Mathis, un adolescent nommé désir (02) P.1


Mathis, un adolescent nommé désir (02) P.1
Texte paru le 2018-09-05 par Louis Alexander   Drapeau-fr.svg
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J'ai le plaisir de poster le début du chapitre 2 de mon nouveau récit "Mathis, un adolescent nommé désir (01)". Ce chapitre sera divisé en trois parties. Chacune des parties sera consacrée à la rencontre de mes trois personnages avec Mathis. Je remercie tous les lecteurs qui ont participé au sondage à la fin du chapitre 1. Charles-Henry ayant remporté les suffrages, il sera le personnage principal de cette première partie. Un nouveau sondage sera disponible à la fin de la troisième partie du chapitre 2. J'espère que vous serez nombreux à y participer. N'oubliez pas que c'est vous qui décidez de la suite de mon récit! Bonne lecture!


2 — La rencontre


Partie 1 : Charles-Henry

Quand on est encore puceau à l’aube de ses 20 ans, il n’y a pas un jour où l’on ne pense pas à enfin goûter aux plaisirs du sexe, abandonner la solitude d’une main gauche trop souvent sollicitée. Même issu d’une éducation catholique, ou tout ce qui a un attrait avec « la chose » est absolument taboue, je n’y échappais pas. Ce matin-là encore, j’éjaculai sous la douche en espérant trouver un amant pour me combler.

Pour ma deuxième année au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, en tant que jeune padawan pianiste, je retournai en cours, le cœur léger et avec une indéfectible soif d’apprendre. J’étais arrivé premier à l’examen de fin d’année et, malgré des lacunes encore bien présentes, je faisais l’unanimité auprès de mes professeurs. Ce qui n’était pas le cas avec la plupart des autres élèves de mon cursus, qui me considéraient comme un parvenu leur faisant de l’ombre.

Pourtant, malgré un caractère timide et réservé, je m’étais fait deux très bons amis dans notre classe restreinte, composée de seulement 10 élèves. Si avec Bastien et Mathilde nous partagions beaucoup de choses, je ne leur avais pas avoué que j’étais gay, ne voulant pas que la rumeur s’ébruite.

En ce jour de rentrée, notre responsable de formation nous présenta le programme de l’année. Si au début, tout était des plus classique, elle termina en nous présentant une nouvelle « matière » qui allait bouleverser mon existence. En effet, afin d’améliorer notre musicalité au piano et être plus attentifs à notre environnement, nous serions, toute l’année et cinq heures par semaine, les pianistes des différentes classes de danse de deuxième cycle du Conservatoire. Nous ne savions pas encore à quoi nous attendre et cette annonce n’avait pas manqué d’animer nos conversations du midi au self :

— J’espère que j’hériterai de la classe des danseuses de terminale, nous lança Bastien avec un grand sourire.

— Je ne vais même pas te demander pourquoi, répondit Mathilde avec un air de dépit.

— Oh, ça va, si je peux améliorer mes compétences tout en branchant une belle danseuse en tutu, je ne vois pas ce qu’il y a de mal. Et toi, je suis sûr que tu préférerais avoir une classe de danseurs, ma cochonne !

— Non, moi tout ce que je veux c’est m’améliorer au piano… Le reste je m’en fous, dit Mathilde avec un léger rictus. De toute façon, premièrement j’ai un copain et deuxièmement, c’est bien connu, les danseurs ils sont presque tous homos, alors…

Cette phase me fit comme un électrochoc. Je ne connaissais pas grand-chose au monde de la danse classique, mais savoir que je pourrais y rencontrer un jeune gay, me donna subitement un nouvel intérêt pour cette matière.

— Et puis, qui te dit que tu ne tomberas pas avec une classe d’ados boutonneux ! renchérit Mathilde. Je te rappelle que le deuxième cycle, c’est de 14 à 18 ans, alors t’es pas à l’abri…

— J’en sais rien mais je suis sûr que Charles-Henry sera d’accord avec moi. N’est-ce pas Monsieur le puceau ? me lança Bastien en coupant la parole à notre amie.

— Hein quoi ? Non moi je m’en fous, répondis-je faussement. Tout ce que je veux, c’est bien jouer et…

— Menteur, lança Bastien. Imagine une belle danseuse dans ton lit, te chevauchant. En plus elles sont super souples…. Pense à toutes les cochonneries que tu pourrais leur faire !

— Tout le monde n’est pas obsédé comme toi, me défendit Mathilde.

Si nous nous lancions souvent des brimades, il n’y avait absolument rien de méchant dans nos échanges. Bastien était un garçon gentil, physiquement assez banal mais qui avait un certain charme, de par ses origines coréennes. Il aimait blaguer, nous taquiner ; mais était surtout très porté sur la chose et le sexe féminin. Il aimait me rappeler que j’étais puceau, sur le ton de la rigolade. Pourtant, il faisait aussi tout pour me brancher avec des filles, à mon grand désespoir ! Vierge, lui ne l’était plus depuis quelque temps déjà… Même si pour l’instant, c’était le calme plat dans sa vie sentimentale et sexuelle.

Au contraire de Mathilde qui sortait avec un jeune violoniste de 20 ans, également élève du Conservatoire. Malgré un aspect un peu rigide, c’était une fille hyper sympa et très jolie. Ses deux principales qualités et qu’elle était toujours là pour nous aider et absolument pas jalouse pour un sou. Bref, pour résumer, j’avais deux supers amis…

C’est en fin de journée que nous allions pouvoir découvrir nos attributions, affichées sur un panneau à l’accueil du bâtiment principal. À peine la responsable administrative partie, que nous étions tous les trois devant pour consulter nos noms. Il y avait 10 classes de danse pour 10 apprentis pianistes. C’est Bastien qui fut le premier à regarder la liste et à s’exclamer en serrant le poing comme après une victoire :

— Oh putain mon pote, c’est bon ça, j’ai gagné la classe des filles de terminale. C’est exactement ce que je demandais. À moi les belles danseuses !

— Et pour moi, c’est les garçons de 17-18 ans, reprit Mathilde avec un air détaché, comme si elle n’y attachait aucune importance.

Quant à moi, je ne voyais toujours pas mon nom. Je n’étais pas avec la classe de pas de deux ni celle de danse de caractère… Alors que je parcourrai toujours la liste, c’est Bastien qui m’interpella en se tordant de rire :

— Désolé mon gars, mais je viens de trouver ton nom !

— Ah, fis-je avec intérêt.

— T’as gagné le droit de te taper les boutonneux de 14-15 ans. Et pas les filles, non les mecs… Mais t’inquiètes, je te brancherai avec les danseuses de mon cours !

— Bof, c’est pas grave. De toute façon, c’est avant tout pour le piano.

Bien que je ne laissasse rien transparaître, j’étais plutôt content de me retrouver avec une classe de garçons. Certes, ils étaient un peu jeunes pour moi, mais sait-on jamais, cela pourrait me donner une opportunité. Je ne le savais pas encore, mais dès demain, j’allais avoir un coup de foudre !

En effet, nous n’avions pas eu beaucoup de temps pour digérer la nouvelle. Dès le lendemain, nous devions assurer un cours, lâché dans le grand bain. Nous avions eu toute une matinée d’apprentissage avec un pianiste de danse pour connaitre les bases et les erreurs à éviter. Mais l’après-midi même, nous devrions répondre nous-mêmes aux exigences d’un professeur de ballet. C’était assez stressant…

Le cours commençait à 14h00 mais j’étais déjà installé à 13h30 dans un grand studio blanc, dont les murs étaient couverts de miroirs et de barres de danse. J’avais un peu le trac, car je ne savais pas à quoi m’attendre. J’espérais juste que le professeur n’allait pas être trop exigeant avec moi. Malgré une culture musicale très complète, la danse classique était un véritable mystère pour moi. Ma mère aimait aller à l’opéra voir des ballets, mais jamais je n’avais daigné l’accompagner.

Quand les portes du studio s’ouvrirent à 13h55, j’étais en train de réviser mes partitions. En redressant la tête, je faillis défaillir devant le spectacle qui m’était offert. Une horde de jeunes garçons, tous plus beaux les uns que les autres, prirent place tout autour de la salle. Ils étaient ravissants, sublimes, somptueux. Tous avaient une silhouette fine et élancée, magnifiquement mise en valeur par leur tenue commune, des plus érotiques. Les voir ainsi déambuler dans un collant ultra moulant me fit bander instantanément.

Je n’avais jamais pensé trouver un garçon sexy en collant mais là, je devais avouer que c’était absolument bandant. De couleur grise et les habillant des orteils jusqu’à la taille, le vêtement laissait entrevoir toutes leurs formes, même les plus intimes. Toutes ces bosses dessinées, ces petits culs si fermes bien ressortis… C’était comme si je les voyais nus... Je trouvais cela tellement sensuel et surtout ultra sexuel. En plus de leurs collants gris, les jeunes danseurs portaient un tee-shirt blanc moulant, largement échancré et mettant en valeur leurs abdominaux naissants.

Devant moi, il y avait un jeune garçon au visage juvénile et au cheveux châtain blond qui s’étirait, jambe sur la barre. Son corps finement musclé et sa plastique parfaite me faisait frémir de désir. Il était si gracieux et féminin dans ces gestes. Il me fit d’ailleurs un grand sourire en voyant que je le regardais et fut le seul à me saluer d’un timide « Bonjour ». De l’autre côté, deux blondinets charmants, qui se ressemblaient, paraissaient bien complices. Mais mon réel choc, mon coup de foudre, je l’eus quand ce garçon entra, cinq minutes après tout le monde, alors que le cours allait commencer. Ce que ne manqua pas de faire remarquer le professeur à haute voix :

— Tu es en retard Mathis, dépêche-toi de te mettre en place !

— Oui Monsieur, répondit l’adolescent de sa douce voix.

Mathis, Mathis… Il était parfait, un ange tombé du ciel. Sa silhouette était fine, longiligne. Il se déplaçait comme un félin du haut de son mètre soixante-dix-huit. Ses jambes, grandes, étaient surplombées par la plus belle paire de fesses qu’il m’ait été donné de voir. Un cul si beau, si musclé, si bombé mais à la fois si discret. Le collant qu’il portait en sublimait chaque millimètre. Et son torse finement musclé, oh mon dieu ! Son visage imberbe, délicat, sans imperfection, ses cheveux châtains et légèrement bouclés, son teint un peu hâlé…

Je bandais, je bandais tellement fort que ma queue me faisait mal. Heureusement que le piano me cachait, car avec la taille de ma bite, il aurait été impossible de dissimuler mon érection au travers de mon pantalon de costume. J’étais tellement perturbé par la beauté et la présence de ce garçon que je faillis ne pas entendre le professeur me demander de commencer à jouer. Il dût se reprendre à deux fois pour qu’une note de musique sorte de mes mains tremblantes.

Je fus loin d’être parfait lors de ce premier cours, autant pour mon amateurisme dans ce genre d’exercice que pour mon excitation envers Mathis et ses petits camarades. Heureusement que le professeur se montrait plus clément avec moi qu’avec ses élèves car il aurait eu de quoi me remettre en place. Mais il faut croire que j’étais sévère avec moi-même puisqu’au final, j’étais un des meilleurs élèves pianistes qu’il eût lors d’un premier cours.

Mais ce fut surtout une véritable torture pour mon cœur et ma queue. Je ne pouvais pas les regarder danser dans leur tenue moulante sans me remettre à bander. C’était une horreur et j’avais furieusement envie de me branler. Surtout que bon nombre de fois, les mouvements qu’ils exécutaient me laissaient une belle vision de leurs fesses si bien moulées dans leurs collants… Le pire fut quand ce jeune danseur châtain-blond de 14 ans, placé devant moi et dont je vous parlais tout à l’heure, me fit un grand sourire pour s’excuser après m’avoir légèrement bousculé.

Timothée, car c’est ainsi qu’il s’appelait, avait posé une main sur ma cuisse pour éviter la chute. Inutile de vous dire qu’il n’aurait pas fallu que sa main aille bien plus loin pour qu’il se rende compte de l’état dans lequel il me mettait. Surtout que le garçon avait quelques manières efféminées qui me laissaient supposer qu’il pourrait avoir le goût de la chose. Il avait l’air si gentil, si doux, si fragile… On ne pouvait qu’avoir envie de le câliner, de prendre soin de lui.

À la fin du cours, la quinzaine de garçons quittèrent le studio, à la fois mon plus grand soulagement mais aussi à mon plus grand désespoir. Encore une fois, seul le jeune Timothée prit le soin de m’adresser la parole pour me remercier. Il se tenait devant moi, sur la pointe des pieds, et les jambes croisées. Il semblait hésiter puis il finit par me lancer avec sa douce voix et son air timide :

— Merci pour le cours, c’était vraiment très bien. Au revoir.

Je ne trouvai rien d’autre à lui répondre qu’un pauvre « Merci et au revoir ». Puis son magnifique petit corps s’éloigna de moi, dans une démarche gracieuse, me laissant fantasmer sur ses petites fesses et ses belles et fines jambes. Je m’exaspérais d’avoir été si indifférent devant tant de gentillesse mais aussi tant de beauté. Mais, j’étais comme paralysé devant tous ces jeunes danseurs.

Finalement, je finis par me retrouver en tête à tête avec le professeur. J’avais pu retrouver mes esprits et une taille normale là ou vous imaginez. Comme je vous le disais tout à l’heure, je n’eus pas de réprimandes sur ma première performance et même plutôt des félicitations. Avant de me laisser ranger mes affaires, il me demanda juste d’essayer d’être plus attentif la prochaine fois. Comment lui expliquer que j’allais vivre ses cours comme une torture mentale et qu’ils serait compliqué de ne pas laisser mon esprit divaguer sur ce magnifique Mathis, cet adorable Timothée et tous leurs amis.

Je finissais de ranger mes affaires, quand le porte du studio se rouvrit, laissant apparaître Mathis, qui visiblement avait oublié quelque chose. Après quelques instants à parcourir la salle, le jeune adolescent finit soudain par m’adresser la parole :

— Excuse-moi, tu n’aurais pas vu une montre ?

— Je, euh, je….

C’était un grand moment de solitude. Je n’arrivais pas à aligner deux mots, restant figé devant tant de beauté. Il était si beau, si attirant. J’en avais déjà vu des garçons sublimes mais là c’était encore un niveau au-dessus… C’était électrique ! Mathis me dévisagea en me voyant bafouiller et s’approcha de moi. En fait, il se dirigeait plutôt vers le piano. Soudainement, il se mit à quatre pattes pour voir si sa montre n’avait pas glissé dessous. Il était juste à quelques centimètres de moi, m’offrant ses fesses sous les yeux, dans une position terriblement sexuelle, exacerbée par le collant moulant qu’il portait. Il n’en fallut pas plus pour que ma bite se redresse instantanément, tendue à son maximum. C’était impossible de la dissimuler tant elle était énorme et qu’elle déformait mon pantalon.

Ne te relève pas, ne te relève pas… Voilà les paroles que je récitais dans ma tête quand Mathis se redressa. Je n’eus pas le temps d’éviter son regard avant de me dissimuler derrière mon piano. Je ne sais pas s’il m’avait vu bander mais, en tous cas, il reprit avec un grand sourire :

— Bon tant pis, je n’ai pas retrouvé ma montre. Peut-être que je ne l’avais pas prise… En tous cas je crois que j’ai trouvé quelque chose de bien plus intéressant dit-il en quittant la pièce, dos à moi en marchant gracieusement vers la porte.

Je ne sais pas ce que ces dernières paroles signifiaient mais je venais de vivre un moment très intense et mon cœur battait la chamade. Le pire dans tout ça, c’est que j’avais été ridicule et qu’il était fort probable que cet ange tombé du ciel ne chercherait plus jamais à m’adresser la parole.

Bien que pensant avoir eu mon quota d’émotion, ce ne fut pas la dernière de ma folle journée. En effet, en sortant dans le couloir, vingt minutes après la fin du cours, je fus encore bousculé par un autre des jeunes danseurs blonds de tout à l’heure. Il semblait sortir en trombe d’un vestiaire, comme s’il avait vu le loup. Pensant au début rêver, je voyais pourtant bien une belle tâche humide sur son collant gris au niveau de l’entrejambe, comme s’il s’était légèrement pissé dessus.

En rentrant chez moi le soir, je dus feindre un mal de tête pour m’enfermer dans ma chambre. Je n’en sortis que pour le dîner. Mes deux jeunes frères Paul-Édouard et Pierre-Marie, âgés de 14 et 16 ans, monopolisèrent la parole en débattant de leurs nouveaux professeurs avec mes parents. Je ne les écoutais que par intermittence et ne cessais de penser à tout ce qui venait de se passer aujourd’hui. Tous ces sublimes danseurs : Timothée, Mathis… Ah Mathis !

C’est sûr eux que je me soulageais dans mon lit. Ce fut d’ailleurs mes deux plus belles branlettes. Je les imaginais nus, avec moi dans mon lit, à me sucer, à m’offrir leurs belles fesses. Parfois me revenait l’image de ce jeune danseur blond dont le collant avait été humidifié de son foutre. Mais oui, ce n’était pas de la pisse que j’avais vu au niveau de son entrejambe, mais une tache de sperme… Cette pensée me fit tout de suite éjaculer et je m’endormis en me demandant comment j’allais pouvoir résister à toute la fougue et la beauté de cette classe de danseurs...

Mais pourquoi résister ?



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