reprendre une vie normale.

– Oui tout à fait.

– OK très bien. Va t’habiller, on va rentrer à l’appart'. Philippe doit partir déjeuner dans sa famille.

Quelques minutes plus tard, nous étions fins prêts. Philippe vint nous voir et nous embrassa chaleureusement en précisant à Stéphane qu’il l’appellerait dans la semaine pour de nouvelles aventures. Avant de partir, j’eus droit à une petite claque amicale sur les fesses et une recommandation :

– Fais attention à toi, mon petit Luc ! Ménage-toi un peu pour nous éviter la frayeur que tu nous as faite hier soir. Mais je vois que tu as bien récupéré et que tu es totalement opérationnel. Tu es vraiment une perle qu’il faut ménager. Putain qu’est-ce qu’il me fait craquer celui-là !

Et se tournant vers Stéphane, il lui adressa un clin d’œil de complicité qui ne m’échappa pas.

De retour à l’appartement, nous reprîmes nos habitudes. Stéphane nous refit passer en Phase On. Je me désapais immédiatement de façon à ce qu’il puisse disposer de moi à sa guise et il ne se gêna pas. Il avait une telle santé et une telle énergie à dépenser que mon cul et ma bouche travaillèrent une partie de la journée. Mais j’aimais ça. Entre deux parties de jambe en l’air, je potassais un peu mes cours, lui, les siens. Nous avions des devoirs de travaux dirigés à préparer. Dès que mon regard quittait mon livre ou mon polycopié et croisait le sien, j’avais droit à un beau sourire plein de tendresse, et parfois à un petit signe qui m’intimait l’ordre de venir m’occuper de lui. Quelque soit l’état d’avancement de mon travail, je laissais mes papiers, j’accourais, je volais et me mettais à sa totale et entière disposition. Je l’aimais tellement que j’étais prêt à tout abandonner pour lui. Il le savait et en profitait.

Ainsi, dans la douce quiétude de nos corps constamment présents l’un à l’autre se déroula cette 2ème journée entre séances hard et soft. Fidèle à lui-même et fort de son énergie débordante, Stéphane me sodomisa au moins 4 fois et me féconda 5 fois. J’adorais ça et répondais toujours présent à la moindre de ses envies.

Après le dîner et une séance hyper chaude de double sodomie avec sa queue et le godemiché, je dus une nouvelle fois refaire mon bilan comptable qui s’établissait alors à 22 saillies dont 6 doubles et 19 fécondations, 8 dans la bouche et 11 dans le cul. Tout cela en 48 heures moins les heures de sommeil soit environ 34 heures. Stéphane rapporta tout dans un petit carnet qu’il avait prévu à cet effet. Tout y était noté avec précision : les lieux, les heures, les prénoms, la moyenne horaire, le nombre d’orgasmes (les siens comme les miens). Tout nous remémorer nous prit facilement une bonne heure. Je commençais à fatiguer, mais Stéphane trouva la parade pour me remotiver. Assis à sa gauche, toujours nu, il me travaillait le cul avec ses doigts pendant que je passais en revue tous les évènements. Bien sûr, cette situation m’excitait. J’étais une salope invétérée, en permanence en mal de queue, le moindre toucher rectal ayant pour effet de me faire immédiatement mouiller et bander.

– Décidément, plus tu en as, plus tu en veux. Tu deviens addict au sexe. Je peux le comprendre, je le suis aussi, mais inversement à toi. C’est pour cela que l’on va si bien ensemble, ma p’tite lope adorée. Pour te remercier pour tous tes efforts, n’oublie pas de réfléchir au scénario que tu aimerais que nous mettions en place. On en a déjà parlé. Mais pour tout de suite, je te donne le droit de jouir pour la deuxième fois de la journée. Tu l’as bien mérité.

Aussitôt je commençai à m’astiquer le manche. Ses doigts continuaient à me fouiller le derche, sa bouche se colla à la mienne dans une fusion parfaite. Mon orgasme fut quasi immédiat. Encore une fois, je venais de prendre un pied extraordinaire.

Ainsi après une douche, un passage en phase off, de tendres baisers, se termina cette 2ème journée. Et pour clore le tout en beauté, nous nous endormîmes collés l’un à l’autre et amoureusement enlacés.


Voilà, c’est terminé pour l’instant. J’espère que vous avez bien compris pourquoi cette histoire m’a laissé un souvenir impérissable. Le contraire eût été anormal. Toutefois, elle est loin d’être terminée. Aussi je vous raconterai la suite dans un autre livre. Vous y retrouverez nos deux personnages principaux, et tous ceux que vous avez pu y croiser. Aucun ne manquera à l’appel et beaucoup d’autres s’y ajouteront, ceux rencontrés au gré de nos péripéties sexuelles. Les scènes de débauche, de sexe hard se succéderont à un rythme effréné. Je vous dis donc à bientôt.

Big kiss à tous.