Massicot intime

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Numéro 1

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 1
Date de parution originale: Juin 1985

Date de publication/archivage: 2015-01-21

Auteur: Édouard
Titre: Massicot intime
Rubrique: Premiers émois

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Ce texte a été lu 4261 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)



Je vais vous raconter l’aventure qui a fait de moi un adepte de la bisexualité. Employé dans un atelier de reprographie, il m’était possible de rencontrer beaucoup de femmes, et d’avoir un assez grand nombre d’aventures. Malgré cela et depuis mon adolescence, je me sentais irrésistiblement attiré par les jeunes hommes, bruns de préférence, et un peu efféminés que je côtoyais régulièrement dans mon travail. La crainte des conséquences qu’aurait pu entraîner une aventure avec l’un d’eux, si elle avait été découverte, m’avait cependant toujours empêché de franchir le pas. C’est ainsi que ce fantasme aurait pu ne jamais se réaliser, si la rencontre que je vais vous raconter n’avait pas eu lieu.


Un jour de juillet, une machine étant tombée en panne, je fis immédiatement appel au service de maintenance de la société chargée des réparations. On m’envoya un technicien, nouvellement engagé, qui, tout de suite, me troubla profondément. Ce jeune homme était brun, svelte et très efféminé. La chaleur régnant dans la pièce où se trouvait la machine étant insupportable, il tomba rapidement sa veste, sa cravate et ouvrit largement son col de chemise, laissant apparaître son torse. À la vue de ce spectacle, mon émoi se mit à grandir, en même temps que mon sexe... Je portais un jean très serré qui rendait cette érection très visible. Le technicien l’ayant remarqué, rougit violemment tout en fixant ma braguette. Aussitôt, ma décision fut prise.

C’était aujourd’hui ou jamais ! Je lui proposai de l’aider, et me suis arrangé pour l’approcher et lui faire comprendre la nature de mes intentions.

De toute évidence, il n’était pas insensible à mon physique. Il répondit donc favorablement à mes avances. Après son travail, je lui ai proposé de venir prendre un café et il a accepté avec empressement.

Nous nous sommes assis côte à côte et très vite, la conversation s’est orientée sur le sexe. Il m’a appris qu’après plusieurs expériences décevantes avec des femmes, il avait essayé de faire l’amour avec un homme. Cette expérience l’avait séduit et depuis il était devenu homosexuel. Cette révélation m’a fait bander encore plus et j’ai posé ma main sur son genou. Nos regards se sont croisés et ma main a remonté vers son sexe que j’ai commencé à caresser. Nos bouches se sont unies et pour la première fois, j’embrassais un homme. J’ai sorti sa queue de son pantalon, et l’ai sucée, essayant de lui donner un maximum de plaisir. Il s’est mis à geindre «oui, vas-y, c’est bon, suce moi bien !» Ne voulant pas qu’il jouisse dans ma bouche, je me suis relevé et lui ai demandé de me faire la même caresse. Pour la première fois aussi, un homme me suçait et j’aimais ça !!! Nous nous sommes déshabillés complètement et après m’avoir fait mettre à genoux, il m’a fait une «feuille de rose» à hurler de plaisir. Puis il a enduit mon anus avec de la crème lubrifiante et a commencé à introduire un doigt qu’il fit aller et venir dans mon cul. Comme je n’avais pas mal, il en a introduit un second et continua le même traitement. Enfin, m’estimant prêt, il m’a demandé de lui sucer à nouveau la queue, et de bien saliver afin de préparer la pénétration. Le grand moment allait arriver pour moi, j’allais me faire prendre. Doucement, il rentra son gland, puis le reste, son ventre se plaquant contre mes fesses. Il a commencé des mouvements de va-et-vient qui très rapidement m’amenèrent au plaisir, me faisant geindre à mon tour. Après quelques minutes, il s’est répandu en moi en grognant de satisfaction.

Tandis que nous nous reposions, je lui ai dit combien cette expérience m’avait comblé, par l’intensité de ma jouissance. Il m’a fait remarquer que ce plaisir pourrait être encore plus fort si j’acceptais de recevoir un objet plus gros que sa queue. Il m’a montré le manche dévissable d’un massicot à main. Préparé et lubrifié comme je l’étais, j’apprécierais l’introduction de l’engin, disait-il. Il rentrerait sans douleur, et me procurerait même un plaisir inégalable. Il me fit mettre à nouveau à genoux, enduisit de crème le godemiché improvisé, et commença à me l’enfoncer en le tournant doucement pour faciliter l’opération. Je gémis et faillis m’évanouir de bonheur car aucune autre queue au monde n’aurait pu me procurer un tel plaisir. Mon partenaire bandait de plus belle, et, après m’avoir fait jouir, il me demanda de lui rendre le même service.

Aujourd’hui, ce technicien a quitté la société, et je n’ai plus l’occasion de le rencontrer. Mais il me reste le manche du massicot avec lequel je me donne souvent du plaisir. Un nouveau collègue vient d’être embauché, il s’appelle Daniel, et déjà, je me sens très attiré par lui. Peut-être pourrai-je bientôt l’initier au manche du massicot. Si cela arrive, je ne manquerai pas de vous le raconter.

Edouard, 38 ans