Mémoires d'un gros (01)


Mémoires d'un gros (01)
Texte paru le 2014-08-07 par Patrice   Drapeau-qc.svg
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Template-Books.pngSérie : Mémoires d'un gros

Désolé, t'es ben gentil, mais tu corresponds pas à mes attentes... tsé, côté physique... Je sais bien que ça fait superficiel dit comme ça, mais c'est comme ça que je me sens...

Combien de fois j'ai entendu ces paroles, plus ou moins bien dites, mais qui revenait tout de même à me dire : T'es gros pis moi j'baise pas avec un gros... Bof, on se fait à l'idée... On se met au régime, on perd quelques kilos, on fait un peu d'exercices, on en perd quelques autres, et pourquoi ? En bout de ligne, t'as perdu 10 kilos et t'es encore trop gros à leur goût... C'est ça, la communauté gaie! La plastie doit être parfaite, tu dois si possible être bronzé, jeune, un peu musclé ou encore TRÈS musclé, les cheveux comme ci ou comme ça, dépendant de la mode du moment, tu dois porter des vêtements de marque, etc... Si tu fittes pas dans ce moule, oublie ça les rencontres d'un soir, les saunas, la plage, les boisés tout à côté, les bars... T'es pire qu'un paria !

Alors on fait son deuil de ces trips que toutes les tapettes de village racontent et on devient le maudit bon gars, l'ami de tous, celui qui est toujours là, prêt à aider, quitte à se faire manipuler un peu en quelque sorte, on le sait, mais on se laisse faire, question de pouvoir se consoler avec des : Lui, c'est vraiment un cristie de bon gars!...

La jeunesse passe, on se case, on finit par trouver quelqu'un qui nous aime pour ce que l'on est, et non pour notre apparence, pis on finit par se dire : Ah, les cons! Car là, t'es plus le maudit bon gars, t'es plus disponible 24 sur 24 pour les démerder comme avant, tu n'es plus celui qui se laisse enfirouaper pour quelques minutes d'attention, qui es prêt à tout pour qu'ils continuent à t'utiliser de la sorte... Ce que tu entends, c'est plus des : Il a changé lui... Me semble qu'il était plus fin que ça... avant! Réveillez-vous ! On n'était pas plus fin, on se laissait faire comme des marionnettes et c'est ça qui vous frustre ! J'ai d'autres priorités maintenant... Allez vous faire foutre !

Ouais, c'est ça, allez vous faire foutre... C'est pas moi qui ai perdu au change finalement, j'ai perdu mon temps, oui, à essayer de me faire une raison, d'attirer votre attention mais aujourd'hui ? Ça fait 20 ans que je suis avec le même homme, on s'aime encore plus qu'au premier jour, on s'excite à rien, comme des adolescents, avec un simple baiser un peu humide alors que vous gambadez encore d'un mec à l'autre car untel n'est pas assez ci ou l'autre n'est pas assez ça... Vous n'avez rien bâti qui vaille, vos relations se comptent en jours ou en semaines – Oh wow, une ou deux, en mois? Bravo! –, certains d'entre vous ont le VIH, ou encore vous avez encore le bout du nez blanc car ça vous prend quelque chose pour mettre du piquant dans votre vie et votre sexualité, ou encore – là, c'est moi qui en jouis! – vous avez 20 ans de plus vous aussi et vous avez pris 30 kilos avec les années! C'est méchant ce que je vais dire, mais là, dans ce temps là, je J-U-B-I-L-E... C'est ben bon pour vous! Quand on crache en l'air, ça finit par nous retomber sur le nez un jour ou l'autre... Mais au moins, ma méchanceté n'atteint pas la vôtre... J'espère juste que vous vous faire par dire vous aussi: Désolé, t'es ben gentil, mais tu corresponds pas à mes attentes... tsé, côté physique... Je sais bien que ça fait superficiel dit comme ça, mais c'est comme ça que je me sens...

Comme il faut oublier les amitiés sincères, bâties sur des valeurs amicales, dans la communauté gaie (ouais, j'avoue, ils sont pas tous pareils... J'ai quelques VRAIS amis gais...) alors on se rabat sur du monde ordinaire, chez les normaux, les hétéros. Pis là, badang! Vous savez, votre fantasme de baiser un straight, ben j'sais pas si vous l'avez réalisé, mais moi, j'les compte plus... Pendant que vous passiez d'un gars à l'autre à chercher le gars "parfait", et bien moi, je développais mes amitiés chez nos amis les hétéros, pis hop, c'est moi qui étais là quand ils ont décidé d'essayer! Pis comme j'étais gros pis que je n'avais rien d'attirant pour vous, les gais, et bien fallait bien que je développe quelque chose qui allait me faire passer au-dessus de tous vos préjugés : je suis une criss de bonne baise! Mais ça, vous ne le savez pas, et si maintenant vous l'apprenez, vous ne le saurez jamais à quel point... Tant pis, va te faire foutre!

Alors voici, quelques récits de mes aventures... Le gros sur qui vous avez levé le nez... Dans une prochaine vie, vous y penserez peut-être deux fois avant de repousser quelqu'un sur son apparence, et peut-être y découvrirez vous un joyau qui n'attend que d'être possédé par vous... Encore faudra-t-il que vous vous en donniez la peine... Et si vous êtes encore jeune, beau, sexy, la prochaine fois que vous rencontrerez votre ami un peu rondelet et qui est donc ben fin, prenez le temps de voir plus loin que le bout de votre nez... Peut-être que rien d'extraordinaire ne se passera, mais peut-être trouverez-vous le plus beau filon de votre vie!


Adrien, le joueur de billard

J'aimais bien aller jouer au billard. Chaque fois que j'allais dans un bar gai, je me retrouvais près de la table et j'ajoutais mon nom à la liste des joueurs. On se succédait, l'un après l'autre, le vainqueur demeurant à la table et le perdant quittant pour laisser sa place au prochain. Comme en fin de soirée, je restais toujours l'un des derniers car tous les autres entre temps s'étaient trouvés un coup pour finir la nuit, j'ai délaissé peu à peu les bars gais pour le billard et je me suis rendu dans une salle de billard. Les premières fois, j'y allais seul, je pratiquais mon art, devenant meilleur de visite en visite.

Au bout de quelques semaines, d'un groupe de trois gars que je croisais régulièrement, un d'eux vint me saluer. Il s'appelait Adrien, il avait 20 ans, comme ses deux autres amis, soit deux ans de moins que moi. Ils se connaissaient depuis l'école secondaire et ils venaient tous les jeudis soir. C'était leur soirée entre gars...

— Tu viens toujours tout seul? me demanda Adrien.

— Ouais, je pratique, et ça me change d'une soirée tout fin seul à la maison.

— Si ça te dit, joins-toi à nous! On sera quatre...

— Ben, j'voudrais pas vous déranger...

(On est comme ça, nous les gros... On a peur de déranger!)

— Ben voyons donc! J't'aurais pas invité si ça nous avait dérangé! Enwaille, je vais te présenter à Marc et Olivier.

Le soirée se poursuit, l'ambiance est bon-enfant. On prend quelques bières, on joue partie par-dessus partie, on jase de job, on jase de nos relations – enfin, ils jasent de leur relation, moi je suis plutôt gêné de dire que je suis aux hommes – et la soirée se termine vers 23h, chacun rentre de son côté car y'a le boulot demain matin. Au moment de se quitter, Adrien me demande mon numéro de téléphone, au cas où, et ils me disent tous les trois qu'ils espèrent que je serai là jeudi prochain.

Les semaines se suivent et se ressemblent. Chaque jeudi, notre petite bande se retrouve à cette même salle de billard. À chaque fois, je suis content de les revoir, ça me permet de faire le vide dans ma tête. Contrairement aux bars gais, à la fin de la soirée, je n'ai pas à déprimer de repartir seul de mon côté... On est là, entre copains, et c'est bien comme ça.

Au bout d'une couple de mois, je reçois un coup de fil de Marc. Ils ne vont pas jouer au billard ce jeudi car la blonde d'Adrien vient de le plaquer là et il déprime. En bon gars que je suis, je téléphone immédiatement à Adrien qui n'en mène pas large. Je discute un peu avec lui, question de lui remonter le moral, et je lui dis que j'allais l'appeler le lendemain pour voir s'il allait mieux. Le lendemain, c'est pire. Quand je lui téléphone, il se met carrément à pleurer au téléphone. On est jeudi et comme je n'avais donc rien de prévu, je lui offre de passer le voir avec un couple de bières, question de jaser un peu. Adrien, entre deux sanglots, accepte finalement. Je passe au dépanneur, achète un six-pack, et je me rend chez lui. Il a la mine déconfite, il n'a plus l'assurance que je lui connaissais. On passe au salon et on jase, je le laisse parler, se vider le cœur, et il boit quatre des six bières pendant que j'en suis encore à ma seconde. Il commence à se faire tard, je vais pour m'en aller et Adrien, en bon hôte, se lève pour me raccompagner mais se lève trop rapidement. La nausée le prend et il vomit son souper au milieu du parquet du salon. Avant de m'en aller, je l'aide à se rendre à la salle de bain où il se gargarise, se nettoie le visage et je l'aide à atteindre son lit. Une fois allongé, je lui retire ses chaussures, ses bas et son pantalon (je vous vois penser... non non, sans arrière-pensées!). Je relève la couette et le couvre avant d'aller au salon, ramasser le dégât, et ensuite m'en retourner chez moi.

Le lendemain soir, j'allais prendre ma douche et peut-être sortir après, quand soudainement le téléphone sonne ; c'était Adrien. Il s'excusait pour la veille et me remerciait d'avoir nettoyé le salon. Je le rassure que ce n'était rien du tout et il me demande s'il peut passer. Ça lui a fait du bien de parler hier, et il ne peut pas se résigner à passer la soirée seul chez lui. Ça lui rappelle trop sa copine. Je lui donne mon adresse et saute dans la douche avant qu'il arrive. Quand la porte sonne, je lui ouvre aussitôt et il est là, les yeux rougis, et me montre un paquet de jus, vous savez, les paquets de 10 petites boîtes de jus d'orange, comme on en met dans les lunches... Il me regarde en souriant, en disant: "J'pas pour te faire le même coup qu'hier!" et nous passons au salon. Nous discutons en buvant du jus d'orange! Quelle virilité!

— Tu parles pas gros de toi! me lance Adrien un moment donné.

— C'est parce qu'il n'y a pas grand chose à dire... que je lui réponds.

— As-tu un amant? demande-t-il alors.

Je manque de m'étouffer.

— Voyons donc, réagis pas comme ça... Ça fait longtemps qu'on se doute que t'es gai tu sais, et on n'en fait pas un plat.

Je me serais attendu à n'importe quoi, sauf ça... Gêné, je lui réponds finalement:

— Non, je suis célibataire...

— Depuis longtemps? demande-t-il alors.

— Depuis toujours...

— Ben là, tu veux pas de chum?

— Disons plutôt que je ne corresponds pas à ce que les gais s'attendent d'une relation... que j'ajoute en me pointant le corps des deux mains.

— Ouan, c'est con! Mon cousin aussi a ce même problème avec les filles... L'apparence! fait-il en mettant beaucoup d'emphase sur son dernier mot. Lui aussi a un surplus de poids... C'est quand même plate... Ça doit être un peu dull côté cul...

— Bah, on s'y fait... On n'est jamais mieux servi que par soi-même, dis-je en riant... Une bonne vidéo et hop, ça fait l'ouvrage!

— T'as des films de cul? fait Adrien, surpris.

— Ben quoi, pas toi?

— J'en avais, mais Sylvie les a tous mis aux poubelles... lance-t-il, feignant de brailler pour rire. T'en mets un? lance-t-il, le plus sérieusement du monde.

— Désolé, j'ai pas vraiment de films straight...

— Bah, pas grave... Mets un film gay... ça me dérange pas... J'suis curieux de voir ça! lance-t-il, excité comme un adolescent.

Je suis plutôt surpris par sa requête mais je m'exécute quand même. Je choisis un film où les gars sont assez excitants et supposément hétéros. La mise-en-scène se passe, trois gars jasent de leurs "cousines", de celui qui a eu une pipe, de l'autre qui se montrait les seins, et voilà les trois gars qui excités, commencent à se masturber et qu'un d'entre eux décide comme ça de faire une pipe à son ami et le branle-bas de combat s'active pour une baise endiablée entre les trois jeunes.

— Ouain, finalement, rien de bien différent d'avec les hétéros tout ça...

— Ben c'est pas mal différent... j'vois pas aucune fille...

— J'veux dire que le gars se crosse, se fait faire une pipe et après il prend son ami par derrière... Rien que j'ai jamais fait avec une de mes blondes...

— Vu comme ça, t'as un peu raison...

— Toi, t'as déjà fait comme l'autre?

— Quel autre? que je demande à Adrien.

— Ben celui qui fait une pipe et se fait prendre après?

— Ah ça! Ouais... Quand j'étais plus jeune... Avec des amis au cégep...

— T'as aimé? ajoute-t-il, curieux.

— Ben là... mouais... Si j'avais pas aimé, je ne serais pas gai...

— Ouain, j'imagine... Tes amis, ils étaient gais aussi?

— J'sais pas... C'était pas vraiment venu sur le sujet.

— Ils étaient peut-être hétéro alors?

— Peut-être, je ne sais pas... Pourquoi tu veux savoir ça?

— J'sais pas trop... Je regardais le film pis le gars qui se faisait sucer avait l'air de trouver ça bon...

— Ben, se faire faire une pipe, c'est toujours bon...

— C'est ce que je me disais...

Où voulait-il en venir? Je commençais à en avoir une idée, mais je ne voulais pas mal interpréter quoi que ce soit et ruiner notre belle amitié. Je continuais de regarder le film et de temps en temps, je tournais la tête pour m'apercevoir qu'Adrien passait et repassait sa paume à son entrejambe qui laissait voir une belle barre gonflée et dure. Adrien s'aperçut que je lui jetais des regards et il lance soudainement:

— S'cuse moi, ça beau être un film gai, c'est du cul et ça m'a excité...

— Fais-toi en pas... J'suis pareil...

— Pourquoi tu m'as regardé alors? lance-t-il.

Mon estomac se noua. Là, la trouille me prenait. Oui j'étais excité à cause du film, mais aussi à cause de lui. Je n'osais plus le regarder et je fixais la télé sans bouger.

— J'ai jamais vu un gars bandé dans la vraie vie... Ça te dérange de me montrer?

Je suis scié. Je déglutis, mais je ne dis toujours rien. Doucement, mes mains tremblantes dégrafent mon pantalon, font descendre la fermeture-éclair et je sors ma queue raide par dessus l'élastique de mon caleçon. Sans manières, ses doigts agrippent ma tige et il ferme le poing autour de mon membre qui sursaute.

— C'est chaud... C'est dur... Veux-tu voir la mienne?

Et sans attendre de réponse, il se lève et retire ses chaussures, enlève son jeans et son boxer et se tient là, debout, bien bandé devant moi qui ne peut plus cesser de fixer cette bite qui m'affole. Elle n'est pas grosse ou longue comme dans le film, mais elle se défend.

— Quand je suis passé au guichet, lance-t-il, j'ai dû me contenter de ce qui restait... ajoute-t-il. Mais je sais m'en servir par exemple...

— T'as une très belle queue... J'vois pas pourquoi tu serais gêné...

— Disons que j'aurais pas pu être acteur porno!

— J'aurais volontiers tourné un film avec toi, pour être honnête...

Aussitôt dit, aussitôt regretté. Mais finalement, pas pour longtemps car Adrien lança alors:

— C'est vrai? Je t'excite? J'aimerais bien que tu fasses comme dans le film... Que tu me suces...

Et sur ces mots, il s'approche de moi. Je suis toujours assis sur le divan et sa queue raide et à quelques centimètres de mon visage. Avant qu'il ne change d'idée, ma bouche s'empare de son dard et je n'ai aucune difficulté à la pendre entièrement, jusqu'au bout. Mon nez s'enfouit dans la forêt de poils qu'il porte au pubis. Ses mains s'emparent rapidement de ma tête et il utilise ma tête comme trou, comme l'acteur porno l'avait fait dans le film. Je serre les lèvres autour de la hampe, mes doigts lui chatouillent les couilles alors qu'il se laisse complètement aller. Ses longs allers-retours sont de plus en plus brefs et je sens son corps qui se raidit. Alors que ses mains vont pour repousser ma tête alors que je sens sa queue qui hoquette sur ma langue, je lui prends les fesses à pleines mains et m'assure que sa queue soit ancrée au plus profond de ma bouche. Dans un soubresaut, il me lance:

— Attention! Je vais jouir!!!

Et il n'en fallut pas plus pour que je sente l'épais liquide salé me tapisser la bouche. Adrien était rendu sur le bout des orteils et gémissait encore à chaque spasme de son sexe. Ma langue continua quelques instants à lécher le vit qui se dégonflait peu à peu et mes lèvres faisaient toujours succion alors que les flots s'étaient taris.

— La dernière fois que j'ai joui dans la bouche d'une fille, j'me suis ramassé avec un coup de poing sur la gueule! lance Adrien qui se remettait de ses émotions.

— Bah, moi j'aime ça... C'est pas tout le monde qui aime.

Adrien se laissa retomber à côté de moi, et comme gêné d'avoir pris son pied et moi pas, prit ma queue et mes couilles qu'il malaxa doucement, me masturbant en me demandant si c'était bon. J'ai joui rapidement, excité comme ce n'était pas possible. Une fois qu'il eut essuyé le sperme de sa main, il remit ses vêtements, me remercia pour la soirée, ça lui avait changé les idées, et il quitta.

Notre amitié n'aura jamais été affecté par ce petit écart de conduite. Quand on parlait de sexe au billard, un petit éclair passait dans ses yeux alors qu'il me regardait en me lançant un petit sourire entendu. Nous n'avons jamais recommencé mais ce n'était pas l'envie qui me manquait. Tout ce qui est arrivé par la suite, lors d'une partie de pêche, Adrien avait partagé ma tente alors que Marc et Olivier étaient dans l'autre. "On n'aura pas à passer une semaine sans se crosser!" m'avait avoué Adrien en privé alors qu'il me justifiait sa décision. En effet, durant cette semaine, à tous les jours, on se masturbait au moins une fois, parfois chacun pour soi et à quelques reprises, on se l'est fait mutuellement, "question de faire changement" m'a-t-il lancé simplement.