Ma robe de soie rouge


Ma robe de soie rouge
Texte paru le 2017-08-05 par Marc31   Drapeau-fr.svg
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22h, je dois me dépêcher, Paul ne va plus tarder et je sais que quand il est mécontent de moi… il a la main lourde ! En ouvrant mon dressing, je vois ma petite robe de soie rouge et les souvenirs me reviennent !

C’était il y a juste six moi, et je vivais dans l’espoir que ma copine Chantal devienne bien plus qu’une simple amie. Lorsqu’elle me proposa de l’accompagner à un bal masqué, je sautais de joie, mais je n’avais pas de déguisement et c’était le soir même ! Elle me sourit et proposa de me dépanner, je devais juste passer chez elle. Passer chez elle, mon plus grand bonheur, j’espérais que cela changerait le cours de notre vie !

Lorsque je découvris la tenue qu’elle m’avait préparée, je fus sceptique, c’était des vêtements de fille ! Mais elle me dit que si je ne voulais pas l’accompagner au bal, c’était à moi de voir, alors bien sûr j’acceptais. Elle ajouta que je ne serais pas seul, ainsi déguisé, c’était une petite robe de soie rouge, assez courte avec bien sûr tout ce qui allait avec, un ensemble soutien-gorge, slip et porte-jarretelle, le tout rouge assorti à la robe avec bien sûr des bas noirs. J’étais quand même très nerveux et elle me fit boire un puis deux verre de scotch. Je n’étais pas habitué à des alcools aussi forts et cela me fit du bien.

Elle put passer à ma coiffure, heureusement j’avais les cheveux assez long, et elle sut leur donner une coupe féminine. Il n’en fut pas de même du maquillage, qu’elle dut faire très (trop ?) chargé, mais il fallait bien cacher mes traits masculins ! Lorsque je me vis dans le miroir ainsi habillé, coiffé, maquillé et chaussé de talons de 14cm, je me sentis gêné, mais aussi heureux, ou plutôt heureuse… Je me plaisais ! Ce fut une découverte pour moi, il m’arrivait quoi ? Je n’eus pas le temps de m’appesantir, nous devions y aller ! Bien sûr hors de question que je conduise dans cette tenue, si jamais nous avions un contrôle ? Pas facile d’être en robe, surtout courte en voiture, le tissu glissait et dévoilait mes cuisses, j’essayais bien de tirer sur le bas, mais, je ne pus faire autre chose que sourire à Chantal. Un sourire c’était déjà cela !

En arrivant sur place, je constatais que l’assemblée était nombreuse, mais que par contre, je ne semblais être que le seul garçon en travesti.

— Mais non, Alain, détends-toi, c’est que tu es comme eux, on ne devine rien ! Allez prends un verre cela ira mieux !

Un verre, deux, puis trois verres, effectivement je me sentis détendu, voire un peu ivre ! Heureusement que j’avais commencé à prendre l’habitude de marcher en talons hauts, car cela commençait à ‘tanguer’ ! Je constatais soudainement que Chantal m’avait laissé seul, moment de panique, je sentais les regards des garçons se poser sur moi avec insistance… Qui regardaient-ils ? Alain le travelo, ou Anny, le nom que Chantal m’avait donné ? Je me sentais mal, heureusement Paul, un ami de Chantal s’approcha et me dit qu’elle revenait bientôt, et me proposa de danser.

Danser ? ivre et perché sur des talons vertigineux ? Je n’eus pas le temps de dire non, qu’il me prenait dans ses bras et m’entraînais sur la piste de danse. Dans un sens c’était aussi bien, il était bon cavalier et savait guider, ses bras musclés m’entraînaient, me portaient et je n’avais qu’à me laisser diriger. Bientôt commença la série des danses plus lascives et bien que je l’aurais voulu, je ne pus me libérer de son emprise et nous voilà partis pour des slows… Il dansait bien, mais son corps se collait contre le mien et bientôt je sentis que ses mains descendaient plus bas que ma taille, il me caressait les fesses ! J’essayais de le repousser, mais il me serra encore plus fort, me soulevant presque, si j’avais pus me libérer, c’était la chute assurée avec mes talons ! Il posa ses lèvres dans mon cou, je sentais son souffle jouer sur ma peau et cela me fit un effet étrange, une sorte de chaleur délicieuse qui me fit fermer les yeux et je me laissai entraîner par la musique, et son étreinte.

C’était bon, nous tournions comme des fous et le mouvement me saoulait encore plus, je perdais les pédales… Il posa ses lèvres sur les miennes, c’en était trop j’essayais de me dérober mais il était fort et je me sentais troublé, j’allais m’ouvrir à son baiser lorsque une étrange sensation m’envahit, je me sentais observé. J’ouvris les yeux et je constatais qu’une foule s’était assemblée autour de nous.

— Il va se la faire !

— Oui c’est une salope !

En entendant les commentaires, je refis un peu surface, je faisais quoi, moi ? J’étais travesti, en train de danser et un garçon voulait m’embrasser, me rouler une pelle ! Le résultat ne fut pas celui escompté, le temps que je réfléchisse, et la langue de Paul se glissa dans ma bouche... ce fut un feu d’artifice dans ma tête, surtout que Paul en m’embrassant, avait passé une main sous ma jupe et me caressait les fesses à pleine mains ! De l’autre il remonta ma jupe jusqu’à ma taille et la coinça dans ma main ! Je ne savais pas, je ne savais plus, notre baiser, sa main sur et dans mes fesses, mon cul et mes dessous sexy exposés aux yeux de tous… Voyant que je participais en retenant le fin tissu, il continua en me caressant les cuisses, le long des jarretelles, des bas et arriva à ma bite qu’il prit à pleine main. Je perdis pieds, pris dans un tourbillon de plaisir, de désir et lorsqu’il me demanda de tourner afin que tous voient combien j’étais belle, je ne le lui refusais pas. Je savais ce que je faisais, je savais que j’aurai dû dire non, mais oui, je tournais et montrais à tous celle que j’étais devenue, une folle en chaleur qui exhibait ses dessous de pute.

Lors du deuxième tour, j’ouvris un peu les yeux et là je vis Chantal qui nous regardait. Elle nous regardait mais surtout elle avait les mains plaquées sur sa jupe et elle se masturbait devant le spectacle ! Je compris d’un coup que tout avait été prévu, ma tenue, l’alcool qu’elle m’avait fait boire, Paul… C’était un piège !

Ma réflexion s’arrêta là, car je sentis entre mes cuisses se glisser une chose dure et chaude… Paul avait libéré sa bite et se masturbait contre moi., puis il posa sa main sur ma tête et me fit mettre à genoux devant lui, devant sa splendeur, son odeur de mâle, la situation, l’alcool, je ne sais plus et je ne me cherche pas d’excuse, mais je sais que j’embrassais et bus cette merveilleuse bite devant tous !

Et puis voilà, maintenant je suis sa femme et je sais que ce soir il va me rendre heureuse…