Mes nuits avec David

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Numéro 70

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 70
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2017-08-19

Auteur: Vincent
Titre: Mes nuits avec David
Rubrique:

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Ce texte a été lu 2563 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


David est un joli mec de 25 ans. Il est blond, musclé, mignon comme un ange, et aussi vicieux qu’un démon. Ce petit salaud m’a rendu fou dès que je l’ai rencontré. C’était dans le bar d’un grand hôtel. J’avais remarqué qu’il dévisageait les hommes, n’hésitant pas à les fixer avec provocation. Si l’autre homme accrochait son regard, il le baissait lentement jusqu’à son sexe, ce qui était irrésistiblement excitant. Je ne suis pourtant pas homo. Enfin, je ne l’étais pas jusqu’à ma rencontre avec David. J’avais une femme, une maîtresse, parfois deux. Bref, j’étais un enfileur de nanas, pas de mecs. Mais il ne faut pas dire fontaine, je ne boirais pas de ton eau..., car je me suis fait draguer par David et il m’a levé avec une facilité qui m’étonne encore. Comme si j’avais été une vieille salope en quête de jeunesse.

Lorsque son beau regard ourlé s’est intéressé à moi, j’ai senti que je perdais pied. Mon sexe a eut une réaction qui ne trompait pas. Je crois même que je me suis mis à rougir. Constatant mon trouble, le beau mec s’est mis à sourire. Il savait qu’il venait de trouver la proie qu’il était venu chercher. Un instant plus tard, il est venu me rejoindre à ma table où il s’est installé sans aucune gêne. D’habitude, je suis plutôt dragueur et je n’ai pas peur de parler. Là, j’étais très maladroit. Une petite voix honteuse résonnait dans ma tête : "Tu es en train de te faire draguer par un PD. Tu vas le devenir toi même !" Une heure plus tôt cela m’aurait paru inconcevable. J'avais même tenté ma chance auprès d’une des serveuses du restaurant de l’hôtel et la nana m’avait donné rendez-vous pour le soir même. J’étais certain de passer la nuit avec elle. Je n’avais pas prévu ce changement de programme.

Comme je m’y attendais, David m’a proposé d’aller faire un tour dans ma chambre. Ce petit merdeux avait toutes les audaces. Moi, bien entendu, j’ai accepté. Je tremblais presque en montant l’escalier, me demandant comme j’allais m’y prendre avec ce jeune homme. Dans la chambre, j’eus vite la réponse : David se colla à moi à peine la porte refermée sur nous. Ses bras se nouèrent à mon cou. Sa langue s’enfonça dans ma bouche. Mon Dieu comme il embrassait bien ! Avec toute la douceur que peut y mettre une femme, mais avec quelque chose de masculin en plus. C’était tellement bandant que je me suis mis... à bander. Comme un cerf. À m’en péter la veine du gland ! Une érection brutale qui me poussait en bas du ventre. David, flatté, glissa une main entre nos deux ventres. Il fit glisser ma braguette, mit la main à l’intérieur. Peu de femmes osent avoir ce genre d’audace dès la première rencontre. David, lui, ne se gênait pas du tout. Tout en me couvrant de baisers, il me murmura à l’oreille :

“J’ai envie de te sucer. Je veux t’avoir dans ma bouche. Et si tu as envie de gicler sur ma langue, surtout ne te retient pas.” Puis il se laissa glisser à mes pieds, 'la bouche ouverte, la langue luisante de salive. Je fermai un instant (es yeux pour mieux apprécier les sensations. Une gaine chaude et mouillée se referma sur ma queue. Lorsque je baissai le regard, je pus voir le beau visage de David coulisser, joues creusées, tout le long de mon chibre. Et comme si cela ne suffisait pas, sa main me branlait les couilles en rythme. Bref, le mec me taillait une pipe modèle, que bien des gonzesses devraient voir avant de se déclarer bouches à pipes. C’était tellement bon que, je n’ai pas honte de l’avouer, je suis parti presque tout de suite. Contre ma volonté, j'ai senti mon foutre jaillir en giclées multiples. Il me semble que je n’avais jamais été aussi abondant. Comme si cette petite salope avait le don de vous remplir les couilles. En plus, bien sûr, de celui de vous les vider. La suite s’est passée comme dans un rêve. David a continué sa merveilleuse caresse pour me rendre ma rigidité. Puis il m’a attiré sur le lit et s’est offert à moi en levrette. Je lui ai fait l’amour. J’ai baisé comme je n’avais jamais baisé.

En fin d’après-midi (j’avais raté tous mes rendez-vous), je suis rentré chez moi. Ma femme m’a trouvé l’air étrange. Je me suis couché tôt en rêvant de David. Lorsque ma femme s’est collée à moi pour que je lui fasse l’amour, j’ai eu l’étrange impression qu’elle m’était devenue étrangère et je l’ai repoussée. Le lendemain, j’ai attendu toute la journée un appel de David. Ce salaud n’a pas appelé. J’étais fou de rage... et d’inquiétude. Heureusement, il m’a téléphoné le lendemain et m’a donné rendez-vous pour le soir. Je devais aller voir ma maîtresse. Sans même la prévenir, je n’y suis pas allé. Dans la chambre, David se donna une nouvelle fois à moi. Je lui ai avoué qu’il était mon premier amant. Il se moqua de moi, trouvant que je me débrouillais plutôt pas mal pour un puceau. Cette fois je pus mieux contrôler mes éjaculations et profiter pleinement de la bouche, de la main et des reins de mon amant. Je lui fis l’amour jusqu’au bout de mes forces. Le lendemain, j’étais vanné.

Cette conasse de Sandrine, ma maîtresse, vint me faire une scène au bureau. Je lui dis de se tirer sur le champ. Cette pétasse menaça de raconter notre liaison à ma femme, comme si cela pouvait me nuire. J’en avais plus rien à foutre de ces nanas. Je ne pensais plus qu’à David, mon beau David.

Nous nous sommes revus presque tous les soirs. D’habitude, je suis plutôt discret pour mener ma double vie. Cette fois je ne prenais aucune précaution. Ma femme s’est rendu compte que je ne la touchais plus. Elle a compris que j’avais quelqu’un d’autre, ne se doutant pas que cet autre était un beau jeune homme. Finalement, j’ai quitté le domicile conjugal pour vivre avec ma passion. Je ne drague plus les femmes et je suis follement jaloux lorsque David s’intéresse à un autre mec que moi. Mais ce petit salaud le fait exprès, pour me montrer à quel point il est désirable. Moi je marche à tous les coups... et je me venge en lui faisant l’amour comme une bête...

Vincent, 40 ans.