Martin à la plage

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Numéro 17

Texte d'archive:


Archivé de: Jeunes mâles – Numéro 17
Date de parution originale: Juillet-août 2001

Date de publication/archivage: 2017-08-30

Auteur: anonyme
Titre: Martin à la plage
Rubrique: Nouvelles

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La grande ville sue l'ennui. Tout le monde est parti en vacances. Les cafés et les saunas sont déserts. Seuls les petits vieux frileux vont exposer à la chaleur humide leur nudité aux chairs pendantes, en attendant un miracle. Martin rajuste l'essuie rouge qu'il porte autour des reins. Non, c'est pas possible, c'est cradingue, ici. Pas un mec sortable. Il n'a vu que des ventres bedonnants et des zizis minuscules. Il faut partir, et vite. C'est une question de santé mentale. Partir, vers la côte : le sable fin, les pins parasols, se balader à poil les pieds dans l'eau de l'Atlantique. Les Landes : paradis des naturistes. Là, il a des chances.

Il se dirige vers les vestiaires. Il rajuste son slip en satin blanc. Il était temps ! Il a senti une main qui se dirigeait vers sa raie finement poilue. Eh, ho ! Ça va pas, non ? Mais regarde tes poils, hé, salope ! Ils sont grisâtres. C'est pas mon truc. Il s'habille rapidement et sort, drapé dans sa dignité.

C'est décidé, il part. Il va essayer le camping. Ha, les tentes ! Plaisir des rencontres et des ombres chinoises ! Il récapitule mentalement : une lampe-tempête, deux matelas pneumatiques – il espère bien ne pas rester seul –, des capotes à la fraise, à la menthe, à la banane ; en sus, un paquet de plus résistantes pour le pot arrière, et du lubrifiant... Pour la bouffe, on verra. Sa Golf décapotable est pleine comme un œuf trop couvé. Pour le voyage, il a opté pour un bermuda crème, baskets et chaussettes blanches, plus un polo Lacoste rose framboise. Et fouette, cocher ! Direction Bordeaux.

Cette fois-ci, c'est la bonne. Le soleil du mois d'août dégouline sur les toits comme du sucre fondant. Martin a décapoté. C'est le début. Les kilomètres succèdent aux kilomètres. Il écarte les jambes nonchalamment. Il aime ses jambes poilues, poils frisottants, mollets fermes. C'est pour lui tout seul. À moins que... Il bande, en pensant aux rencontres de passage. La route l'ennuie.

À hauteur de Tours, il avise – enfin – un autostoppeur. Il avait laissé exprès le siège passager libre.

— Do you go to... Bordeaux?

C'est presque le seul mot d'anglais qu'il connaisse. Mais on s'arrangera. Le zig pose son sac à dos sur les bagages déjà consistants, et s'assied. Il est en short, pieds nus dans des docksides. Cool ! Il est blond, de la tête aux pieds. Son torse bronzé luit entre les boutons de sa chemise. Il sourit – c'est rassurant –, et ses ratiches sont blanches, blanches de plaisir. Martin frémit. Il fait exprès de passer de quatrième en cinquième, et inversement, pour toucher ces jambes splendides et sculpturales. L'autre lui a révélé son prénom :

— Mâtine!

— Oh, yes, like me.

Sans qu'il faille y faire effort, l'autre Martin s'est laissé faire. Il accepte la main sur son genou poilu, qui monte, qui monte. Martin n'y tient plus. Tout d'abord, il doit pisser. Et puis, l'autre l'excite trop. Il s'arrête sur un parking. Mâtine reste dans la voiture. Ah, que c'est bon ! Sortir sa bite à l'air et laisser perdurer un jet dans les orties... Un Hollandais sportif est à ses côtés, et a pris son temps pour sortir son engin, qui lancebroque à tout va. Mais Martin songe à Mâtine. Ce Batave ne saurait le distraire. La Golf est garée tout au bout de la zone réservée aux voitures. Quand Martin revient de son expédition, il trouve le Mâtine anglais à poil, sa chemise sur les genoux.

— I want you now !

Sous la chemise, une bite bien dressée s'agite. Des doigts agiles débraguettent le conducteur qui se laisse faire. Bientôt, une bouche goulue s'empare de son gland bien mauve. Martin gueule : c'est bon !

— Wait, my boy.

Il lui suce les couilles, lui lèche la bite d'arrière en avant, s'attarde sur le prépuce épanoui. Martin a pris les glorieuses de son partenaire dans sa main droite. Quel poids ! Et il admire le vit brandi avec insistance. Personne alentour. Le soleil approuve cette union bestiale. Ma bouche sur ta queue, ma queue dans ta bouche. C'est simple et grisant à la fois.

Martin s'est attardé entre les fesses moites de son Anglais. Il a titillé de l'index la raie offerte, a enfoncé son doigt dans l'anus auréolé de poils follets. Mâtine gueule de plaisir. C'est l'extase, quoi. Ils vont jouir. Ça y est. Mâtine explose, telle une arroseuse municipale. Les coussins de cuir en sont aspergés. Martin se retient, mais ça vient, ça vient de plus en plus. Mâtine lui suce la queue, et soudain, ça jaillit. L'Anglais avale avec plaisir. Alors, une voix retentit. C'est le Hollandais, qui a laissé sa femme et ses enfants loin derrière lui.

— Good, good.

Il a posé son nombril velu contre la portière de la Golf. Il remonte son short, et l'on voit sa queue brandie à travers l'étoffe. Martin tend une main vers ce cadeau librement offert. Il dégage l'engin. Suce. De loin, on dirait un dialogue pacifique. Et pourtant ! Le Hollandais pointe son cul vers le ciel et laisse une langue torride lui labourer le méat. Il s'arc-boute, au moment ultime. Martin reçoit tout en pleine gueule : dans les yeux, dans les cheveux, sur les lèvres. Quel jet ! Le touriste se rajuste. Il tire un peu la langue et halète doucement. Puis, il va rejoindre sa petite famille, comme si de rien n'était Ah! Les parkings!

Martin regarde Mâtine. Ils se sourient : pour le plaisir. Allons, enfants ! Le moteur est reparti, et les deux complices savourent leur entente cordiale. Comme d'un accord commun, Mâtine a posé sa main sur la cuisse de Martin, le plus haut possible. Les villes défilent. Enfin, grisés par la vitesse, ils atteignent Bordeaux. Là, il faut se séparer. Martin voudrait retenir son ami anglais. Mais rien n'y fait. Ils échangent un long baiser, lèvres contre lèvres, langue contre langue. C'est bon, ça pique un peu à cause de la barbe. Martin a les larmes aux yeux. Nostalgie, déjà. Allez! Salut! Good bye! Adios, amigo!

L'autre a sauté par-dessus la portière, a pris son sac à dos, et il s'en va en sifflotant. Sur les coussins de cuir, il reste la forme de ses fesses et une giclée de foutre séché.

Martin met la radio à fond, s'essuie les paupières, puis remet crânement ses lunettes de soleil. Le moteur rugit. Bientôt, la plage. Il sort de la ville et prend les routes nationales, au petit bonheur. Enfin, il atteint la mer. Il sort se dégourdir les jambes, écarte les cuisses et secoue sa charcuterie un peu endolorie par la route. Au loin, on entend comme un murmure de fin de journée : cris d'enfants, appels de sirènes, de marchands de glace, rires étouffés. Ça sent la crème solaire et l'iode.

Un beau maître-nageur, bronzé, pectoraux au vent, ventre comme une plaque de chocolat, sert de chien de berger à tout ce petit monde. Martin l'aborde – quels yeux bleus ! – et lui demande s'il existe un camping dans les environs.

— Oui, mec, mais c'est dans la zone naturiste.

— Ah bon, je m'y ferai.

En fait, il exulte. C'est tout ce qu'il cherchait.

— Merci, on se reverra. Salut !

— Salut !

Le plagiste a un petit sourire ironique. Sa peau bronzée forme contraste avec la pâleur blonde du citadin. Tu ne perds rien pour attendre, se dit Martin. Oh oui, qu'on se reverra !


"Camping Les Parasols". Quelques baraques en planches qui servent de bureau, un bar et une terrasse, une supérette minuscule où l'on trouve de tout... Et tout le monde à poil ! Le responsable a l'air d'un ours, avec ses poils frisés noirs qui lui forment une abondante toison. Il arbore une grosse moustache de caporal-chef. Au bas-ventre, une autre moustache, tellement bien fournie qu'elle dissimule presque des bijoux de famille semblables à des noix.

— La voiture, au parking ! Je vais vous montrer votre emplacement.

Martin le suit et se sent ridicule d'être habillé, alors que tous les campeurs sont en tenue d'Adam. Il va pouvoir s'installer. Le chef lui trouve une place, au pied d'un pin, entre une tente rouge et une tente bleue, inoccupées pour l'instant.

Martin dépose son matériel, et la première chose qu'il fait, c'est d'ôter ses vêtements. À poil, petit mec ! Ah, que c'est bon de sentir le vent chaud caresser les fesses ! Il bande. Heureusement, il est seul. Ça l'excite, la perspective de s'exhiber et de pouvoir mater aussi. Il s'enduit de crème solaire. Son petit cul est blanc ; sa peau, ailleurs, est dorée comme une pêche, mais une pêche trop pâle. Bientôt la bronzette.

Allons, au travail ! Il déplie les toiles, monte les piquets, puis se rend compte qu'il a oublié son maillet dans la voiture. Il faudrait aller le chercher ; mais pour cela, traverser le camp dans toute sa largeur. Or, il a une trique d'enfer. C'est pas possible de se montrer dans un état pareil. Alors, à défaut de bronzette, la branlette. Personne à l'horizon... Martin déploie un grand essuie sur le sable couvert d'aiguilles de pin – il aime son confort – et commence à s'astiquer le nœud en cadence. Le soir tombe doucement et la lumière commence à descendre. L'air chaud. Les coups de poignet se succèdent. Le rythme s'accélère. Martin est sur le dos, jambes écartées. Il lève ses mollets, se prend les couilles, se pince un peu les tétons. Ah ! c'est bon. Il va jouir ; encore un peu, ça coulisse. Oh, oui ! Et c'est à ce moment qu'il entend des voix venir de la plage. Deux beaux mecs se pointent. L'un est grand et noiraud, super bronzé. Sa poitrine est à demi couverte de poils, qui dessinent un T, d'un téton à l'autre, pour descendre vers le nombril et former une cascade qui va vers la queue noueuse et large. Il est circoncis. Sa bite est plus foncée que le reste du corps. On voit qu'il a l'habitude du soleil. L'autre est plus pâle, presque imberbe, et l'on distingue la trace ancienne d'un slip de bain minuscule, qui forme un triangle blanchâtre au milieu du corps. Sa queue est longue et fine. Ils parlent, ils rient, se touchent les épaules et se frôlent en marchant. À la vue de Martin, qui est dans une position intéressante, ils arrêtent net leur conversation. Leurs yeux s'agrandissent. Il n'y a pas que leurs yeux, d'ailleurs, qui s'agrandissent. Ils s'avancent vers le petit branleur, qui n'en peut plus, et lâche sa purée sous leurs yeux admiratifs. C'est l'apothéose ! Son jet est si puissant qu'il s'envoie du sperme dans l'œil. Encore un soubresaut. Son ventre est plein du liquide crémeux.

— Eh bien, mon gars, tu en avais besoin !

— Fichtre, ça creuse, le grand air !

Le bronzé s'approche, se met à quatre pattes, ce qui permet de faire pointer son cul poilu et de laisser pendre ses grosses couilles. Il entreprend d'étaler le foutre sur le ventre de Martin, qui couine comme un goret. Le blondinet est resté debout. Il se masturbe d'une main. Il regarde faire son copain, qui a rassemblé les jambes de Martin pour les soulever et les mettre sur ses épaules. Ainsi, il dégage son cul, qu'il se met à lécher. Martin gémit. Le bronzé a une langue d'enfer. Il lui mordille les couilles, lui caresse l'anus du bout de sa langue gourmande. Puis, il prend sa queue dans sa main, et pénètre Martin d'un coup de reins. Ce faisant, il est toujours sur les genoux, puis se penche en avant, offrant son cul à lui, que le blond imberbe commence à travailler. Emboîtement à trois. Et ça ahane, et ça geint. Martin est toujours couché sur le dos, jambes en l'air. Il en profite pleinement. Les autres aussi. Ah, ce va-et-vient des pistons qui font tourner la machine ! Ça pilonne dur et ferme. Ça gueule aussi :

— Non, arrête, tu me fais mal, crie Martin.

— Prends encore ça !

— Pousse, tire, là !

Ils jouissent en même temps. C'est un grand cri de mâles en rut qui s'élève. Quand ils se détachent l'un de l'autre, ils titubent. Martin reste couché sur le dos, vidé. Il a eu sa dose. Les autres l'entourent, et on fait les présentations. Le grand bronzé, c'est Stéphane ; le blondinet, Fabrice. Tente rouge, tente bleue. Martin sera bien entouré. Ils lui proposent de prendre une douche. Le point d'eau du camping est situé près du bar. Là se trouve rassemblée une population de tous poils, c'est le cas de le dire : des vieux aux ventres rebondis, vêtus en tout et pour tout de chaussettes noires et de souliers de ville ; des dadames aux seins énormes et tombants ; des filles en pleine forme exhibant une chatte pure astrakan. Martin ne devait pas avoir peur de bander. Tout ça, c'est pas son truc.

Les hommes comestibles sont dans la salle de douches. C'est l'heure vespérale où l'on revient de la plage et où l'on souhaite se débarrasser de l'empreinte cuisante du sable et du sel. Pour les trois copains, ce sera plutôt laisser l'empreinte lubrifiante du foutre et de la sueur. Les pommeaux éjaculent leur eau tiède, si douce sur la peau rissolée.

Stéphane et Fabrice se font reluire Popaul, qui a été se promener dans des grottes propices à d'autres matières... Martin se lave du sperme séché. Ça a été sa journée ! Ce faisant, il mate les deux gars qui se trouvaient dans la salle avant leur arrivée. Il y en a un, un jeune de dix-huit, dix-neuf ans, qui est mignon comme un cœur. Il est à peine hâlé, mais partout, et, comme chez Stéphane, sa queue est plus foncée, comme si, de tout le corps, c'était la partie qui profitait le plus du soleil. Quand il se rend compte de l'œillade que Martin lui décoche, il bande un peu, puis rougit, sous ses paupières terminées par de longs cils. Il se tourne vers le mur pour dissimuler son érection.

À côté de lui, un mec chocolat est lui aussi face au mur et montre un cul superbe, boucané à souhait. Il a les cheveux très blonds. Les blonds pâles sont fades, se dit Martin. C'est son cas. Les blonds à la peau brunie sont super excitants.

— Hé, Martin, reviens parmi nous !

C'est Fabrice, qui le sort de sa rêverie contemplative.

— Tu en verras d'autres, les vacances commencent à peine.

Ils s'essuient mutuellement. Ça fait du bien. Fabrice et Stéphane l'aident à monter la tente. La nuit est tombée, et tout prend une autre apparence, sous la clarté des lampes à gaz. Martin frissonne. Il a froid, tout à coup. Il voudrait s'habiller, mettre au moins un chandail et un pantalon. Les autres l'en empêchent.

— Non, petit mec. À poil, c'est à poil. Tu vas t'habituer.

Et d'autorité, Stéphane lui confisque ses vêtements.

— Pour se réchauffer, il y a la chaleur humaine. Viens !

Ils l'entraînent vers la tente bleue, où ils s'asseyent à trois sur le tapis de sol. Ils sont bien ainsi, la chair apaisée, les bras autour du cou l'un de l'autre, fesses contre fesses, jambes contre jambes. La nappe bleue du ciel a viré au noir, piquée de minuscules points lumineux. Fabrice étouffe un bâillement.

— Allons, maintenant, au dodo ! Chacun chez soi.

Martin les embrasse sur la bouche, puis regagne son plumard. Il s'endort immédiatement.


— Il dort encore !

— Regarde, on dirait un bébé : il suce son pouce.

Martin émerge lentement du sommeil. Stéphane et Fabrice sont accroupis à l'entrée de la tente, ce qui ouvre une belle perspective sur leur entrejambe. Martin les salue par une belle érection matinale.

— En forme, on dirait ?

— Bof, je suis rompu.

— Allez, viens !

Il se laisse entraîner. Les trois garçons font la course et foncent vers la plage. C'est bon de courir ainsi, nu en plein vent. L'eau est délicieusement tiède. Ils s'ébattent, luttent corps à corps, puis nagent à en perdre le souffle. Quand ils n'en peuvent plus, ils se couchent sur le sable et se caressent doucement. Que de pipes au soleil ! Ils en ont mal aux lèvres. La plage est leur domaine. Ils y vivent en toute liberté.

Les jours passent. Martin à présent est bronzé de partout. Son petit cul a pris un beau teint vieil or. Ses couilles et sa bite ont foncé. Il en est tout fier. À la douche, il a revu son jeune mignon, Bruno. Ils se sont liés d'amitié. Ainsi, ils sont quatre, comme les trois mousquetaires et d'Artagnan. Cela fait des belles parties de jambes en l'air. Comme Martin a froid la nuit, il dort avec Bruno. Ils sont nus l'un contre l'autre, étroitement serrés, la bite de Bruno entre les jambes de Martin, leurs bouches unies. Ils sont vraiment mignons, tous les deux. Voilà deux semaines qu'ils ne se sont plus habillés. Cela leur fait un drôle d'effet, lorsqu'ils contemplent, aux limites du sable, les gens qui portent des maillots. Ceux-ci d'ailleurs ne se privent pas pour regarder les sans-culottes. Et particulièrement, le maître-nageur, celui qui s'était moqué de Martin, et qui les observe avec des jumelles, du haut de sa chaise d'arbitre de tennis.

— Celui-là, je lui ferais bien son affaire. Il brûle d'envie de venir chez nous, mais il n'ose pas. Alors, il mate, explique Fabrice, expérimenté dans le voyeurisme. Parfois, il se risque jusqu'au bosquet de grands pins, à la limite...

Un soir, ils partent en campagne. Le bel Apollon est là. Sans crier gare, ils lui sautent dessus. Les quatre mousquetaires couchent le plagiste dans le sable. Lentement, ils le caressent, sur le torse, sur le ventre, lui tâtent le paquet, font couler du sable dans son nombril... La victime se débat comme un diable. Ils sont trois, qui le maintiennent, pendant que Martin fait prestement coulisser le maillot de bain. Le contraste est violent : la peau brunie et recuite du ventre et des cuisses est coupée en deux par une bande de chair blanche garnie de longs poils frisés. La bite n'est pas mal, mais recroquevillée par l'habitude d'être aplatie dans un slip trop étroit. Martin lui met la main aux couilles et les soupèse : elles ont un bon poids. Les quatre amis sont excités par la vue de cette chair blanche. Ils bandent. Le plagiste gueule. Ça les excite encore plus.

— Sur le ventre !

— Lève ton cul !

Bien malgré lui, il se met en levrette. Sa marchandise est pleine de sable. Stéphane lui passe la main dans la raie, enduit le trou du cul de lubrifiant. Puis, le premier, il le pénètre. L'autre se met à bander. Stéphane accélère le mouvement.

— Avoue que tu aimes ça, mon salaud.

— Oui, oh, oui !

Et encore, et encore. Tant et si bien qu'il lâche un jet de foutre dans le sable. Stéphane a joui en même temps. Il se retire et enlève la capote pleine de gel.

— Tu as un cul accueillant! À qui le tour ?

Bruno en profite, puis Martin, puis Fabrice. Le plagiste jouit encore deux fois. Ils ne lui rendent pas son slip et le chassent, d'une grande claque sur les fesses. Les quatre mousquetaires dansent, rient, s'embrassent.


Dernière soirée. Ils ont allumé un grand feu sur la plage. Personne ne parle ; tous sont émus à l'idée de se quitter. On s'échange les adresses. Martin est inconsolable à l'idée de perdre Bruno. On s'écrira, on se reverra. Le feu rougeoie, la mer gronde. Il fait froid, bientôt l'automne...