Lope story (01)


Lope story (01)
Texte paru le 2018-06-09 par Luc Tulède   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Lope Story (série)


Chapitre 2


En cette fin d’après-midi, il devait être environ 18 heures, j’étais rentré après lui, mes cours se terminant après les siens. Il était sur le canapé lascivement allongé, lisant le quotidien local. Et chose inhabituelle, il avait, après sa rituelle douche, enfilé un short très large laissant entrevoir une de ses belles couilles. Bien sûr, ce détail n’échappa pas à mon regard et le temps que je le relève alors qu’il baissait son journal pour me saluer d’un joyeux "bonsoir", il s’en aperçut. Son beau visage s’éclaira d’un magnifique sourire plein de malice. Pour lui, était enfin arrivé le bon moment pour passer à l’attaque. Il se mit à bander comme un âne, et par je ne sais quel sortilège, sa bite se positionna dans l’échancrure de son short de la façon la plus visible possible. Son gland pointait vers moi comme un fut de canon braqué sur son objectif. J’étais à la fois gêné de le voir ainsi et excité. Dans de telles conditions et face à tant d’impudeur, il était difficile de ne pas regarder cette forme pleine de promesses. À mon tour, tout mon attirail se mit à la redresse. J’avais beau tenter de détourner mon attention, mes yeux par un réflexe incontrôlable revenaient sans cesse, même furtivement, contempler cette belle tige de mec qui se tendait inexorablement vers moi. Il sentit ma gêne, mais décidé à briser la glace une fois pour toutes, il se mit à se caresser en me fixant. La provocation était évidente et délibérée. Joignant la parole au geste, il me dit :

– Hum ! Désolé, mais je n’ai pas baisé depuis plusieurs jours et ce soir, j’ai une grosse envie.

– Va voir une de tes copines ! lui répliquai-je pris au dépourvu.

– C’est pas que j’voudrais pas, mais aucune n’est libre.

– C’est bien dommage. T’as qu’à aller dans la salle de bains te branler, ça te soulagera.

– C’est pas suffisant. Maintenant, il me faut plus, et toi ça ne te tente pas ? Je sais que tu en rêves depuis longtemps. Viens me branler !

– Non, mais ça va pas, dis-je en pensant le contraire et un peu désarçonné par tant de culot.

– Mais si ! Tu en rêves et ne fais pas ta mijaurée. Il y a longtemps que j’ai compris que tu es un petit pédé et certainement vicieux, de surcroît. Regarde ! Tu bandes à t’en faire péter la braguette. Alors, ne te fais pas prier et viens me branler, fissa ! Sinon…

– Sinon quoi ?

– Sinon j’irai crier sur tous les toits que tu es une petite tapette, une pédale, une fiotte, un suce-bite, enfin tout ce qui me passera par la tête. Pour l'instant, je suis resté très discret sur ton compte, mais sois certain que si tu n'obtempères pas, je ne m'en priverai pas. Et tout le monde me croira, car en général, je ne raconte pas d’histoires, moi, contrairement à d’autres si tu vois ce que je veux dire.

Son ton comminatoire, son audace et sa référence à mes hypothétiques histoires hétérosexuelles me déstabilisèrent et m’ébranlèrent. Son chantage était abject. Comment un garçon si gentil avec moi quelques heures auparavant, pouvait-il changer en si peu de temps ? J’étais face à un dilemme. J’hésitais, tergiversais, ne sachant que faire. Si je refusais et qu’il mette sa menace à exécution, quelles en seraient les conséquences ? Moi, si discret, je ne voulais pas que tout le monde sache que j’étais une pédale, une tantouze, une tapette. Je savais à quel point toute appellation de cette nature pouvait être infamante et rendre la vie de ceux qui les subissaient insupportable et humiliante. Si j’acceptais, Stéphane saurait-il garder sa langue ou le dirait-il à tous nos amis communs ? J’étais face à un choix cornélien qu’il me fallait vite régler, d’autant plus vite qu’une si belle occasion de sauter le pas n’aurait peut-être pas la chance de se représenter si rapidement.

Un autre élément m’exalta aussi au plus haut point sans qu’à l’époque, je le comprisse avec autant de clarté qu’aujourd’hui. C’est son utilisation du mot "mijaurée". Cette féminisation eut un effet explosif, et bien que je n’en saisisse pas la portée sur le moment, il déclencha en moi un tas de phénomènes électriques et métaboliques incontrôlables, comme si le fait d’être considéré comme une femme éveillait dans mon for intérieur une envie secrète, non encore révélée, inconsciente, mais d’une puissance faramineuse. En vérité, et c’est bien après que je le compris, ce mot avait généré une série d’associations d’images qui partait de "mijaurée" pour s’associer ensuite à "femme" et pour finir à "pute" et "salope". Une salope qui s’ignorait, voilà ce que j’étais et ce que j’allais devenir. Pour autant, je n’étais pas prêt à me déguiser en nana. J’étais un mec et fier de ses attributs. Et pourquoi dénaturer une relation si l’un des deux se travestit en gonzesse ? Je voulais vivre des expériences avec des mecs désirant des mecs et non pas des travelos. C’était ma façon de voir les choses à cet instant précis. Peut-être évoluerait-elle avec le temps ? Quoi qu’il en soit, le fait de me traiter comme une fille me plut. J’aimais ce contraste entre mon apparence physique et l’utilisation du féminin. Il y avait là une sorte d’unité, faite de complémentarité et d’opposition, comme le symbolise la figure du Yin et du Yang, première grande figure de la complexité. Ce sont les contrastes qui marquent notre existence et la bipolarité en est un des constituants essentiels : le jour et la nuit, le bien et le mal, la droite et la gauche, Dieu et le Diable, etc. Dans cette bipartition, je retrouvais l’unité de la vie, et c’est cela qui me plaisait. À moi seul, je formais un tout, réunissant les deux pôles de l’humanité : l’homme et la femme, homme dans mon apparence, femme dans ma sexualité.

Pour en revenir à la soirée, finalement la décision s’imposât à moi et fut prise à "l’insu de mon plein gré" comme l’aurait dit un autre célèbre roi de la pédale. Stéphane, devant mon hésitation, empoigna une de mes mains et me força à lui caresser la bite. Sentir sa queue toute palpitante mit le feu à mes sens, et plus qu’à mes sens, tout mon être fut saisi d’une immense bouffée de chaleur. Immédiatement, je commençai à mouiller de la bite et du cul. Dès cet instant, mon destin fut scellé et la décision prise par mon corps. Au diable les conséquences ! Je n’avais qu’une envie : être son objet et lui donner du plaisir. Ce fut chose faite.

Dès qu’il m’obligeât à poser ma main sur sa queue et à la caresser, je tombais en pâmoison, comme Madame de Pompadour devant le sceptre royal, et m’abandonnais complètement. Son excitation n’en fut que plus forte. Son zguègue se raidit encore plus, jusqu’à atteindre les bons 20 centimètres. J’étais aux anges et lui aussi. Mais plus que sa queue à travers le tissu, je voulais maintenant la toucher directement, éprouver sa chaleur dans ma paume. Il ne se fit pas prier. Sentant mon désir augmenté, il enleva son short et là jaillit, comme l’obélisque de la place de La Concorde, une belle bite bien raide qui n’attendait que mes caresses pour exploser de plaisir. Mais il était clair que nous en étions uniquement aux préliminaires, il en voulait plus, et ce plus était simple à comprendre : il désirait que je le suce comme une vraie pute. Délaissant alors mes pudeurs de jeune fille, je ne me fis pas prier et me jetai goulûment sur l'objet de mes désirs. Ce fut une découverte. Sentir son mandrin coulisser entre mes lèvres décupla la chaleur dans mon calbut, et plus encore quand il commença à me caresser le cul dans l’attente de quelque chose que je n’osais pas encore imaginer. Sa bite me tronchait la gueule comme un piston dans son carter, et j’y prenais un plaisir incommensurable. Enfin, mes phantasmes prenaient consistance, non seulement celui de sucer une queue, mais aussi celui d’être à la merci d’un mec, d’être dominé par son désir plus que par le mien.

Combien de minutes cela dura-t-il ? Je serais bien incapable de le dire. Le temps s’était figé, arrêté comme une bulle d’air enchâssée dans un écrin de glace. Mais de glace, il n’en était point question, c’est au contraire la chaleur qui m’envahissait, la bite de Stéphane irradiant la sienne à tout mon corps brûlant de fièvre lubrique.

Bien sûr, je devais être maladroit. Qui ne l’est pas lors de ses premières expériences ? Mais Stéphane, chaud bouillant, m’apprit très vite les rudiments de la turlute bien faite.

– Vas-y bien à fond, ma chérie. Prends-la toute dans ta bouche jusqu’au fond de la gorge. Hum oui comme ça !

Et joignant le geste à la parole, il m’enfonça la tête vers sa queue et la maintint quelques secondes. Tant que je pus, je retins ma respiration, sentant son plaisir redoublé sous l’effet de ma glotte titillant son gland. Mais vint le moment où je crus étouffer et me dégageais tant bien que mal de sa paume virile pour reprendre mon souffle.

– Hum ! c’est très bien ça, ma petite chérie. Tu vois que tu peux aller à fond de gorge. Essaye encore pour me faire plaisir.

Et bien sûr, comme toute femelle aux ordres de son mâle, je m’exécutais immédiatement. J’engloutissais son membre une nouvelle fois, prêt à tout pour augmenter son excitation et la mienne par la même occasion, l’appellation "ma petite chérie" ayant eu sur moi le même effet que celui dont je parlais plus haut.

La fellation est un art qui s’apprend avec la pratique, mais je dois avouer que dès cette première fois, mes talents de suceuse se révélèrent à la hauteur des espérances de Stéphane. Ne vous ai-je pas dit que j’avais des aptitudes innées ? Très vite, je compris qu’il adorait principalement deux choses : le fond de gorge qui demande une bonne relaxation de l’épiglotte et du larynx pour absorber sans sensation rapide d’étouffement ses majestueux 20 centimètres et le travail de la langue sur son gland. Il aimait particulièrement que je la tourne autour par des mouvements circulaires avec des cadences différentes et l’aspire en même temps comme le ferait un aspirateur. J’étais devenu un aspirateur à bites.

Pendant tout le temps que dura cette première pipe, Stéphane me caressait le cul. Il avait réussi à glisser sa main sous mon pantalon jusqu’au petit trou de ses désirs. J’avoue que cette première sensation d’un doigt de mâle sur ma rosette exacerba mon excitation. Je n’avais qu’une envie : qu’il y enfonce son index ou son majeur et me pénètre. Mais la chose n’arriva point aussi vite que je l’espérais. Sous mes coups de langue, devenus experts en l’espace de quelques dizaines de minutes, et les mouvements de ma paume sur sa queue et sur ses couilles pleines de jus, je sentis qu’il était proche de la jouissance.

– Oh oui ! Vas-y, pompe-moi bien à fond et aspire-moi bien la bite. Je sens qu’ça vient… Oh oui ! Ça y est, j’vais décharger.

Il aurait bien aimé que je poursuive ma pipe pendant qu’il se vidait de sa liqueur, mais étant encore novice, je me soustrayais à sa main et préférais continuer à le branler. Avaler n’était pas à l’ordre du jour pour l’instant. Cela viendrait plus tard, mais bien plus tôt que prévu.

Sa jouissance dura quelques bonnes dizaines de secondes. Son sperme chaud inondait ma main qui continuait inlassablement à lui astiquer le chibre. Surexcité comme jamais d’avoir donné du plaisir à un aussi beau mec qui venait de me convertir irrémédiablement aux joies de la pipe et voulant lui prouver toute ma reconnaissance, je me penchais sur son membre et le prenais en bouche encore dégoulinant de jus. Le goût amer de son sperme fut pour moi une nouvelle expérience. Jamais encore, je n’avais dégusté une telle chose et je dois avouer que cela eu sur moi un effet mitigé. D’un côté l’odeur particulière du sperme et son goût n’eurent pas l’heur de me plaire outre mesure, de l’autre par contre, ses gémissements sous l’effet de ma bouche eurent un impact contraire. Le fait de lui apporter un bonheur supplémentaire en prolongeant sa jouissance me mit en joie et en confiance. Je sus dès cet instant que j’étais devenu une bonne salope capable d’oublier sa propre satisfaction éjaculatoire pour se consacrer entièrement au plaisir de l’autre, de mon maître en quelque sorte. Du plaisir, j’en avais de toute façon éprouvé sans aller pour autant jusqu’à l’éjaculation. Le fait de me sentir dominé avait irradié tout mon corps d’une douce chaleur, et cela pour l’instant me suffisait.