Merci Japon


Merci Japon
Texte paru le 2017-08-05 par Ourson   Drapeau-fr.svg
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Avril 2015: voyage au Japon.

Passionné du Japon, j’avais longtemps rêvé d’y voyager. C’est justement pour l’anniversaire de mes 18 ans que ma famille s’est cotisée pour me payer le voyage. Temples, sanctuaires, festivals. Salles d’arcades, bonne bouffe, saké. Tokyo, Osaka, Kyoto. J’ai eu l’occasion de tout tester.

C’est le cinquième jour de mon voyage qui m’a réservé une expérience quelque peu… inédite. J’avais réservé un ryokan (auberge japonaise) dans les environs de Kyoto pour me reposer d’une longue randonnée en montagne prévue la veille. Le ryokan typique à la limite du trop vrai: murs en papier de riz, tatamis au sol, table basse en bois, futon, etc. Épuisé, je fais donc mon check-in, pose mes affaires et déballe mon futon. Je m’étire, repose mes muscles endoloris par la longue marche et somnole quelques minutes. Mais voilà ! Très vite après mon réveil, je réalise que prendre une douche sera une nécessité absolue ! En effet, je pue la transpiration et je me sens sale comme jamais. Je me déshabille donc, me préparant pour une bonne douche.

Une douche... D’accord. C’est donc ça. J’aurais dû m’en douter, pas de douche dans les vrais ryokan. On se lave dans un onsen. Un onsen est en fait des bains alimentés par des sources chaudes volcaniques. Très répandus et populaires au Japon, l’expérience des onsen peut être quelque peu étrange pour un français. Bon, de toute façon, il va falloir se laver donc pas le choix. Ni une, ni deux, j’enfile un yukata (vêtement de bain, sorte de kimono) offert par la maison et je file à l’onsen des hommes.

Prenant mon courage à deux mains, je pousse la porte en bois. Ce n’est pas possible. Un foule de japonais plus ou moins nus dans un sorte de brouillard de brume. Des gros, des maigres, des vieux, des jeunes, des enfants même. Je sens mes jambes flageoler. Je ressens un inconfort extrême, entourés de tous ces hommes nus. Je sens juste le contact du tissu sur ma peau. En dessous, rien que mon boxer. juste une ceinture à défaire et je suis aussi nu qu’eux. C’est étrange mais j’ai toujours ressenti cette sorte de gêne étrange mêlée à une certaine pudeur face à la nudité. Pourtant je suis plutôt avantagé au niveau de mon physique: Je ne suis pas trop poilu (aisselles, pubis, nombril et jambes), j’ai une peau uniforme et lisse, amateur de sport, je suis clairement athlétique et musclé et mon entrejambe est bien fourni. Autrement dit, j’ai tout pour moi. Mais non, blocage.

Je tente tout de même de prendre sur moi. J’enlève donc mon yukata. Une sorte de boule me prend au ventre. J’interroge tout de même un japonais, lui aussi en train de se dénuder à côté de moi.

— Excusez-moi, puis-je vous poser une question ?

— Vous parlez Japonais ? Que vous êtes doué ! Quelle est votre question ?

— Eh bien je me demandais si je devais obligatoirement y aller nu.

— Haha, rit-il. Bien sûr ! Pourquoi cela ?

— Merci, juste un doute, je remercie.

Je respire fort. Un... Deux... Trois! Je retire mon boxer. Me voilà maintenant nu avec des dizaines de japonais. Je range donc mes affaires dans un box et vais me laver. Me frotter ainsi au milieu d’autres hommes me provoque un sentiment étrange. Heureusement, les vestiaires se vident rapidement et je finis par être propre. Enfin ! Je me dirige alors vers le bassin. Je me détends dans l’eau brûlante sous une nuit déjà bien avancée. Je comprends désormais le goût des japonais pour les onsen. Sentir le contact de l’eau, ses mouvements de courants et de convection sur chaque parcelle de son corps nu, ça n’a pas de prix. Je crois que c’est ici que je me suis endormi.

Je me réveille en sursaut. Et pourtant, rien. Ah si, un homme se lave derrière un meuble de bois sombre. Je ne peux pas le voir distinctement dans la vapeur. Tiens, il a terminé. Il se lève, se rapproche et s'apprête à rentrer dans le bain. Un rêve. Cet homme est magnifique. Ce genre de beauté japonaise mêlé à un canon de la renaissance italienne: un regard ébène, perçant, direct, des cheveux noyant sa nuque dans des mèches noires et humides, des lèvres fines, un nez plat, un visage fin mais carré, une peau mate, presque grise, et lisse, un cou épais et strié, des épaules fortes, des bras puissants, des pectoraux larges appelant mes baisers, des tétons bruns clairs, des abdominaux profondément creusés mais lisses, encadrés par des côtes marquées, accueillants un nombril à la peau délicate, une forme de V menant à un pubis peu velu, un sexe ondulant à chaque pas, des cuisses imberbes et massives derrière lesquelles on devine aisément des fesses musclées. Pas vraiment le japonais de base, plutôt gringalet.

— Bonsoir, dit-il.

— Bon… bonsoir.

Il sourit. Je veux l’embrasser.

— D’où tu viens ?

— De France.

— Quel beau pays, dit-il songeur.

Il s’assoit en face de moi dépose ses bras le long du bassin et s’enfonce dans l’eau, les yeux fermés. Il pousse un râle d’aise. J’ai désormais tout le loisir d’observer les creux et les bosses des chacun de ses muscles supérieurs. Ses bras imberbes marqués de muscles puissants s’étendent sur le rebord du bassin et mènent sur des aisselles aux poils drus et noirs. Ses yeux bridés surmontés d’épais sourcils me font penser à un félin.

— Qu’est-ce que tu fais ici, je demande.

— Je viens négocier un contrat, répond-il les yeux clos. C’est ma compagnie qui m’a envoyé ici. Cela fait tout de même du bien de pouvoir se détendre comme ça.

— C’est la première fois pour moi. Je n’avais jamais essayé les onsen.

— C’est vrai ? Tu as l’air plutôt à l’aise. L’eau n’est pas trop chaude ?

— Non, j’aime bien.

— Moi, tu vois, je ne reste pas bien longtemps dans le bain, ça commence déjà à me rougir le cul, plaisanta-t-il.

Je ris. Une telle confiance m'étonne grandement pour un japonais. Il ouvrit les yeux.

— Allez, je suis cuit, dit-il en se levant.

Il se retourna et se dirigea vers les vestiaires. Son corps dégoulinant de dos est aussi beau que de face. Des muscles que je ne connaissais pas jusqu’alors parcourent son dos des épaules jusqu’aux hanches, ses fesses rondes et musclées captent mon attention. Son corps était un véritable V: épaules larges et hanches étroites. Je me dis que ce genre de mec, on ne les trouve que sur des photos d’artistes, photoshopées à souhait. Mais là non. Il est devant moi, nu comme un ver.

Je me lève pour aller m’habiller moi aussi, étonné que mon sexe soit resté encore insensible à ses charmes. Surement le trop de chaleur l’en avait empêché. Je le rejoins. Là, sur la pointe des pieds, il récupère ses affaires dans un casier haut dans l’étagère. J’admire tous les muscles de son corps bandés. Je commence à me sécher puis à m’habiller. Il me regarde.

— Dis donc, tu es baraqué toi, remarque-t-il.

— Mouais, j’aime bien le sport.

J’adresse un mouvement de tête interrogateur à mon tour.

— Haha, moi je fais de la muscu. C’est un... — il marque une pause — un ami qui m’y a initié.

J'enfile un boxer propre puis mon yukata. Lui peine à mettre un caleçon, collant sur sa peau humide. J’observe ses muscles rouler sous sa peau couleur bronze, ceux de son dos dériver comme des continents, ses abdominaux se tortiller sur son ventre. Il enfile ensuite son propre yukata, visiblement plus finement tissé que le mien. Voir le tissu caresser ainsi son corps, effleurer cet Apollon asiatique réveille enfin mon entrejambe. Je sens mon sexe durcir, sérieusement comprimé dans mon boxer. Il se colle désormais décalotté sur ma jambe droite. L’homme ferme enfin son yukata de sa ceinture.

— Au fait, moi c’est Haru.

— Thomas, ravi de t’avoir rencontré.

— Je vais me promener dans les environs du ryokan, dit-il. Tu m’accompagnes ?

— Bien sûr ! dis-je ravi de faire plus ample connaissance.

Nous marchons un moment dans la rue, longeant les rizières. Nous sympathisons très vite. J’apprends qu’il a fait ses études en Chine et aux États-Unis et qu’il a 24 ans. Nous parlons de nos vies respectives. Le vent frais passant dans nos yukata, le contact léger du tissu, l’ambiance intime de la nuit, la proximité de ce canon de beauté, le calme de la campagne, comme une bulle détachée du monde… Nous nous asseyons sur un pont de pierre, les orteils effleurant l’eau. Nous restons silencieux. Je n’attends bien sûr rien de cet homme. Je sais que je ne peux rien espérer, la chance qu’il aime les hommes est déjà faible alors si l’on ajoute en plus qu’il vient d’un pays aussi fermé que le Japon… Nous observons la lune dans la rivière, traversée régulièrement par des bruits d’eau.

Je sens un contact sur ma main. Je sursaute. La main calleuse mais douce de Haru s’est déposée sur la mienne. Impossible. C’est impossible. Suis-je bien sûr de ce qui est en train de se passer ? Je me tourne vers son visage. Il a les yeux baissés, comme un enfant après avoir fait un bêtise. Ses yeux sont humides et son sourire s’est métamorphosé en une moue de peine.

— Tout va bien ? je demande en enroulant mes doigts autour des siens.

Il relève la tête, surpris. Je suis à la fois étonné et attendri de voir ce grand gaillard, magnifique, avec une telle détresse apparente. Il esquisse un sourire timide puis détourne la tête. Je dépose la mienne sur son épaule. Il dépose la sienne dessus. Nous restons là un moment, main dans la main, à regarder la rivière.

— Rentrons, dit-il après une quinzaine de minutes. Son timbre de voix à changé, moins assuré, plus fragile.

Nous nous levons et, toujours main dans la main, rentrons au ryokan. Arrivé devant ma chambre. Je ne veux pas le lâcher, lui semble également déterminé à rester avec moi. Je lui propose de dormir ensemble, sans aucune arrière pensée. Il accepte. Nous nous allongeons donc sur mon futon, toujours en yukata. Il se met derrière moi et me prend dans ses bras, le visage enfoui dans ma nuque: il semble plus à l’aise. Je sens la pression de ses biceps sur mes épaules, ses pectoraux sur mon dos. C’est la première fois que je dors avec un homme, et c’est comme un rêve.

Je me réveille au matin. Il dort encore. Je détaille les traits de son visage. Ses cheveux ébouriffés rendent son visage encore plus adorable qu’hier. Son yukata s’est ouvert avec la nuit, libérant de nouveau son torse ciselé comme dans du bois. Ou plutôt comme une statue de bronze. Il ouvre les yeux, baille. Son haleine empeste. J’éclate de rire. Il sourit à son tour puis nous restons là, à moitié nus, sous les rayons du soleil du matin qui s’infiltrent par la porte grande ouverte sur un petit patio. Ceux-ci font briller les yeux de Haru et resplendir sa peau mate. Je place ma main derrière sa tête, caresse ses cheveux et place mes lèvres sur les siennes. Notre baiser ne dure peut être qu’une dizaine de secondes, mais je me sens flotter d’un coup pendant un éternité. Il n’y a plus rien autour de nous. Rien d’autre que nos lèvres qui fusionnent et nos corps qui se rapprochent.

Nous sommes désormais collés l’un contre l’autre. Haru roule sur moi puis s’assied sur mon bassin. Il laisse glisser son yukata au sol puis se penche en avant et retire le mien. J’admire à nouveau ses bras striés de veines, ses biceps ovales, son torse musclé, son cou épais, cette forme en V à en faire pâlir d’envie n’importe quel super-héros. Il retire son caleçon, découvrant un sexe à demi réveillé, lui aussi couleur bronze et pas encore décalotté. Le voir ainsi déposé sur mon ventre excite mon propre sexe qui se met à gonfler sous l'élastique de mon propre boxer. Haru semble le sentir car d’un geste il l’envoie valser à l’autre de la pièce. Il s’allonge sur moi. J’aime sentir ses 80kg de muscles peser sur mon corps. Nos deux sexes collés sont durs comme jamais. Il semble légèrement moins bien membré que moi, mais je chausse du 19cm.

Il m’embrasse de nouveau puis ferme mes yeux d’un geste. Il se lève, je ne sens plus sa peau sur la mienne. Soudain, un bout de chaire humide et chaud vient me caresser le frein puis tourner autour de mon gland. Sa langue vient alors glisser le long de mon sexe puis descend jusqu’à mes bourses. Il se met à les explorer du plat de la langue puis se retire. Je sens des lèvres se déposer sur la pointe de mon sexe puis engloutir par petits à-coups un peu plus de chair. Après quelques instants, mon gland touche sa glotte et son nez se retrouve enfoui dans les poils de mon pubis. Il me fait la meilleure fellation qu’il soit, sa langue tourbillonne dans sa bouche, mon sexe dur comme du bois n’en peut plus.

Je lui fais signe que je vais jouir, il se retire immédiatement et se met à me sucer les bourses puis descend doucement vers mon anus tout en caressant de ses deux mains mes abdominaux et mes tétons. Sa langue se promène autour de mon anus avant de s’y introduire. Là encore, cet anulingus me fait partir au septième ciel. Mais il semble bien décidé à me faire patienter.

Je le vois saisit de sa poche un petit sachet argenté et dérouler le préservatif le long de son sexe bandé. Son gland est assez gros et rose, son sexe plus épais et légèrement plus court que le mien. Son pubis est parsemé de poils drus et noirs. Il saisit alors mes jambes, les places sur ses épaules et place son gland à l’orée de mes fesses. Je lui fais signe que je suis prêt. Il enfonce alors petit à petit tout son gland dans mon anus puis y fait glisser son sexe en entier. Je ressens comme une décharge électrique: il atteint ma prostate. Et ce n’est que le début. Il se met donc à faire des mouvements de va-et-vient. Il me soulève alors dans ses bras, dont les muscles bandés brillent de sueur, et vient me déposer contre un poteau de bois. Il me baise debout ! Quelle force ! Pourtant je dois bien faire 70kg ! Je suis au paradis. Je suis en train de me faire pénétrer par un taureau tout en muscles et en désir. Il se met à accélérer le mouvement. Je sens mon anus rougir sous les frottements de son sexe épais. Je vois ses abdominaux onduler à mesure qu’il enfonce son sexe dans mon cul et ses biceps gonflés par mon poids. Il ferme les yeux et jette sa tête en arrière. J’admire sa pomme d’adam proéminente. D’un coup, il accélère puis sursaute trois fois. Je sens dans mon anus le préservatif se remplir d’un liquide chaud, épais et visqueux.

Haru me repose sur un tatami et s’allonge sur moi. Il vient alors me sucer à nouveau le sexe lentement en me regardant dans les yeux. D’une main il malaxe mes testicules et de l’autre il tâte mes pectoraux. Je préviens que je vais jouir, il accélère, me prenant les fesses dans les mains et me suçant avec d’autant plus d’avidité. Je décharge dans sa bouche. D’habitude, je ne jouis pas énormément. Mais là, même en avalant au fur et à mesure, Haru eut la bouche remplie à ras bord, un sperme laiteux et épais coulait de ses lèvres. Je décharge une seconde puis une troisième fois. Il manque de s’étouffer mais avale le tout. Il vient ensuite lécher le sperme tombé sur mon torse. Je reste allongé, exténué sur le futon.

Je suis Haru du regard qui se lève et vient déposer une épaule contre un poteau de bois, dos à moi. Il est couvert de sueur et je vois des gouttes perler le long de sa colonne vertébrale, glissant sur ses muscles puis terminant leur course dans la raie de ses fesses puis sur ses cuisses puissantes. Il croise les bras. Qu’il est beau. Sa peau brun clair brille sous le soleil. je vois ses bourses et son sexe pendre derrière ses jambes. Il a l’air très long vu comme ça, la différence de longueur entre érection et au repos doit être faible pour lui, pas plus de 2cm. Il me jette un regarde par dessus l’épaule.