Max aime Axel (2)


Max aime Axel (2)
Texte paru le 2014-01-07 par Kitty   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.

MM.jpg

Cet auteur vous présente 86 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 5622 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Kitty.


Template-Books.pngSérie : Max aime Axel

— Je ne vais pas tarder à me lever, dit Axel, en me dégageant doucement de lui pour allumer la lampe de chevet.

Mais il ne se lève pas. Il cale la tête sur son bras replié, et on se sourit. Axel m'inspire une tendresse océanique. De la paume, j'essuie la sueur qui brille à son front, je lui caresse les cheveux.

— Je t'aime, dit-il solennellement.

— Je sais. Moi aussi, je t'aime.

L'intensité de notre échange sexuel nous a laissés démunis l'un face à l'autre, désarmés, le cœur et l'âme mis à nu. La fragilité s'est substituée à son assurance sereine. Je songe que jamais Sara ne se montrait aussi vulnérable. L'idée qu'il m'accorde assez de confiance pour s'abandonner ainsi avec moi me renforce dans l'idée que jamais je n'ai aimé aussi fort avant lui. Plongé dans la stupeur heureuse de mes sentiments pour lui, je le contemple. Son visage m'émeut comme un paysage indicible. Mon bas-ventre et mon cœur crépitent encore d'envies profondes et diffuses.

— Max… Quand les femmes vont te manquer, on fera quoi nous deux ? me demande-t-il soudain.

Je hausse les sourcils, surpris, non pas par la question elle-même, après tout légitime, mais plutôt par le moment choisi pour la poser.

— J'y ai réfléchi moi aussi, dis-je. Et j'en suis arrivé à la conclusion que c'est un faux problème.

— Un faux problème ?

— Oui. Aucune femme, aussi belle et désirable soit-elle, ne pourra me détourner de toi.

— Comment tu le sais ? 

— Je le sais, c'est tout. C'est un fait. Les femmes ne me manquent pas, Axel. Je t'assure. 

— Pourvu que ça dure, alors, dit-il sans que s'éteigne l'inquiétude qui fait luire ses prunelles.

— Ça fait des années qu'on se connait. Depuis le temps, tu sais que je suis un mec fidèle. Quand je suis bien avec quelqu'un je ne vais pas voir ailleurs. Et si j'aimerai toujours regarder les femmes, ce n'est pas pour autant que j'aurai envie d'elles. Pas plus, en tout cas, que j'ai pu avoir envie d'elles quand je vivais avec ta sœur.

— Je sais tout ça… Seulement… Ça me travaille que tu renonces à ta véritable nature pour moi. Je me dis qu'il y aura forcément des conséquences à un moment ou à un autre. Tu ne crois pas ?

— Franchement non. Et je ne renonce à rien. Quand je vois à quel point je me sens bien avec toi, et ce plaisir qu'on a ensemble, je me dis que ma véritable nature c'est d'être bisexuel. Et après ce qu'on vient de faire, tu ne devrais plus avoir ce type d'inquiétude.

— Justement, l'idée que ça change un jour me terrifie. Tu as réussi à me rendre complètement accro à toi, m'avoue-t-il.

Je déroule une caresse le long de son bras, jusqu'à sa main que je prends. Il me presse les doigts des siens. Ni l'un ni l'autre n'avons plus de mots pour nous dire la grandeur de notre attachement. Pour cela, le langage de nos corps sera peut-être davantage à la hauteur… Je me rapproche pour baiser son visage, sa bouche, le saisir par la taille. Il m'enlace avec flamme, me bascule sous lui. Mon cœur fait un drôle de bond quand je constate qu'il n'a pas débandé. Si, de mon côté, je n'ai pas encore retrouvé ma vigueur, son élan pressant me réactive. Un flot de désir frais déferle dans mes veines. Il garde mon visage entre ses mains, comme pour mieux me tenir à l'œil. J'en profite pour lui voler un baiser.

— Le sexe ne doit pas t'inquiéter. J'ai autant de plaisir avec toi qu'avec les nanas que j'ai connues… Plus, même.

— Plus ? C'est vrai ? Tu ne me l'avais encore jamais dit.

— C'est que ça vient de se confirmer de manière magistrale.

Il me fait un beau grand sourire d'enfant heureux.

— Et, si ça doit changer entre nous, ça changera en mieux encore, poursuis-je.

— Tu crois que c'est possible ça ?

— Tu n'as pas beaucoup d'imagination, dis-je en me positionnant de manière à ce qu'il puisse mieux se caler entre mes jambes.

Il me fouaille l'âme d'un regard pénétrant que je soutiens sans ciller. 

— Qu'est-ce que je suis censé comprendre exactement ?

— Tu es censé comprendre que je suis prêt à changer beaucoup d'habitudes pour toi.

Le duel de regards se poursuit. Je sais qu'il a compris, mais qu'il n'ose y croire.

— Lesquelles, par exemple ?

— Voyons voir… Je ne sais pas… Ça te rassurerait que je prenne goût à ce qu'une femme ne peut pas m'offrir ?

J'écarte les genoux, et mes mains invitantes sur ses reins précisent suffisamment l'idée pour que je n'aie rien à ajouter. 

— Tu es sérieux ?

— Absolument.

— Maintenant ?

— Si tu le veux toi aussi.

Presque tout de suite au début de notre rapprochement, sans qu'il n'ait jamais eu à me le dire, j'ai compris qu'il me rêvait également soumis à son désir. Je me demande même si je n'ai pas pressenti cette facette virile de son désir pour moi dès ce mémorable jour d'octobre, au chalet [1], quand, pour la première fois, nous nous sommes embrassés par accident… Je ne saurais dire à quels signes infimes je me suis fié pour le deviner, mais j'en ai eu l'intime conviction. C'était rien qu'à sa manière de me regarder ou de me toucher… Tout ce que je sais, c'est que cela m'a autant troublé que sa féminité assumée.

— Si je le veux ?

L'air terriblement tenté, il jette un coup d'œil au réveil. Sept heures sont encore loin. Nous avons le temps. Ma curiosité se creuse quand il frotte sa somptueuse érection contre l'intérieur de ma cuisse. J'ai une confiance absolue en lui, en sa douceur, aucune appréhension. Je veux lui appartenir. Ainsi, notre rapprochement intime sera-t-il complet. En réalité, j'y pense beaucoup depuis quelques jours. Puis, à force d'assister au spectacle de son plaisir, de réceptionner sa jouissance quand je suis en lui, j'ai envie de connaître ces sortes de sensations moi aussi. Si l'idée de jouer un rôle passif avec mes partenaires féminines ne m'a jamais traversé l'esprit, la donne n'est plus la même. Il est équipé pour me faire jouir comme je le fais jouir moi. Et venant de quelqu'un que je chéris et que j'estime autant, forcément, c'est tentant…

Il m'inflige un baiser possessif auquel, naturellement, je soumets mon cœur, mon corps, ma vie. Je veux qu'il soit mon seigneur et mon maître, connaître en moi le règne de son plaisir. Je veux qu'il découvre ma part féminine qui croît et m'enrichit depuis que nous sortons ensemble. Je veux qu'il m'en révèle l'ampleur et les mystères.

Il simule la possession en se caressant à moi langoureusement, comme pour vérifier la réalité de ma soumission. Ses baisers impérieux et le contact de son sexe satiné, si raide et chaud contre ma peau, me contaminent.

— C'est bien la première fois pour toi, hein ?

— Tu es mon premier mec, et les femmes de ma vie ne se sont jamais intéressées qu'à ma queue… Donc oui.

— Je vais bien te préparer, mais ça peut faire mal au début.

— Je ne suis pas douillet. Et j'en ai très envie. Pour être honnête, ça me… Ça me travaille depuis pas mal de temps.

Notre baiser reprend et embrase tout : notre étreinte et notre désir mutuel. Quand Axel part entre mes jambes, l'idée de m'offrir à l'amour de cet être merveilleux de gentillesse et d'attention exalte en moi une joie souveraine. L'envie de lui appartenir n'est pas loin de m'oppresser. J'en ai la tête qui tourne. Sous sa langue qui m'éveille, sous ses doigts qui m'allument, sous l'insistance de ses lèvres qui activent chaque nerf de mes chairs sensibles – quand elles ne glissent pas sur ma tige, mon gland ou mes couilles – je m'ouvre et me déploie.

— J'ai tellement envie de toi, murmuré-je.

Il m'abandonne le temps de se pencher sur la table de nuit afin d'y prendre préservatifs et lubrifiant.

— Pourquoi, la capote ? m'étonné-je.

— C'est que, heu… Je risque de jouir en toi.

— Mais, j'y compte bien.

— Cool, sourit-il en reposant la boîte de préservatifs. On a décidément les mêmes goûts.

Il est à genoux, tout près à ma portée, plus érigé qu'un satyre, et sa virilité m'attire. J'obéis à ma subite inspiration de le sucer. Le sucer… J'ai aimé cela dès le début. Tenir entre mes lèvres sa vulnérabilité et sa force m'a semblé naturel, son émotion sensuelle m'a bouleversé, son goût m'a plu… Tout m'a plu dans cet acte. Il n'a rien eu à m'apprendre. Pour l'heure, il me laisse faire en me caressant la tête et le dos, et en soupirant d'aise.

On se retrouve tête-bêche. Le sentir durcir dans ma bouche me fait durcir dans la sienne. Tout en me suçant, il me masse le périnée, me frôle l'anus, parfois y attarde quelques aléatoires caresses. Ça m'excite si prodigieusement que lorsqu'il m'introduit un doigt, une exclamation de soulagement m'échappe. Il le fait pénétrer suffisamment pour atteindre ma prostate. Ses stimulations, précises et appliquées, me procurent des décharges jouissives à se damner. Ça m'ouvre un appétit étrange dont, le cœur battant, je commence tout juste à mesurer l'ampleur. Mes muscles les plus secrets se détendent, et j'accueille bientôt, sans la moindre douleur, deux, puis, pour la toute première fois, trois doigts. Son sexe enfourné jusqu'à la glotte et ses doigts enfoncés entre mes fesses, je réalise que c'est la première fois que je prends tant de lui en moi… J'aime ça. J'en veux plus encore.

À force de subir ardente fellation, pénétrations digitales, coups de langues insistants et baisers, je commence à voir les étoiles… J'en perds même la concentration pour poursuivre ma fellation. Béat contre son ventre, je m'abandonne à ses soins.

— Oh, si tu continues, je ne… Oh… C'est tellement bon, dis-je d'une voix que je ne me connaissais pas.

Considérant sans doute que je suis fin prêt, il revient s'allonger sur moi pour m'embrasser. Ah, ce que j'aime ça, quand il m'attrape la bouche avec cet enthousiasme, cette sincérité absolue ! Je l'ébouriffe des deux mains, lève haut les jambes, disponible et impatient comme une femme amoureuse. Je revois la joie de Sara lorsque je la pénétrais, et des quelques femmes que j'ai honorées dans ma vie, mais la vision fugace s'efface. Je veux qu'il me pénètre tout de suite. Il comprend sans que j'aie besoin de prononcer un mot. Il pousse son sexe en moi, très prudemment. Je serre les dents en me concentrant pour me détendre. Malgré le lubrifiant sur lequel il n'a pas lésiné, je me sens comme écartelé quand il se fraye un chemin. Mais c'est son désir qui m'écartèle. C'est ce que je souhaite de tout mon être, et cette douleur m'excite, me plaît, m'enfièvre… La faim aiguë de connaître l'emprise complète de mon amant la noie de toute façon rapidement dans une mer de satisfaction. Je m'étonne moi-même de cette impatience qui me dévore et de mon aisance physique à accepter ce sexe d'homme en moi. Hors de ma volonté consciente, c'est comme si mes zones vierges soupiraient après le labour.

La résistance cède, mon corps se prosterne à l'entrée de son prince. Axel s'immobilise, attentif à mon visage, puis, il se retire pour revenir aussitôt en douceur, se retire encore, puis replonge, et ainsi de suite, à chaque fois un peu plus profondément, toujours soucieux de mon bien-être… Je m'entends geindre sans pudeur à chaque pénétration. Une fois tout entier en moi, il fait une pause. Les parois de mon intimité réceptionnent chaque vibration de l'excitation qui anime son sexe immobile. Ça me rend fou. Je voudrais le sentir bouger maintenant, qu'il me conquière, qu'il me fouille, qu'il me possède. Je suis son champ, sa vigne, sa terre, je veux être la couche arable de son amour et que, pour moi, il se fasse soc, pluie, soleil.

— Ça va ?

— Oui. Tu peux y aller, n'ai pas peur. Baise-moi.

Il dégage les cheveux qui me collent au front, me fait étendre les bras de part et d'autre de la tête et me cloue les mains des siennes en les serrant. Ses reins s'animent, tout d'abord subtilement, puis, petit à petit, plus amplement. Il me berce de va-et-vient doux et réguliers. Sa langue dans ma bouche achève de me soumettre.

Je suis à lui. Ça y est.

Ça me plaît plus encore que je n'aurais imaginé. Il me semble que c'est dans l'ordre naturel des choses. Servir son plaisir est un privilège autant que l'inverse. Je l'aime tant. L'importance qu'il me donne me fait tant de bien. Quand je vois le bonheur qui illumine son regard, j'en suis si bouleversé que des larmes me montent aux yeux. Il est magnifique dans sa version active aussi, et pas si différent.

— Quoi ? Ça va ? s'enquiert-il, manifestement touché par mon regard sur lui.

— Tu es beau.

— Pas autant que toi, bel amour.

Il me sent détendu, et prend ses aises. Ses élans s'affermissent jusqu'à s'accaparer peu à peu de ma volonté, ma force, mon être entier pourfendu d'émotions nouvelles. Une volupté inédite affleure, et gronde, et m'ébranle. J'espère qu'Axel conservera sa maîtrise jusqu'à ce qu'elle m'anéantisse… Je jouis de me sentir possédé, je jouis de ses pénétrations amoureuses, je jouis de vivre d'aussi près son plaisir à lui. Je voudrais lui offrir plus encore, qu'il m'assiège littéralement, qu'il m'épuise de son énergie sensuelle. Plus je lui montre que ça me plaît, plus il durcit ses offensives. Je l'implore de faibles "oui" et de drôles de gémissements.

Je commence à comprendre ce qu'il ressent quand je vais chercher mon plaisir en lui. Même si j'aimerais que la valse dure, j'ai tellement hâte que l'on atteigne le point d'orgue, l'instant sublime où son orgasme me baptisera. Mais, il reprend son calme, ne bouge plus que très doucement. Puis, il me libère sans préavis. Le brusque vide que son retrait crée en moi me laisse pantelant de frustration. Je compense en m'accrochant à son regard, à son cou, à ses bras. On roule l'un sur l'autre dans une lutte amoureuse. Il se retrouve sur le dos et moi à cheval sur lui. À ma grande joie, il m'appuie déjà son gland sur l'anus. Sa poigne fébrile autour de sa queue me transmet ses vibrations impatientes.

— Tu vas voir, ça va te plaire aussi comme ça, dit-il.

Je n'en doute pas une seconde ! Fort d'une faim, d'une assurance et d'une souplesse physique neuves, je m'enfile sur lui jusqu'à la garde. Aucun mot, alors, ne saurait mieux signifier mon plaisir que l'exclamation qui m'échappe ou le miel heureux qui se remet à perler à l'extrémité de mon sexe. Axel se met à me masturber. Je le laisse faire avec délice, sans bouger. J'ai son sexe en moi, sa main qui me fait du bien, je suis au paradis… J'en lève mes yeux clos vers un ciel fabuleux.

Quand, spontanément, il recueille mon nectar du bout des doigts pour ensuite les porter à ses lèvres avec gourmandise j'en reste pantois… Voir mon si pudique Axel faire ce geste si sexuellement provoquant achève de m'enflammer. J'ai envie de sentir son sperme monter, j'ai besoin de faire jaillir notre extase. Je cherche la danse idéale qui augmentera notre plaisir mutuel. Dès que je trouve le rythme, Axel me saisit par la taille pour mieux capter mes mouvements. Ses soupirs se font haletants, exactement comme je l'espérais. Sans presque me décoller de lui, je peaufine les ellipses de mon bassin. J'ai compris comment bouger pour que son sexe excite ma prostate idéalement. Je nous porte à ébullition. Axel me chuchote quelques excitantes suppliques, puis se met sur son séant pour m'étreindre. J'ai l'impression qu'il veut lire de plus près sur mes traits la découverte du plaisir anal. Je me tiens à son cou pour alterner danse du ventre voluptueuse et va-et-vient verticaux. Son érection atteint son paroxysme, je le sais, je le sens, et le plaisir se met à brandir en moi d'incroyables fulgurances.

Axel prend cet air lointain qu'il a toujours lorsque l'orgasme accourt. On accentue le rodéo. Je délire à demi sous la force des sensations. Il veut me masturber, mais je l'en empêche. Vu ce qui monte en moi, je n'en ai aucun besoin. Je me force à garder la bouche fermée pour ne pas ameuter tout le voisinage. Je flambe, m'éclaire de l'intérieur. J'en perds toute mesure. Axel aussi, je crois. On est tendus comme des arcs, front contre front, en sueur. Je ne suis plus très loin. Je commence à en trembler. L'extase irradie de mon cul au cerveau, me traverse, et étincelle dans mon sexe. Éblouissant décollage. Je me fige dans quelques convulsions pour jouir comme jamais. Le choc est si fort que ma voix en reste bloquée dans ma gorge. Le flot de sperme et de joie qui jaillit hors de moi inonde Axel. Alors que je suis encore en plein vol, celui-ci me renverse sous lui sans ménagement et, pour mon plus grand plaisir, m'inflige ses ultimes va-et-vient, ceux acharnés de l'orgasme. Sa jouissance prolonge la mienne d'autant.

Avec un doux rire, et en m'embrassant au passage, il s'écroule doucement sur moi. On reste ainsi, alanguis et satisfaits. Son sexe s'amollit jusqu'à glisser hors de moi, et son sperme tiède s'écoule le long de ma raie. Je suis heureux.

— Il va vraiment falloir que je me lève, cette fois, chéri.

— Je sais. Dommage.

— Ça va toi ?

— Oui. Divinement. Je n'en reviens pas que ça m'ait plu autant de me faire baiser !

Il rit franchement, s'étire, s'assoit en tailleur, et me considère l'œil pétillant.

— Tu réalises que tu viens de m'offrir ta virginité ?

— Pas vraiment… Je réalise surtout qu'on est de mieux en mieux ensemble toi et moi.

On profite d'une douche prise en commun pour se dire au revoir en douceur, savourer un dernier moment tendre et vaporeux.

Je l'accompagne à la Gare du Nord en voiture, et là, avant qu'il ne me laisse, juste avant qu'il ne claque la portière et qu'il parte prendre son train, il m'offre une dernière fois son regard vert tendre et son baiser généreux. Ensuite, je le regarde s'éloigner entre les voitures garées trop serrées. Je fixe sa silhouette mince adorée, et je ne redémarre qu'une fois qu'il se trouve hors de mon champ de vision…

Ce mec, je l'aime à mourir.