Merci Jeff!

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Numéro 120

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 120
Date de parution originale: Octobre 2002

Date de publication/archivage: 2012-12-28

Auteur: Lucas
Titre: Merci Jeff!
Rubrique: Hardeurs, en amateurs

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Ce texte a été lu 3508 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


L’année dernière, je me suis offert la reproduction moulée de la bite de Jeff Stryker; pas pour m’éclater le fion, c’est pas mon truc, mais pour admirer en esthète les proportions de l’engin et pour pouvoir palper un autre zob que le mien, quand je n’ai pas l’occasion de traquer une braguette. Bien sûr, rien ne vaut un beau braquemart à la peau violacée avec des roustons velus, mais tout de même, quelle réussite !

Le soir de mon emplette, j’étais là, le slibard sur les genoux à admirer la super-pine et à la comparer aux mensurations de mon propre trois-pièces, dont d’ordinaire je suis si fier. La scène se déroulait dans le vestiaire d’une salle de bodybuilding où j’exerce comme moniteur. Évidemment, à ce titre, je suis moi-même culturiste et je me disais qu’un tel concombre entre mes cuisses valoriserait mes quatre-vingt-huit kilos.

Vrai qu’en longueur, je ne pouvais pas rivaliser, mais à y regarder de plus près, j’étais en train de me dire qu’en diamètre et masse de couilles, je valais bien le beau Jeff ! C’était l’heure de la fermeture; j’étais seul, ou du moins je pensais l’être. C’est à ce moment-là que j’entends près de moi: “Hum ! Superbe !" précédé d’un sifflement admiratif. Surpris, je me retourne, et comme un con, je reste sans voix; Régis est face à moi. Il se paluche le cuissard où s'incruste le robuste bâton que j'ai déjà remarqué aux douches. Je lui dis:

— Alors, elle t’excite ? en lui tendant la prothèse de Stryker.

— Ouais, mais je préfère ta queue, c’est plus vivant!

Il me saisit par les balloches:

— Dis donc, c’est plein de jus, ça ne demande qu’à cracher !

Tout en continuant à me pétrir l’entrejambe, il me roule un patin d’enfer... lui, le beau mâle moustachu que j’imaginais un redoutable pourfendeur de gonzesses. Je lui réponds avec fougue, une main sur le cul, l’autre dans le cuissard, et nous voilà enlacés dans un corps-à-corps viril où s’affrontent quelque-chose comme cent soixante-dix kilos de muscles body-buildés.

— Dis donc, Régis, toi, pédé ? Tu trompes bien ton monde !

— Tu sais, Philippe, j’avais à peu près la même opinion de toi jusqu’au jour, ou bien avant ce soir, je me suis aperçu que tu matais sans en avoir l’air les types les mieux foutus de la salle et les mieux gaulés. J’te cache pas que j’attendais l’occase. J’étais même prêt à la provoquer !

Au moins les choses sont claires.

— J’te préviens, Régis, je suis actif. Je ne demande qu’à te labourer le derche, mais ne compte pas m'en faire autant ! Le mien est interdit à tous les glands !

— OK, mec, je t’autorise à me planter ton gros paf dans l'oignon, même si d'habitude je suis plus sauteur que sauté. J'y consens pare que tu m’excites un max avec ton look de Scarzy velu !

Un vrai coup, ce Régis, je vais pouvoir m’en donner à couilles-joie ! Et c’est vrai qu’on a pris un pied fou ce soir-là. Rien qu’à le voir, j’avais le jogging ou les boutons du jean en état de surpression.

Et puis un soir, il est arrivé entièrement vêtu de cuir. Il m’a dit:

— Viens, on va draguer ! J’aimerais bien me faire un mec; ça te dit ?

J’ai trouvé la proposition bandante. J’ai enfilé un jean destroy, mon Perfecto, mes tiags et on s’est retrouvés dans un bar réputé pour ses beaux mâles virils.

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point on nous a matés. Régis dans son ensemble cuir des plus seyants, ressemblait à un Rambo d’avant-garde. Moi, j’avais le Perf à même la peau pour exhiber tout ce qui bandait au-dessus de la ceinture; mon 501 tendu à mort se chargeait de décrire tout ce qui bandait en-dessous. Fallait nous voir rouler les mécaniques avec provocation! Dans la backroom, une grappe de mecs nous a assaillis. J’ai senti des paluches me peloter le cul, me tirer les tétons et me pétrir le paquet pendant qu’une langue gourmande partait à la découverte de la mienne. Un vrai bonheur. Régis vivait la même "agression". Dans le lot, je me suis choisi un brun trapu et moustachu... un genre dont je raffole. À se façon de se trémousser, j’ai senti qu’il était mûr pour quelque chose de plus sérieux qu’un tripotage dans l'obscurité. Je lui ai proposé une partouze avec Régis qui se trouvait à côté de moi, et dont il avait déjà exploré tous les reliefs. Il n’a pas hésité un instant. Alors on se l’est coincé entre nous, et on l’a laminé pour lui faire comprendre qu’il avait affaire à deux hercules motivés, dotés l’un comme l'autre d’un puissant potentiel viril. On se l’est ramené à la maison, quant à la suite, vous la devinez.

Jérôme c’est son prénom, est devenu notre repos du guerrier. Sans le ravaler au rang d’esclave, ce qui n’est pas notre style, on apprécie sa disponibilité. Il rapplique sur un ample coup de fil. Régis et moi, on l’attend jambes écartées; il nous bécote longuement la braguette et quand on est bien chauds. il se dessape lentement, nous fait admirer son joli petit cul poilu, puis vient s’empaler sur l’une de nos pines. Le propriétaire de l’autre pine passe devant lui et lui fout son braquemart turgescent dans la gueule pour une turlutte d’enfer. Un vrai virtuose! Ensuite, on inverse les rôles, mais Jérôme, lui, se fait toujours niquer par les deux orifices. Il aime ça, le salaud! Et nous aussi...

Tout ça, je le dois un peu à la bite de Stryker. Merci, Jeff !


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